de ; Ep Rage au ms as * 2 DEEE en ri PO MEET L L manu En 4 L a Lee ho L'IMPARTIAL - JEUDI. voilé de mélancolie ce brun regard La Maison Grise ee et di regard (Suite de la rère. page) fois l’avait-elle surpris, pendant qu'elle lui parlait doucerient, essa- yant d'obtenir nn mon confiant, voulant pénétrer cette ‘ime repliée sur elle-même, lui, le rezard perdu, la pensée vagabonde, loin d'elle. J1 se levait brusquement : ‘‘Voy. ons, Dolorès, ne vous exaltez pas ainsi |” Et sans un regard, sans prendre Ja main qui se tendait vers lui, il le laissait seule. Il n'avait pas d’amis ; des camarades. Pas d'amis ! Un homme jov's- sait peut-être de son amitié, sûre- ment de sa confiance : c'était Ger- main, son frère de lait. Dolorès neïsavait pas encore quel était au juste son titre dans la mai- son. (C'était lui qui réglait la lé- rien que gion des jardiniers qui exploitaient les immenses jardins des Tixador ; lui qui dirigeait les expéditions au temps des pêches, des artichauts ou des tomates, lui qui s'occupait des vignes et du placement des récol- tes, sans que Louis, toujours enfer- mé dans son bureau. prît la peine de tous ces détails. Xt ce n’était pas une mauvaise affaire, car sil tous ces biens eussent été la propri-. été de Germain, il ueles eût pas, mieux exploités. venus ? Tonchaïit-il des appointe-| ments ? Vêtu comme un villageois | aisé, il se faisait remarquer par la baratina rouge qu'il sobstinait à garder toujours. à laftable de famille, mais habitait une vieille maison s‘parée de celle des Tixador par uu jardin inculte. ! Il y vivait seul avec une enfant, sa fille qu’il adorait. Cet homme, aussi l'appelait familièrernent. Il avait un graud ascendant sur a des prix, ajouta-t-il d'un air pen- son frère de lait et lui parlait quan il voulait, Dolorés en était souvent bannie, On les entendait quelquefois dis- Germain avait l'air de ré- cuter. clamer, et, chose étrange, si quel- que éclat de voix parveuait jusqu’à | COMPTENEZ ; juré que c'était louis dont la vo- Dolorès, elle aurai! Louis qui cédait, lonté s'inclinait devant té supérieure à la sienne. Puis il revenait de ces entretiens, pâle, angoissé, plus sombre que ja- mais. Un jour, demandé . —Que discutiez-vous avec Ger- main ? On vous entendait crier. À ces simples mots, son visage se décomposa et, lui poignets, il la ‘‘Qu'avez-vous entendu ? qu'avez-vous entendu ?”” La pauvre femme, terrfée, put à peine répondre : —Mais rien, puisque je vous de- mande ce que vous aviez. Redevenu maître de lui, ette impression ;: tard. La quelques jours a- une volon- saississant les dites, Louis voulut effacer mais c'était trop fille qui naquit petite sa santé fut, pour la pauure mère, un tour ment de plus. Cependani, fants, son aîné, près demeura chétive et L )uis Pierre, qui avait déjà onze aus. et cette mignonne Guidette (Msrcrerite) a oTran- dissait toujout: ] alé Et ouffre teuse comme un roseau tt faible que le moindre vent fait p Maïs la barrière était ujours la même entre lui et Dolorès, Ce cœur, sur lequel elle comptait reposer, s'était dérobé. Une souffrance minait sou mari Mais laquelle ? Qu'avait-il ? Klile se posait cette matin, question quand, le elle le voyait pâle, les traits creusés...,Peut-être avait-il aimté une autre femme qu'elle? Alor pourquoi l’avait-il épousée? Qu'y avait-tl dans la vie de cet hom dans ce passé Qu'il lui mürait impi- toyabiement, comme il Ini müûrait son coeur? Pourquoi sa femme, Ja mère de ses enfants, était-elle € trangère à sa ll eût été une ennemie !.,. Pour- quoi ?....C'est ce prurquoi qui a- vait barré de rides le front jeune et eine, Come si Avait-il des re- | Respecté des | domestiques presque autant que son | maître, il était admis quelquefois taciturne que Louis, ne se déridait que pour la petite Joséphine, Josée, comme on pénétrait dans son bu- |’ reau quand il lui plaisait, alors que Dolorès lui avait | secoua en disant : aimait ses en- aux rayons d’or ; c'est ce pourquoi qu'elle demandait au Christ de la chapelle. | Mais, avec les pleurs, semblait couler l'intensité de la douleur.... rait sa première commumion l’an- née prochaine. Elle prierait tant Dieu qu'il choisirait ce moment là pour l’exaucer. se laisserait toucher. Il se rappro- cherait de Celui qu'il fuyait et peut-être de la femme qui priait pour lui ! Après une derniére invocation, la figure calme maïs les yeux rou- gis, Dolorès Tixador se signa et sortit. L'espérance, cette fleur di- vine, avait mis un peu de son par- fum dans cette âme attristée. C’est d’un pas plus léger qu'elle sortit de la chapelle et, à travers des ruelles étroites, gagna la rue, des Marchands, où quelques em- plettes l'appelaient, entra dans le grand magisin de nouveautés Eis- cal-Siau, se fit apporter des étoffes, ! et, après avoir hésité un moment, fixa son choix sur un de ces tissus en mousseline serrée à rayures bleues et blanche, appelé organdi. ! Prenant elle: même le paquet, elle suivit la direction des Platanes, | | cette magnifique promenade, or- | gueil des Perpignanais. Près de la porte Notre-Dame, une dizaine de gamins, malgré la chaleur, jouaient. aux barres. Un d'eux se détachr du groupe, courut à Dolorès et l'embrassa : —Comme tu as chaud, mon chéri ! dit-elle en caressant le front brun sur lequel brillaient quelques perles. —Oh ! non, maman, prot-sta-t-il Nous nous sommes vous saviez 1 ! pour la forme. bien amusés. Si menech ! J'ai été le premier en thème latic, sur vingt-quatre. Le professeur, M. Arnal, a dit que c'était très bien. Je pense avoir sif, et l’année prochaine je passerai avant Domenech. Figurez-vous, maman, que nous avous lutté en |soitant. Tu ne m'attraperas pas à la course, m'’a-t-il dit; tu n'es qu’un mioche...Un mioche ! vous et alors nous avons parié qui arriverait le premier au Castillet. ÆEtila eu beau courir, malgré ses longues jambes, au fond du quai, je suis passé devant. | La mère, amusée, écoutait ce | verbiage ; elle regardait l’enfant | qui, avec la turbulence de son âge, | papillonnait autour d'elle, tantôt à droite tantôt à gauche, ôtait et re- |mettait sa casquette, faisait sauter |son cartable et de temps en temps 'embrassait sa mère. Elle en était fière ; on le voyait | ua regard dont elle l’enveloppait. | Elle lui stvait gré de ressembler à | sou père, phpsiquement, du moins : Let c'était bisn les mêmes traits, avec, en plus, la douce expression | | de Dolorès. En passant devant les Platanes, elie revit le même couple de fo- rains, riant aux éclats, cette fois, | tout en mangeant l’ollada, Mais] Dolorès marchaït plus fièrement et toute sa personne semblait dire aux. deux heureux. Vous n’avez pas mon Pierre | Mère et fils regagnèrent ainsi le | faubourg du Vernet. la Têt ; Pierre admira un ie Canigou qui, par cette fin de! jour, s'enveloppait de brume ; puis | on dépasse l'institution Saint: Louis de Gonzague, et Dolorès étouffa un | C'était là qu’elle aurait | : mais Louis insisté pour que Pierre suivit les cours du lycée, et il avait fallu | céder. À côte, soupir. voulu élever son fils avait les capucins commeu- | içaient à fermer leur grille ; plus | ioin. les Clarisses laissaient veir leurs m':rs à peine bâtis, le couve:t qu'elles habitaient n'étant pas ter- terminé ; puis, à droite, le Bon semblait vouloir retenir dans sa rosace les derniers ray: ns mourant ; puis des jar- Pasteur lu soleil Pe s, des villas... tufin, ils s'arrêtèrent ‘levant une ! Les grille entourée de deux pi-| liers de maçonnerie, au ee rome desquels la fantaisie des habitants avait mis deux pleus d’aloès. Les enfants grandiraient, Pierre fe- | Le coeur du père comme j'ai couru avec grand Do-| On passa sur | | instant | Elle donnait accès dans un petit | jardin où quelqmes missifs de géra-| niums mettaient leur note gaie sur, la verdure des bordures. Au fond, | un large perron surmonté d'uue, marquise, conduisait par des por-, tes-fenêtres dans la maison. Au milieu, un long conloir au fond du-! quel une porte ouverie laisraie a. percevoir un autre jardin : à droite, | un salon hermétiquement clos, à gauche, une saile à manger très c- Clairée. Par les fenêtres ouvertes, on a- percevait un bien joli tableau... Une grande lampe, sous un abat- ‘jour d’opâle, envoyait ses reflets d'un vert pâli sur une table au linge éblouissant où un convert simple et correct était dressé; sur un ameublement vieux chêre, de style ancien, et sur les mosaïques du carrelage, tellement brillant que les rayons s'y reflétaient intenses, s’y brisaient et semblaient reporter leur éclat sur un groupe tranquille au fond de la pièce. | Près de la cheminée où, malgré Le saison, une bûche achevait de se consumer, se trouvait une de ces lougues voitures tristes, dans les: quelles on voit pas-er souvent de pauvres figures émuaciées, et qui font rêver à des cercucils que l’on promène. Cette voiture était vide. | A côté, sur un large divan, une fillette de sept ans environ était é- tendue, 1: haut du corps soulevé par des coussins. Elle tenait dans ses mains une poupée cassée et sa petite figure douce exprimait une grande pitié. —Pauvre mignonne ! lui disait- elle, tu t'es fait mal; soignerai et je te guérirai; seule- ment, tu ne resteras pas aussi long- temps” couchée, c’est trop ennu- yeux, vois-tu—Puis se retournant : Tu as bientôt fini, Josée ?—A cet appel, une autre fillette, à peu près du même âge, leva la tète pour ré- pondre à d2mi-voix : pas encore ! et deux grands yeux gris se f- xèrent graves et doux sur l'enfant allongée. Le contraste L'une brune, deux yeux noirs très vifs, dans les- quels semblait se réfugier toute la force de ce petit corps ; tement blanc qui l'enveloppait dis- simulait à peine sa maigreur, mais les plis flottants geaient les deux mains diaphanes qui tenaient Ja saient, l'angélisaient, sorte, comme s'il n’eût pas suffi pour cela de l'expression de can- deur répandue sur cette physiono- mie. L'autre, , mais je te était maigre et pâle, frappant: avec ie Jone vê- desquels émer- poupée l'idéal en quelque robuste, avec un teint | de flamande et uve épaisse cheve- ie d'un blond doré. Tout, de- | puis la rondeur de ses joues jus- qu'aux fossettes qui trouaient les mains, tout respirait la santé. On (A suivre) Heart Palpitated. | FAINT AND DIZZY SPELLS, | | ee Far Weax and Nervous. | a COULD SCARCELY EAT, TWO BOXES OF MILEURN'S HEART and MERVE — PILLS Curod Mrs. Edmond Brown, Inwood, On. | when she had 2!most given up hope of over getting well again. She writes : My heart paipi- use, that I had given up hope of ever being cured. He however persuaded me to take them and befdre I had used ha able to do my work Milburn's Heart and Nerve Pilis are | So cts. box, or 3 for $1.25, all dealers or THE T. MILBURN CO. Lim ited, | __.. TORONTE, OT. | som LE 21 “I was so run down that | I was not able to do my work, was short | of breath, had a sour stomach every night | * | and could scarcely eat. tated, I had faint and dizzy speiis and felt | weak and nervous all the time. My! | hbusband got me a box of Milburn's Heart and Nerve Pills but I told him it was ne ! is dr « t Diouue n°54 1 & lONS, RC AVRIL, 1904, Donahoc’s Magazine APRIL, 1904. | ‘There are five hrndred years of ! Catholic history scat‘ered over thi- Ra Es © MSN SAT, TEA ant OL 100 Bbls well cured Island Herring continent, every ceutuiv of which Goo Sacks s:lt N cr |1s feriile in fruiis of l'athulic disco } very, of Catholic colonization. of" Catholic teach'1g and of Cathohe effort jui every line of human acti-! vity, the Rt. Rev. P. J. Garrigan, D. D.,in the current is- sue of DonaHor's MAGAZINE to which he contributes a paper of deep interest on the Chair of Ame- rican History in the Catholic Uni- versity. ‘‘This field has been oc: cupied and gleaned hy Protestant historians, who have tried to cuil the fruits of our planting, and who offer these fruits to us without their natural foliage or flavor, whitout the aroma of Christianity, without the sweet fragrance of the heroic deeds. of the pure simple lives of the first expiorers, of the first imissioners and pionzers of our great Republic.” Dwelling on t'ie need of such a chair, and the mental equ'pment of the man who will occupy it, Bis- hop Garrigan thus emphasizes the service reuderei to Catkolic Ame- rica by the Knichts of Columbus. ‘*The accomplishment of this great and praiseworihy undertaking is the most enduring monument to the memory of the g-eat Christian discoverer of our Contient, and a permanent claim to the gratitude of the church and of the nation for "?_ Says the Knig is of Columbus.”” There are many asier features in the contents of this number, a- moug others ‘‘The Mission of the Risen Cluist, an interpretation by a modern French painter, Be<- nard, whose series of paint ngs will be a feitur? of the 5. Louis Ex- position. phoiographic re- produciio:1s of these pan:ines illus- Fine lo Chest Best Tea lo Casks American Kerosene oil Lot of Laths, Lumber and Pailings, Mat- ched Boards and Hardwood Planks, Boots and Shoes. Paint and oils, Nails, etc. 200 Bbls Flour now on hand. A cheap Îor cash or produce. CASH PAID FOR OATS À F Larkin, Frog ii RENE SRENIS M TAREUNNRELE QU FAZIMEUAPPER : MSA THE FAIRBANKS Gas and Gasolane Engines FOR ALL POWER PURPOSES BUILT IN ALI, SIZES These Engines are the Cleanest, Most Convenient and Most Economical Form of Power. SEND FOR CATALOGUES AND PRICES. traite the at ce. | tories and poems havinx rela- | t'on to the season are co Atbiied | by Grace Keon, Susan L. Emery, Mary West, Rev. James B. Dol- lard, and Mary Redmond. Edward F- MeSween2y in * ja- pan a Euglaand vs. throws much !i ht on relations be- ies and Amer.ca. Lo ans wer ‘hu percine 1t ques.ion he asks. ‘Where Do We Stand?” Archbi- shop John Fail:; is the subject 0} Russia’? e COoC nt: autho: tirs tween {he aud ctts niny an analytical study by Herb:rt young. AE Cousin and Her Adoped Daughier’' by Rev. Matthew Kussull, $. J., portrays Gladstone in his honre life, and also recalls delighi£ul reminis- cen.es of o-her g'eat men who ho- Tyrre'l with their Rev. bee Tal- smith discu.s ‘‘Richard d Oiher Stars,'' Seu- of the ‘I. Rocki:s;'’ and ire describes the Hif: ot many nored (ora frieadship. The bot Sr ): Maneñeld loi s Mac fat: rish Quest on in the Susan: . us writes Vertical Gas or Gasolene Engine, 1.2 & 4Horse-Power Fairbanks Standard Scales Valves, Pipe-& Fittings, Mill Supplies, Machine Tools. THE FAIRBANKS COMPANY 747 & 749 Craig St., Montréal. TEE: PE DER ECTS PR D'EDET PORTE LE R | ee | | | : je 6,"".}, Hs “Child Moleis in Pa + sie ASS DE. RE “Cincinnati May Music Fest vals ; | and Lawrence F. Kosika gives vi | vid impressions of ‘‘England'- [Nemport,’’ the charming resort Pi bere England’'s Four Hundred |scek recreacion | Other contributors to this num fber are Rev. John à». Mullany, LD: : Rev, LC: pos: . LE |M. J : Rev. 1. T. Ro:he, Katha- Tyvnau, and Hanry Coyle. Recuyr ech CUT ICS Soumziaire de Ja livraison de Mars : Requéie des voyageurs de Mi 1785, Mgr. Henri T La famille Myrand, Er.test [yrand ; Lac Simcoe ; L'houn. Ale e-Fdouard Kiers- kowski : Piesse L-suecr, P. G. KR. ; Le Great Eas'ern; Les Hollan dais de la Nouvelle-Belgique, N.-E Gravure : L'hon. Àlexandre- the box I began to feel better, Two boxes ! Edouard KRier kowki. made a new woman of me and I have beer | well and have been | ever since,” procurer gratuite- | - ps | spécimen des | O®@ peut se Poe meut ure livraison Recherches “lisloriques en S'adres-i sant au directeur de la revue, Pier- re-Georges Roy, rue W olfe. Lévis. Abonnement : $2 par année. man Thasan hrs au article on the | | a will clean anything cleanable—clothes pans, fioors and doors—in fact, anything from PS CL en ur” GOLD DUST lightens labor, lessens care. Made only by THE N. K. FAIRBANK COMPANY, Chicago, J'en York, Boston, St Louis Montrea' _e Abonnez-vous à l'Impar 1