ne ten Ed « , VEUCE, POONEN "1 à ge MR D 208 RQ PA D Gt PEAU Rire à 2 A Ë LE à : 2 me —. . “2 2 v-> Si SE É. hits: prés. de: à FE * ° . d &s me #E. K #9 es NOEL BE BRAVES I] neige depuis deux jours, depuis deux jours personne n’a quitté la chaumière, et les vieux sont ensevelis avec leur sou- venirs dans la maison solitaire evrnée de tous cotés par une montagne d : glace. Près d’eux, un gros chien mouton d’un noi: d'ébène étend ses pattes vers le foyer, c'est le seul compagnon des Duguénic. ii y a longtemps de cela! oh! bien longtemps ! le petit-fils &es Duguenic a quitté la maison des grands-parents. 11 s'est em- barqué comme mousse sur un bâtiment marchanA, et depuis où he l’a plus revu Des nou- velles d'Amérique, parvénues en Bretagne ont annoncs le nau- frage de la Marie-Louise, et de- puis cette nouvell- la vieille Duguénic est foil.. Jean était un ‘nfant quand 1l les a quittés; à peine avait-il dix ans, et déj: dix ans se sont écoulés depuis son d‘part! Les denx pauvres vieux s’en sou- viennent, et Mouton se dresse sur ses pattes aussitot que vient le soir, il se souvient lui aussi de son jeune campaguon. Le bon chien n'a point oublié que ce fut l'hiver par une grand tem- GENS pête que le p'tiot Jean a pris la | mer pour ne plus revenir. Minuit sonne ! La vieille Duguénic se re- dresse tout à coup: ses yeux ont une expression extraordi- naire, Mon p'tiot Jean, dit-elle ; viens mon Jean. Eh! ma pauvre femme! tu seras donc toujours folle, dit le vikillard. Jean ne plus. {1 est mori, tu le sais bien. Non, dit-elle, av « un rire strident. Tout à l'heure il va dormir. Va vite ch-ruher les sa- bots de Jean ; Noel approche ; 11 n’oubliera pas ie petit. Un triste sourire erre sur les lèvres du grand-pere ; il monte au grenier, tire d'une armoire | un petit paquet qu'il rapporte: ce sont des sabots d'enfant. Tu auras demain, comme les autres, les cadeaux du bon Dieu, dit l’aieule. Et, sur la cendre chaude, elle dépose lentement les petits sa- bets de Jean. Il neige toujours ! Les cloches du village sonnent à toutes volées. C’est la messe de’ mi- nuit. Sur les routes blanches dur- cies par la gelée, fillettes et gar- çons se rencontrent, vite, bras dessus bras dessous, causent, chantent et rient. C'est la jeunesse qui passe. Plus loin, attardés dans les sentiers, le dos voüté, les anciens du bourg se rendent également à l'office, Toute la viville Bre- tagne veille à cette heure. Les vieux Duguénic, cloués par la souffrance en leur chau- mière, ne se sont point couchés. | Près de l’àätre dormis. Soudain, Mouton a levé la tête ; il écoute, s’élance vers la porte qui n'est fermée qu’au ils se sont en- loquet. Mouton connait ce truc | et il en a bien vite raison. Le voilà dehors ; il hume l'air, et, comme une flèche, disparit dans la nuit, car là-bas, tout au loiu, s'avance un beau gars de vingt ans, de fière mine et de belle tournure. Mouton a reconnu le voya- g ur. C’est lui! le p'tiot Jean. Il l’a rejoint, l’ensant chéri de la chawmière ; et il aboie bru- yanment pour montrer sa joie, Mou chin! mon bon chien! | s'ecrie-Jean, et il car-ssa em- ” brasse tellement la bonne bête | qui s mble lui apporter à l’a- vance toute les tendresses du | ‘of choice reading - Which we-are al- most giving away. de page | dans: ï hrs loyer. l'‘ourentt teus deux. ‘s . Tous à ceup J an s'arrête, Auffoqut par une. motion poige ” “ reviendra | marchent Te Éd RÉ is PER , PT Y on ne qe ee nee D RE DR EE RUES e I x PR ds 3. 2 L'IMPARTIAL ser une grande et belle fille qu'ila reconnue; ils s'étaient juré, gamins, que plus tard ils se marieraient, et la voilà, cette fillette, devenue femme! Comme elle porte cränement le petite bonnet breton et le case- quin rouge sur lequel brille la croix d’or ! Jean murmure : Yvonne ! Et ce nom prononcé en pleine nuit a trouvé un écho dans le cœur de la jeune fille qui s’ar- rête indécise. Elle regarde Jean ; ses yeux se mouillent, ses mains tremblent. Jean ! dit elle. I] l’entraine, il ne veut pas s’attarder. Meuton court devant lui en aboyant et semble lui montrer le chemin de la chau- mière. Enfin la voilà, sa chaumière | tant aimée. | Jean s’avance ;son cœur bat | bien fort, Les chers vieillards le | reconnaitront-ils? il a tant changé ! La perte largement ou- vert par Mouton ne s’est p.s re- fermée ; il entre à pas lents. | Les vieux sommeilient tou- | jours Oh ! dit Yvonne,je veis les petits sabots : tu sais. les tiens, | les neufs, ceux des dimanches | quaud tu étais enfant. Pauvre grand'mère! elle est un peu folle depuis ton départ; elle croit que tu vas venir dès l’aube, comme autrefois, prendre dans ten sabot les cadeaux du petit Jésus, Une larme glissa sur les joues de Jean; il contempla long- temps ces deux êtres qui avaient vécu de son souvenir après l'avoir comble de leur a- | mour;il les trouve changés, | bien près de la tombe. Jean ne les éveille pas: il placa tout doucement dans les petits sabots son portrait et une lettre, la dernière lettre qui an- nonçait son retour et qu'il ’a- vait pas jetée à la poste, et il s'éloigne, Mouton a tout vu, tout com- pris. Quel sommeil pourrait ré- | sister a ses cris de joie ? Mouton, mon bon chien, mais qu'as tu donc? dit l'aieule en caressant l'animal qui, triom- phalement, présente à la vieille femme le sabot du p’tiot Jean; Ah! Jésus mon Dieu, dit-elle, en saisissant le sabot dans ses mains tremblantes, un portrait, une lettre! Le vieillard s'était levé tout à coup ; il s’aproche, ii regarde : Oh ! ma femme, c’est lui! le cher petiot! S'il vivait encore, il ressemblerait à cela. Qui, la nuit de Noel! c’est tombé du ciel, l’aieule dont les mains tremblent. Puis elle ou- yre la lettre, l’adieu du pauvre enfant, peut-être. Hélas !ils ne savent lire ni l'un ni l'autre, il faudra donc attendre ;e jour, et courir un voisin pour entendre parler de lui ? Non, c’est tout de suite: 1ls veulent savoir. lis gagnent la porte d'un pas tremblant. Soudain, une douce main las | retient. Je sais lire, moi, dit Yvonne, et prenant la lettre des mains de la vieille Bretsnne, elle lut ; Mes chers parents J'embarque aujourd‘hui; si le vent est tavorable, le fils que vous croyiez mort pourra être dans vos bras vers le 25 décembre Elle n’achève pas. nait de paraitre. | La chaumière des Duguénic avait, elle aussi, reçu sa part | des cadeaux du bon Dieu. GEORGES VILLEMER Jean ve- : Don forget that we have 200 vols. UN REVE RECU. a [Du monde Illustre] Le monde est une machine qui tourne continnellement sur elle-même, et les hommes ne sont que les jouets du destin. Ce que notre imagination nous montre aujourd’hui comme un rêve réalisable est demain dans le domaine du néant. Ainsi me fait penser la rémis- cence suivante qui vient de me frapper : Il y a une dizaine d’années,- alors que j'ignorais commerce et professions, —j'étais un jour. en compagnie d’un cousin quel- que peu plus âgé que moi, et de plus, très sérieux. Tous deux, nous étions assis sous un gros noyer dont l'om- bre s’étendait au loin et empé- chait les rayons du seleil de darder sur nous sa trop ardente lumière, Le gazon vert et imprégné de douces et agréables senteurs nous servait de siège, Nous assistions ainsi, joyeux et contents, au concert mélodi- eux de la nature. Tout près du noyer s’étendait une lisière de bois formée d’ar- bres géants répandant de doux parfums. Cà et là, on voyait perchés sur les branches des majestueux sapins ou des antiques peupliers, des grives et des chardonnerets chantant l'hymne continuel mais charmant de l’été dans sa splendeur. | Fortunat et moi, nous cau- sions choses et autres, lorsque nous nous demandämes chacun quelle carrière nous embrasse- rions plus tard ? Moi, dit-il, mon plus grand désir est de devenir écrivain et journaliste. Et toi? Pour ça, répondis-je, je n’en sais rien ; mals je trouve assez d'attraits au commerce. Ah continua-t-1}, c’est là mon rêve d'avenir d'être écrivan ; rien ne me semble aussi noble que cette belle profession |... Ainsi me parla celui que le glaive de la mort a frappé sur un lac perdu dans les vastes prairies du Nord-Ouest. Des années se sont succédé depuis ce temps; cependant, c'est un souvenir intime qui ne s’éfface pas de ma mémoire, Chaque fois que je jette un regard dans le passé, cette ré- miniscence s'empare de mon esprit, er fait errer ma pensée dans les sentiers de l'éternité. Pauvre Fortunat! tu fais maintenant partie des ombres silencieuses de la nuit sans fin! .…… Si encore on pouvait lire quelques lignes écrites de ta main et inspirées par ton âme ? Mais non! La cruelle desti- née a foulé aux pieds tes rêves de jeunesse ! Tu dors aujourd’hni d’un sommeil qui nous attend tous ; moi qui te survis, j'ai embrassé 1a Carrière objet de ton désir fu- tur; et mettent de côté mes projets de commerce, le sort a voulu—et je le bénis—que ma plume inhabile ajoutât une pe- tite fumée perdue dans j’espace ! c’est ainsi que le destin se joue de nos rêves dorés d'espérance ! Non, l’avenirin’est pas à nous, l’homme nait dans le mystère, sa courte vie se passe dans le mystère, et la mort inévitable le rejette dans le mystère. RODOLPHE BRUNET. CAUSES DE FAILLITES, MALHONNETETE. Un vieux proverbe dit : “La tricherie revient teujours à sen maître” ; beaucoup de gens font du commerce une profession au moyen de la- quellé on peut gagner sa vie 1 et acquérir le bien-être sans recourir à des moyens ina- vousbles, aux fausses repré- sentations, au vol déguisé. sous l'étiquette de transac- tion d'achat ou de vente ; beaucoup de gens aussi font du conmerce une prefession dans laquelle l'unique talent à déployer est celui qui con- siste à faire des affaires avec l'idée première à chaque tran saction, non pas de faire un bénéfice honnête, mais de jouer un tour à celni avec qui l'en transige. L'idée d’em- bêter sen hemme prévaut chez uu grand nombre de commerçants dans toutes les lignes et pour quelque temps elle obtient du succès ; celui qui la mot d'habitude en pra- tique commence par passer pour un howme habile, mais en fin de compte, géencrale- ment cinq fois sur six, il finit par faire assez de victimes que sa réputation d'habileté faitplace à celle de coquine- rie. Le discrédit suit naturel- lement : puis, peu à peu les affaires diminuent, ‘es gens redoutent de se trouver en contact avec lui, ils le fuient tant et si bien qu'il finit par clore par une banquereute déshonorante, une carrière commencée au moyen de rum- ses. Mais il n’y a pas que la imalhounèteté dans la manière de conduite une transaction qui éloigne la conduire d’un marchand, il y a aussi les fausses réprésentations sur les qualités des marchandises. Le premier devoir d'un mar- chand est d'acheter de la bonne marchandise, le second d'éviter autant que possible de se procurer des qualités secondaires, le troisième de ne jamais présenter comme de première qualité une mar- chandise de qualité inferieure qu'il veut vendre au prix de la qualité supérieure. Ce genre de truc est vieux CO n- me le monde et les consom- mateurs ont trop d'occasions aujourd'hui de comparer les marchandises pour s'en Jais- ser impeser bien longtemps. Certains marchands s'éton- nent de voir leurs magasins désertés peu à peu, ne sachant à quoi attribuer Cet abandon de la part des acheteurs. Qu'ils réfléchissent un peu et ils en trouveront la cause dans l'observation que nous venons de faire.—Moniteur du Commerce. NOTRE BERCEAU Un jour, vers le milieu du 16ème siècle, trois petits vais seaux montés par des hom- mes intrépides et commandés par un hardi capitaine, oû- vrant leurs voiles à la brise du ciel comme des oiseau fu- yant devant la tempête, s'é- loignèrent de cette terre d'Europe ou l'ergueil de l‘es- prit et la corruption du eœur préparaient de si fermidables catastrophes. Elles étaient bien frêles, ces nefs avantureuses, mais le Maitre des eaux et des vents veillait sur elles, Après une navigation longue et pé- nible, les trois navires aber- dèrent à une plage inconnue, et leur chef y planta une croix ornée des armes de son souverain. Cette plage, c'e- tait le Canada ; ces hommes, c’étaien des Français ; ce chef, c'était Jacques Cartier. Jacques Cartier! c’est le nom qui rayonne au frentis- pice de notre histoire. Une année après cette première expéditien, il pousse plus avant, il touche à Stadaconé- Quenec ; il va lire l'évangile selon Saint-Jean aux indigè- nes d'Hochelega-MONTREAL, C'en est fait, le grain de se- nevé est jeté en terre, et, avec l'aide du ciel, il grandira et devindra un arbre aux puis- sants rameaux et au verde- yant feuillage. | CHAPAIS. De la voix du Patriotisme. ae ré pt - Ripans Tabules cure dyspepsia. Li 7 = SEP Ripans Tabules relieve nausea. 4 _ CHÉZ LES MORTS Un bon “habitant” arrive à la porte du Paradis. Il frappe : Pan! Pan !! St-Pierre, son trousseau de clefs à la maïs, ouvre le guichet. Qui est la ? C'est moi, Jean-Baptiste. Que veux-tu ? Grand St-Pierre, avec vo- tre permission, ‘j'aimerais à entrer dans le. Paradis de Notre-Seigneur. Qu’as-tu fait pour cela ? J'ai élevé quinze enfants, je me suis conduit en bon citeyen et j'ai teujours fait “mes devoirs.” Tu es ‘,Canayen‘ à ce que je vois. Comme vous le dites, Grand St-Pierre, natif de grand Métis en bas de Qué- bec. Arrives-tu directement de ta paroisse ? Non, Grand St-Pierre, j'arrive des “Etats. Ah ! tu arrives des Etats, cela change la questien. Jean-Baptiste, mon ami, J'en suis faché pour toi, mais ce n‘est pas ici ton paradis. Ii y en a, parait-il, un neuveau, tout petit, spécial pour une nouvelle église que je ne connais pas bien et qu'on appelle, je crois, ‘“l‘église américaiue.‘ Vas-y et de- mande St-Patrick, le patron de l'Irlande ; e‘est lui :;ui a la clef et il te rensseignera mieux que moi. Merci bien, Grand St- Pierre. Le guichet refermé, Jean- Baptiste se dirige vers le paradis américain, Arrivé à la porte, il frap- pe : Pan ! Pan! St-Patrick, sa clef à Ja maiu, ouvre le guichet. What do you want ? Grand St-Patrick, avec otre permission, j'aimerais à entrer dans le paradis américain. What do you say ? ? ? Grand-St Patrick, avec vo- tre. ;: Talk “United States“ I de net understand french. Je ne peux pas, Grand St-Patrick, j'ai toujours fait mes devoirs en français. You de net talk english ? then yon are not an Ame- ricain and there is no room here for yeu, get out! Le guichet refermé, Jean- Baptiste très embarrassé re- tourne au paradis de No- tre-Seigneur. Comment, dit :St-Pierre, c'est encore toi, Jean-Baptis- te, peurquei n‘es-tu pas dans le paradis américain ? Iln‘y manque pas de place, cepen- dant, car il passe bien peu d‘ames par ici, pour y aller. Je vais vous dire, Grand St- Pierre. St-Patrick ne veut pas m'ouvrir, parce que je ne parle pas ‘United States ;”’ denc, si vous n'avez point de paradis “Canayen,” Grand St-Pierre, ouvrez-moi la porte du vôtre. Le cas était embarrassant. St.Pierre alla consulter Dieu le Fils, qui répondit : Ouvre la grande porte à Jean- Baptiste, ila été hon père de famille, bon eitoyen, bon chré- tien, et ik n'est pas nécessaire de parler anglais pour aller dans le Royaume des Cieux, LA JEUNESSE DE CARTIER "2 Né en 1491, à St-Malo, ville de navigateurs et d’explora- teurs émérites, notre héros ne parait pas avoir appartenu à une famille importante. Jl sui- vit la carrière maritime, visita le Brésil, si l’on en juge par certains passages de son journal de bord durant la découverte du Canada, et même je ne 8e- rais pas éloigné de croire qu'il a connu une parti du golfe Saint-Laurent plusieurs années avant que d’y être envoyé par François I. Nous avons main- tenant sur les premiers visi- teurs de notre golfe des con- naissances qui manquaient à nos dévanciers, Les gens de la baie de Biscaye, de St-Malo et de Dieppe, péchaient dans toute la région qui va de Terreneuve à l'ile de Sable. N'ont-ils pas été jusqu’à la terre ferme ? C’est probable. Le capitaine Aubert, de Dieppe, a même dressé, en 1508, une carte de l'embouchure ? du grand fleuve, carte que, se- lon toute apparance, ses suc- cesseurs ont allongée en y ajou- tant les découvertes de Cartier, mais si nous retrouvions l’ori- ginal celui-çi nous indiquerait, je pense, les forme comprises entre Terreneuve, Blanc-Sablon Graspé et les iles de la Made- leinè. Remarquez avec quel sens tranquille Cartier note, à son premier voyage, les côtas qu'il aperçoit, et comme il ne semble pas surpris de rencon- trer à l’ouest de Terreneuve “un grand vaisseau de la Ro- chelle.”’ C’est donc qu'il ne pré- tendait pas se trouver dans l’in- connu. Plus loin, vers l'ile d’An- ticosti, sa plume parle un autre langage : il commence à veir du nouveau : il découvre. Maintenant, pourquoi Cartier a-t-il été choisi pour cette expé- dition d'éclat, alors que tant d’autres capitaines-pilotes de vaient briguer l’honneur de se distinguer en pareilles circon- stances ? Pour deux raisens; qui n’en font qu’une : sa valeur per- sonnelle ; son mariage, Tout jeune, ilavait parcouru ies mers lointaines et sans doute y avait donné la mesure de ses talents, car on le voit devenir pilote du port de St-Malo à un âge qui dépasse à pine la première jeunesse. Puis il épouse la propre fille du gouverneur de la ville. Voilà qui va bien pour un enfant du peuple. Sa famille à lui l’a, durant toute sa car- rière, entouré et cousidérà comme le grand homme de la rave. À l’église, il est: parrain à tout moment. Devant les cours de justice, on le voit. témoin dans une foule de procès qui concernent la marine. Ce devait être un fier gar-:on ! posé, réselu instruit de son métier et d’un jugement soude. Avec ces qua- Hités qui semblent hien avoir (té les sienn's, on fait son ches min dans le monde, parceque à l'heure prepice on peut se pré- senter de soi-même, par la force d'uñe réputation acquise, et cela tranche la questien du choix d’un homme. Lorsque François I désira trouver un na- vigateur capable de conduire une expédition importante, il voulut donner, sans doute la préférence à la Bretagne, pro- vince qui venait justement d’être annexée à la France et il prit parmi les Bretons le per. sonmage le plus en évidence pour les choses de la mer, La jeunesse laborieuse et utile de Cartier fut comme un piédestal sur lequel s’éleva le découvreur de notre pays, BENJAMIN SULTE De la voix du Patriotisme STANDARD FASHION CATALOG now ready for Fall and Winter of 1602 100 1,000 elegant iHustrations. mail Fee, for % cents. STANDARD ION oo. Wat 14ch Btnoat, Now Or. ù Bipans ‘Fabules releve hesdgobe, 0 End. j ne 5 Es ii 4