LA PETITE souvenmca” ' “ 2006 Henri Blanchard et les autres enfants de la famille? Il nous est impossible de le discerner. Il serait quand même tout à fait logique de croire que le dévouement que démontrait Jérémie à l'égard de ses concitoyens et de leurs besoins quotidiens ait vivement marqué l'enfant. fientait-il alors au fond de lui-même une sorte d'appel inconscient à imiter un jour, à sa façon, les réussites, les accomplissements de son père? J'ose croire en effet que ce besoin pressant qu'avait Henri Blanchard à se dévouer pour les autres, cet intérêt qui le poussait à travailler sans relâche au bien-être de ses concitoyens, venait en grande partie de ces années d'enfance et de jeunesse alors qu'il voyait son père Jérémie se dépenser si vaillamment avec l'objectif de rendre la vie plus agréable pour ses électeurs et pour l'ensemble des habitants de l'lle-du—Prince-Édouard. 4m.m-<“>ea Mentionnons encore une fois la mort de sa mère Domitilde à Duvar en 1918. À la suite du décès de son épouse, Jérémie allait prendre en deuxièmes noces une jeune veuve de la paroisse de Miscouche, Léonie DesRoches La Pierre tombale des Parents et grands-parentS Gomeau, avec qui il verrait naître six autres enfants avant patemEIS de J. Henri Blanchard (Cimetière de s'éteindre à son tour en 1939. paroissial de Saint—Antoine—de—Padoue, Bloomfield). —v1nz- (- MUrmfl<CfllOfi Chapitre II : Ses premières études Son entrée à l'école de Duvar; à l'école de Tignish; l’influence de Gilbert Buote; l'école de Queen Square a Charlottetown. UD>101>FŒ Au mois de juillet I887. Henri Blanchard fit son entrée à et il les encourageait à œuvrer de plus en plus fort au l'école de Duvar. Ce fut le début d'une très longue et fructueuse développement d'associations et d'institutions qui seraient association qu'il allait avoir avec les écoles et avec le système bien à eux et basées sur leur culture. d'éducation de l'lle—du-Prince-Édouard. _ «5| toutes les Familles acadiennes Pouvaient une fois comprendre C ÊSÏ une demmsene du nom Anme DHSCO" (lu' Il“ par‘ialtement la nécessué Cl‘une bonne instruction pour enseigna les premiers concepts éducationnels. L'année suivante, la lcuncsse, notre avenir national seraitassuré.» Il passa aux mains de Florentin Pitre. Pendant les quatre pro- J_ Henri “Blanchard : Les Acadiens de file St_Jean (1921) chaines années. il suivit l'enseignement de Geneviève Pitre. ll était bien à l'aise avec cette dame, semble—t-il, car il lui donna le nom familier de « .lane >> et il fit remarquer plus tard à ses propres enfants qu'elle avait été sa «meilleure maîtresse». ll commença l'année scolaire I893 encore à l'école de Duvar sous la direction d'un certain Jérôme Gallant de Rustico. Après un mois de classe, Henri, âgé maintenant de l2 ans, quitta l'école du village et se dirigea vers l'école supérieure de Tignish où il allait suivre l'enseignement et subir l'influence d'un autre grand îlîäännedzurljgeçieGÀèîegenîiloœ' desnne a laisser sa marque Si Gilbert Buote a réussi comme journaliste à réveiller chez ses compatriotes de l lle-du-Prince-Edouard une cer- taine fierté acadienne et française, il est plus que probable que son influence ait été bien plus marquante sur le jeune Henri assis devant lui sur les bancs d'école. En fait, en parlant de cet homme qui avait tant fait pour la conservation et la promotion de la langue et la culture françaises chez les Acadiens de l'Île, monsieur Blanchard disait que Gilbert Buote avait été un professeur qui savait inspirer ses élèves. On peut bien croire que les propos enthousiastes et sincères L qu'il publiait dans son journal furent souvent répétés aux jeunes Acadiens comme Henri Blanchard à qui il offrait le meilleur de lui-même. jour après jour dans sa salle de classe. Comme preuve de la portée de son discours sur ses fidèles lecteurs. ce fut à la suite d'une idée lancée par lui dès les premiers numéros de L'lMPARTlAL que les instituteurs acadiens de l'Île ont fondé quelques mois plus tard un groupement professionnel bien à eux. C'était l'Association des instituteurs acadiens. établie le 27 septembre l893. groupement dans lequel Joseph Henri Blanchard jouera un rôle de toute première importance durant de longues années. Personne ne peut ignorer la contribution remarquable de cet enseignant qui, l'année même de l'arrivée du jeune Henri à Tignish, allait y faire paraître le premier numéro de son journal L'lMPARTlAL. Au moyen de ses éditoriaux passionnés, Gilbert Buote deviendra un instrument important de la renaissance des Acadiens de l'lle. Non pas seulement satisfait d'être un grand défenseur de la cause acadienne comme instituteur dévoué, ce brave patriote, devenu alors journaliste, allait faire valoir à ses lecteurs la richesse de leur patrimoine. ll voulait que ses compatriotes aillent puiser dans le vaste réservoir de leur propre patrimoine,