La Fin d'un Pickpocket 000 UN SOUVENIR DU CAP |I1 me fit l'insigne faveur d’accep- M. Jean Carrère raconte, dans ter. Et je m'apprêtai à recevoir, un journal parisien, à propos de la | COMME il convenait, ce digne geu- récente sen: À Paris d’une tleman, lettré et correct, si grand bande de pickpockets anglais, com- [ami de notre France. LT L'IMPARTIAL, LE JEUDI, ion de l'illustre Fred, dit “oh! À yoi sert la Religion ? Sullevan’’ ne m'avait rappelé la prestigieuse figure de l'illustre Tomy esse Je ne désespère pas! de le trouver un jour, ce bon Fred, soit aux Canaries, soit au Caire, soit dans un faubourg de Melbour- ne, savourant l'ivresse de la natu- re et le charme des œuvres litté- raires, au sein d’une heureuse fa- NE PEUT-ON PAS S'EN PASSER À quoi sert la Religion.—De- ‘pas ? _ Elle assure noire vrai bon- _heur en ce mo:de par la juatique "de la sagesse, de la justice et de la 17 MARS. 1904 FSI NALT, TEA an mandez plutôt À quoi ele uv sert ÏCQ Bkls well curec Island Herring E90 Sacks salt 10 Chest Best Tea ment il a rencontré jadis au Cap un autre pickpocket non moins cé- lèbre qui s'était retiré ‘‘des affai- res’” après fortune faite. C'était à Sea Point, faubourg de Capetown, dit M. Jean Carrère..e Parmi les villas, une surtout m'é- merveillait par son bon goût, l'or donnance harmonieuse du jardin et la noblesse de ligne des terrasses. Elle dominait la mer, et l'on y pou- vait contempler, de loin, les essaims blancs des bateaux de pêche qui sem- blaient se confondre à l'horizon, avec le vol majestueux des albat1os. Des deux côtés de la grille aux lances dorées, sur une plaque de marbre noir, ondlisait, en lettres d’or, cette simple inscription fran- çaise : ‘‘A la Ville-J.umière””. —A la bonne heure ! me disais je ; c'est un Français qui habite là. Il n’y a que nos compatriotes pour avoir ce bon goût dans le luxe ! Et j'en éprouvais, tout seul, queï- que fierté. Pourtant, était-ce bien un Fran- çais? Les Anglais aiment bcau- coup les inscriptions en notre lan- gue, comme nous aimons à user la leur. J'hésitais donc à m’aban- donner à ma satisfaction patrioti- que, quand, au retour de mon ex- cursion, je vis, sur la terrasse, fu- mant et lisant, un élégant seigneur, entre deux Âges, qui, à la bouton- nière de son veston clair, portait un ruban rouge. Plus d'erreur ! Un monsieur décoré. C'était bien un Français ! Et mon amour-propre national ne subit plus l’angoisse du doute. Le lendemain, à Capetown, après déjeûner, dans le hall d’un hôtel cosmopolite, je revis mon homme. Il était vêtu d’un complet de drap sombre, très correct. Il passa de- vant moi, me salua, et finalement, l'occasion se présentant, m’adressa la parole. On se lie vite, à l’étran- ger. Il me connaissait, d’ailleurs, savait pourquoi j'étais parti pour l'Afrique, et nous échangeâmes des compliments, des cigares et des pe- tits verres. Ce n’était pas un Français, je dois en convenir. C'était un An- glais, un pur Anglais. Mais il a- dorait la France, il y avait vécu, il! y avait développé sa fortune, il s’é- tait pénétré de l'esprit de Paris jusqu’à la moelle et il parlait de no- tre langue sans une hésitation, sans le moindre accent étranger. Il a vait du reste épousé une Française, et, chez lui, on ne s'exprimait qu’en notre cher idiome. — J'aime tant Paris, disait-il, que je n’ai voulu, pour désigner ma villa, d'autre surnom que celui de votre Ville-Lumière ! Et je m'inclinai, très ému. Gentleman irréprochable, il sem- | blait avoir vécu dans les milieux les plus purement parisiens. Il parlait de ncs gloires avec une fa- milière déférence. Il disait : ‘‘Ce cher Coppée ! ’. ‘‘Ce bon France’’. “Cet excellent Claretie ! ”’. Ses jugements sur notre littérature é- taient d’un connaisseur avisé. 11 aimait surtout notre théâtre. Ilen, dissertait avec une compétence que je n'avais pas. Jlavait été long- temps l’assidu de nos grandes pre- mières. Quant à nos acteurs, il les connaissait tons, et me donnait des détails inédits su lsur vie privée. —Mais vous êtes plus Parisien que moi ! lui dis je. | —Ah ! Paris ! ]l n’y a que Paris. | Je ne puis faire autrement que d'aller déjeuner chez ce gracieux | francophile. Ce fut un repas ex- | quis, et la maison était pleine de | charme. Sa femme était de Paris, | un pen mure déjà, mais avait dû | être très jolie. Comme son muri| elle parlait beaucoup de théâtre, et | avec une compétence qui me dépas- sait. Une jeuné fille de dix huit à vingt ans, modeste et fraiche, com- | plétait ce ménage idyllique. Onfit) de la musique, on chanta, on paria | littérature. | En partant, je conviai mon hôte. l mille, dans quelque ville fleurie de Il y avait, justement, ce soir-là, beaucoup de monde, et du plus beau moude, dans la grande salle à manger du Mouut Nelson Hotel. Mon convive arriva, svelte, ex- tra chic, taille cambrée, habit noir, gilet en cœur, boutons de perle fine. Le ruban rouge flamboyait sur le revers de soie. Il était épa- noui dans cette atmosphère de luxe. —Eh bien ! mon cher Parisien, je pense que vous ne médirez pas de notre Afrique australe ? N'est ce pas qu'on est bien ici ? Je renchéris sur ses éloges ; et, durant tout le repas, il me régalait de ses connaissances exactes toti- chant la situation et la gloire des sk HEART and NERVE tt , "aille qu'il m'émerveillait de PILLS belles relations, je remarquai que | gurod Mrs. Edmond Brown, Inwood, Ont., quelques regards se tournaient de when she had almost given up hope notre côté. Des gens qui me con- ES PR naissaient, et que je rencontrais tous les jours, semblaient passer près de moi sans me voir. D’au- tres souriaient à la dérobée. Et, dans le hall, après le dîner, à l'heure des cigares et des petits verres, je pus noter des signes de Heart Palpitated. FAINT AND DIZZY SPELLS. Feur Weax ann Nervous. COULD SCARCELY EAT. TWO BOXES OF . MILBURN'S She writes: ‘“‘I was so run down that ] was not able to do my work, was short of breath, had a sour stomzch every night and could scarcely eat. My heart pzipi- les groupes des officiers anglais et des gentiemen du Cap que je fré- quentais tous les jours. Un mo-| ment, mou charmant hôte et moi, nous approchâmes de la table où l'on servait le café, et je vis s’écar- ter le lieutenant S..., officier à ever since.” so cts. box, or 3 for $1.25, all dealers or TORONTO, ONT. roses, sur les bords d’une mer aux | tated, I had faint and dizzy spelis and felt weak and nervous all the time. My husband got me a box of Milburn's Heart and Nerve Pills but I told him it was no, use, that I _ given up hope _ à ae : if being cured. e however persuaded me sérprise plus visibles encore, dans to ce them and before I had used hali | the box I began to feel better. Two boxes made a new woman of me and I have beer well and have been able to do my work Milburn’s Heart and Nerve Pills are THE T. HILBURN CO. Lim ited, vertu. Klle assure notre félicité dans l'autre vie par les joies infi-' nies que Dieu donnera à ceux qui jauront été fidèles à ses enseigue- ments. A quoi sert la Religion.—Deman- 'dez-le aux pauvres qu'elle nourrit, laux affligés qu’elle c nsole, aux or- | phelins à qui eïle sert de mère, à cp fant qu’eile rend docile :t sage, au jeune li\omme qu’elle fortifie cor:- tre ses passions, à la jeune fille qu’- lelle conserve pure, à l'épouse qu'-, elle rend fidèle, à la mère de famille qu’elle soutient dans ses épreuves, là l’ouvrier qu’elle réconforte dans ses rudes labeurs, au patron qu’elle rend juste, au riche qu'elle rend charitables, au vieillard dont elle illumine les derniers jours, au mou- rant à qui elle ouvre les portes du ciel et à tous ceux, en un mot, sur lesquels elle exerce sa salutaire in- fluence ! Non, on ne peut se passer de Re- ligion sans être un homme incom- | plet, s n5 mauquer des sentiments sublimes qui nous distinguent des | êtres inférieurs. TÉMOIGNAGNE D'HOMMES CE: LEBRES NapolCon Ier, cet homme à qui | :gence de génie a dit : ‘Sans la Religion, les hommes s'é- gorgeraient pour la première place Capetown, qui d'ordinaire m’absor- bait de la meilleure grâce. Enfin, le propriétaire de la ‘Ville Lumière’’ prit congé de moi. Je l’accompagnai jusqu’à la porte et je rentrai dans le hall où des of- ficiers devisaient encore. Mariage manque Monsieur Du Tréma : le lieutenant St..., vous connais-|SUT votre conduite. sez ce monsieur depuis longtemps ? est charmant ! Et il aime tant la Selle Cedille, France ! —Je crois bien, il y a travaillé | tant que je le suis. pendant dix ans ! Monsieur, renoncer au érail d'u- —Qui, il me l’a dit. nion et à toute parenthese.”’ —Comment, il vous l’a dit ? dit —‘‘Assez, Monsieur point d'excla- | même. | mation, je ne subirai point d'inter- j —Mais quel mal y a-t-il donc à | travailler chez nous ? rogation.” | A ces mots ingénus et sincères, Tréma sous le coup d'une telle | le lieutenant St...,et ses amis ne, apostrophe,, courba la tête en signe purent, malgré leur habituelle cor- d'accent circonflexe et sortit précipi- lrection, se défendre d’un formida- | tamment eu serrant les deux poings. | ble éclat de dire Et. comme "je res- SR Itais un peu stnpéfait de cet ac- Every Catholic should read | cueil. | —“"Very funny !”’ dirent ils The Cross —Mais qui donc est il ? —C'est le fameux Tomy, le plus Published monthly at Halifax. extraordinaire pickpoket de Lon-| |dres et du continent. Ila mobi | des millions dans la poche de vos É ; : compatriotes, et dans les guichets The PA ee PRE de vos banques d'Europe. Et main for acquiring knowledge which is tenant, il jouit en bon père, de sa Fr badly needed by fortune laborieusement conquise. J'étais abasourdi. —Comment diable est il ici, sans que personne lui dise riex ! —Que voulez vous qu’on lui di- se ? Il ne s’est jamais fait pincer en France. Et à Londres, il n’a ja- mais pris un simpl: mouchoir. | C'est officiellement, un honnête’ Price 50 cents per year. catholics in these days, when catholic doctrines are so much misunder tood. Besi- des it will the catholic to speak strougly and tell p.ople what they are and what are the doctrines of the church. keep Recherches Ilistoriques homme. | Sommaire de la livraison de fé- — Mais légion d'honneur? D'où vrier : Pierre-Paul Osunkhirhine la sort il ? | (Masta), L'abbé J.-A. Maurault ; —Ce n’est pas la Légion d’hon- | Protonotaires du district de Beauce, neurr C'est une décoration vague, r va ” ; Le due de Richmond ; qu'il a achetée. Il est si riche !| Particularités de la maladie et de la mort du duc de Richmond, par un officier de son état-major ; Le sevoir le merveilleux faubourg de 8'<fe de Jean Cusson, F.-L. D:- Autrefois et aujour- Sea Point, et les terrasses donnänt | S2uIniers : sur la mer, etles jardins de pal- | d hui ; L'hon. Jean-Roch Rolland : miers et de fleurs, et tout l’enchan- | Le père Jogues et les Hollandais, | tement des idylles sud africaines. Fi E. Dinu ; Questions, pin. ete, 3 Gravutes : L'’honorable Jean- Et je me suis promis d’être pru-| Roch Rolland. dent, à l'avenir, avec les gentle- | men décorés que je rencontrerais sur les routes du monde. J'aurais sans doute oublié ce pe- Honteux, confus, navré de mon! imprudence, je n’ai jamais osé aller On peut se procurer gratuite- ment une livraison spécimen des Recherches Historiques en s’adres- sant au directeur de la revue, Pier- ‘re-Georg:s Roy, rue Wolfe. Lévis. Mile De la Virgule dit un jour à ‘* Avant de prendre une décision relative- ment à notre mariage, j'ai voulu —Ah! me dit flagmatiquement| M€ Procurer des renseignements J'ai malheu- reuseu.ent appris que vous étiez en — — Depuis trois jours, dis-je. Il mauvaise relation avec Mademoi- ma meill:ure amie. Mes parents en sont indignés au- Veuillez donc, Le pauvre Tréma, piqué au vif > St... au combl= de l’ahurissement. ! Par les paroles prononcées avec un ou la plus gro:se poire.” l'on ne neut refuser une iutelii | lo Casks American Kerosene oil Lot of Laths, Lumber and Pailings, Mat- ched Boards and Hardwood Planks, Boots and Shoes. Paint and oiis, Nails, etc. 200 Bbls Flour now on hand. AN cheap Îor cash or produce. CASH PAID FOR OATS À EE Larkin, prog pont ———— THE FAIRBANKS Gas and Gasolane Engines FOR ALL POWER PURPOSES BUILT IN ALL SIZES These Engines are the Cleanest, Most Convenient and Most Economical Form of Power. SEND FOR CATALOGUES AND PRICES. M — = == Le célèbre qui n'était pas un croyant, a dit : | ‘Cherchez un peuple sans reli- gion, si vous le trouvez, soyez sûr qu'il ne diffère pas beaucoup des bêtes brutes.”’ La Revue Canadienne JANVIER 1994 SOMMAIRE | | phitosophe HUME! | | Vertical Gas or Gasolene Engine, 1.2 & 4Horse-Power Fairbanks Standard Scales Valves, Pipe & Fittings, Mill Supplies, Machine Tools, FAIRBANKS COMPANY 747 & 749 Craig St., THE ÉGLISE RER TEST ET TER EEE RS IE _ Montréal. ER MME CRT PNEUS Fe EF. PERR © 3 d SR ÉRES CL NES F2 TS { 1 Jeati-B. ’,agacé...... Jeau-Frau- çois Millet. Alphonse Gagnon... | Une chronique. M. Tamisier, S. | ..... Aigle et Vautour (poëñsie). | | J.-M lité- raire (la dernière gerbe de Copp':e) Het rie. à Causerie Missionnai:e....Souvenir de 1re-! . f imier de l’an...... Juliette. ...Les | Etrennes...... Herimin: Lanctot..! Les Eufants—Les Vieiilards. EF. (..- Desaulniers......Le greffe de {Notaire Jean Cusson. Gustave CRE Es 00 4 ie SURE EE à Massicotte...... La Généalogie au Canada frauçais.- À. B. Routhiter ....Québec et ses approches. Thou:as Chapais......2 \ les faits ct les œuvres. ILLUSTRATION Jeau-François Millet, ...Les Gla | 1euses. Illustrations de M. Jean-B. Lagacé : | { Jean-François Millet | PORTRAITS + oi e ( françois Cuppce. travers | ARTICLES : ‘Tean-François Millet : |à Barbizon. Souvenir de premier de l'an : S1 maison | Un papier jaune, émané d'un bu- |reau de recrutement. | La pluie commençait à to:ber Pour me rendre là a messe. Les Etrennes : Bébé Corse du. temps de Napoléon Bonaparte. | Ancien berceau Breton. Le Sphinx : Jean, me disait-etle | d’un air distrait. M. Raymond Dandillac et sa sœur Vêtu d’une sorte de burnous blanc ! Puisque c'est sérieux, brisons ià... au dix-septièmle sièce. Abonnez-vous a . | PSE. * à diner pour un des jours suivants. tit incjdent de voyage, si l'urresta-’ Abouncment : $2 par aunéc. . Le L " as sr ie RE TE CE | L'impartial Bébé Lorrain du temps de Jeante| ’ d'Are. 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