x CRIE RE. ag PE à LE GRAND VAINCU (Suite de la 1ère Paze] tranglée, en posant sa main sur le bras du Chasseur de bisons… J'ai eu confiance en vous, j'es- —Je vous crois, David, je vous crois, dit l'intendant avec un soupir de résignation..….…. Mais il est inutile le rester jci plus lengtemps...allons rejoin- dre la voitnre. Deux heures après, la berline rentrait dans la ville de Québec silencieuse et endormie et venait déposer l’intendant Varin à la porte de son hôtel. 1V LE RETOUR Le lendemain matin, au point du jour, David Keralaz se ren- dit chez le grand-prévôt et, grâce à l’attestatjon que Varin lai avait donnée, il obtint la :1- berté immédiate de son malheu-. reux frère, Mais comme il craignait un peu les suites de cette aventure —et on verra que l'événement ne justifia que trop ses apré hensions,—le Chaesenr de bi sons fit partir immédiatement son frère pour Montréal, afin de le seustraire à la vengeance que l'intendant pourrait exercer contre lui. au moment ou il dé. couvrirait la supercherie dont il avait été victime. Dès qua Pierre Kerulaz fut mis en liberté, David courut tout joyeux à la ferme du père Lervieux. 11 Jui montra l'attestation si gnée par l'intendant Varin, et lui apprit la délivrance de son frère, mais sans lui dire, bien entendu, par quel stratagème 1! avait obtenu cet heureux résul- tat. + Le vieux paysan lui serra vi _ goureusement les mains, puis, cédant à l'émotion, il l’embras sa cordialement en le nommant sou fils. Quant à Marthe, nous renon- cerôns à décrire les transporte de sa joie tendre et naïve. Eile joignit les mains pour re mercier Dieu, puis, inclinant sa tète an peu pâle sur la robuste | épaule de son fiancé, elle mur mura avec un deux sourire : —Oh! David, comme j'avais raison d'avoir confiance en vous ! 11 fat convenu que le mariage | des deux jeunes gens aurait lien la semaine suivante. Le Chasseur de bisons resta quel que temps à la ferme, assis sur le banc de pierre à côté de Marthe. 1ls se parlaient à voix basse, la main dans la main, et faisaient joyeusement de beaux projets l'avenir. En quittant la ferme du père Dervieux, ie Chasseur de bisous se dirigea de nouveau vers Que bec. 11se rendit chez M. de Montcalm, anquelil avait hâte d'annoncer ler événements, 81 intéressants pour lui, qui s’é- étaient passés depuis la veille. il attendit quelques instants, car l2 général avait en ce me ment une conférence avec M. de Vaudreui}], gouverneur de la colonie, et avec ies principaux officiers de l’armée. Enfin on l'introduisit dans une petite pièce assez sombre et il aperçut M. de Montcalm, de- bont derrière une table et le f:ont penché sur des cartes tra- cées à la main, qu'il étudiait at- tentivement. L'IMPARTIAIL, jque tu vas te marier ? —En effet, monsieur le mar- quis, dit David en souriant ; mon mariage aura lieu dans quelques Jeurs, je l'espère. — À merveille. Et ton -frèro’? —1l est en liberté. — Bon !......sinsi tu as eu rai- son de Varin ? Le Chasseur de bisons se mit à rire doucement, tourmenta quelque temps son bonnet de loutre, puis, relevant son clair regard sur le général : —Monsieur le marquis, lui ditil, vous m'avez engagé a faire tomber l'intendant dans un piège et à obtenir de lui par ruse ce qu» je ne pouvais avoir autrement....Je crois que le piège que je lui ai tendu était assez bon. Et il raconta aussitôt au gé- néral la fable qu'il avait inven tée tonchant son grand-père le trappeur ; il lui dit comment il avait caché dans la grotte, au fond d'un coffre contenant de vieux habits, une bourse d'’an- ciennes monnaies qu'un juif de Québec lui avait changées con- tre ses mille écaus, comment la pince sclée d'avance s'était bri- sée au moment décisif, comment enfin Varin s'était engagé non- seulement à rendre la liberté à son frère, mais encore à resti- tuer à la caisse de l'intendance les dix-huit mille livres qu'il y avait soustraites. Ce récit amusa beaucoup le général et le dernier trait eur- tout lui parut délicieux. Pais, redevenant sérieux tout d'un ceup : —Tout cela est fort bien, Da- vid, dit-il, mais tu sais que l’in- tendant Varin est puissant, et lorsqu'il déceuvrira quetu t'es joné de lui, il se vengera peut- être cruellement. David haussa les épaules avec insouclance. — L'essentiel, dit-il, c'eest qve mon pauvre frère est libre et que j'épouserai Marthe... Ah ! monsieur le marquie, poursui- vit-il avec un peu d’embarrss, si j'osais vous rappeler certaine promesse que vous avez daigné me faire, ii y a quelque temps. —Je m'en souviens foit bien! s'écria M. de Montcalm avec gaiété. Je t'ai promis d’être ton témoin, mon brave David, et je serais fàché de ne pas tenir ma parole ! —AÀAh ! mensieur le marquis. murmura le Chasseur de bisons, un tel honneur. —David, dit Montcalm d'un ton grave, Je n'ai pas père qne je n'aurai pas à m'en repentir…..Vous me premettez, n'est ce pas, que demain soir uouns reviendrons ici ? Monsieur Varin, s’écria le chasseur en levant la main au ciel, vous savez que je suis un homme loyal et que je n'ai ja- mais menti. Je vous jure devant Dieu que demain soir, à la même heure, je vous ramènerai à cette grotte. oublié ce que tu as fait pour l’ar- mée et pour moi, *t je sera‘ très- heureux de te donner ce témoi- guage de mon affectiou, puis- que, ajouta-t-il en souriant, ma pauvreté et ta délicatesse m'em- pêéchent de te récompenser d'une autre façon.…....Je regrette seu- lement, oontinua le marquis, que notre bon père Andié ne soit pas ici pour bénir ton 1ma- riage Qu'est-il devenu, le pauvre home ?....lla dispa- ru tout à coup du camp ilya 11 releva la tête lorsque Da-|six semaines ; j'ai peur qu'il ne vid tut près de lui ; le Chasseur | de hisons remarqua alors avec) une douloureuse surprise que| les 1raits du générai parais-! saient p#lis et altérés. — Bonjour, David, dit le mar- | quis de Montcalm en tendant cordialement ja main au jeune chasseur. Eh! vive Dieu! tu| Parais plus gai et plus dispos | | e . . « Î qu'il y a trois jours !...Je parie! lui soit arrivé malheur... Au momen: où le marqais de Montcalm achevait ces mots, la porte s'envrit brusquement et |ane belle voix sonore s'écria : —Salut à vous, à noble fils de Mars !… —Le père André ! s’écrièrent à la fois M. de Montcalm et le Chasseur de bissons. —Lui-même, dit le mission- | dd naire en s’avançant Îles mains tendues vers le gén‘ral, qu'il pressa contre sa robuste poi- trine...Bonjour, David ! ajouta- t-il en seconant vigoureusement la main da Chasseur de bisons.. Voans m'avez cru mort, n'est-ce pas ? ) —Mon Dieu ! père André, je parlais jastement de vous à Da- vid et je lui faisais part de mes inquiétudes à votre endroit. — Ah ! nous avons eu des a veutures extraordiaaires !....… Comment ! ‘nous’? Avec qui étiez-vous donc ? —\vec M. d'Arromonde...un brave jeune homme, mon cher général, qui jastifie bien le re. nom d'entrain et de courage de vos Gascons !...…. —Àh ! père André, je suis heureux que vous me rappeliez ces jeunes gens......j'ai en tant à faire depuis mon arrivéé ici que je u’ai guère eu le loisir de penser à eux... Vous les avez vus aux prises avec les An- glais ?......... — Oui mon général. —M. de Saint-Preux était dans une fàcheuse position quand David est venu me de- mander pour lui un secours... Malheurcuscment, je n'ai pu le lui envoyer. —1l s'est tiré d'affaire néan- meins, et glorieusement, je vous en reponds...grâce à M. d’Arra- monde. — Bon ! alors ils ne sont plus brouillés —Ïls se sont embrassés sur le champ de bataille, après une affaire où ils s'étaient conduits en héros. Le marquis de Montcalm sou- rit : —Tenez, père Aadré, dit-il, j'ai nne heure à dépenser avant 1e conseil ; racontez moi donc vos aventures. — Bien volontiers, mon cher général. Et le missionnaire commença aussitôt le récit dece qui lui était arrivé depuis je jour où, entrainé par son humeur aven- turouse, il avait suivi le petit détachement coaduit par Jeau d'Arramonde. La rencontre des Delawares, les dauger qu'il avait courus lorsque fait prisonnier par les sauvages, il avait été at- taché au poteau de torture avec Jean d'Arramonde et Ouinni- peg, leur, délivrance inespérée, l'attaque des Anglais qui assié- geaient le fort Saint Anne, leur défaite et leur complet massa- cre, il raconta tout arev sa verve et son entrain habituels. M. de Montcalm J'écouta at- tentivement, et lorsqu'il eut fi- ni : —Je vous félicite. père An- dré, dit-il, d’être revenu gain et sauf après avoir couru de tels dangers. Puis, après une pause : —Décidément, ces deux jeu- pes gens sont praves et hardis. Je remerci Dieu qui leur a per- mis de sortir heureusement de cette première éprenve. 1ls pourront encore me rendre de bons services. Sont-ils revenus avec vous ? Oui, mon général..Et te- nez, ajouta-til, en prêtant l'o- reille, je crois précisément re- connaître certaine voix qui parle haut dans votre antichambre. —David, dit M. de Montcalm en souriant, veuillez ouvrir cette porte. La perte étant g'ande ourerte, on put apercevoir, dans le cor- rider un peu sombre, qui précé- dait la pièce où se tenait ie gé. néral, an jeune homme au teint animé, à l'œil ardent, qui gesti- culait avec force et semblait vouleir passer sur le corps de l'officier de service. —Allons ! allons ! monsieur d'Arramonde, dit Montcalm qui s'avanÇa en souriant, NOUS ne sommes pas à Versailles et je ne suis pas Sa Majesté... Entrez donc et soyez le bienvenu ! lime. llarie St. Laurent PENDANT SEPT ANS SOUS LES SOINS DE QUATRE MÉDECINS-—MAIS SAUVÉE DE LA MORT PAR LES PILULES ROUGES DU DR CODERRE. ‘Dans tout le monde, et dans toute l’histoire du monde, aucun médecin et aucun remède n'ont pu guérir et sauver la vie à un si grand nombre de femmes que les Pilules Rouges du Dr. Coderre. Elles sont pour les femmes seulement et elles agis- sent directement sur les organes spé- cialement féminins des femmes, qui, quand elles sont en santé les rendent si attrayantes, mais quand elles sont malades, font qu’elles sont un obj:t de pitié: Ne voulez-vous pas encore être bien comme quand vous étiez petites filles ? Les Pilules Rouges du Dr. Coderre vous rendront ainsi. Telle est l'opinion de Madame St. Laurent, qui est une dame intellig nte et toût à fait digne de foi. Voici ce qu’elle dit : ‘ La misère et le travail ‘ ont été la cause que j'ai contracté ‘une grave maladie qui m'a fait “ souffrir pendant sept ans. Le “cès, j'étais tout à fait découragée, ‘ remède, car je ne me sens plus du bea ‘ouvrage comme si je n'avais jamai aussi éloquent ? dans la vie, tion, les maux de tête, d'estomac, de - — “beau mal me rendait martyre. Je souffrais de maux “ de tête, douleurs dans l'estomac, le dos, les côtés, pas “ d'appétit. J'étais si faible que j'avais de la misère “ à marcher seul:, j'avais l'air d’une morte tant j'étais ‘ pâle ; quatre médecins me soignèrent, mais sans suc- “ charitables qui connaissaient les Pilules Rouges du Dr, ‘ Coderre me conseillèrent d'en prendre. “ suis bien, forte et alerte comme à l’âge de 15 ans. Je “ suis heureuse de vous envoyer mon témoignage, car “ je dois la vie aux Pilules Rouges du Dr. Coderre.” Mme. Marie St. Laurent, Lac Edouard, Co. Portneuf. Que pouvons-nous ajuuter de plus après un témoignage N'est-il pas clair, n'est-il pas évident que les Pilules Rouges du Dr. Coderre guérissent ? N’estil pas assez prouvé qu'aucune maladie particulière ! aux femmes ne peut résister contre leur usage ? Les Pilules Rouges du Dr. Cocerre donnent toujours en même temps que la guérison, l'énergie et le courage pour entreprendre les luttes et le: tracas inévitables | . JEUDI LE © MARS, 1899. Les Pilules Rouges du Dr. Coderre sont la supreme espérance de toutes les femmes malades et l’amie des jeunes filles.— Elles conviennent a tous les ages et a toutes les bourses. d d à d mi LAURENT, MADAME MARIE Sr, ne leur cachez rien, ‘“ Departement M eux. quand des amies Béni soit ce u mal, je fais mon s été malade et je Dr. Coderre, Nous | Refusez toute im dat-poste pour cix Ad’essez : oi A NIE CHIMIQUE F reins, côtés, dou-\ { L'officier de servie s'effaça et Jean d’Arramonde. chapeau qu'il gardait campé cavalièremen} sur le coir de l'o reille, vint saluer respectueuse ment le général en chef. Saint-Preux, qui marchait derrière son irascible co npa- gnon, semblait avoir peine à te nir son sérieux. Îl fallat la pré- sence de M. de Montcalm pour réprimir l'accès de gaieté que |veuait de lui causer le nouvel avec cet air ae dignité gracieu- se et bienveillante qu'il savait si bien prendre, je vous remer cie, au uora du roi, de ce äne vous «vez fait pour défendre le fort Saint-Anne Vous vous êtes bravement comportés et j? saurai signaler votre conduite à Sa Majesté... Mais votre zèle et votre courage dan: un singulier embarras...…... Je ne sais,en vérité. iequel de vous deux a mérité d'être pro clamé vainqueur dans cette pre- mière épreuve. —-Mon général, s'écria Saint- Preux avec élan, iln'y a ylus de rivalité entre nous |... Nous vous remercions de nous avoir fait comprendre que devant les ennemis du roi on doit s’anir et s'aimer... Et il tendit la main à Jean d'Arramonde, qui répondit à son étreinte en, s'écriant gaie- ment : —Palsambleu ! mon général, un d'Arramonde n'a jamais don- ué la main à son ennemi avant le combat, mais après, c'est dif- férent !...... Et je puis dire, sans flatterie, que nous nous somimes bien battus ! Tandis que David Kerulaz savançait vers Saint-Preux et le félicitait d'être si heunreuse- ment sorti du mauvais pas où il l'avait laissé —Père André, dit M. de Montcalm au missiennaire, je vous annonce une bonne nou- me mettent { emportement de Jean d'’Arra- monde. Messieurs, dit le général leurs dans le bas-ventre, les étourdis- sements, nervosités, les particulières au changement d'âge, bouillennement du après la naissance d'un enfant ; les méres devraient toujours en donner régulières et aideront à leur forma- tion. Alors il est bien douteux qu’une ou deux boîtes de Pilules Kouges du Dr. Coderre puissent vous guérir. Soyez consciencieuses et prenez-en assez pour leur donner une chance agir sur votre maladie, en même temps écrivez à nos médecins spé- cialistes. pour rien. cription bien complète de votre ma- ladie, Vous n’avez rien à craindre, sont ouvertes, répondues et tenues confdentielles par Si des dames le préfèrent, elles peuvent consulter personnellement et gratuitement nos médecins spécia- listes en se présentant à notie dispensaire pour les fem- mes, au No. 274 Rue St. Denis, tous les jours (excepté le Dimanche), de 107 heures a.m.à 5 p.m, bliez pas, consultations gratuites. 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Vous pouvez les consulter Ecrivez-leur une des- car toutes lettres adressées au edical, Boite 2206, Montreal.” N'ou- imitation toutes les pilules tenons à vous avertir que ces pilu- itation. Si vous ne pouvez vous boites. Nous les cnvoyons au RANCO-AMEXIC!'NE Co.te 2306, Montreal. RHIN HR TRES Énoots veiie ! | de Sil iCIY. ——-En vérité ? dit ;:: pèr |dré dont le visage 1ayonaa..……. | | Ah ! mon ch r Îivid, puissiez- | Ï | vous aroir des | voire mariage. | =-Kt moi, je veux être son té | moin... siles Anrlais me .le | permettent, acheva lu marquis de Montcalm avec uu serpir. —Au ! père André, sh ! mon général David tout tremblant de joie, je suis le plus heureux des hommes ! En ce moment, un soldat tont poudreux, couvert ‘le sieur, entra rapidement chez ls géné- rai et lui remit une dépêche. M. de Montcain y jeta les | s’écria à trois lieues de Québec avec un : flotte puissaute portant une nombreuse armée commandée par général André, père, priez bien pour nous ! Dans quelques Jour, ie sort de la coionie sera décidé. —Ah ! général, vous serez vainqueur, comme à William- | Henry, comme à Carillon !..….. —Dieu le veuille... Je crois, en vérité, que mes mesuüres SOnt bien prises: Voici trois jours que je passe sans sumaeil, sans le à moins d'une 1irahiston, je ré ponds que ies Angiais he pour- viile. J'ai rendu Quibeë imprenabie. | M de Mouteu.m fit appeler limmédiatemeut les principaux oflluivrs de l'armée pour leur communiquer l'importante nou- velle qu'il yeuait de recevoir. Au woment ou Jean d'Aarra- monde et Saint-l'reux 8e rati- raient, le marquis d: Montcalm ‘ont s'emparer de la | 1 | leur dit : — An reveir, messieurs! venil- | (l:z vous tenir à ma disposition. Notre irave Chasseur. mettant de bisons épouse daus quelques de mes nouvel - Lt ° | A 17 précipitamment à la raain son jours uue bell: et hounête file: | bn-i" enfants qui vous | | ressemblent !...… Je veux bénir| ‘yeux ; son visagws devint sé-; rleux. — Voici Je-momnt décisif, dit-il enfin. Les Anglais sout Vol. Père renos, sans nourriture... Mais, : ? . tes pa rap r J'espère que vois aurez bientôt Les CS. [à continuer] | | | < CPrR GNT TS NPECTACLE { | a | “ By Mau | | { — 00 :C0 — 1f yoa lire some distance trom ja town aud find it diffisult to procure spectacies, we can send you a pair by mail that may. be of use and when in the city you can have lenses changed or any necessary alterations made. Prices-75e, $1.00, $1.50, 82.00 or in Gold filled 83 00 to $10.00. Jtthe pair we send vou are not satisfactory money retund- ed, less mail charges. | E. W. TAYLOR VICTORIA JEWELRY STORE CHARLOTTETOWN | NOTICE —00X00— M. 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