lÛ parties les plus reculées du pays et de la République voisine. On achète les plus pesants — 1400 à 1700 livres la plupart — pour le halage des billots; et les plus légers, rapides à la course, font les délices des amateurs de sport américains et canadiens. A ceux qui ont besoin d'un cheval jeune, rapide, vigoureux et sain, je leur conseille d'aller voir M. Narcisse Gallant, d'Egmont Bay, qui a dans son écurie l'une des meilleures bêtes de l'endroit. Le mot “convention” dont on a appris la vraiesignifiw cation dans la grande réunion acadienne de Miscouche, fait battre d'orgueil et d'espoir le coeur de tout Acadien insulaire. Dans toutes les localités françaises où je suis passé, on en parle avec amour et vénération. L'on s'est réchauffé aux rayons de patriotisme qui ont brillé avec tant d'éclat sur les délibérations du concile acadien, et, à l'ombre du drapeau emblématique que l'on a arboré, on marche avec plus de confiance vers l'avenir; l'on se rappelle avec émotion les mâles accents entraî— nants et encourageants des orateurs éminents qui ont électrisé la vaste assemblée, et qui ont été toute une révélation pour la plupart des assistants. Une paroisse seule s'est abstenus de prendre part â la fête générale et est restée chez elle pour chômer le jour de la patrie. Ce n'est point la mauvaise volonté, mais un malentendu regrettable qui fut la cause de cette abstention. L'hon. S. F. Perry, qui m'en parlait, déplore plus que tout autre ce qui est arrivé. Tignish est aussi français que la plus française des paroisses acadiennes. "Il est français jusque dans les yeux, me disait avec orgueil M. Mélême Gaudet, noble vieillard de 80 ans; et â la prochaine convention, eûtnelle lieu dans le fond de la Nouvelle—Ecosse, Tignish sera là.“ Je regrette de n'avoir pu me rendre jusqu'à Rustico, qui est la perle de l'île, comme l'île est la perle de l‘océan. Rustico est la paroisse française la plus riche de l'île et peut»être des trois provinces. Cette année même, qui a été si pauvre ailleurs, on a eu là une belle récolte. Je crains d'avoir calomnie Summerside au commence» ment de cet article. En repassant, elle m'a paru presque propre et jolie: il est vrai qu'elle prenait depuis quelques jours un bain de soleil réparateur. Il est certain qu'on ne pouvait, comme à Ottawa ces jours derniers, y faire flotter un petit navire sur la boue de sa principale rue.