re. 00 2% md Ge L'IMPARTIAL FONDE EN 1898 Le seul Journal français de l'ile du Prinee Edouard. tt me HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : Un an ….... LERNPAELELILELLT DER Six mois .... tonne mme 0 Trois mois … .…... .... RU Les abonnements sont paya- les d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère insertion, 2 cents la ligne les in- sertions subséquentes. To:tes communications doi- vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I. P. E. L'IMPARTIAL Tiaxism 21 Juin 1800 Notre Position Sociale CE QUI NOUS NUIT LE PLUS DANS NOS PROGRES Il n'est pas rare d'entendre dire que les Acadiens sont une classe de gens inférieurs aux antres nationalités ; qu'iis sont des gens qui n’ont pas de détermination ; enfin qu’on peut les mener à volon- té pour ane considération quelcon- que, même avec des promesses. Nous avouons qu'il y a quelque chose là dedans. Des individus du calibre de Pineau démontrent jus- qu’à un certain point que mous a- vons parmi nowe des gens de rien, qu’on peut mener comme autant de moutons, mais les autres nationali- tés n’ont aucume raison de 3e croire immaculées sous ce rapport. Le poids de démoralisation pèse mauwussi lourdement sur eux que sur nous. Les Acadiens, malgré tous les obstacies qu'on se plait, trop s#ou- vent, à semer sur leur chemiu, font, en toute occasion, preuve d'autant de caractère, d'autant de grandeur d'âme, d'autant d’inteili- gence, que qui que ce soit parti les autres nationalités. Un aoup d'œil à travers le rap- port annuel des écoles publiques pour l'amnée dernière prouve notre avancé. Nous avons, selon le rap- port de M. Arsenault, cinquante écoles françaises fréquentées par I°'IMPARTIAL, JEUDI LE 21 JIUN, 1900. Wonderful Time for Close Buyers En Chine Les grandes nations vivent dans les alarmes par le temps qui court, et ce sont les Chinois qui en sont la cause. Les fils du Céleste Empire, en voyant les étrangers s'installer chez eux avec un sans gêne qu'ils trouvent de mauvais goût, ont fiai par se fâcher pour tout de bon. Quatre ou cinq millions d’entre eux ont formé une association sous le nom de Boxers, dans le but de chasser les intrus qui se permettent de les troubler avec des idées de pfogrès. Les susdits Bexers, depuis quelque temps, assassinent tous les étrangers qui leur tombent sous la main et détruisent les chemiss de fer, l'œuvre de la civilisation ewuro- péennne. Naturellement, les grandes na- tions n'auraient qu'à s’y mettre pour rétablir l'ordre. Une armée de trente mille hommes, aveo de bons gros canons, aurait bientôt fait de ramener à la raison tous les Boxers du monde. Mais voilà. Les grandes nations se jalousent et se redoutent. Si l’une d'elles s’avise de prendre les devants, ne se taillera-t-elle pas, par la même occasion, une bonne tranohe dans l'empire chinois ? Voilà le grand danger de la crise actuelle en Chine, oar ce serait peut-être le signal d’une guerre générale. Mais une pareille guerre serait si terrible, que les grandes nations auront probablement le bon esprit de s'entendre. C'est égal, les Boxers pourront toujours se vanter d’avoir été bien près de mettre le feu aux quatre coins du monde. Au Transvaal —— Nous avions raison de dire, la semaiue dermière, que l’ocoupation de Prétoria ne mettait pas fin à la guerre. La fait est que l’on se bat plus que jamais en Afrique. C'est ainsi que, le 7, les Boers ont complètement anéanti tout un bataillon anglais : six soldats seu- lement ont échappé, tous les autres ont été tués, blessés ou faits pri- sonniers. Après cette entrée en matière, les Boers coupèrent les lignes de communications de Lord Roberts. Ce que voyant, ce dernier envo- ya Lord Kitchener, avec toutes les troupes disponibles, se joindre au général Methuen, qui est à la tête d’une forte colonme ; ces deux gé- néraux réunis livrèrent bataille au général DeWet et le vainquirent. Par suite de oette victoire, les li- gnes de communications ont été pratiquement rétablies. De son côté, Lord Roberts a at- 2,226 élèves, avec une moyenme de yeux | 44. Maintenant, jetons les sur les rapports des inapocteurs | anglais. Prenons le rapport de l'ins- | pecteur McCormac par exemple. Qu'y trouvons-nous ? Nous eons- tatons que M. McCormac a dans son inspectorat 131 écoles avec 4001 élèves et une moyenme de 18. Assurément cette statistique ne va pas à dire que les français man-; que d'intelligence ou qu'ils sont inférieurs aux autres? Non, les Acadiens ne sont en aucune ma- uière inférieurs aux autre nationa- | lités; ils leur sont, tout au contraire, | beaucoup supérieurs, quand on | comsidère les obstacles que nous avons à surmonter. Ce qui contri- bue le plus fortement à noms naire dans nos progrès comme peuple, que nous avons parmi les nôtres des gens sans cœur--comme Pineau—qui sont toujours prêts à se joindre à des gens qui mangeat | leur pain quotidien à la sweur del notre front, et qui travaillent cons- | tamment à nous tenir dans un état de servitude. | FORSALE | | } c'est -£— | An imported Jaanting sai One ofthe rare kind. À oart which cost $50.00 will now be! sold at a sacrifice. Out of the] shop, as pretty as the day it was made. Applyz to F. J. BUOTE. taqué le général Botha à quinze milles an sud-est de Prétoria, vu que la présence des forces boers si près de la ville présentait de mul- tiples inconvénients. Les Boers oc- cupaient une forte position, pres- que inaccessible de front. Les An- glais attaquèrent le flanc de l’enne- mi, mais celui-ci avait placé la plus grande partie de ses forces pour faire face à ce danger. La bataille a duré longtemps, mais la nuit ve- nue Lord Roberts n'avait remporté que quelques avantages ; il n'avait pu vaincre le général Botha. Toute- fois, le général anglais a pleine confiance qu'il l’emportera. C'est une grosse partie qui se joue là. Les Boers ont évacué Laings Nek et Majuba Hill, devant la me- nace de l’armée du général Buller ; | Celui-ci a mis pied sur le territoire du Transvaai, et va sans doute en- trer bientôt en scène pour agir de concert avec Lord Roberts. Pour terminer, disons que, d’a- près une récente communication, sur mille trente-cinq soldats, qui composaient le premier contingent canadien, 1} reste à peine 370 vali- des. Il en coûte d'aller à la guerre. |—Conrrier de St. Jean. DER OBTENUES PROMPTEMENT Envoyez un timbre pour otre “Guide des In- venteurs.” Nous obtenons plus de patentes poux les inventeur: que tous les autres ingé- nieurs ensernble, et nous faisons une spécialité des applicaticas, que les autres agents n'oné paë me obtenir. 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C'est un ange de paix et de con- solation, placé entre lui et les hom- mes, pour achever la distribution des biens de la terre, c'est l’embas- sadeur du ciel et comme l’apôtre de la Providence, obligé de la faire connaître, à ceux qui l'ignorent, de la dieculper auprès de ceux qui l’accusent, et tel que l’astre du jour, dont la marche éclatante parle à tous les yeux de la gloire de son auteur ; le riche par ses bienfaits, parle au cœur de tous les hommes, de la sagesse et de la bonté divine, et selon qu'il est a- vare ou généreux, sensible ou in- exorable, il devient pour la société un objet ou de terreur ow de conso- lation—un dieu s’il est bienfaisant, un monstre s’il ne l’est pae. Qu'est-ce que le pauvre dans l'esprit du ral ? Hélas ! quelles oouleurs pour- raient mous le dépeindre : C’est un être isolé, proscrit, triste rebut de la nature entière, qui semble, com- me échappé à la Providence, qui rampe avec dédain sur la surface de la terre, à qui la misère a impri- mé sur le front un caractère de honte ; errant fugitif, et comme retranché du reste des hommes. On ne le rencontre qu'avec peine, on ne l'approche que quand on y est obligé ; c’est ce semble lui faire grâce que de lui parler ; l’humani- té en lui n’a plus de droits, on ne | prit de Dieu, sont le contraire dans le secourt qu'avec dégoût, et, ré- | duit à rougir de son existence ; il semble qu’en devenant malheureux, il a cessé d’être homme. Qu'est-ce qme le pauvre dans l'esprit de Dieu ? Le pauvre dass l'esprit de Dieu est en quelque sorte le plus inté- ressant de ses ouvrages, et comme le secret de sa sagesse, qui l'a ren- du precieux et nécessaire aux ri- ches, qui a voulu que ce dernier fut le protecteur du pauvre, et le pauvre le sauveur du riche, qu'il délivre du danger des richesses sur la terre en lui offrant le moyen de les convertir en charités qui lui servent à gagner le ciel en sorte que le pauvre est un juge qui tient dans sa main le sort du riche, et qui peut entasser sur sa tête ou des bénédictions où des malédictions. La riche et le pauvre dans l’es- des idées du monde, le riche est son ministre, le pauvre est son bien aimé, le riche a ses ordres, le pau- vre a ses droits, l’un pour donner l’autre pour recevoir. Il &« fait le riche pour se faire reposer sur lui du soin du pauvre, il lui a donné plus de biens pour les distribuer À ceux qui en manquent, remplir par ses largessess, l'intervalle que la misère a mis entre lui et ses frères. ASSEMBLEE DES INSTITUTEURS A PALMER Roap — —_—— Une assemblée des institu- teurs et institutrices de l'aron- dissement de Tignish et Palmer Road, a eu lieu 8 la Salle Saint Joseph, vendredi le 15 jnn. Presque tous les instituteurs, et un grand nombre des contri buables, étaient presents. L'assemblée s’ouvrit sous Ja présidence de M. William O- verbeck, et après la lecture du procès verbal, M. Peter Elworth donna un exveilent essai sur la discipline, au conrs du quel il montra la nécessité d'une bonne discipline dans nos é- coles. Le Rev. J. &@haisson féli cita en termes choisis, le lecteur et lui proposa un vote de remer- ciments, quifut secondé par M. Henri Doncet, après quei une vive descussion sur le même sujet s'ensuit. Ensuite M Henri Blanchard douna une leçon sur la lecture à haute voix, qui lui gazna un vote de desire mets de la part de l'assemblée. Ce ‘ravail fut vivement critiqué ! par le Rev. J. Chaisson et 1ss MM.J.S Gallant M. Poirier, À. Gaudet, J. Gaadet, P. El- worth. U. Dancette, J. Pender- ghast, U. Chris'opher. Alors la question amenée ponr discus sion fut celle d'avoir des biblio- thèques s'ajourna. Zach. Buote Sec. CONSOMMATION DU BLE DANS LE MONDE ENTIER ee 1] y a actuellement dans le mende 517,000,000 de mangeurs de pain. Les statisticiens comp tent un accroissement annuel) sur ee chiffre de 5,000,080 par suite de naissances et de uwhan- gement d'alimentation des man: geurs de riz et d'orge. La eonsommation : moyenne est de 41 minots de blé par per- sonne par an. 1l taut done ponr nourrir le monde,2,200,000,000 de minots par an. Si les champs de blé du monde prodnisent plus, il y a abondance ; s'ils produisent moins, il y a détresse. ‘La Grande-Bretagne, avec ses 39 millions d habitants devore sa propre récolte en 13 se. maines. Pendant 9 mois, elle dépend de la République Argentine et da Canada. | 1l &’y a en Europe que cinq pays qui produisent plus qu'ils he consomment : La Russie, la Hongrie, la Ser- vie, la Bulgarie et la Ronmauie, L'année dernière, le Canada et les Etats-Unis ont produit | 648 500,000 minots. Nous avons dû prendre sur ce total, pour les 80,000,000 d'habitants de oe sontinent, 4? minots chacun, cela fait 373 mil- lions de minots, plus 75 mil. lions pour ensemencer 50 mil- lions d'acres. La eonsemmation de ce con. tinent a été de 448 millions, ce qui laisse 200 millions, à ex- porter, brut ou en farine. l'aunée dernière, le Royau- me-Uni a importé 108 millions de minots de blé en grain, et 200 millions en farine. Là-desens, le (Canada n'a compté qu'un einquiéme : o'est le tout qui aurait dà être notre part. | The Pleasant Restaurant (IN BERNARD BROS’ STORE) Le pme Xe me Oysters served in all styles Pig Feet, Biscuits, Ice Gream, etc. Drisks : Nice cool drinks such as Soda, L-mon, Ginger Ale, Cider, ete., ete. CIGARS, PIPES & TOBACCOS We hare nothing butthe f- nest goods. A large steck of Gonfo:- ti:m ry. Mrs D. Chaisson Tignish. PROMPTLY SECURED GET RICH QUICKLY. Write to-day for our beautifuliilustrated Book on Patents and the fascinating story ef a poor Inventer who made $250,000.08. Send us a rough sketc or model of your invéntion and we w promptiy tell you Z it is new and prebably patenemble. : Noh&mbug, Honest Service. Speeialey : Tougkh cases rejeeted in other hands and for.ign applieations. References : Honor- able T. Berthiaume, prop. of “ La Presse,” JI:norable D. A. Ross, the rs AEVS papers, Banks, Ex chents in any locality. 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