7 Le Retour C'est la veille de Noël de l’an 18.. A quelques miles du petit village de Goensurf, se trouve une pauvre mansarde, tombante en ruine et i- solée de toute autre habitation. Et pendant qu'à l’église du village voisin, les cloches sonnent à toute volée, invitant par leurs joyeux ca- rillons, le peuple à la messe de mi- nuit ; tandis que les routes s’em- plissent de la foule répondant à l'appel de leur Dieu ; seul, le vieux Bertrand reste dans sa cabane. Accoudé sur une table boiteuse, éclairé par la lueur vacillante d’une chandelle, il songe au temps déjà bien loin, où, entouré de sa famille, il vivait heureux. Il pense aux Noëls passés et les compare au pré- sent. Ilest seul maintenant, tous l’ont quitté pour aller jouir d’une vie meilleure et Dieu ne lui a laissé que Raoul qui est parti pour voya- ger dans des pays inconnus. Après la perte de ceux qui lui étaient le plus cher, Bertrand est tout à coup devenu pauvre, il na vendu ses beaux meubles et sa belle maison pour acheter ce misérable logis. Quelle en était la cause ?....per- soune ne le savait. C'était un avare. Là-haut, dans son grenier, se trouve la cachette du trésor qu'il a amassé denier à denier, Et en cette veille de Noël, il songe à tout cela....Du éehors, le tintement des grelots, le hennissement des chevaux et les rires de la jeunesee qui emplissent les voitures arrivent jusqu’à lui ; mais ces choses ne ve- naieut que confusément à son es- prit, peu à peu il lui semblait que les pas des passants s’éloignaient de lui... —0— Pan! Pan! on frappe, qui peut venir à une heure si avancée ? Sans doute ce sont des voleurs qui vien- nent lui ravir son trésor ; mais il fallait répondre, car on venait de frapper une seconde fois. “Qui est là ?”’ ‘Un voyageur qui demande un abri.”° Après quelques moments d’hési- tation, il le laissa entrer, c'était un jeune comme d’une trentaine d’an- nées, couvert de neige et transis de froid, il ne pouvait attendre Goen- surf ce soir-là car il était trop tard et la distance était trop longue. Le vieillard hésita encore, mais la figure du voyagear lui paraissait si bonne et si franche qu’il consen- titè le recevoir. Ils s’asseoient près du foyer, Bertrand attise le feu, et la conversation s'engage. Tout en causant il examina son hôte, et tout à coup il s'aperçoit qu’il a à la ceinture une bourse qui paraissait pleine d’or. A cette vue, ses yeux fiamboyent et il de- DOR—-——— ‘IMPARTIAL, de Raoul vient plus affable pour lui ; il lui offre l'hospitalité aussi longtemps qu’il le voudra, se plaignant de n'avoir un meilleur logis à lui of- frir,. Etc’est ainsi que la soirée se passe. Vers une heure, le jeunel homme demande à se reposer un peu, l'avare le conduit dans une petite chambre qui n’a pour tout meuble qu’une paillasse posée dans un coin, et quelques minutes après, ilest endormi profondément. A- lors Bertrand saisit un couteau et se dirige sans bruit vers la chambre du dormeur, il pousse la porte et à chaque petit grincement des gonds, à chaque souffle qui s'échappe de sa poitrine, il pense toujours le voir s'éveiller. Il arrive enfin près du lit, et il peut distinguer dans l’om- bre la bourse qui scintille ; il tend la main et avec précaution la déta- che de la ceinture, il se relève, il se retourne, mais les pièces d’or s’en- trechoquent et le bruit a réveillé le dormeur. Le vieillard ne lui laisse pas le temps de se reconnaître et le frappe d’un coup de couteau dans la poitrine. Le jeune homme re- tombe inerte sur le plancher. Desirant voir si sa victime était réellement morte, l'assassin va chercher une lumière, il se baisse, pousse un cri de surprise mêlé de douleur. ’Oh ! mon Dieu ! est-il possible c’est bien Raoul ! est-il vrai! L,'a- voir tué lui, son fils, et la veille de Noël ! pour une misérable somme d'argent !’’ Et l’avare, se jetant à côté de son fils qu’il vient d’as- sassiner, laisse éclate sa douleur eu cris déchirants. Peu à peu il se calme et songe aux moyens qu’il va prendre pour cacher son crime. C’est impossi- ble, n’entend-il pas déjà dans l’es- calier les cris des gendarmes ? ‘ Oh ! malheur ! déjà — ils viennent déjà pour le saisir et le trainer sur l’échafaud !...... On frappe, il ne répond pas ; on frappe encore ..... ‘ —" Qui est là ?”’ —‘* Au nom de la loi, ouvrezj.. Et voilà que l’avare, se réveille et se retrouve encore à sa table boi- teuse, près de la cheminée ; les sueurs lui perlent sur le front et il remercie Dieu que ce ne soit qu'un TÊVE ro On entend au dehors les cloches qui annoncent que la messe est ter- minée, lorsqu'on frappe à la porte, alors le vieux Bertand se lève et va ouvrir.. sont-ce les gendarmes ? Non, car il reconnait à l'instant son fils Raoul et tous deux,s’em- brassant, viennent s’asseoir près du foyer ; l’un pour conter son rêé- ve de Noël, l'autre pour faire le ré- cit de ses voyages. TRICOTOT. A ‘‘Fairy’’ Calendar The constant improvement in calendars is becoming more marked each year. The creations in this line, which a score of years ago, would be deemed works of art are now classed with those varigated mental compositions of which ‘‘Poor Richard’s Almanac’’ was a veritable prototype. This great advancemeut in the | of making typographical charts by wkich the passage of the year can be accurately gauged is mainiy—if not entirely—due to the rerfecting and cheapening of the various pro- cesses of printing. These have de- velopped to such a statethat today, the work of the printing ad litho- graphic press rivals thit of the painter himself. In fact, it is pos- sble by the expenditure of great care and skill to so reproduce a picture that it will at a short dis- tance puzzle even an expert to tell whether it is genuine or not. As au illustration of this fact, the 1904 Calendar just issued by The N. K. Fairbank Company is an example, For years, the ‘‘Fairy’’ Calendars of this Company have ranked among th: leading annual art creations. but in the present instance, they have fairiy outclas- | The Calendar is compossed of seven sheets, 10 by 13 inches in size, printed on heavy glazed paper and executed in twelve different colors. The first sheet represents an idealic figure of a young woman who is flanked each side by a broad, wavy blue scroll on which appear the different monthly indices, twel- ve in all. The other six sheets are devoted to six individual bust stu- dies of young women from the brush of C. Warde Traver, an ar- 200 COMPOSITIONS MUSICALES tist of national repute. Each head is given a frame effect in imitation of burnt leather, with gue, the ‘‘home beautiful. ‘‘ The new calendar is being given iu return for ten oval fronts from JEUDI, LE 3 D EC. 1908. PARTOUT ET TOUJOURS 4 “POUR LES HOMMES” GUERISSENT INFAILLIBLEMENT ET CAGNENT D'EMBLEE LA RECONNAISSANCE DE TOUS LES HOMMES MALABES. UN CITOYEN DE MONTREAL M. E. PAPILLON, 695, rue Marie-Anne, Quartier St-Jean-Baptiste, demande a faire publier son temoignage. Dire tout ce que les Pilules Moro ont déjà fait de bien aux hommes, serait chose réellement impossible, car tous les jours nous en entendons faire les plus beaux éloges. Les témoigna- ges les plus désintéressés abondent à nos bureaux ; de toutes les parties de l'Amérique nous awivent des lettres fle reconnaissance, signées par de bra- ves pères de famille et des jeunes gens qui ne tarisserit pas de gratitude envers les Pilules Moro, Ah! c’est que les Pilules Moro ap- portent dans tous les foyers où elles sont en honneur, la santé, et, par là, le bonheur et la joie. D'ailleurs, com- ment pourrait-il en être autrement ? Les Pilules Moro sont faites d'après les procédés scientifiques et suivant la formule d’un médecin éminent, géné- reux philanthrope, et savant praticien, qui a consacré sa vie à la recherche et à l'étude d’une prescription qui devait contenir, dans son essence, tous les principes vitaux et le germe de toute force virile. Les Pilules Moro sont bien vérite- blement l'idéal, car elles n’ont jamais failli à leur fin. C'est une préparation spéciale pour les hommes, le remède unique dans tous les cas de maladie qui les affec- tent particulièrement. A voir l'effet subit que les Pilules Moro produisent chez les hommes malades, l’on s'étonne qu'il y en ait encore, mais très peu, il est vrai, qui souffrent inutilement de la tête, de l'estomac, du cœur, des reins et des nerfs. Voici encore un fait palpable et très convaincant qui s’est passé en pleine ville de Montréal. Nous préférons laisser la parole au héros même de cette guérison. Il s’agit de M. F. Papillon, domicilié au n° 595 de la rue Marie-Anne, quartier St-Jean-Baptiste, Montréal, et universellement connu en cette ville. Voici donc la conversation qu'il a tenue à un journaliste chargé spécialement de nous représenter pour recueillir de sa bouche même l’important témoignage qui suit: “ Enchanté, mousieur, d’avoir enfm l'opportunité de dire publique- ment tout ce que j'ai retiré de bon par l’usage des Pilules Moro. “Tout d’abord, pour bien établir les faits, il me faut remonter dix années en arrière, alors que je changeai subitement de régime de vie. Je fus alors soudainement atteint d’un vivlent mal de tête et devins peu à peu dyspeptique très avancé. Ceci occasionna chez moi une dépression générale, la perte de toute énergie et même un dégoût pro- noncé pour le travail. Jusqu’alors, j'avais toujours été bien portant, souple et très actif; c’est du moins un témoignage que je puis me rendre sans orgueil. Les choses allèrent donc de mal en pis durant plusieurs années. Il y a trois ans surtout, la position devint intoléra- ble. Je consultai plusieurs médecins et pris force remèdes et drogues de toutes sortes, puis fus astreint à des régimes très sévères, mais tout cela n'eut pas le moindre résultat. « J'ai toujours été un fervent des journaux, c'est ainsi que j'ai pu lire très souvent les diverses attestations en faveur des Pilules Moro. De même que la foi vient en priant, la confiance m'est venue en lisant les faits, dont je n’osais plus douter, CE QU'IL RACONTE : M. PAPILLON, 595 Rue Marie-Anne, Montréal. profit par la multitude innombrable d’hommes qui souffrent de dys- pepsie et de tous les malaises inhérents À cette cruelle maladie, L'exemple de M. Papillon peut convaincre les plus sceptiques, I! ne s’agit pas ici d’un personnage imaginaire demeurant dans des lieux éloignés, c’est un citoyen parfaitement connu et qui occupe une posi- «Et c'est le 24 octobre 1902 que je commençai à prendre les Pilules Moro. Il m’a fallu en user six boîtes avant de pouvoir éprouver le moindre sou- lagement, “Mais, depuis lors, mon état s’est toujours amélioré, à tel point qu'aujourd'hui, je suis parfaitement rétabli. C’est à peine si j'éprouve un petit mal de tête, une fois par mois, et rien ne me trouble dans ma diges- MA tion. Je suis maintenant devenu plus M courageux que jamais et je poursuis SES chaque jour ma petite besogne avec enthousiasme. “ Aussi ai-je cru qu’il était de mon devoir de porter ce fait à la connaîs- sance du public. C’est pourquoi j'ai écrit moi-même à la Compagnie Médi- cale Moro pour fournir de plein gré, sans sollicitation aucune, comme aussi sans espoir de récompense, le certifi- cat que je leur ai adressé, “ Bien que je ne doute pas de la po- pularité des Pilules Moro, je n’hésite pas à dire qu’elles ne sont pas suff- samment connues. Tous les hommes, saus exception, devraient en faire usage dès le premier vestige de la maladie. Non seulement les Pilules Moro guérissent le mal, mais, de plus, elles constituent un puissant tonique pour le sang et le meilleur régénérateur pour les forces et les nerfs.” M. F. PAPILLON, 595, rue Marie-Anne, Montréal. Voilà done un témoignage tout à fait désintéressé, et qui sera lu avec tion responsable, Vous avez son adresse exacte, et chacun peut aller, tous les soirs, l’interroger chez lui, ou encore lui écrire en aucun temps, Il est certain que M. Papillon finira par vous convaincre. La dyspepsie chez les hommes est aujourd’hui un mal qui fait par- tout de grands ravages et progresse désespérément, Aucun remède n’a pu l’enrayer jusqu’à présent. Seules les Pilules Moro pour les hommes réussissent à terrasser ce redoutable ennemi de notre généra- tion. Et c’est certainement le remède le moins coûteux et le plus facile à prendre, Cher lecteur, si ce n’est pas vous qui souffrez, c’est peut-être un parent, un ami, un voisin ou une connaissance quelconque, c’est une charité à lui faire que de lui indiquer bientôt ce remède sou- verain : les Pilules Moro, L’essai ne coûte pas grand’chose d’ailleurs, et les résultats ne tardent pas à prouver infailliblement l'excellence et la supériorité absolue des Pilules Moro. Les consultations gratuites pour les hommes se donnent tous les jours de la semaine, excepté le dimanche, jusqu’à sept heures du soir, au n° 1724, rue Ste-Catherine, Montréal. Vous pouvez acheter les Pilules Moro chez tous les marchands de remèdes. N ous les envoyons aussi par la malle, sur réception du prix, 50c la boîte, ou six boîtes pour $2.50, Adressez : COMPAGNIE MÉDICALE MORO, 1724, rue Ste- Catherine, Montréal, C’est ce que publié le journal borders and decorations in L/Art|musical Le Passe Temps Nouveau (The New Art) which is|cours d’une année, sans compter the latest French treatment for [les romans, chroniques, decorative effects and is all the vo-| monologues, piéces de théâtre, ain- Every package is guaranteeil. si qu'une foule d’articles intéres- Taken altogether, the Calendar |S?nts concernant la musique. Un is a distinct and remarkably beau-\an, $1.50. tifui work of art which should be| prime valant une piastre à choisir in the possession of every lover of| dans un catalogue de 48 pages, est donnée aux abonnés d’un an. Ad- 1essez : LePasse-Temps, Montréal, McDonald's durant le = poésies, Un numéro, 5c. 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