. core deux bons amis NOUVELLE SERIE Pmnnmnnnn, men emmener gg ——————— L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E. MARDI 6 DECEMBRE 1910 —— C222220202S09 999505050099 Nouvelles Locales, Generales. CSS2522202909 255252555559 ÆROÛS avons eu une très agréable | Provinciales et Nous avons la douleur d’asnon- visite de M. Jérome Gaudet de ce | cer à nos 'ecteurs la mort de Mme village, samedi. Une explosion de gaz s'est pro- duite dans une mine à Durant. Okla., et quatorze mineurs ont été tués. Quatre cadavres ont pu jus- qu’à présent être retirés de la mine. M. Laurent Poirier de Harper Road nous a fait une agréable visi- te lundi. fidèles abonnés. Le steamer ‘‘Alva'’, construit pour le service de ia Quarantaine au Canada, est parti de Falmouth, An- gletcrre. Il est attendu à Halifax dans trois semaines. M. et Mme. Narcisse Perry de l'étang des Cious nous ont fait une très agréable visite vendredi. de l'IMPAR TLAL qui se montrent fidèles à eur journal acadien. Au cours d’nn incendie qui a dé- truit, en partie, les entrepôts de 1: t- Albert Lurie Coy’’. de Chiçago, 20 pompiers, étoufiés par la tumée, ont dû être emportés sans connais- sance, Les pertes matérielles sont de $50,000. M. Benoit Poirier, professeur de musique à Montréal, fils de M. L. S. Poirier ..e ce village a exécuté un beau programme musical à l’église de St. Vincent de Paul, Montréal, dimavche dernier huit jours. C'est avec plaisir que nos an- noncons à nos lecteurs la bonne nouvelle que l’hon. J. W. Richards, notre député au fédéral, vient d'ê re nommé sur plusieurs comités imoportant:, ce qui démontre que M. Richards s'occupe de ses de- , voirs parlementaires d'une manière { L+ toute particulière. M. Poirier est un de nos En! V. À. Landry, survenue le 29 no- vembie à Moncton. se mettait en routele même soir, avec le cercueil pour Cornwallis, N. E, oùla défunte a été inhu- mée. Nous prions M. V. A. Landry, ex-propriétaire de l’Æ- vangéline, d'agréer nos plus sincères sympathies. | Une tempête assez violente a vi- sité les provinces maritimes la sa maine dernière. De tous les côtés | nous arrivent des séries d'accidents | causés par le vent. A Moncton le service électrique a été interrompu. A Adamsville, pas loin de Monc- ton, il est tombé de 3 à 4 pieds de neige. Le vapeur Eapress qui fait le trajet de Point du-Chène à Sum- metside, I. P.E , n'a pas traversé samedi, mais dimanche seulement, samedi et dimanche nous avons eu Le fortes gelées. Au cours d'une audience qu'il a accordée à l'archevêque Bourne, de Westminster, le pape a manifesté beaucoup d'intérêt aux prochaines élections anglaises. Il s’est infor- mé du résultat probable, surtout jan point de vue de la dispute quant | à la chambre des lords, la question du home rule et des effets probable | de cette dernière sur le catholicis- | me dans le Royaume Uni. | La rumeur mise en circulation par le ‘‘Free Press’ d'Ottawa, à l'effet que M. Bourassa était allé jen Evrope pour paraître devant le | pape et plaider la cause des Cana- diens français du diocèse d'Ottawa contre la nomination de Mgr Hugh Gauthier est dénuée de fondement. | Personne de Hull ou du comté d'Ottawa, autant qu’on le sait à Hull, n’a autorisé le chef des ÎVa- |tionalistes à agir en leur nom. Les o 6 O O O o allaient faire une visite à Welling : ton. 7 à : == > ==; MA [exposition d'hiver s'est ouverte ‘hier à Amherst, N E Elie doit durer jusqu'au huit du mois. Plu- | sieurs personnes de notre province | y sont allées. | CREER 2 RE ER Necrologie Est décéd4, à Tignish, le 29 no M. Landry ivembre, après une maladie d: quel- ! ques jours seul ment, Antoine Go Un excellent tabac “AMERICAN NAVY" fabri 108 “Americats TS LS llleurs Tabacs ins. EN VENTE PARTOUT MANUFACTURÉ PAR ROCK CITY TOBACCO CO. QUEBEC fumer ou à chiquer STER MASON OUT MASON CUT. PIUG Tohacco din, à l'âge de 49 ans. Il laisse pour le pleurer une mè- re, ure épouse, trois eufants, un frère et quatre socurs. Ses funérailles ont eu lieu à l’é- glise de Tignish vendredi matin, le, 2 du mois, au milieu d'un grand concouts de parents et d'amis. Les porteurs étaient : MM. Hu- bert Gaudet, Arcade Bernard, Be- noit DesRoche:s, Alvert Brennan, Patrick Harper et Jean H. Ber- vard. Il appartenait à la Ligne du Sa- cré Coeur et du Rosaire Perpétuel. Il était aussi membre de la société des Artisans Canadiens Français. Que son âme repose en paix. Mme. Go‘tin désir remercier tous | ceux quilui ont été si sympathi-| ques pendant la maladie et à la mort | de son regretté époux. | DRESSED very highest prices for same. geese or ducks will be takeu unless highest market prices. All Poultry must be fasted 24 hours before killing. POULTRY \Vanted The Harris Abattoir Company of Toronto want to purchase all the Dressed Turkey, Geese and Ducks that they can get and are paying the No Turkeys, their crops are empty. All Poultry | must be dry picked, not scalded and must be clean and nice. Heads and feet off. Undrawn poultry preferred but will take drawu and pay the On Thursday, 24th., inst ; Friday, 25th., Saturday, 26th., I will re- CE ceive poult=y at my reside ace : Juuction Harper and Peter Roads. Resolution de Condoleances 25sth. and 26th. inst. Les membres de ‘a Succursale Boudreauit, No. 20 Société l’As Le st December ; somption, en assemblée régulière, | tenue à leur salle le 20 novembre, | 1910, adoptèrent les résolutions snivantes : Vu qu'il a plu à Dieu d'appeler à lui l'âme de Emilienne Gallant, épouse chérie du frère Benoit Gal- lant et soeur des frères Joseph, A- lexandre et Abel Gallant, et sub |stall fei chickens at good prices. Agent for Harris : will be at Bloomfield Station on FRIDAY and SATURDAY the | At Portage Station on MONDAY the 28th. and TUESDAY 29th ; At Ellerslie Station on WEDNÉESDAY the 3oth and THURSDAY At Wellington Station on Second and Third of December, where and when all poultry will be received by me. obn Hughes Have no onjection to a few Abattoir Co. Toronto belle soeur des frères Jean S. Le- Clerc, Joseph O. Arsenault, Alban Generosite et Recon- Arsenault, Philibert F. Arsenault : et Philibert N. Gallant, il est réso | naissance lu que les membres de la dite Suc- cursale Boudreault, offrent au frère, neige tombait à flocons menus une Benoi è h ; ; cg ni re. du Lbise glacée balayait les quais de nommés, eurs Sympartes es PS paris et s'engouffrait en siffant Par une froide soirée de 1875, la | Canadiens français du comté d'Ot- On annonce que le gouverne- |tawa peuvent avoir des différents ment d'Ottawa a acheté au prix avec le gouvernement, aussi avec de $50,000, la ferme Langelier, au | l'autorité religieuse sur le choix du Cap Rouge, pour en faire une fer- | remplacemeut de feu Monseigneur me expérimentale. | Duhamel, mais n’out autorisé per- | sonne à agir pour eux auprès du S. G. Mgr Fallon, évêque de |St-Siège. London, a déclaré que le rappott annonçant qu'il avait été appelé à! Le vareur allemand “Berlin”, de Rome, au sujet de la question des | Sunderland, allant à Stettin, n’a sincères dans la perte irréparable qu'ils viennent de subir. Résolu de plus que copie de ces 1ésoluJions soit inscrite dans le pro- cès-verbal de la Succursale et en- voyée à nos journaux Acadiens pour publication. C. M. Arsenault Sec.-Arch. dans les rues adjacentes. Quelques rares passants marchaient d’un pas rapide, semblant à peine apercevoir un jeune garçon, qui, blotti à un angle du Pont-Neuf, demandait la charité d'une voix plaintive. Le pauvre enfant ne voyait personne s'arrêter pour lui faire l’aumône, car chacun avait hâte de regagner son logis, et déjà il désespérait de écoles bilingues, lui était inconnu. ‘“Je serais le premier à en avoir connaissance’”, dit il. Accusé de meurtre de Win. Skerry, Ulfor : Cunningham d’Al- berton a été traduit en cours mar-| di dernier, devant le juge W. W. Sullivan. Après la lecture de l'ac- te d'accusation, on a commencé le choix des jurés. On se rappelle que le cadavre d2 Skerry a été trouvé dans le hâvre d’Alberton après huit jours de re cherche. A l'enquête, des soupçons furent portés contre Connigham, le dernier homme vu avec Skerry. Le procès atti.e l'attention de toute la province. La ‘‘Tribune’’, de Chicago, dit que les compaguies de chemins de fer transcoutinentaux doivent pro chainement augmenter de vingt- cinq à trente pour cent les taux de transport des marchandises entre Chicago et New-York, Boston, l’À tlantique et le Pacifique, Une assemblée des électeurs dn Lot 1 a eu lieu, à | Etang des Clous, lundi soir dernier, et de fortes réso lutions furent adoptés demandant de l'aide pour la coustruction d'un brise-lames pour abriter les bateaux de pêche qui sont nombreux sur la côte nord de l'île. Des résolutions furent aussi adoptées demandant aux autorités de bien vouloir prendre en considération Île fait qu’il y a abondance le poissons sur nos côtes entres autres beaucoup de chiens-de-mer, et qu’un entreport pour la manufacture d'engrais chi mique soit construit. es résolu- tions ont été envoyées à Oitawa le lendemain. Le projet d'un établissement pour la manufacture d'engrais chi- mique est très louable et nous espé- rons que notre député au fédéral, l'hon. J. W. Richards, se fera un devoir d'intéresser le gouverne- ment pour l’établissement de ce que les électeurs demandent, | été ni signalé ni aperçu depuis dix- | sept jours, et l’on suppose qu’il a sombré dans ia mer du Nord ; son équipage comptait 17 hommes. fl |transportait du charbon. | | | Nous voyons par le ‘Moniteur | Acadien’’ que la picotese répand | dans le comté de Kent, comme | dans celui de Northumberland, où [il y en aurait plus de 35 cas, la plu- | part à Rogersville. A Saint-Louis de Kent l’église, le convent et l’é- cole sont fermés, afin que l’épidé- mie n’aie pas chance de se propager. Hattie LeBlanc, de Cape Bretou, N.-B, a comparu à Cambridge, Mass., devant les jurés qui doivent décider si els est coupable ou non du meurtre de Clarence EH. Glover, tué d’un coup de fusil dans sa bu anderie de Waltham il y a un au. On u’a pas entendu de témoigua- ge, sauf que les jurés se sont rendus à Waltham, ont visité, la petite buanderie et pris uue vue d’ensem ble de dispositions d: la maison où le mriheureux a été assassiné. At the last regular meeting of Division N 3 A. O. H. Tignish, the following officers were electei for the ensuing year President C. F. Morrisscy Vice-Presd. Joseph Morrisscy Fin. Sec'y. J. Wilfred Gavin Jas. W. Kinch | Treasurer Aibert O'Connor | Rec-Sec y | Sergant at Arms Janes Profit | S.ntinel Jas. Handrahan | Chairmau of Standing Com. Peter P. Cahiil | $15.00 was voted towards the : Campbelton relief fuud and $3 00 ito Church exsension. J. W. GAVIN Fin. Sec'y Tigrish Dec sth 1910 M. Cyril Delaney et M. Ludger Binet tou: deux des îles de la Ma deleine sont arrivés à Charlotte. town vendredi, pour suivre un cours au Union Commercial Colle- ge. Ils étaient accompagnés de M. Camille Délaney et sa fille, qui rien récolter ce soir-ià. Tout à coup, pourtant, un jeune homme SERVICE NAVAL DUCANADA |enveloppé d'un riche manteau, eut | devant lui une exclamation de pi- tié : ‘Pauvre petit !’’ s’écria-t-il, et il fit en même temps le geste de fouiller dans sa poche. Le gar- çonuet tendit la main et, pendant Des Soumissions sous pli cacheté | que le passant charitable s'éloignait adressées au soussigné et marquées | à pas pressés, il vit avec stupéfac- ‘‘Soumissions pour Goélette’’, se-|tion une pièce d'or briller entre ses ront reçues au ministère du Service doigts. Naval, à Ottawa, jusqu'à midi, le| Petit-Pierre—ainsi se nommait mercredi, 21 décembre prochain, | l'enfant —étail très honnête. Aussi. pour la fourniture d’une goélette | pensant que l'inconnu avait commis d'après les spécifications suivantes : une erreur,‘il se hâta de courir a- La goélette fournie d'après ce | près lui. ‘‘Mouseigneur, lui dit-il, vous vous m'avez Avis cyncernant l’achat d'une goé lette par le Département du Ser- vice Naval, pour l'usage du Service Hydrographique contract devra avoir une jauge de 100 tonneaux où à peu près ; ne}vous êtes trompé : devra pas avoir plus de trois ans|donné uue pièce d’or. —Garde-la, mon petit, et puisse- t-elle te porter bonheur ! d'existence, être forte et construite | en chêne dans le genre des goélet - tes dont se servent les pêcheurs sur! —Merci, monsieur, merci, mille les côtes de Terrenenve, être par- | fois ! mais, je vous en prie, dites- faitement navigable sous tous rap | moigvotre nom. ports et exempte de tensions où de] —Mon nom ? et qu'en veut-tu toute autre détérioration. | faire ? Doit avoir un mécanisme qui est! —Pour le graver en parfait ordre afin de rendre sua- |Coeur ; Car quelque chose me dit ve la navigaiion du vaisseau. |que cette plèce d’or va commencer De plus la goélette requise devrait | ma fortune. être doublée en bois de greenheart | -Je le souhaite mou enfant.”’ et devrait être munie d’une machi-| ÆEt comme il continuait de s’é- ne auxiliaire d'un modèle perfec- loigner : ‘Monsieur, monsieur, tionné bien connu. (Ces deux item cria de nouveau te petit mendiant, sont facultatifs.) | dites mol votre nom ou je refuse Les soumissionnaires devront | votre aumône, et je jeite cet or à mentionner le prix de la gnélette la rivière. livrée à leurs frais à Halifax ; en —C'est bien. mon ami, reprit le donner l: tonnage, l'Âze ; en faire , jeune ho'nme, presque ému de cette Toi-même, comment dans mon une description générale, dire où insistar ce. elle a été construite et le nom de t’appeiles-tu ? son propriétaire actuel, le nom et la} Petit-Pierre. force de l'engin, s’il y en a un, où} —Hé bien, Petit-Pierre, accepte, ila été construit et par qui, l’en- | par-dessus te marché, une poignée droit où se trouve actueliement le de main du marquis de Solanges.”? vaisseau, la date approximative de Cela dit,fil s'éloigne rapidement, la livraison à Halifax, si la soumis- | ...... ben curils tam es nb sion est acceptée. | Vingt-cinq ans après l’aventure Les journaux qui publieront cet qne nous venons de raconter, un avis sans l'autorisation du déoar- homme jeune encore, mais dont le tement ne seront pas payés. | malheur avait vieilii les traits, se G. J. Desbarats 'promenait triste et pensif ans un Sous-ministre du Service Naval appartement d'un modeste hôtel Département du Service Naval garni de la capitale. À côté de Ottawa, le 25 novembre 1910 labrés, on voyait appendue à la mue raille une riche épée, et au-dessus uue croix de Saint-Louis. L’hom- me était un noble, auquel un dé- cret récent venait de rouvrir les portes de la France, et ce noble, on le devine, était motre ancienne connaissance, le généreux marquis de Sola nges. Quelle tempête avait donc passé daus la vie de ce seignenr autrefois si henreux, aujourd’hui dans une position qui eût inspiré dela pitié même à ses anciens valets ?..89 a vait éclaté et promené le niveau ré- voluitonvaire dans les plus hautes classes de la sociétée. Le marquis de Solanges, resté fidèle à la cause royaliste avait émigré et, pendant son séjour en Italie, on avait vendu son hôtel et ses biens. Au moment où se passe la scène que nous décrivons, le marquis au- rait peut-être pu revendiquer en justice quelques-unes de ses ancien- ues propriétés ; mais alors il eût fallu soutenir des procès longs et coûteux, que la modicité de ses ressources ne lui permettait pas d'entreprendre. Vainement il s'é- tait adressé à ses amis ; à ceux qu'il avait secomus aux jours de sa prospérité, il n'avait obtenu que refus et de ces pro messes va- gues qui servent à couvrir des ap- pareces e la générosité l’indiffé- rence ou l’ingratitude. Un soir, donc, qu’il réfléchissait tristement sur sa position, il en en- tendit frapper à sa porte, Après avoir ouvert lui-même, car depuis longtemps il avait congédié son dernier domestiqne, il se trouva en face d'un homme dont l'extérieur annonçait l’ooulence. ‘C'est bien à M. le marquis de Solanges, lui dit ce dernier, que j'ai l'honneur de parler ?’’ —Oui, monsieur, rèpondit le marquis. À quoi dois je l'avanta- ge de vous voir ?’? Sans répondre à l'invitation qui lui était faite, l'inconnu jeta les yeux sur les meubles de la cham- bre : puis il les reporta sur son in- terlocuteur avec un atterdrisse: ment respectueux. ‘Je vous ai demandé ce que vous désirez, monsieur, répéta M. de Solanges, comme blessé de l’atten- tion dont il était l’obiet. —Vous ne tarderez pas à le sa- voir, M. le marquis, répondit l’é- tranger ; mais, auparavant, per- mettez-moi de vous adresser une question. Pourquoi M. de Solan- ges habite-t-il une parvre maison meublée plutôt que son riche hôte du faubourg Saint-Germain ? — Vous voulez plaisanter ! Vous ne pouvez ignorer,vous qui savez ! si bien mon nom, certaines particu- | quelques meubles vermoulus et dé jrités de ma vie, Tous mes biens ont été vendus, et en ce moment j'ignore même le nom de leur pos- sesseur. —Vous vous trompez, monsieur le marquis : vous possédez aujour- d’hui comme par le passé le riche patrimoine que vous ont légué vos ancêtres, et voici 400,000 francs qui vous appartiennent encore. — Assez, monsieur !....]J'’ai sup- porté l’exil et la pauvreté, mais je ne souffrira pas l’humiliation, et je saurai châtier....”” Le marquis de Solanges s’arrê- ta. Il y avait dans ies regards de l'étranger une telle expression de loyauté et de respect, qu'il regretta presque les paroles qu'il venait de prononcer. L’'inconnu ne parut nullement surpris de ce mouvement de viva- cité. Il reprit d'une voix émue. ‘Monsieur le marquis de Solan- ges se rappelle-t-il un petit men- diant à qui, un soir, au coin du Pont-Neuf, il a généreusement don- né une pièce d’or ? æ Aucunement, monsieur. Mais que peut avoir de commun ua bou- tade de générosité, une aumône in- siguifiante, avec...... — Pardon, permettez-moi d’insis- ter, car cette circonstance qui vous paraît si futile, c'est toute la vie du malheureux d'antrefois. Il s’ap- pelait Petit-Pierre....La neige tombait....la soirée était sombre et froide. ... —Petit-Pierre....attendez donc ....Oui....Oui, je me souviens... La figure de l'étranger était ra- yonnante. ‘Ce louis d’or, donné si magni- fiquement, dit-il, a été le point de départ de la plus étounante fortune de notre époque. Aujourd'hui, le petit mendiant est un des négoci- ants les plus riches et les plus es- timés de la capitale. — Et bien, monsieur Petit-Pierre, reprit le marquis qui venait de re- connaître son interlocuteur, je vous félicité de cette fortune si rapide, et, j'en suis sûr, loyalement ac- quise ; mais elle; appartient à vous seul, et le marquis de Solanges n’a rien à y prétendre. — Oh ! que si, mousieur le mar- quis. Aussitôt que certaines opé- rations heureusas m'eurent permit de douner un peu d'extension à mon premier petit cummerce, je fondai un vaste établissement, avec cette enseigne significative : Au louis d'or, Petit-Pierre et compa- guie....Æt compagnie, comprenez- vous monsieur le marquis ?.. —Sans doute : vous avez pris un associé. —Mon associé vivait hors de France depuis longtemps ; c'était un émigré. Il avait mis les fonds; j'apportai mon activité et moy in- telligence. Chaque année, sa part des bénéfices a été religieusement conservée. Elle a servi à racheter ses biens ; et aujourd’hui, monÿ sieur le marquis, je viens vous ren- dre mes comptes. Ces 400,000 francs vous appartiennent, et M. de Solanges les acceptera de Petit- Pierre a accerté, il y a vingt cinq ans, une pièce d'or du marquis de Solanges.”’ La noblesse de coeur était à la hauteur de la noblesse de race. Le marquis accepta simplement, après avoir donné à Petit-Pierre une nou- velle et vigoureuse poignée de main. A partir de ce jour, les deux hommes devinrent des amis insé- parables, et, lorsqu'il y avait à l'hôtel nn dîner de cérémonie, M. Petit-Pierre occupait la place d'honneur à la droite de la mar- quise de Solanges. Wanted lengths : 8 feet, 10 feet, 12 feet and 24 feet : Parties having any posts of the sizes above mentioned will do wellto brivg them in our Mill yard, at once, we will pay the highest market value for same. 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