: : = L'IMPARTIAL JEUDI LE 24 OCT, 1901 nee nie more ne ne Pons, V6 RS ‘ L ‘’IMP ARTI AL \ses principaux soins est de tenir les | Fonns EN 1898 Le seul Journal français de l'ile du Prince Edouard. HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : ie. di. ft.00 sde ‘60 Frois mois......................….30 Les sbonnements sont paya- bles d'avance. Annonces 10 cents la ligne 1re insertion, 2 cents la ligne les incertions subséquentes. To:tes communications doi- vent être adressées à L'IMPARTIAL . TIGNISH. I. P.E L'IMPFARTIATL Tionism 24 Oct 1901 SOYONS SUR NOS GARDES De tous «aôtés on entend le re- frain que les temps sont difficiles et que la misère est à la porte. A ce sujet nous demandons respectuen- sement à nos compatriotes de nous permettre d'entrer dans leur con- fiance intime afin de chercher en- semble au moins quelques unes des causes qui ont contribué À produire ce triste état de ehose. Tout Acadien qui veut se donner Va peine de jeter un coup d'œil sur les registres du pays sera convaincu que les hypothèques, les jugements, etc., qui se trouvent attachés aux noms d'un grand nombre de nos gens contribuent pour la plus forte partie au malaise dont on se plaint, et quoiqu'il soit pénible de l’admet- tre, le fait n’en est pas moins indé- niable, et que si œet état fâcheux continue, nous aurons malheureu- sement à constater, dans un avenir peu éloizné, le dépeuplement com- plet de nos centres français. Nous avons déjà à enregistrer ce malheur dans des villages jadis flo- rissant sous la main des Acadiens, mais, aujourd’hui, entre les mains des Anglais. Nous pourrions citer des exemples de grandes paroisses françaises où nos Acadiens, après avoir défriché les terres, se voient obligés d’'aban- donner lesfruits de leurs labeurs à des étrangers et commencer une seconde vie de misère et de priva- tions sur de nouvelles terres, ou de s'expatrier et passer le reste de leurs jours comme esclaves dans les asines des Etats-Unis. Quelle est la cayse de tout cela? La cause est due en grande partie à l’impré- voyance de nos gens. Les Aca- diens, à quelque exception près, ue sont pas aussi versés dans la vie commerciale que le sont leurs voi- sins d'autre nationalité. Nous pourrions dire plus. Nos Aca- diens ne sont pas assez méfiants d'eux-mêmes ; ils se laissent trop souvent entraîner dans les dettes sans se rendre un compte exact de le situation où ils se trouvent, et ne se réveillent de leur engourdisse- ment que par se voir jeter sur le pavé. Assurément, les aspirations, de notre peuple doivent être plus no- bles. Nous sommes doués d'au- tant d'intelligence que les autres nationalités ; nous sommes aussi braves que les Anglais qui nous entourent ; nous avons tous les qualités requises pour nous faire marcher de front avec nos voisins. Mais, nous le répétons, ce qui nous fait défaut, o'est l’imprévoyance, c'est le manque d'économie. Il nous incombe dona de faire halte dans cette course imprudente et de prendre de fermes résolutions pour l'avenir. Dans lemonde commercial celu qui comprend ses afiaires ne manque jamais de se rendre compte de ses, entièrement dépenses dans les bornes du revenu. C'est là le succès. I1 doit en être ainsi de celui qui dépend du pro. duit de la terre pour se maintenir. Dono, pouvoir toujours se rendre compte de l'état où l'on se trouve ; ue jamais se laisser aller aux dette, dans l'achat d'articles superfluss voilà le point essentiel que nous ne devons jamais perdre de vue. Un autre point que nous devons aussi considérer sérieusement est l'habitude qu'ont un grand nombre d’entre mous d'entreprendre de vivre à la pêche et à la terre simul- tanément. L'expérience de tous les ans démontre que ce sont ceux qui s'aventurent dans cette double besogne qui sont les plus souffrants. La pêche est une branche d'indus” trie d’une grande valeur, mais elle, ue doit être que pour ceux qui s'en occupent uniquement et qui en comprennent toutes les périvéties. Règle générale, il n’y a que ceux qui comprennent ce métier qui réussissent, tandis que ceux qui eutreprennent de vivre à la pêche et à la terre en même temps, n'at- teignent nil’un ni l’autre but et finissent par se trouver acculés au pied du mur au point de se voir couverts de dettes, obligés de céder leurs terres et jetés sur le pavé. Le travail de la terre et l'écono- mie : voilà notre salut ; voilà la règle que nous devons suivre si nous voulons conserver les biens qui nous restent encore. Sommes- nous inquiets dans nos vicissitudes? Suivons les traces que nous ont montrées nos pères. Ayons re- cours à ceux qui ont véritablement à cœur le bien-être de la population acadienne. Nous avons au milieu de nous 1108 prêtres acadiens qui partagent nos aspirations, sont au courant de nos coutumes. de nos mœurs, de nos traditions, et qui s'intéressent à nous d’ume manière toute spéeiale. Ces prêtres nous sont donnés pour nous guider par leurs sages conseils, non seulement dans les affaires spirituelles, mais aussi dans la vie que nous devons suivre dans nos affaires temporelles. Avec quels sentiments de crainte et d’anxiété ne voient-il pas tant de nos gens perdre leurs biens et s’en- foncer dans les sentiers de la mi- sère ? Combien de fois ne nous ont-ils pas mis sur nos gardes con- tre ee spectacle navrant ? Tâchons donc d'ouvrir les yeux à l'évidence; d'écouter leurs sages conseils lors- que nous nous trouvons, envahis par les difficultés. En outre, ne serait-il pas bien d'avoir des organisations parmi nous afin de soulager, autant que possible, ceux qui voient leurs terres leur échapper des mains, en leur indiquant les moyens les plus avantageux possibles de faire des emprunts pour conserver leurs biens, si la néoessité les y oblige ? Le besoin se fait vivement sen- tir d’avoir des conventions parmi nous, mais 1] n’y a pas de conven- tion qui exige plus notre attention immédiate que celle qui aurait pour motif de porter remède au triste état de chose que nous citons plus haut, qui menace notre existence même. Bannissons la politique qui occupe l’attention d’un trop grand nombre. Mettons fin aux divisions qui pourraient exister et travaillons d’un commun accord à la conservation de nos foyers, sinon nous aurons la mortifioation avant plusieurs décades de voir nos beaux et magnifiques temples vides et une autre déportation plus cruelle que celles de 1755 et 1758. Mais cette fois des Acadiens eux-mêmes seraient leurs propres bourreaux. Le Nouvel Horaire commencé lundi sur notre voie fer- ! contre ce changement. Une as-] semblée générale À jaquelle tout le comté de Prince est invité À assis- ter est appelée à Tignish pour le 29 du courant, à 1.30 p. m. dans le but de reclamer nos droits, afin d'obtenir un transport plus satis- faisant sur le chemin de fer, ainsi que des moyens de communication directe entre cette province et la Terre Ferme par voie de Summer-{ side et le Cap Tourmentin. y Ona lieu d'espérer que l'assem- blée sera nombreuse et que le tra- vail quis’y opérera sera suffisant pour convaincre les autorités que l'ouest de l'île a droit à un service plus régulier que ce qui nous a été accordé jusqu'à présent. Nous ne suggérons rien au- jourd'hui, attendant le jour de l'assemblée pour soumettre à la considération des électeurs intelli- gents de cette section ce qui, selon nous, novs serait le plus avanta- geux sous ce rapport. Mais nous pouvons dire, dès anjourd'hui, que nous sommes certain que quand le public se saisira de cette impor- tante question, au lieu d'être laissée \entre les mains de quelques indivi- dus telle qu'elle l'a été jusqu’à présent, les autorités ne seront pas lentes à nous accorder nos droits ! En maintes occasions, avons- nous eu l'assurance du surinten- dant. M. Sharp, qu'il avait fait tout en son pouvoir afin de donner jus- tice, et nous n’hésitons pas À dire que quand il constatera que le public parle il sera avec lui. The Daily Times Nous accusons réception du nou- veau journal quotidien de Char- lottetown.—‘‘The Daily Times,’ publié par le Watchman Pub. Co., M. Peter McCourt, rédacteur. M. McCourt est déjà favorable- ment connu comme journaliste. Sa avec le bon Dieu. Ah ! monsieur, disait-elle au missionnaire qui venait de l'ab- soudre, que je suis donc contente | Je n'ai jamais été aussi heureuse de ma vie. Si vous pouviez ‘‘pin- cer’’ mon mari ! C’est un homme mais il ne veut pas entendre par- ler de religion. Il vient cependant presque tous les jours à la mission : ilest de telle et telle manière, a une grosse barbe. Tâchez donc d'aller à lui ; il n’est pas méchant au fond ; peut-être se laissera-t-il prendre ? Seulement ne lui dites pas que je suis venue me confesser, il me tuerait ! Le lendemain, un ouvrier avec une grande barbe, venait se confes- ser, avec beaucoup d'autres ; c'é- tait le mari. Quand il eut fini : — Monsieur, dit-il au prêtre, je suis marié et ma femme n’est pas dévote, bien loin de là. Si vous pouviez aussi la ‘‘preudre’’ ! je tâcherai de l’amener demain, sous prétexte de quelque chose. Seulement ne lui dites pas que je suis venu à con- fesse, elle se moquerait de moi ! Les deux pénitents arrivent en effet au rendez-vous. Que l'on juge de leur surprise et de leur joie quand ils apprirent qu'ils étaient réconciliés l’un et l’autre. Vous êtes tous deux des nigauds d'avoir tardé et de vous être mé- fiés l'un de l'autre, leur dit en riant le bou prêtre. Désormais servez ensemble le bon Dieu. Une Explosion Terrible accident a Bangor Me. DEUX ETAGES D'UNE MAISON DETRUITS ET EBRULES respecter ses opinions. plume facile et vigoureuse a tou- jours fait du Watchman nn journal qui s’est fait entendre et a su faire Quoique le Daily Times soit le quatrième journal quotidien, quant au nombre, qui paraisse à Char- lottetown, mais n’hésitons pas à croire que M. McCourt en fera le premier, quant au mérite et à l’ex- cellence. En politique, le Daily Times s'annonce comme devant marcher sur les traces du Watchman. C’est dire qu’il sera conservateur. Nos meilleurs souhaits au con- frère. Cette Jeanne Qu'elle a la langne frétillante cette pauvre Jeanne ! Chère pe- tite, veuillez donc vous faire pas- ser la démangeaison de médire comme vous faites. Nous a- vons publié la traduction de la lettre du Rev. S. J. Doucet telle que nous l’avons reçue, sans y a- jouter ni en omettre un seul mot. Il est vrai qu'on nous a fait dire : “Un évêque irlandais ;’’ mais nous ne sSomnics pas plus en mesure de dire, aujourd’hui, que nous l’étions lorsque nous avons publié cette lettre, si l’évêque dont Jeanne veut parler est irlandais ou écossais. Si nous comprenons cette lettre, elle est adressée au ‘‘Casket’’ Le changement d’horaire qui a. d'Antigonish. Elle ne nomme pas Mgr. Cameron ni aucun autre di- gnitaire, Ainsi, petite Jeanne, vous vous êtes embarquée dans une affaire dont vous ne comprenez rien. Tâchez donc d’être moins bavarde à l’avenir, petite chica- neuse que vous êtes. Une Rencontre AU CONFESSIONNAL trs Ségur évangélisait, avec plusieurs | prêtres dévoués, les faubourgs de | Deux fermes pé:ssent dans les flanines et un homme jr't Bangor, Me.,17: —Une effro yab'+ expiosioi da gazoline, on d'a pis ive, a eu lieu an deuxième étaus de l'édifice No. 16 Hariow Street, dans Îles appartements de Mille Neilie Harry, hier a- près-midi L'explosion a com- plètement démoli les premier et deuxieme étages et allumé un feu dans lequel Mile Henney et Mme Mary F. Oarrigan ont été brulées à mort, John Barry «8 reçu des brûlures horribles et il est mort la nuit dernière. La force de l'explosion a ‘tellement brisé ses appartements que Mlle Hand n'y a pu trouver d‘issue pour se sauver, et elle a expiré avant que les pompiers n'‘arri- vassent à son secours. Mme Carrigan était employée dans le restanrant de Nathaniel Ladd, situé au premier étage de l'édifice, comme ouisinière assis- tante, et elle se tronvait dans la cuisine située en arrière des ap- partements de Mile: Hauey. Lors. que l'explosion se produisit il y avait daus la cCuisina,a part d'elle, uz homme nommé John Barry, um autre cuisinier, Mme Spragae, uns autre assistante, la f:mme da cuisinier et Mme John Cannon. Quand i: choc se produisit, Mme Carrigan s’élança vers les mansardes dans l’idée de mon- ter sur le toit, d’autres prirent l:8 :scaliers conduisant à la rue, ma; M. Barry courut après son assisiante pour ia ramener, sa- chant bien qu'il était impossible ‘re Matiere également ex | d'arriver sur le toit par les man-; | } } sartiees, Lorsque les trois autres fem- rée, et dont nous donnons les dé- Paris, un fait original et touchant | Ms arrivèrent à l'escalier elies tails ailleurs dans nos colonnes au- marqua l’une de ces missions. | l'out trouvé bloqné par une eloi jourd’hui, n’est pas de nature à| Deux ou trois jours avant la clô- 'soù qui éiai donner satisfaction au public delture, une pauvre ouvrière était! em]; éohait d'atteind | l'ouest de l'île. Aussi les gens) venue $e confesser et témoignait | ce ‘ transections quotidiennes et l’un de \n’ont-ils pas retardé à protester | une grande joie de se voir en paix en tembée et qui les : la rue de ôté, tandis que }+ flammes! +rr'êère G £ lle: esehuerc.n ont dans ane barriér: ivextricabie. William MeAliister, un wai- ter a été frappé à la tête par une pièce du plafond en acier, rece vant une blessure grave, mais il réussit à enlever assez de dé- bris dans l‘escalier pour permet tre aux trois femmes de s‘échap- per. Durant ce temps Mile Haney faisait des appels déses- pérés pour la secourir, mais il était absolarnent impossible de l'atteindre. Les domranges causés à la propriété sont d'environ $20,000. ORDINARY CORN CURES ARE DANGEROUS Because they contain ac:ds, but Put- nam's Corn Extractor is entirely ve- getable in oomposition. Îtis per- fectly painless, safe, and sure to cure. ACCIDENT SUR L'INTER- COLONIAL COLLISION ENTRE DEUX TRAINS 850,000 de dommages Vendredi le 18 du courant a- près-midi, entre 2 et 3 heures, un sérieux accident est arrivé à la jonction Carmel, sur le che- min de fer Intercolonial, à 63 milles à l'ouest de Lévis, qui a résulté dans une perte de pro- oriété se montant à près de $50,- 000. La jonction Carmel, est à près de 12 milles à l'est de Drammondville et se tro 1ve près d'un endroit où l'on prend des gravois. Un train qui venait de charger à cat endroit se trou- vait sur la voie en destination de l’est. 1l y a aussi une pen- te assez rapide à cet endroit et l’on suppose, que le train chargé qui n'avait pu gravir la pente redescendait pour tenter de nou- veau l'entreprise et que l'on ne s'est pas aperçu qu'il y avait un sigual comme marque de danger pour tous les trains qui descen- daïient la courbe. (O'est an même moment que le train de fret No. 147 qui avait quitté Lovis à 9 20 hrs. du matin, ar- riva saus avoir reçu aucun avis qu'il y avait danger et i'ingéni- sur n6 s'apergut da danger que lorsque les trains furent en face jun de j‘autre. 1l fit jouer le siflet pour appliquer les treins puis il sauta au bas du train de même que le chauffeur. Un moment plus tard las deux trains se rencontraient ayec une grande violence et les deux lo- comotives furent mises en pièces tandis que les chars subissaient aussi de forts-dommages. La voie se couvrit de débris de toute sorte autour des deux locomotives formant un amas considérable. Les employés des trains qui u‘avalint reçu aucan mal, té- légraphiérent les détails de Ja collision anx quartiers généraux demandant assistance pour le déblaiement de ia voie. Un train fut envoyé le plus tôt possible et il fallut pleu- sieurs heures de travail avant que la voie soit libre. L'express maritime venant de Montréal en destination de Halifax arriva pendant Je tra- vail dn déblaie nent et fut en conséquence retardé pendant deux heures et vingt minutes. Dans des vas semblables les hommes de chemin de fer sont toujours réticents, mais d'après [luna pas pa la rattrap-| bonne source, il n'y a pas eu \ . | ere ; a été î 17 6 4 | ; :] | A l'époque où Monseigneur de | 2°! et il a RES de sauter|d aecident de personne durant uie fenêtre da troi: ème étage. |cette collision. rences, l'accident qui entraînera une perte d'au moins $50,000, des renseignements puisés à Selon les appa:- est due à la négligence des em- 1 £ £ pioyés sur le train ehargé de Sravois, mais il devra y avoir | TENDENCY OF CATAKRH IS TO SPREAD Just a slight matter at hrst, and be- cause slight. neglected : but the seed sown brings forth a dangerons harvest, Consumption, which isthe harvest of death. Better spend a few moments each day inhaling Catarrhozone, an aromatic antiseptic that relieves at once, clears the nasal p:ssages, and {restores lost sense of taste and smell. The immediate effect of ('atarrhozone is magical, so prompt #ad eflicient. Cure is certain and permanent if you use Catarrhozone. Price $1. Small sizes 25c., at Druggists, or Polson & Co, Kingston, Ont. es Grande Conflagration _ASYDNEY, C. BRETON. 64 BATISSES DETRUITES Pertes estimées à $500,000 Un incendie qui s'est déclaré, sa- medi passé, à Sydney, Cap-Bre- ville à l'exception d'une seule bâ- tisse. MM. Prowse Bros, ont subi des pertes estimées à $50,000. Sur les pertes de $509,000, il y a $240,000 d'assurance. Reward A suitable reward ill be given by the undersigned for the appre- hension of the thief or thieves who broke the cellar hatch and entered one of the rooms ofthe C. M. B. A. building some times last week ; steeling valuable articles therefrom, F. J. Buote Tiguish, Oct 22, 19017. La Revue Ganadienne - D ci ini ton, a causé des dommages estimés à $500,000. Es L'incendie à rasé ie centre de la # - En ds ME M dc cs D SE PE ETS x ren on+ OCTOBRE 12)1 SOMMAIR:! Louis Jolliet, piemier sei. gueur d'Au‘icosti (suite et fin), par Ernest Gagnon Notre-Dame de Lorette en la Nouvelle. Franc: (suite), par L St-G. Lindsay, P À des sœars d’Apôtres, poésie, par L'abbe Lelsu La politique canadienne, jngée à l'étranger (suite Audré Siegfried. Encore un mot sur ‘“l'Aiglonh” par J. de LaBasste Désillusion, nosvelie illustrée par Marie Fioran Les Canadiens aux Etats- Unis, par J. I. K. Laflamme À travers les faits et les œu- yres, par Ths. Chapeis " A travers les jivres et leg evues, par À. L, re et fin) par Hotel Bernard This house is thoroue!: within 2 minutes walk 1 conducted on firet clas attention being guests . y fitted up s trom depot, It is 8 pr'inc-ples, every given Lo tie comfort ot Terins are reasonable ras inC0o, liernard Tignish Px0P Oct 12—CG:n. School! & College BOOKS Of all kinds ALWAYS ON J[AND CHAS. J. MITCHELL 144 Queen St, Charlottetown Opp. Prowse Bros. P. E. 1. Mail orders receive prompt at- tention. Agents for the Perry Piciures mm us a enquête pour donner à chacun £a nart k vads à a part de renonsalitits. OT Me. |