E Dr net LE GRAND VAINOU (Suite de la ire Page] un froissement de branches à peine perceptible, et une forme noire rampant à travers les guerriers endormis dans la clai- rière s’avança vers lui. —Osah ! dit le chef à demi- voix en se penchant vers cette singulière apparition. L'IMPARTIAL, JEUDI LE 8 DECEMBRE, 1808. tête. Il ouvrit deja la bouche pour persuader au jeune aven turier qu'une semblable expédi- tion serait une folie et qu'il va- lait mieux, en cette circonstance, employer la ruse que la force, lorsque tout à coup un cri gut- tural, terrible, déchira le silence de la vieille forêt . En un instant, tous les Abé- naquis farent sur pied, le fusil à la main ; les volontaires cana- 4 | es et il ne pouvait soupçonner que | le chef de cette troupe, emporté par son ardeur irréfléchie, s’6- tait obstiné à poursuivre un combat inutile. Tandis que, silencienses et ra- pides les pirogues s’éloignaient | du rivage, Jean d'Arramonde, sans s'inquiéter de savoir s’il é- tait suivi ou non, se précipitait, uu pistolet d’une main, son épée de l’autre, sur les Delawares Melle Bertha Ledoux DEPUIS NOMBRE D'ANNFES TORTUREE PAR LE BEAU- . D'TPEPSPENALEX MAL ET PLUSIEURS AUTRES MALADIES. : Les Pilules Rouges du Dr. Coderre ont mis fin a toutes ses Souf- frances. Aujourd’hui, guerie et heureuse, elle publie la ga is À af A 0h tn om grande efficacite des Pilules Rouges du Dr. Coderre. de franchir le ee cercle de broussailles dont la clairière etait entourée. 11 déchargea son pistolet et tua un Indien ; mais, au mo- ment où 1l portait un coup fu- diens les imitèrent, et tous de-)qui venaient meurèrent le cou tendu, le doigt sur la détente de leur arme, le cœur serré par l’angoisse d'un danger inconvu. Soudain un coup de feu re- Au même instant, l’homme qui rampait sauta sur ses pieds et s’approcha rapidement de l’Aigle-Noir. Ce dernier reconnut alors Chérokéah, un des guerriers douleurs dans la tête, la poitrine, les côtés et le dos, se déplaçant souvent d'un membre à un autre, mauvaise bouche, vertige, constipa- ment et irrégularité des intestins, couleur jaunâtre des yeux et de la L'anémie — ou en d’autres mots la pauvreté du sang — est une des maladies les plus communes de nos jours. Elle affecte sans exception, les femmes de tous les âges, mais plus particulièrement les jeunes qu'il avait envoyés en recon- naissance quelques heures au- paravant. Etendant son bras dans la di- rection de l'ouest : tentit dans le bois ; quatre au- tres détonations suivirent aussi- tôt. C'étaient les sentinelles in- dienn»s qui venaient de tirer. rieux au Serpent-Rouge, son é- pée se brisa sur la hache du chef delaware. Déjà un Indien levait son couteau pour le frap- per, lorsque le Serpent-Rouge files entre 13 et 20 ans.—Etes-vous anémique ?— Etes-vous pâle et votre teint jaune? Vos yeux sont-ils cernés ? Vos lèvres et gencives sont-elles pâles au lieu d’être roses ? Votre appétit variable et faible ? peau, mains et pieds froids, palpita- tion du. cœur, appétit variable, tantôt nul, tantôt dévorant, mi- graine, bourdonnement dans les oreilles, accès de chaleurs, sensa- tions chaudes qui montent à la tête, —Les Delawares ! dit le|Quelques secondes après, les |arrêtant le bras de son guerrier:| Etes-vous fatiguée et essoufflée perte de sommeil, toutes ] é à où » |cin guerriers Deaux-roures C : din 5 tient après le moindre exercice ? Souf- maladies du retour de l'âge, les guerrier indien d'une voix .. 3 ve prisonnier M 4PPATUENL, | frez-Vous d'étourdissements et de pieds, les mains, les jointures et le basse. Une rapide expression d'in- quiétude passa sur le front grave de l’Aigle-Noir. —Mon fils les a vus ? deman- da-t-il. —Chérokéah a pénétré dans l'enceinte de leurs wigwams, répiiqua le Peau-Rouge en re- levant la tête avec orgueil. —Sont-ils nombreux ? L'indien désigna d’un geste circulaire des dormeurs éten- dus autour de luiet, levant la main en l'air, montra trois doigts à Ouianipeg. Cela signifiait que les Dela- wares étaient trois fois plus nombreux que les Abénaquis et les Canadiens. Puis, baissant les yeux d’un air aflligé, le guerrier peau- rouge mit une main sur sa Foi- trine : —Mon père ne reyerra plus son fils Mounghaâla, dit-il d'une voix sourde ; un couteau franchissaient et ‘bondissant les buissons qui entouraient la pe- tite clairière et tombaient au mi- lieu de leurs compagnons en criant : wares ! 1l y eut un moment de con- \fusion. —Aux pirogues ! cria le chef abénaqui. —E2 avant ! dit Jean d'Arra- monde qui, brandissant son é- pée, voulut entrainer ses Cana- diens au-devant des ennemis ca- chés dans le bois. En avant ! en avant ! répéta-til en voyant ses horames hésiter entire le combat qu’il ordonnait et Ja retraite con- seillée par l'Aigle-oir. Vous laisserez-vous effrayer par ces mendiants déguenillés ? En a- vant !et le feu sur les Dela- wares ! An même instant, de vives lueurs éclairèrent les voûtes sombres de la forêt. Des feux Au sein de cette lumière ar- —Les Delawares ! les Dele-! qu'il eut traversé la clairière dé- dit-il avec hauteur ; qu'on lui lie les mains. Puis, brandissant sa hache, il reprit sa Course, espérant at- teindre l’Aigle- Noir ; mais lors- serte et franchi les buissons il aperçut ‘es eaux du lac et com- prit que son plus mortel enne- mi venait de lui échapper. Le Serpent-Rouge poussa une exclamaiion de rage. L'obscurité profonde l'empêé- chait de suivre du re- gard la direction que les pirogues avaient prise. 1l entendait seulement un fai- ble clapotement produit par le jeu régulier des pagaies. Arrachant une carabine des maius d’un de ses guerriers, le delaware fit feu da côté d'on venait ce bruit de rames. Quel- ques Delawares l'imitèrent et tirèrent au hasard ; mais cette fois aucune détonation ne vint leur indiquer la position de Ja maux de tête? Votre cœur bat-il violemment si vous marchez un peu viteP Etes-vous abattue, mélan- colique et faible? S'ilenest ainsi, vous êtes anémique, vous êtes sur la route de la comsomption, et par conséquent de la mort. Les Pilules Rouges du Dr. Coderre guérissent l’anémie en faisant du sang riche, rouge et pur. Aux figures pâles et jaunes, elles donnent le rayon de la santé, donnent de la vigueur à tout le système, et font de la vie une bénédiction au lieu d’un fardeau. Melle Ledoux dit : “ Depuis plusieurs années j'ai beau- “coup souffert de grande faiblesse et du beau mal. ‘! Je n'avais pas d’appétit, je souffrais aussi de maladie “ de foie, toujours mal à la tête, faiblesse dans les ‘# jambes, pas d’appétit et douleurs dans tous les mem- “bres. Je souffrais aussi de faiblesse et pauvreté de “ sang. Une amie m'ayant dit que le seul remède qui “ pouvait me guérir était les Pilules Rouges’ du Dr “ Coderre, je commençai à en prendre. Jamais je re “ pourrai faire assez de louanges de ce remède, car “ïl m'a débarrassée de toutes “ Maintenant que je suis guérie, je me fais un devoir “de le recommander à toutes les femmes ct jeunes Melle Bertha Ledoux, 150 Ste. # hlles malades.” Elizabeth, Montréal, Nous ne publions jamais de témoignages sans le consentement de l: femme guérie, nous ne les achetons pas non plus. S'il arrivait que vous désiriez consulter ces femmes et que vous ne puissiez les trouver pour cause de déméragement ou autres raisons, écrivez-nous et nous ferons tout notre possible pour vous mettre en communication avec elles. Les Pilules Rouges du Dr. Coderre guérissent infail- abondantes, la leucorrhée, mal de cœur ct M£&L'E£E BERYTHA LEDOUXx. faibie jeune fille, font la demande. mes snaladies, lettres : Dai, lit sn corps enflés, les maladies du foie, des ovaires, chute de la matrice, prostrations nerveuses, les Rouges du peuvent être prises sans danger par les femmes enceintes; elles leür donneront des forces et aide- ront à la constitution de l'enfant ; elles ne contiennent xi morphine, ni opium, ni rien de dangereux, elles peuvent être prises par la plus Les Pilu- Dr. Coderre (Soubliez pas que nous avons à votre disposition un médecin spécialiste d’une grande expérience dans le traitement des maladies des: femmes. 1 une description complète de votre maladie, il vous répondra absolument pour rien. A écrivez-nous pour un blanc de questions pour traite- mert, nous les envoyons à toutes les femmes qui en Notre médecin examinera votre ma- ladie et vous donnera un grand nombre de conseils, qui, si vous les suivez bien, aideront beaucoup à vous guérir. C'est une chance’ unique que nous vous donnons de consulter notre médecin spécialiste. Ecrivez-lui Si vous le préférez, Adressez vos Departement Medical, Boite 2306, Montreal. 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Se F NE $ e la vie à toutes les femmes qui le prennent consciencieu-| douane à payer. Donnez votre adresse complète afin 1 Un éclair rapide passa dans tesques et les faisceaux de iianes | cations de son ennemi. sement. Elles guérissent le beau mal, les irrégularités, | d'éviter tout retard. Adressez : ni. les yeux de l'Aigle- Noir, son |Aui pendaient aux branches. Le cLef delaware et ses gaer- la suppression des règles, les tègles douloureuses et | jé visage cuivré devint blême. —Ils ont tné Mounghaälia ! murmura-t-il avec une effra- yante expression de colère. Le guerrier inclina tristement la tête, puis reprit : —L'Aigle-Noir ne reverra pas nos plus son père aux che- veur blanc. J'ai aperçn le Ser- pent-Rouge qui entrait avec Jui au milieu des wigwams de la tribu delaware. Iiest leur prisonuier. Ouinnipeg croisa ses bras sur sa poitrine. Baissant sa tête énergique, il réfléchit quelques instants et compta du regard les guerriers endormis autour de lui. Sa première pensée avait été de marcher immédiatement sur le camp delaware, de le sur- prendre, de venger la mort de Mounghaâla et d’arracher le père André au Serpent-Rouge. Mais le chef abénaqui é- tait trop prudent pour ne pas reconnaitre que ce projot é. tait impraticable. Le Serpent-Rouge, averti de la présence des Abénaquis dans la forêt du Saint-Sacrement, de- vait être sur ses gardes. On ne pouvait espérer le surprendre. L'ailleurs la fatigue des guer- riers sauvages et canadiens ct leur petit nombre comparé à ce- lai de l’ennemi ne permettraient pas, évidemment, de combattre avec quelque chance de succès. Sombre et préoccupé, l’Aigle- Noir s'approcha lentement de Jean d’Arramonde, le réveilla en lui touchant l'épaule et lui apprit la fâcheuse nouvelle qu’il venait de recevoir. —Eh bien ! s'écria le Béar- nais se levant vivement, il faut aller delivrer sur l'heure le père André et donner une leçon à ces mécréants. lis sont nombreux, lac à un signal de l’Aigle-Noir. lit les guerriers indiens avec |Cinq de nos guerriers, c’est vrai; | poussés par les feinmes et der aly reliable fand satis- | dites-vous ; tant mieux! nous (des de. 2e disé d’effroyables clameurs, leur re- mais nos fusils ne sont pas res-|cris de vengeance proférés nd PRÉ M for Rhew Matism, en tuerons davantage. car il croyait que toute la trou prochant d'avoir laissé assassi- | tés muets, et mes pères savent |los guerriurs. À pa Gont and Le chef sauvage secoua la/s'était raiiliée dans les barques |ner sans les défendre et sans les | que nos jeanes hommes ont le! Oukivasi 2. parut e | gists. Se. © rice 250. ail drug- | dente, les sauvages ennemis fier leurs adversaires. Effrayés par ces clameurs, de grands oi- seaux de nuit s’élevaient de tous côtes, tourbillonnaient au-dessus des torches enflammées et ajou- taient par leurs lourds batte- ments d’ailes et par leurs cris à l’'étrangeté de cette scène noc- turne. —Feu ! répéta d’Arramonde. Et avant que l’Aïgle-Noir, qui avait couru aux pirogues avec ses guerriers, eût pu s’interpo- ser pour empêcher cette folle imprudence, quelqnes coups de feu avaient été tirés par les vo: lontaires canadiens sur les ombres poires qui couraient à travers les arbres de forêt. Cette décharge apprit aux De- lawares la position exacte de leurs ennemis. Cessant aussitôt leurs mouve- ments désordonnés, ils serrèrent leurs rangs et firent feu à leur tour. Deux (Canadiens tombèrent blessés : une balle perça le cha- peau de Jean d’'Arramonde. —Aux pirogues ! cria de nou- veau l’Aigle-Noir. Les Can-diens battirent aus- sitôt en retraite, se rapprochè- ent de la rive, et, tandis que les balles sifflaient autour d'eux et déchiquetaient l'écorce des arbres, ils s’enfoncèrent dans les buissons qui cachaient les bords du lac et montèrent rapidement dans les pirogues. Les guerriers abénaquis les y avaient précédés et tenaient dé- jà les pagaies dans leurs mains robustes, prêts à lancer leurs lé- gères embarcations au milieu du riers étaient fous de rage en vo- bondissaient comme des diabies noirs, tirant au hasard, brandis-| sant leurs haches et poussant de | J'Arramonde n'était pas venu se sinistres hurlements pour terri-|jeter étourdiment entre leurs yant le peu de succès de leur expédition, dont l'échec aurait été complet, si l'imprudent mains. Le Serpent-Rouge avait pour- tant bien pris ses mesures pour surprendre son ennemi. Malgré l'adr-sse avec laquelle il croyait avoir rempli sa mission, l’Abénaqui Chérokéah avsit été aperçu par un guerrier dela- ware au moment où, caché dans les graades herbes, il épiait le camp ennemi. Aussitôt l'éveil avait eté dou- né sec:étement et, lorsque le guerrier abénaqui avait quitté sa cachette pour revenir au camp de l’Aigle-Noir, trente De- lawares, choisis parmi les plus vigoureux et les plus adroits, s'étaient engagés sur sa piste, conduits par le Serpent-Rouge. Mais la précaution prise par Ouinnipeg d'établir son camp sur les rives du lac avait fait é-. chouer cette entreprise auda- cieuse, et l’Aigle-Noir avait pu échapper heureusement à l'ennemi qui comptait le sur- prendre. V Les WIiGwAMS DELAWARES En faisant feu sur les Dela- wares dispersés dans Je bois, les adroïts canadieus avaient tué quelques-uns de ces sau- vages. Aussi, lorsque, vers 1: matin, la troupe dirigée par le Serpent- Rouge revint au campement de la tribu delaware, une explo- sion de cris de douleur et d'im- précations accueillit son re- tour. Une horde de femmes assail- RE TPM venger, leurs pères, lears frères coup d'œil juste. Le sang des! vant les groupes menaçants et l et leurs époux. 11 y avait entre les deux tri- bus des Delawares et des Abc. naquis une haine mortelle. L'an nee précédente, les Delawarcs avaient été défaits dans tous les combats, et leurs ennemis leur avaient jait éprouver des pertes sanglantes. [ Abénaquis a [la forêt et le Grand Esprit a [fait tomber entre mes mains | Paisèrent. | 1 Rouge, relevèrent la tête, plus âgé prenant la parole : L'insuccès de cette nouvelle reucontre et la mort de quatre) ou cinq guerriers &Valent pous: sé au plus haut point l’exaspé- ration des sauvages. Après avoir laucé contre ceux qui revenaient leurs sarcasines et leurs cris de fureur, les fem- mes entourèrent la huite du conseil où étaient réunis les sachems, ou vieillards de la tri- bu, et recommencèrent leurs vo ciférations. Le Serpent-Rouge, le front hant, l'œil enflammé de honte et de colère, fendit cette foule farieuse qu'il dominait de toute la tête et penétra dans la hotte du couseil, où il trouva réunis les ciny vieillards de la tribu qui, accroupis graves et immo biles sur la natte étendue à terre, fumaient autour du feu dans de longs calumets peints en rouge. Le chef delaware, debout de- vant les vieillards, raconta les détails de sa malheureuse expé- dition ave: simplicité, mais sans rien perdre de sa fierté et de sou audace. , —J'espère, dit-il en termi- nant, que mes pères les sachems n'écouteront pas les cris de ces femmes bavardes et n’attriste- ront pas mon cœur par des pa- roles sévères que je n’ai pas mé- ritées, Les Abénaquis ont tué | un prisonn‘er à chair blanche. rongi les herbes de | fit signe qu'il voulait parler. Au même instant, les cris s'a- —Le Serpent-Rouge est un A ces mots, les sachems, qui grand chef, dit le sachem d’une jusqu'aiors avaient écouté d'un À air soucieux le récit du Serpent-{semblables aux — Où est ce prisouuier ? de- mandat il Pourquoi mon fils n’a-t-1} pas comm-ncé par nous! apprendre cette noure le, au lieu de nous dire des paroles si! des o-| ramené, tristes à eateadre pour reilles delawares ? Un rapide sourire effleura les lèvr> minces wares. voix forte. Vos langues sont feuilles da et le tremble qui remnent sans cesse’ et sans raison. Les vieiliards du conseil vous ordonnent de met— tre fin à vos clameurs et d'invo- quer ie Grand-Esprit afin qu'il décide ce quai sera fait du pri- souuier que le Serpent Rouge a Ces dernières paroles eurent tout l'eff:t que le vieillard eu da rasé Dola- attendait. De nouveaux cris 8’6— |levèrent, mais, cette fois, au { . à sn }n A4, Die É 11 mit la maiu sur sa poitrine: lieu d’être dirisée contre le . 1 . Qt . et répondit avec une f-inte mo- | Serpent Rouge et ses guerriers, destie : la colère da cette race mobile, —Le S:rpent Roïge devait | IMpressionable, se tonrna contre faire à ses pères le récit sincère ll® malheureux prisonnier. de son expédition. 1l regrette de n'avoir tué que quelques A- bénaquis, car il espérait que ses jeuncs hommes pourraient sus- pendre à leur ceinture de nom- breuses chevelnres. Son âme est affligée, car ce x’est pas un chef français, mais l'Aigle-Noir lui- même, qu'il aurait voulu ra- mener au camp des Delawares. —Ton prisonnier est un chef de la nation des visages-pâles ? demanda le sachem qui avait dejà parié et qui se nommaïit Oukivari. —Son costume ef l'ind'quent. Les cinq vierilards se consui-} P'IfOnnier ! qu'on : : : 6 1 tèrent un instant à voix basse Qu'on l'attache Les clameurs de ja foule €-|torture ! talent toujours menacantes au- tour de la hutte da conseil ; on 2 | entendait de longs hurlements ses armes) | Î | | … Où est il ? s'écrièrent vingt voix discordantes. Qu'on le livre a nos femmes ! Qu'on distribue ss 08 à nos enfants pou” qu'ils en fassent des jouets ! Que son sang venge Île sang delaware! Voyant qu'il avait obtenu le résultat qu'il désirait le vieil lard se retourna et fit signe au Serpent Rouge de venir auprès de lui sur le seail de la hutte. Aussitôt la tribn delaware accueillit pa des cris triom-— phants ce chef dont elle parals- sait sOUpconner tout à l'heure l'adresse et le courage, — le prisonnier ! cria t elle, le l'amène et aU poteau de (à continuer) Milbarn’s Rheumatie Pills