M, E » dd, œ L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. EH, OCTOBRB MARDI 13 Octobre Le Pape et la France Dans une lettre pastorale aïressée |lique, la fille ainée de l'Eglise. à ses diocésaius pour les encourager à de solennelles prières à Notre! Dame de Paris, le cardinal Amette s'exprime ainsi sur les sentiments du vouveau Pare à l'égard de la Tignisb , 1914 _ Allons, enfants de la Patrie, Le jour de gloire est arrive ! La France triomphera, non seulement sera-t elle triomphante sur ses envahisseurs mais elle triomsphera sur ses ennemis qui la gouvernent depuis longtemps et elle deviendra la France d'autrefois, la France catho- Allons, enfants de la Patrie, Le jour de gloire est arrive ! France ; ‘Pourquoi n’ajouterions- nous pas que le Pape Benoît XV }Sicette guerre livrée À nos petits connaît et aime particulièrement la |compatriotes réussissait, ce ne se. France ? Lorsque à l'instant même |rait pas seulerent la ruine de mo- de son élection et avant l'hommage |numents chers à tout un peuple, ce officiel d'obédience, il nous fut|ne serait pas seulement le massacte| donné de nous approcher de lui, il,|de pauvres femmes, de pauvres en- | daigua nous dire cette parole : ‘En |fants et de prêtres paisibles, ce ne ermbrassant l'archevêque de Paris, [serait pas seulement la famine avec j'embrasse la France, la fille aînée D Hs men 2.7 ermination complète de l’Eglise.’’ peuple dans son propre pays. Il y a longtemps qu'ou l'a dit ; PA Deux villes Tur iles à un peuple sa langue c’est l’anéan- ( tir. Et se trouverat-il eucore quelqu'un pou: soutenir que les nt ete devastees 250,000 Canadiens français d'On- tario ne sont pas chez là bas ? Smyrne (Turquie d'Asie), 5.—| Ah!si la presse jaune mettait Un tremblement de terre a causé, | actuellement autant de zèle à signa- hier soir, des dommages considéra- | jer les atrocités ontariennes qu'elle bies daus les villes d’Isbarta et de |en met à signaler ies atrocités alle- Burdur. Des centaines de person: | mandes, si felle mettait autant de nes ont été tuées ou blessées. La zèle à exciter des®sympathies pour population d'Isbarta est de 35,000 |jes petits Canadiens français d’On- habitants et celle de Burdur est de |tario qu'elle en met à plaindre les 12,000. Les fabriques de tapis sont | familles des volontaires partis pour très nombreuses en ces deux villes. |1a guerre, la situation des nôtres du ee icôté de Toronto, on peut l’espérer, s’améliorerait rapidement et les eu +" È opgn persécuteurs mettraient vite fin à letr tyrannie, Londres, 6.—Mme de Thèbes,| En tout cas, il peut sembler que l'astrolegue parisien, dans son al |nous ferions bien daus nos élans de manach de 1914, disait que le Kai-| générosité et de patriotisme de gar- ser devait mourir |le 29 septembre. | der de l’argent pour aider les nôtres Mme de Thèbes explique qu'elle a |dansleurs luttes héroïques contre été trompée dans son horoscope du|les Prussiens d'Ontario. Charité Kaiser et qu’en lisant attentivement | bien ordonnée... sa carte sstrale, l'Empereur Guil CANADIEN. laume doit abiiquer le 7 {novembre et que ia politique aggressive alle- mande prendra alors fin. a —— Le pent Haywood est encore ou | .Je crois au courage de nos soldats, toute par le chemin qui conduit à| Je crois à la force du drolt, à la mais malgré toutes les protesta | Je crois au prix de la douleur et fait rien pour remedier à ces {nco- | lement, au bon travail quotidien, à ment, à l'eau du béuitier, au feu de l’ar- tration des affaires ? Je crois aux voeux sacrés des Je crois à la prière des femmes, à (Du Bien Public) lée de nos drapeaux. ies feuilles quotidiennes sans y voir grand avenir. allemandes,’ ‘‘Vandalisme alle.! Je crois aux mains armées du fer voit tr-îner pacifiquement dans les|Je crois, je crois. l'automne. “Sir Edward Carson has not Presse qui nous renseigne aujeur |that at the close of the war the du monde de faire ici l'éloge des | Rule by force of arms. All classes penser qu’à l'heure où tous les re- | At the end of the war all must be en termes plus ou moins précis qu’il | recognize that this is the position. des peuples civilisés, je ne puis |and to be glad to let all causes of à côté de chez uons, essaient de per-|ward Carson’s latest deliverance is Prediction qui se realise (De la Presse) Les amateurs de prédictions en trouveront une très cu- rieuse dans l’histoire du vénérable Jean Baptiste Vianney, le cure d’Ars. Ce saint homme aurait prédit, paraît il, avaut de mourir en 1859, que les Français verraient les Prussiens envahir la France, remporter victoire sur victoire, et finale- ment leur imposer une paix cruelle et coûteuse: mais que les Allemands, grisés par leurs succès, ayant pour aiusi dire l'appétit aiguisé par cette aventure houreuse, reviendraient de nouveau en France, que leur marche serait quasi triom- phal jusques aux portes de Paris, mais qu’ils seraient forcés de rebrousser chemin un jour de fête de la Sainte Vierge, et que de ce moment ils subiraient défaite sur défaite jusqu'au jour où, épuisés, ils seraient forcés de rendre à la France tout ce qu'ils lui auraient pris la première fois, et davantage. Il est pour le moins remarquable que c’est le 8 septembre, jour de la Nativité de la Sainte Vierge, aux portes mêmes de Paris, que les troupes de Guillaume ont commencé à re- brousser chemia. Nul doutefque cette prédictlon qu'elle s0:4 authentique ou non, ne se réalise de point en point. Bonne mystification Pour une mystification réussie, parlez moi de la rumeur que des troupes russes venaient d'Archangel prêter seeours aux Français et aux Belges. Tout le monde a un ami qui «a un ami qui a vu ces Russes, a compté le nombre de trains qui les aétransportés d’Ecossse à Southampton, ou à Folk- estoue, qui leur a offert des cigares ou des rafratchissements, leur a livré 60,000 pains par jour pendant tout le trajet, qui a émis ue police d'assurance pour les traus- ports. On a décrit leurs uniformes, leur équipement, leur cavalerie, ieur artillerie. Bref les détails les plus menus con- cernant cette armée russe nous étaient fournis par des té- moius digues de foi qui affirmaient les tenir des gens sérieux. Nos nous réjouissons tous en pensant que les Belges allaient enfin recevoir une aide puissante pour libérer leur territoi- re; et tous nous chautions les louanges de Lord Kitcherer qui avait eu cette idée géniale. Mais il nous faut déchanter. Le gouvernement nous affir- me officiellement que cette rumeur ne repose sur aucun fait. Quelques officiers russes sont venus suivre les opérations en France, uu point, c'est tout. Les Russes fantômes se sont dissipés comme un beau rêve. Quelle amère déception ! La “Culture” Germanique Les criautés allemandes en Belgique et en France vont faire l’objet d'une enquête judiciaire régulière de la part du gouvernement anglais. D'autres gonvernements suivront peut-être cet exemple. Ce sera le réquisitoire, basé sur des preuves juridiques, de dla civilisa: tion contre la ‘culture’ germanique. En attendant, les rap- ports de cruautés inouies continuent à nous arriver. Les journaux d’anjourd'hui publient uu catalogue de crimes qui font frémir. C’est le rapport de ia légation belge chargée par le ministre de la justice, M. Carton de Wiart, de contrô- ler un certain nombre de crimes reprochés aux Allemands. Ce rapport est signé par MM. Cooremau, Goblet d'Alrvielle, Ryckmons, Strauss Van Cutsem, et les secrétaires, le Che- valier Hrnst de Brunswyck et M- Orts. Ce rapport, qui couvre près de trois colonnes du ‘Times’ est trop long pour être traduit en entier. Je note cependant quelques specimens de ‘‘culture’’, dent l’idée déshonorerait des nègres de l'Afrique. À Corbeck-Loo, des soldats s'emparent d'une jeune fille de seize aus, et, sous les yeux de ses parents, la violent, puis lui perceut les seins avec leurs baïonnettes. À Hofstade, une vieille femme est tuée à coups de baion- neties pendant qu'elle cousait paisiblement ; une autre et son fils sont tués de la même manière, pendant que le père est pendu à une poutre de sa cuisine. Dans une ferme, près'de Malines, le corps d'un vieillard, ou plutôt les restes carbonisés d’un vieillard sont découverts et tout près de lui, un jeune homme de quinze ans a eu les pieds et les mains liés, après quoi on lui a ouvert le ventre et sorti les entrailles. A Buecken, on fusille un vieux prêtre de 80 ans. Entre Impde et Woixerthem, deux soldats belges blessés sont trou7és près d'une ferme en flamme, Les Allemands jettent dans Îcs flammes les deux blessés. Mais en voilà assez. J'en passe, et de plus terribles en- core, des crimes innommables. Dites, l'humanité tout entière, du moins tous les peuples qui ont la moindre prétention ou titre de civilisés, ne de- vraient-ils pas se lever en masse pour écraser à tont jamais ce militarisme prussien, qui, pour arriver a dominer le mon- de, ne recule pas devant de pareils forfaits ? DES ACTES BIEN PREPARKS Car ce ne sont pas là des faits isolés, des crimes commis par des soldais ivres ou naturellement criminels, mais des actes autorisés et préparés par les autorités militaires, afin de frapper de terreur le peuple belge et amener les chefs à capituler plus rapidement. Bernhardi, Treitsehke, Niets- chke, les inspirateurs de la philosophie allemande moderne, appreuveut ces horreurs et les déclarent néceesnires cu suc- sès des armes nationales. N'est il pas évident que nous avons affaire à une nation LE CREDO DE LA FRANCE ne me Mn vert. Les habitants de St. Felix [à ia science et au dévouement de le côte, pour venir à Tignish, ce qui creisade des civilisés‘ à la France tions des électeurs, même des bons | 2u mérite des espoirs. vénients et Haywood continue à se l'ordre, à la charité militante. Ne serait-il pas temps qu’il y au- tillerie et à la flamme du cierge, au vieillards et à Ja toute-puissante (TARDONS DE l'héroique insomnie de l’épouse, au +puis quelque temos il est bien Je crois à notre grand passé, à des titres terrifiants comme ceux-ci:| Je crois aux vivants de la patrie mand.'‘ Il y a tellement de ces ti- let je crois aux mains jointes. rues, le long des trottoirs et des HENRI LAVEDAN. Ilest pessible que l'histoire qui le calme corrige certaines relations | shown good judgmeunt in issuing at d'hui. Ulster Council will call upon the Allemands. of Irishmen, practically, are now gards sont tournés du côté de l'Eu-| free 10 decide for themselves on faut anéantir les barbares du XX Nearly all seem to rejoice that such ru’empêcher da penser qu'à cette |difference drop until events again pétrer uu crime sans now. RL AUHEURE PRESENTE et du Lot 2 sont obligés de faire la }n0s chefs. leur cause de grands incovénients, | éternelle, impérissable et nécessaire. conservateurs, le gouvernement ne] Je crois à la confiance, au recueil- moquer du public et du gouverne-| Je crois au sang de Ia blessure et rait un changement dans l’adminis- | 8rain du chrpelet. ignorance des enfants. L’ ARGENT calme pieux des mères, à la pureté de notre cause, à la gloire immacu- difficile de jeter un coup d'oeuil sur |"0tre grand présent, à notre plus *Barbarielallemande,'’ ‘‘Atrocités | et je crois à ses morts. tres-la dans les journaux qu’on en] Je crois en nous. Je crois en Dieu. clôtures avec les feuilles mertes de msi À NOTE OF DISCORD s'écrira demain dans la paix et dans | ct certains jugements publiés par la |this time a ‘defiant declaration’ Du reste il ne s’agit pas le moins | Ulster Volunteers to resist Home Mais je ne puis m'empêcher delunited in fighting for the Empire. rope, où l'on ne cesse de proclamer questions of internal politics. All siècle, indignes de vivre au milieu |a happy spirit of union prevails, heure une autre baude de barbares |force themtothe front. Sir Kd- Détruire l'université de Louvain, | have been withheld. a discordant note that might well One might bmbarder la cathédrale de Reims | easily find in his words reason for c'est du vandalisme ‘c’est certain ; | a bellef that 1f the politicians will toutesois les édifices ‘de brique, de|let the Irish people alone they will! Carson was looked after by the pierre et de marbre peuvent être re-|fiud a way to settle their differences British authorities. quietly, and thst Sir Rdward cannot levés. Mais traquer les petits Ca aadiens-français d'Ontarlo jusque |look upon such a prospect with sa sur les bancs de l’école pour les |tisfactios.’’—Journal of Commerce. contraindre à oublier leur langue Just so ! In the meantime the Sir Edward Carson, the one and on- ly simon pure loyalist in the Em- pire, will attack them in the flank! It is about time that Sir Edward If he wants blood, why does he not go to Fran. ce with the men of Munster ? In maternelle et leurs origines, c'egt|Irishmen will be fighting Engiand's Ulster are fighting side by side a- Btre plus barbare que les Allemands, lbattles, but when they come Lee! galust the common enemy : but Sir à is D El re pr ne . "y GX Ne ER : "Sin France the men of Munster and king Edward Carson will pot risk bis own hide. JIustead, he stays a- round home, only appearing from ithe shelter thereof to shout : ‘’When the men of Uister and Munster come home, I will marshal the men of the former to fight the latter.”’ What a blathering, skul- coward he Îs !— Eastern Chro- uicle, à \ = 1) 1914 20ANNÉÈKH 2= abrutie par ses professeurs, et qu’il faut, coûte que coûte, écraser impitoyablement, afin d’extirper de la terre ce Credo de la Force, véritable défi à la religion d'amour prêchée sur le Calvaire ? LE CULYE DE LA FORCE C'est le professeur Cramb qui a émis l'opinion que le succès de la prochaine guerre allemande (il écrivait ce! dans sa réponse au général von Bernhardi, il y a deux an), serait suivi de l'établissement d'une noavelle religion dout le Kaiser serait l’Allah, et Jehovah le Précurseur, Cette religion decréterait définitivement le culte de la Force. Le Kaiser déclarerait que le préceote ‘‘Aimez-vous les uns les autres’” est bon pour les êtres faibles, qui, au point de vue naturel, c'est à dire blologue, n’ont droit à aucune consid € ration. Du reste, Bernhardi nous dit tout le temps que les forts doivent grandir aux dépens des faibles, et que cette loi est la loi même de la nature ; un peu plus, il ajouterait que c'est offenser la Divinité Supérieure (le Bon Dieu Prussien, saus doute,) que de respecter les faibles, et que nous nous devons de les exploiter, si l'on veut mériter les fiveurs cé- lestes. J'invite tous ceux qui pourraient encore avoir des doutes sur la nécessité de détruire le inilitarisme prussien et d’é- craser la race allemande afin de sauver la civilisation chré- tienne, à lire les ouvrages de Bernhardi, de Treitschke, les mémoires de Bismarck, par Busch, l'Allemagne Impériale par le prince von Buelow, (l'ex-chancelier 4e Guillaume) et leurs deutes auront vite disparu pour faire place à nn é- tonnement profond qu’une telle morale—si l'on peut appe- ler moraie l'absence de toute morale—puisse être celle de tout un peuple soi disant civiiivé. MAIS PAS EUX SEULS Mais il ne faut pas croire, cependant, que l'esprit de des- potisme soit le monopole des Prussiens. Nos bous tories auglais ne leur enfcèdent guère sous ce 1apsort. La ques- tion du Home Rule nous en fournit la preuve. Ce bill a été approuvé par une énorme majorité pendant trois sessions consécutives. D'après les termes de l'Acte du Parlement, il doit devenir loi, Ilne reste plus que la sanction royale à obtenir pour que le Home Rule suit un fait accompli. Mais les tories ont prétendu que la guerre obligeait le gouvernement à suspendre toute mesure disputée par l’op- position, entre autres le bill du Hone Rule, jusqu’après la guerre. Et lord Lansdowne ajoutait naïvement qu'après le présent bill du Home Rule serait sans doute mis de côté e un autre projet plus agréable aux gens de l'Ulster serait soumis aux chambres. Cette prétention signifiait tout simplement que les tories voudraient profiter de la guerre pour priver l'Irlande de l'acte de justice qu'elle attend depuis un :iècle. La minis- tère Asquith est resté fidèle à son programme, et le bili du Home Rule recevra la sanction royale à la fin de la session, dans quelques jours. Cepen lant le premier ministre a pro- mis un bill suspendant la mise en vigueur de cette loi peu- dant un an ou jusqu'à la fiu ée la guerre, ou jusqu’à ce qu'un Âmending Bill ait été passé par les deux chambres. ET LA QUESTION DU ‘‘HOME RULE'’. Mais cette concession ne plaît pas aux tories. C'est la des- truction du bill iui même qu’ils exigent. Pendaut que le Tsar accorde le home rule à la Pologue, les Lansdowne, les Balfour, les Bonar Law, les Cecile, les Halsbury, les Wllowghby ie Broke, tous les tories, quoi, s'organisent pour empêcher Ja libération de l'Irlande. Pendant que les peuples libres donnent leur sang pour sauver la liberté me- nacée par le despotisme prussien, les hommes que je viens de nommer intriguent pour assurer le maintien du despo- tisme tory en Irlande. Et sir Edward Carson lance un ma- nifeste toute simplement odieux. S'adtressant à ses parti- sans de l'Ulster il leur promet de les conduire cuntre le gou vernement de Dublin, lorsque celui de Berlin aura été vain- cu. La morale de ceci, c'est que si l’on gratte tant soit peu un tory, l’on trouve un Prussien. Ce que Guillaume doit nous evvier ces Lansdowne, ces Balfour et autres dont la haine pour les libert£s populaires n'a d'égale que la sienne ! ” Mais nous pouvons être sans inquiétude. La démocratie anglaise aura raison des Prussiens de Belfast et de Lands- downe House aussi bien que de ceux de Berlin, et après la défaite des uns et des autres, la liberté brillera dans toute sa pureté en Irlande comme sur le Continent. ALEX. CLEMENT. RC KIiNGof 1TALY PRESIDENT /F'RANC HAPPYLAND MOVINE PICTURES COMPANY WILL BE AT TIGNISH TIGNOH PLAY HOUSE, TUESDAY OCT. 20, 1914 À New and Interesting Programme + & + Porte à À E *