4 La 2 te y L w lé Le MX k& À ns du nan. te d'acte in, ns me ne sm os, L'IMPARTIAL JEUDI, LE 15 DEC. 1904. brille d’une simple crèche, sa pré-| La Veille de Noel sence dissipe toutes les ténèbres, et | (Suite de la 1er page) son éclat efface celui du jour. A) le bonheur d'avoir vu le beau ciel la Vüe de tant de perfections, il de l'Italie, et que je devrai la for-| faudrait n'avoir pas ée coeur pour tune et la réputation, si jamais j'ac- | "€ Pas se réjouir de la naissance PA quiers assez de talents pour y par: Sauveur, et ne pas se joindre aux | venir, Ce fut la vue de votre crè-|Choeurs des anges pour célébrer la che qui fit d’abord naître en moi le | gloire et la bonté de l'Eternel.” : goût de la peinture : il me semble| Jusque-la le forestier, les yeux . que je l'ai toujours Jà devant les Constammient fixés sur le tableau : yeux ; tous les chefs-d’oeuvre de AVait gardé un silence complet : l'art que je ne puis admirer ici sont Enfin il s’écria comme sortant d'une encore loin de me faire éprouver le profonde rêverie : ‘‘Oui, tn as ravissement que je sentis À la vue bien raison, ma femme : quand on de votre charmant paysage. Non, lit la page de notre histcire sainte: rien n’efface le charme de nos an- nées d'enfance ; tout nous semble alors embelli par l'éclat de l'aurore, . Quel dommage qu'elles passent si où est racontée ,a naissance de Jé-: sus-Christ, et quand on voit ce trait inoui de la bonté divine aussi bien | réprésehté qu'il l'est dans ce ta- | vite ! |bleau, on éprouve une émotion vi- | (“A cette heure même, au mo- Ve et invincible. Je vais essayer ment où vous lisez cette lette, peu- | € Vous communiquer quelques-uns | dant que vous examinez mon ta: des sentiments que cette peusce bleau, je me transporte par le p2n- | réveille dans mon coeur. sée au miiieu de vous. Mon coeur. | ‘‘Porions d'abord nes regartis délicieusementlému, se retrace le Sur cet enfant divin, qui est cou- | jour où j'arrivai sous votre toit rus-|Ché dans la crèche ; oub.ions pour, tiqu« à demi mort de faim ét de! quelques instants sa céleste origine, | froid ; je me rappelle comment 1a!€t n'envisageons que sa naissance bonne mère me restaura par un bon t®mporelle. Le voilà pauvre et dé- soupé vous voulûtes me recueillir mué ‘le tout, enveloppé dans des et m'adopter pour votre enfant, et. langes groisiers, couché sur un peu avec quelle grâce Chrétien et Ca-|de paille et de foin, comme un en- therine me firent partager leurs é- trennes. ‘‘O mon père bien-aimé, je. cou- | vre de haisers reconnaissants votre main vénérable et celle de ma mère adontive ; j'embrasse mes frères et mes sœurs ; je me réjouis d'avance | de Ja certitude de pouvoir, sous peu | d'années, vous dire, non plzs par lettres, et de loin, mais verbalement et en face, combien vous aime et vous révère celui qui sera toute sa vie, et du plus profond’ de $on coeur, votre tout dévoué et recon- naissant fils, ‘‘ANTOINE. ‘‘Rome, 15 novembre 1756.‘ ‘‘A la beurre heure, mes amis, voilà uxe lettre bien tournée, dit le forestier en essuyant une lar ne. Nous n'avons à régretter rien de ce que nous avons fait pour ce bon jeune homme ; il surpasse toutes nos espérances ; jamais je osé es- pérer qu'il nous causerait autant de satisfaction. Mais allons sou- fant appartenant aux parents les plus iudigents. Mais sa mère, remplie de tendresse, l'entoure des soins les plus délicats, et le père nourricier veille avec intérêt auprès d'eux, prêt à les protéger et à pourvoir à leur existence. Un bon | père, une tendre mère et un enfant soumis et reconnaissant, n'est-ce ! "4 ‘bien supérieure, il est le chef- pas là le spectacle le plus agréable aux hommes sur la terre, un spec- tacle qui doit même rcjouir les an- ges dans le ciel ? (C’est Dieu qui, cans sa bonté, cria cette touchante et délicieuse réunion du père, de la mère et de l'enfant. ‘‘O mes amis, en regardant ce crèche, ne devez-vous pas vous di- re : Et moi aussi, dans ma premiè- re enfance, j'étais faible et souf- frant, hors d'état de pourvoir à mes besoins ? Sans la tendresse et les soins de mes parents je serais mort de privations à l'instant même où je vis le jour. Ce sont eux qui a- » : À 2 # » , à per; puis nous ouvrirons la caisse, | Vaient tout préparé d'avance pour et nous examinerons le tableau. —-Oh ! non, papa, s'écria toute la famille d’une seule voix, voyons- le tout de suite ; nous préférons ce plaisir au meilleur repas.” Louise alla chercher une nouvel- le lumière, tandis que Chrétien, prenant des outits, se mit à défaire lavcaisse. ‘“‘Oh ! que c'est beau ! que c’est charmant ! s’écrièrent-ils tous à la fois. Quelles figures rayissantes ! quel brillant coloris !”’ Le forestier plaça le tableau sur une petite table près du mur, et posa les lumières des deux côtés, et chacun put admirer à son aise le magnifique ouvrage d’Antoine. La bonne Ælisabeth versait des larmes de joie ; ensuite, joignant dévotement les mains, elle s’écria : ‘Non, vraiment on ne peut rien voir de plus beau : jamais je n’au- rais pensé que notre Antoine de- viendrait capable de faire un si ma- guifque tableau. Il me semble mon arrivée. Ma mère m'envelop- pa daus les langes qu'elle-même a- vait pour moi ; toutes ses pensécs, toutes ses actions de jour et de nuit u’avaient d'autre but que le désir d: ne me laisser marquer de rien. Quand je dormais, elle veillait sur mon berceau ; souvent sa Sollicitu- de pour moi la privuit de sommeil, tandis que mon père travaillait pour subvenir à mon eutreti:n. Souvenez-vous sans cesse de ces bienfaits, et remerciez Dieu de vous avoir donné de bons parents. C’est, en effet, Dieu lui-même qui a mis dans le coeur de votre mère appelle l'amour maternel, et qui inspire aussi à votre père l’affection dont il vous donne tant et de si grandes preuves. Ne soyez donc jamais ingrats envers vos parents. Un fils qui, à quelque âge que ce fût, perdrait le souvenir de tout ce que sa mère a souffert pour lui, Ge tout ce que son père a fait pour lui, que je suis réellement devant la crèche de Jésus. Avec quels yeux aimants et gracieux cet enfant di- vin nous regarde, comme s’il vou- lait nous entrainer tous à lui dès son entrée dans le monde ! Et la sainte Vierge, qui est là agenouii- lée devant lui, avec quelle tendres- se et quel amour elle le contemple ! Elle le soutient sur un de ses bras, tandis que son autre main, posée sur son coeur semble exprimer la félicité qu’elle éprouve à la vue de cet enfant descendu du ciel pour le salut du monde ; voyez combien son visage est radieux, et comme elle semble oublier la misère qui l’environe. ,Et saint Joseph, quelle figure respectable ! et ces bergers, comme tout respire en eux la droi- ture et la simplicité]: avec quelle siété et quel irecueillement ils flé- chissent le genou pour lui offrir leur hommage ! Voyez donc aussi ces groupes d'anges qui se trou- vent là-haut : comme ils semblent planer légèrement dans les airs ! Et cette auréole de lumière qui eu- toure l'enfant Jésus, comme .glle serait nn être dépourvu de coeur et de sentiment, un monstre d’ingra- titude. ‘‘Examinons maintenant quel- ques autres détails du tableax : je- tons un coup d'oeil sur les anges qui planent au-dessus des persou- nages, et de là abaissons nos ré- gards sur les animaux que ren- ferme l’étable. C'est maintenant que nous allons concevoir claire- ment toute la diguité de l’homme et sa noble destination. Mais d’a- bord considérez encore la sainte Vierge : voyez quelle innocence cé- leste est empreinte sur ses etraits ; regardez la figure de Joseph : avec quelle piété et quelle expression il éiève ses regards vers le’ciel ! Vo- yez aussi ce charmant enfants : comme son sourire est gracieux |! comme ses yeux brillent d’un feu divin ! Et maintenant dirigez vos regards sur les têtes grossières et velues du boeuf et de l’âne : quel air insensible ! leur bouche qui s'a- vance entr'ouverte semble nous rappeler que tous leurs désirs s2 boruent à chercher une nourriture tendre nourrisson couché dans la. MILBURN’S LAXA-LIVER PILLS. Stimulate the sluggish liver,clean the coated tongue, sweeten the \ breath, clear away all waste and poisonous matter from the system, and cure Sick Headache, Bilious- ness, Constipation, Heartburn,Jauu- dice, Water Brash, Catarrh of the f | | | | | | Stomacb, etc. % this festive season. Mrs. C. Windrum, Baldur, Man., writes :—I suffered for years from liver troubles, and endured more 3] thantongue can tell. 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Quelque a- nalogie qui existe entre son organi- sation et celle des animaux, l’hom- me est d’une nature bienéplus par- faite, il appartient à une classe d'oeuvre de la main de Dieu. Il naît faible et plaintif, ilse déve- loppe lentement et à!travers bien des souffrances ; sa vie n’a qu’un court intervalle de force, et se fane bientôt comme la fleur des champs ; il meurt enfin, et son corps se dé. compose comme celui des animaux mais il est en lui une émanation di- vine, une âme immortelle, qui se dégage, par la mort, de cette en- veloppe grossière, va rejoindre son céleste Créateur, et prendre pour l'éternité la place que lui ont mé- ritée ses actions et la manière dont elle a accompli ses destins sur da terre. L'homme quia vécu con- formément à la volonté divine, et qui meurt dans la grâce du Sei- gneur, échange cette vie misérable et fragile contre une éternité bien- heureuse, et entre dans la société de ces arges que vous voyez ici si bien représentés autour du berceau de Jésus. ‘Ce n’est pas sans intention non plus que le peintre a ajouté encore un agneau et uve ‘corbeille remplie ce sentiment inexprimable qu’on ide fruits que l’on présente en of- fraude au nouveau-né. L'’agneau est l'emblème de l'innocence, les fruits sont les dons de la terre ; ces objets semblent nous dire que l'homme doit faire un saint usage des biens de la vie, et conseiver sa pureté dans ce monde. ‘’Le lieu même dans lequel nous voyons cet enfant et ses parents, la pauvre étable et la misérable crèche ont aussi leur signification. Il n’est pas nécessaire que l’homme habite des palais pour remplir sa destinée ; dans la plus pauvre chaumière on peut vivre heureux et mourir en paix. Je véritable boïheur, le vrai mérite, ne consis- tent ni dans le faste et les gran- deurs, ni dans les riches étoffes, les meubles briliants et les équipages : le Fils de Dieu a vu le jour dans un misérable réduit, pour montrer à l’homme que lorsqu'il s’agit des précieux intérêts de notre salut, Dieu ne fait pas de distinction par-| mi les hommes. En voyant une pauvre étable abriter les person- nages les plus saints, les plus heu- reux et les plus augustes qui aient jamais vécu sur la terre, nous sen- tons que Jésus-Christ naissant dans la pauvreté a voulu relever par son exemple un état si abject aux yeux des hommes. (à suivre} MECANICIENS ET OUVRIERS Pour enlever des mains la grais- se, l'huile, la peinture, la rouille, etc., etc., le Savon de Gaudron ‘‘Master Mechanic’s’’ est sans ri- val. Ce savon cicatrise les plaies et assouplit la peau. 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