CT NT LT die en D vé 2 Li 1 CNE à #. B d + dll se à Eéer cragies ae ont ot oh. Lame np À PRES A PNNO pe Three mai md a mme ms. — L‘IMPARTIAL MGR. LANGEVIN SON SERMON DE DIMANCHE AUX SUJET DU REGLE- MENT. Winnipeg, 24—Parlant à Ja cathédrale de St Boniface, di- manche dernier, Mgr Langevin | s’est exprimé en ces termes, au sujet de la question des _ écoles : “C’est aujourd'hui le jour le plus triste de ma carrière épisco- pale. C’est le cœur brisé que je me présente devant vous. Les négociations entre les autorités locale ei fédéral sont termi- nées ; il en résulte ce qu’on nous donne comme un règle- ment de la question. “Je proteste de toutes mes forces contre l'emploi de ce rè- glement. “Une question en litige ne peut être réglée sans l’assenti- ment des deux parties. Nous sommes sans aucun doute, les plus intéressés sur ce sujet. C’est pour nous une question vitale, ane affaire de conscience une question de vie ou de mort. “La majorité qui jouit des - écoles établies en 1890, est sa- tisfaite ; nous ne voulons pas jui enlever ses privilèges, mais nous voulons les nôtres. “Au lieu de traiter avec nous on à traité avec ceux qui nons opprimaient et au moment de conclure on a moniré le projet de réglement, non pas à nous mais à nos pires ennemis pour avoir leur approbation. “Et quand ses hommes ont eu répondu qu'ils approuvaient, on a dit que la question était réglée et ona rendu publics les termes du règlement. “Je voudrais savoir si la mi- norité catholique a autorisé qui que ce soit à accepter pour elle ce règlement. “J'avais cru pendant un temps qu'on nous rendrait pleine et entière justice; nous aurions accepté avec jole tout arrangement acceptable quitte à conserver le droit de récla- mer toujours pleine et entière justice. “Après avoir passé en revue les différentes clauses du règ.e- ment, Mgr continue: “N'oublions pas, mes frères, que les écoles communes comme les écoles neuires sont condamnés par l'Eglise. Les clauses du prétendu règlement font bien voir ce que veulent ses auteurs. Sous le prétexte de respecter la liberté des parents ils réduisent à rien le semblant d'hommage qu'ils rendent à l'en seignement religieux, Cela seul reud le règlement inacceptable pour nous car ce ne sont plus des concessions mais d’odieu- ses restrictions quien sont la base. “Nous] avions autrefois le droit d'enseigner en français, nous ne l'avons plus. Nous, dont les droits sont garantis par la Constitution, ne sommes pas mieux traités que des Chi- nois ou des Japonais. On ne nous permet même d'enseigner le français que comme moyen d'apprendre l'anglais. Nous sommes tous très désireux de le faire apprendre à nos enfants, mais ans sacrifier nos droits. “Ce prétendu compromis ne nous garantit pas nos livres français. Nous aurons des livres de toutes sortes, moitié aaglais moitié frança's; quelques-uns auront pour auteurs des protes- tants, d’autres, des athés, peut- être. Qu'est-ce qui nous permet de supposer que la majorité fera le contraire? Ne la con- naissons-nous pas, u’avons-nous pas été sous sa domination ? 1ls disent que la langue française est sauvegardée, et un homme public a osé écrire dans un journal de Montréal: Ceux qui refu:érai nt d'aider à mettre en pratique les amendements que le cabinet Greenway a consenti de faire commettraient u 1 acte criminel.” “De pareilles paroles refroi- dissent mou sang. Comme évé- que et comme Canadien-fran- çais, je proteste et déclare qu’- on se joue de notre nationalité. So:ames-nous, oui OU no, .Ca- tholiques avant tout, et notre foi n'est-elle pas le meilleur rempart de notre nationalité. “Nous devons être catholi- ques d’abord et Canadiens en- suite, Aujourd’hui, notre foiest outragée, nos droits religieux sont sacrifiés et bien que de fait nous soyons français, l'on ne nous accorde rien de plus que ce qui est donvé à tout é- tranger venant ici. Non. N'in- sultez pas à notre infortune. Ne permettez à personne de jouer avec la conscience et le sentiment sacré de la nationa- lité. Je proteste contre cet a-. bus des choses saintes. Parce que nous sommes pauvres, ce n'est pas une raison pour que l’on insulte à notre misère, car notre pauvreté ne nous engage- ra jamais à accepter un com- promis honteux. ‘Nous voulons : “Premièrement, le coutrôle de nos écoles. “Deuxièmement, des districts scolaires catholiques partout. “Nos livres d'histoire et de lecture. ““ Nos inspecteurs catholi- ques “Des maitres compétents for- més par nous. “Le produit de nos taxes, et nos exemptions de taxes pour les autres écoles. “La loi rémédiatrice nous dounait tout cela en principe. On s’y est opposé parcequ'elle ne nous donnait pas assez. Qu’- avons-vous à la place ? “Pas un seul de nos droits, pas un seul ! Sa Grandeur, après avoir ex- pliqué pourquoi il y a cinquan- te et une écoles de fermées, dit qu’elles seront bientôt réou- vertes. Jusqu'à présent, ajoutc- t-il, je n'ai pas fait beaucoup d'efforts, parceque j'entendais le règlement de la question. “Maintenant, il me reste à prendre le contrôle de nos éco- les, je ne sais pas un homme de parti, je suis évêque avant tont et m'occupe peu des inté- rêts des partis. J'ai pris comme d vise: ‘Depositum custodi” et je ne l'oublierai jamais, dus- sé- combattre toujours. “S1 je faiblissais, les ombres de Mgr Provencher et de Mgr Tache auraient le droit de se dresser devant moi et de me dire : “Evêque tu as manqué à ton mandat, tu as forfait à l’hon n uret au devoir.” “Mais avec l’aide de Dieu je resterai ferme à mon poste et la tempête, si terrible s: it-elle, ne me fera pas peur. “Ne vous séparez pas, mes frères, de votres.clergé. Mon trez par votre conduite, par vos actes, que vous êtes avec moi. Permettez moi d’es- ptrer que ce n’est pas en vain qu: vous m'avez si souvent as- sure de votre obéissance filiale et qu'aujourd'hui, vous saurez tenir vos promesses. “La vie est trop courte pour que xous puissions ainsi ou- blier nos devoirs les plus sa- crés. Mettons-nous en présence de l'éternité et agissons main tenant comme nous voudiions avoir agi le jour où la mort ap- paraitra devant nous.’ Stientiio Amerisaz Agency for > CAVEATS:, TRADE MARKS, DESICN PATENTS, COPYRICHTS, etc. For information and free Handbook write to MUNN & 861 BROADWAY, NEW YORK. Ydest bureau for securing patents in America. £very pans taken out by us is À T'es the public by a notice given free Sienfitis American cireulation of anv scientific paper fn the | . d. S oo illustrated. No "2 enê man should be hout it, Week! a year; $1.50 six months. UN PUBLISHERS, 3 Adûress, ” CO 61 Brondway, New York City. ” ŒUFS EN HIVER Je vois dans le “Mirror and Farmer” un excellent conseil à ceux qui veulent sûrement avoir des œufs durant l'hiver: llarrive souvent que l’éle- veur de volailles se fasse illu- sion et croit que le meilieur méthode de faire pondre ses poules est de tenir constam- ment du grain devant elles ; il pense que plus elles mangeront plus elle ponderont ; c’est une erreur, il arrive tout simple- nent le contraire; les poules à ce régime, tomberont générale- ment malades par excès de nourriture; ciles deviendront alourdies, inactives, etc. 11 vaut mieux donner moins de nourriture et forcer les poules à en trouver une partie elles- mêmes. 1l n'y a pas de moyen plus efficace de les faire pon- dre que de faire une ample pro- vision de feuilles sèches, d'en répandre une bonne couche dans le poulailler et d'y jeter tou: les jours quelques poig- nées de grain. (est plaisir de voir les poules travailler pour trouver :e grain, et un grain qu'elles découvrent ainsi leur donne plus de satisfaction que dix qu'elies prennent dans leur auget; sans compter que l’ex- ercise qu'elles se donnent à chercher ce grain leur est tout à fait salutaire. D'ailleurs, rien n’est plus vrai que ce dicton: “Poule gratteuse, poule poi- deuse.” À CHURN THAT CHURNS IN-ONE MINUTE. l'have been in the dairy bu- siness all my life and have many times churned for an hour belore Lutter would ap- pear, so when I heard of a churn that would churn ina minute, 1 concluded to try it Every day for a week 1 used it, aud not only could 1 churn in a minute, bat I got more and better butier than with the common churn. This is very important information to but- ter makers. Th: churn works easily and will churn an ordi- nary churning in less than six: iy seconds. 1 “have sold two dozen of these churns in the past month. 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