Gorrespondance Les Ecoles Publiques PAR ANDRE DuIRON M. le Rédacteur, Eioigné de mes amiset du toit paternel, souvent pen- dent le jour du repos, après a- voir entendu la sainte messe, je laisse aller ma pensée et vlle s'envole chez nous. Je revois dans mon esprit l'humble toit à l'abri duquel se passèrent les beiles années de mon enfance, et lies souveuirs, des tendresses d'une bonne et pieuse mère, des qualités sobres et d'un père noble par son humi lite, se pr:ssent avec un tel em rvertueus-s pressement dans mon cœur, que je suis encore au mien de a ia nationalité avadiruns français le Ile du Prince Edouard. Que l'on dise ce que l'on vou- dra, li faut grande famiile de senti ments pour les grandeurs d’un peuple si l'on mangue d'admirer Ce petit peuple, persecute jadis, et son avoir peu de le Caractère acadien. vent cruel soumIS à un ostracisme aujourd'hui, s'est élevé malgré ces obstacles, non pas sans quelques victimes du mal: heur, mais certainement avec honneur. Ah, ce quiest le plus admira- ble, aujourd'hui, c'est que le: Acadiens ont pu conserver jen: identité tationale. Avant 1877 quand iaste des Ecoies Pub. ques de ;int la loi des n'y avait que très peu écoles, 1} d'insti tuteurs acadiens qui poss daient des counaissances Pour en faire des dans l'enseignement. suffisa ites hommes foits Mass c: que l'instraction manquait di sappléer, un esprit de travaii, d’étades serienses et continnes fit pour ces hommes dévoaés c« que l'instruction publique avait manqué de faire de ces hommr-s Le caractèr. laissa ne em preinte sacrée sur leur œuvre: et aujourd'hai Lous trouvons dans nos campagnes acadienn-+ dans chaque homme, un cœæ: reconnaissant qui fait l'éloge de quelque vieillard qui, pendan: un terme de quelques mois sea lement, lui fit apprendre à lire, à écrire, à chiffrer, et à repondre à toutes les chisin e. Cartes il y avait bin quai. ques hommes -bien instruits dans le corps enseignant, mai: c'était l'exception règle. Er avec notre système tout vauté aujourd hui il est à dou q uestiops du caté et non une aunée d'ecoli: an jeune homme serait en étai ire, écrire, et chiffrer, sans par ter si aorès ler du catéchisme quiest trop vit: oublié. Mais je dois continuer après ce faible témoignage d'honneu: aux œuvres de nos vieux tuteurs pour en arriver à un mot par publiques. insti- dire rapport aux écoles Je ne veux aucunement cri. tiquer, mais mon désir serait de faire connaitre à mes confrères d'autrefois des pensées que mes réflexions me suggèrent parfois quand je rêve aux jours où j'en. seignais moi même l'enfance Si quelqu'un trouve à redire sur mes 1éflexions, au moivs, je m'attendrai à une induigence honnête et que la critique ne sera pas atrabilaire. On a rien à gagner et tout à perdre par un critique sévère où des fantes personnelies sont débitées pour attérer un adversaire. Et criti- quer pour le seu: plaisir de critiquer n'est pas digne d'un homme. Le pugilat ases ad- mirateurse, il n’en est pas moins | _ [méprisable aux yeux des gens de bien. Je tiens donc à dire que nos écoles publiques acadiennes ont fait du progrès et c'est ce que j'entreprendrai de démontrer. A l’avénermneut des écoles pu- bliques de 1877, la consterna- tion s'empara de la population. mes premiers Fouvenirs, que l'on avait en horreur ces écoles sans Diea Le gouvernement qui voujait faire des écoles neu tres sovs prétexte de ne blesser aucune croyance religieuse dut prescrire un “onrs de lecture ou la doctrine chrétienne n'entrait Etrange illusion! nous terons des citoyens honnêtes et parler de Dieu, naîs en faisant appel a la na- ture animale. pas. ve StTra sans Je ne m occupe pas des écoles ugiaises Où tout se fait en an- 1 l'on y oublie Dieu tant pis pour ÿ 11 protestantisme de parlant pas une preuve que glais. elles con vi ntau se sauvegarder en ne de Dieu, c'est les tenèbres lui sont plas propi Mais dans acadiennes tel n'est pas le cas aujourd haï. Et j'ai tonjours cra que instituteurs ces que ia lumière nos évoles les oremiers sous le aonveau régime avaient été un peu trop craintifs. Le serment qu‘ils devaient prêter en té moiguage du fait qu'ils ne per- mettaisnt pas l‘asage de iivres autres que ceux prescrits par le bureau d‘education, ne leur in- terdisait pas Je parler de Die“ et de ses commandements. Et il fant qu'un homm: reconnaisse le ‘“Causa Causaram” pour que son serment soit honoré. Et je pourrais dire -n passant que par suite de religion, notra édacation saus les faux serments en cour de justice sont plus com- naus aujourd hai qu'il ne l’e- Je ne veux pas attacher de blâme aux pre talent aatrefois. des écoles les instituteurs iastituteurs Dans les niers rabliques mêmes ‘Arcou-tances, des dernieres auraient probablement été plus tisuides Les émois, les eris des broyants qui demandaient la nentralité religieuse sous le nom de libert: que tous rec amant sans la con- naitre, ah !1l yavait là assez pour faire iaire les sentiments de cœur qui auraient voulu se faire jour. Le serm2nt que de valent prêter les institateurs était bien de nature à effrayer et à j2t-r dans l'isdecison, Plustard, vers 1884, quand la fièvr: d:3 révolations, | 08 lire, fat passée, des hommes pl:ins de dévouement, dont vous êtes psut-être le seul, sur vivant, M. le Rdacteur, s: pré sentèrent aa bureau d'éducation pour réciawer l'adoption ds livres de la série de Montpetit Et c'était pour suppléer aa manque de quatrième et cin- quième livres français, ou “moi tié français” je devrais dire, de ia série de la Nouvelle-Ecosse. Pauvre série il faut le dire tant pour la lecture française que poar les sentiments. Les démarches de ces hom- mes ue fat pas infructueuse. Le Surintendant se prêta à leur requête et une fois adaptée la série de Montpetit devint après an certain laps de temps d'un nsage aniversel dans nos écoles lln'yaque l‘abécédaire de la Nouvelle-Ecosse dans nos écoles et cela est dû à l'opinion des iustituteurs qui années le trouvent plus propre à initier le jeune élève à l'étude de l'anglais: Et dernièremeuwt la série de Gage a été introduite pour la lecture anglaise, et maigré que, de ma part, j'y trouve beaucoup d'imperfection en ce Je me rappelle et c'est un de/trouver l'exemple qui doit Jui que ce soit le Vegetabie Worin elle a un ton plus élevé et con tient des pièoss très chrétien: nes. Üependaut je n'aime guère cette histtire d’une famille de lièvres protégée par un matou pour enseigner aux eufants la générosité. Cest un esprit rampant quiest obligé de s'a. baisser aux animaux pour y inspher soæ devoir. L'exemple da dévouement des grands voeurs ae fait pas défaut ct, malgre que le monde soit chant, les uobies actions ne manquent pas Mais j'onr r-- venir à monsuj t Aynès l'in troduction des ;11res de Mout- mé- petit uons -ümes Ia grande fa- veur d'avoir un insp-etevr fran- çais poar nos écoles acadichues {a vcoutiuucr.) TOUT ENFANT PRENDRA le Ve- getabie Worm Syrup de Me Leau. C'est toujours le même remède, sûr, agrenble an goût et efficace ; mais faites à tmtion Syrup de MecLean. B.B.B. Cures | to Stay Cured The most chronic diseases of the Stomach, Liver, bowe.s and Blood. Thousands of testimonials from those who have been permanent- ly cured by the use of Burdock Blood Bitters speak of its unfail- ing efficacy in Dyspepsia, Bilious- ness, Sick Headache, Liver Com- laint, Eczema, Erysipelas, Sero- ula, Sores, Uicers, Boils, Pimpies, Hives, Ringworms, and all blood humoprs. If you want to be cured to stay cured, use only B.B.B. HOTEL RIVERSIDE DUKE ST. MONCTON, N. 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À Li jeune fille qui se rend compte de ces faits et cherche un moyen simple et eflectif de sou- luxe si mire si elle est malade, ou de soutenir ses forces, si elle se sent affaiblir, trouvera cars l:; PILULES ROUGES tout ce dont elle a besoin pour arriver à ce but, car les PILULES ROUGES guérissent toujours les troubles du retour de l’âge et assurent aux femmes qui les prennent, une vieillesse heureuse et prolongée. ‘{ J'ai pris les PILULES ROUGES, dit Madame Vallée, ns. ; é de le ‘pren Îre au ioment, où les premiers symptômes du RETOUR DE l'AGE se faisaient sentir chez moi. J'«vais “les mius et les pieds froids et engourdis, je souffrais du mal de tête, d’insomnie, et mes vivres digéraient ‘anal: j'avais touiours des douleurs dans le dos, j'étais incapable de travailler et ma famille craignait Leau- F ‘“ Jes PILULES ROUGES prises de temps à autre PS cette période du retour de l'âge, me firent un ‘: grand bien, me rendirent à la santé et me guérirent de ‘‘ muus chez les femmes qui passent cette pésiode entre l’âge de 4 ‘“ Vers l'âge de 50 ans, dit Madame D. Gervais, je commençais à souffrir de palpitations de cœur, Ce Con. ‘‘ leurs dans tous les membres, ma respiration était courte et je À e ‘aucun doute, les troubles du retour de l’âge qui se faisaient sentir chez moi : je passais de temps à aut:e, des || ‘* semaines au lit, percluse par le rhumatisme et les douleurs ; j'essayais à me soulager le mieux possible, soit j | ‘‘ en voyant les médecins des alentours, ou en prenant des remèdes que mes voisins me conseillaiert, mis le || ‘‘ tout sans résultats, et au bout de quelques années, voyant que mon état empirait toujours, je résolu cle pren || ‘‘dre les PILULES "ROUGES qui me firent un grand bien et me ramenèrent à la santé. J'ai aujourd'hui 58 : Les Pilules Rouges m'ont guérie des troubles du retour de 1 âge, ct je MADAME DAMASE GER VAIS, ‘! Je suis allée voir les médecins spécialistes, dit Madame PF. Leblanc, por iérir ‘# pisie causée par les troubles du retour de l’âge : mes mains et mes pieds étaient enflés et j'étais mal à l'aise ‘“ très faible, je souffrais de cette maladie depuis plusieurs années. ‘‘ Les Médecins Spécialistes me donnèrent un traitement spécial et je pris aussi 15 boites de PILULHES Ils me guérirent dans quelques mois et après avoir souffert pendant des années, après m'être ecins sans résultats, je leur suis reconnaissante pour in'avuir rame- MADAME F. LEBLANC, 154 rue Montcalin. Mortré:!. Ce sont surtout les femmes sur le retour de l’âge et qui ont été malades des mois ct des années à qui il faut de la patience et de la persévérance, car elles ne peuvent pas se guérir en | quelques jours, ni même en quelques semaines. aussi un long traitement. l’âge, soyez persévérantes dans l'usage des Pilules Rouges et vous Les Médecins Spécialistes invitent toutes les femmes qui souffrent depuis longtemps à leur demander conseil, ils répondront à leur lettre avec soin, si elles écrivent et aussi si elles veulent venir à leurs bureaux ils seront toujours heureux de leur donner les conseils et les avis dont ciles Les Bureaux de consultations sont au No. 274 rue Saint-Denis : äs sont ouverts de heures du matin à huit heures du soir, tous les jours de la semaine, excepté le dimanche, et 125 Les femmes devront refuser comme imitation toutes PILULES ROUGES vendues de porte et aussi exiger que le nom de la CIE CHIMIQUE FRANCO- moyen d'avoir les véritables PILULES boite, c’est le seul Jeune fille, rendez À votre mère sur ses vieux jours, les soins et les tendresses qu'elle vous a prodi- gués avec tant d'anxiété, lorsque vous étiez enfant. C’est une dette de reconnaissance que vous lui devez. Si elle a passé ses nuits sans dormir et ses journées à peiner pour votre con- fort, lorsque vous étiez jeune ; veillez aujourd’hui sur son bonheur et sa santé, veillez à ce qu’elle prenne soin de ses forces,c'est votre devoir et ce sera votre bonheur. Sa santé est aussi précieuse pour elle, même si elle est âgée, bien portante. La jeunesse peut dant deux ans. tous les troubles dont je souffrais et qui sont +i cum- à 50 ans. . DAME VICTOR VALLEÉ/:, mes nuits sans dormir; c'était sans Ce serait folie pour elles d'abandonner 1: tr1ite- ment des Pilules Rouges, après en avoir pris une boîte ou deux seulement, car pour les malilies , elles leur seront expédiées sur ricet'on du Adressez vos lettres comme suit : COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, No. 274 Rue St-Denis, Montréal, C=-aca. à 0 pe + RE PRES DRE TS pour vous qui êtes jeune et avoir ses attraits, mais une verte vieillesse a bien aussi ses charmes. A l’âge mûr, après avoir élevé sa famille, il survient chez la femme un moment critique ; les premières rides apparaissent sur son front, un peu d'angoisse se peint sur sa figure, elle soufire de douleurs qu'elle n'avait pas l'habitude d’endurer, ses mains et ses pieds devien- nent un peu froids et s'en- gourdissent, elle devient nerveuse et inquiète, elle dort mal la nuit et le jour, les moindres tracasseries la fatiguent. Ces symptômes augmentent si elle n'est pas secourue à temps. Jeunes filles, n’attendez pas pour lui donner les soins qu'elle nécessite, que vctre Ex LE ge mnE + rt TT mel On m'a conseillé de les pure 7 - ee + dont 0 men. Sept Iles, Côte Nord, Que.’’ LT ET ee : RME Gower Point, Ont, ur me faire guérir d'une Jivdro- RATE SEE ET er EU LE TA vP— neuf its pes _ sous alt dd TITRES cn ln sd ia dis Buste. au, + it. manne à miens Tate Rs re - 2: € -= 2 Arsenault & MckKenzie AVOCATS, &c. 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