AE 43 «+ 4 ; 4 : | <. (Suite de la 1ère page) des miracles, CE me ge mme er ete L’IMPARTIAT 1905 LR ZE ' La science n’en fait’ pour être considérée comme défini- Un de mes malades avait des 2e : Sachons nous contenter del tive, et que peut-être dans deux sueurs d'une abondance extraordi- l'action antituberculeuse si mani-|ans, dans cinq ans même, ces ma- aaire et quise continuaient toute | feste et si puissante du sérum, ce!lades poñrront redevenir tubercu- la journée, au point de mouiller|qui est déjà presque miraculeux. Jeux. Il est permis de trouver non seulement son linge, mais ses LA METHODE D# MARMOREK leurs exigences un peu bien exagé-| habits. Aucun traitement n'avait) GUERI4-T-ELLE LA UBERCULOSE ? | rées et leurs objections peu séri- pu faire disparaître ces Sueuls, ni même les diminuer sensiblemeut. Ce malade, arrivé à la deuxième | rek guérit la tuberculose. période de la tuberculose, était d'une extrême faiblesse. Il tous-. sait constamment, avait complète- ment perdu l'appétit depuis quatre mois, sa respiration était si courte et si difficile que le moindre effort l'exténuait. Sa température s'éle- vait chaque jour à 101, et quelque- fois à 102... Dès le troisième jour du traite- ment par le sérum, il m'annonça qu'il avait déjeuné avec appétit. Le sixieme il remarqua la diminu- tion très notable--de la transpira- tion, et. le neuvième jour, lorsque je lui fis sa cinquième injection, je trouvai la peau parfaitement sèche. Après la huitième injection les sueurs n’ont plus reparu. Les autres symptômes se sont a- mendés chez ce malade dans la même proportion. ec J'admets que tous les cas ne sont pas aussi rapidement améliorés. Mais il en est d’autres plus favo- rables encore que celui que je viens de citer. L'action du sérum est également très manifeste sur la quantité et la qualité de l’expectoration. Pendant les premiers jours du traitement. le volume de l’e£pecto- ration augmente et les bacilles y sont plus nombreux. On dirait que le malade se débarrasse d'un vieux stock, et que les bacilles sou- dainement affaiblis, se laissent ex- puiser sans résistance. Ces pre- miers jours écoulés, le nombre des bacilles diminue ÿraduellement dans les crachats, qui perdent en même temps leur apparence puru- lente, et de jaunes au verdâtres, deviennent blanehâtres ou blancs. L'action du sérum est moins marquée sur les lésions locales qui persistent plus ou moins long- temps, en dépit des injections. Eïles peuvent même ne pas guérir lorsque la maladie est trop avan- cée, et cela se comprend aisément. Le sérum en effet ne peut agir que sur les bacilles tuberculeux ou leur toxine, mais non sur les lésions ma- térielles existantes. Les bacilles, une fois disparus, ces lésions sont assimilables à des plaies simples; il appartient au malade de les réparer et de les ci- catriser, ce qu’il fera dans la mie- sure de ses forces. Si l’état général est bon, lorsque par exemple la maladie en est à son début, si les lésions sont peu étendues, la réparation en sera ra- pide et facile. Mais si la malaii: dure depuis des années, si les lé- sions sont considérables, s’ily a des cavernes a<s2z grandes, si eu- fin la constitution est affaiblie par une longue suppuration, par de la diarrhée, etc., il est clair que le tu- berculeux même débarrassé de ses bacilles se trouvera dans de mauy- vaises conditions pour réparer ses lésions. Il faut aussi compter avec les in- fections secondaires qui viennent se greffer sur l'infection tubercu- leuse primitive pour la eompliquer l’aggraver. Lorsque les bacilles tuberculeux ont produit des lésions assez con- sidérables, comme par exemple des cavernes ptimonaires, ils ne restent pas iongtemps les seuls ha- bitants du foyer d’infection. D'autres mierobes divers s’y ins- tallent, y trouvent un terrain favo- rable à leur développement. Ils devienneït alors des facteurs sou- vent très importants de la gravité de la maladie. Contre ces intrus, le sérum anti- tuberculeux est impuissant. Et c’est une des raisons pour les- quelles il importe d’ivstituer le traitement dès le début de la mala- die. Il n’y a donc pas à s'étonner si un malade arrivé à la dernière pé- riode de la phtisie, épuisé, sans force de résistance et sans puis- san22 de réparation, succombe mal- gré le sérum. Ilne faut pas de- mander au sérum antitnberculeux , maines ou depuis plusieurs mois, Aujourd'hui, nous sommes con- vaincus que la méthode de Marmo- Et notre conviction est basée sur l’a- ualyse minutieuse de tous les ma- jades traités par le sérum. Le nombre total des malade- traités n’est pas encore -considéras ble, Ces malades doivent être di- visés en deux catégories. Dans la première doivent être rangés les malades traités pendant les preiniers mois d’expérimenta- tion de la méthode. Ces malades euses. Les heureuses exceptions dont parlent ces adversairres sont mal- keureusement très rares, etil se- rait vraiment curieux que le hasard vint le: muliiplier précisément des chez les malades traités par le sé- Tu m, Quant à présenter des malaces guéris depuis cinq ans par une mé- thode qui n’a guère que dix-huit mois d'existence, je ne m’arrêterai même pas à faire remarquer que cela s:rait très difficile. Mais au surplus, tous les malades furent choisis à dessein à la péri- ode de cachexie. On leur adminis-, tra le sérum, non Gans l'espoir de les guérir, mais senlement afin de! démontrer l'innocuité du traite-| ment. Tous ces malades, saus| exception furent grandement amé- liorés. Et si l’on considère qu'à cette époque l'on emgloyait de! très pétites doses de sérum très peu actif, en comparaison de ce- | lui dont nous disposons aujourd-| observations de ces malades, l'étonnante efficacité du traite- orés et prolongés. Quelques-uns vivent probablement encore qui] devaient mourir quelques semaines | après la date à laquelle fut institué le traitement par le sérum. S'ils ne furent pas guéris, aucun cri- tique impartial me songea pour ce- la à mettre en doute la puissance curative du sérum. traités à la deuxième période de la maladie, et par un sérum plus ac- tif, c'est-à-dire depuis un an envi- ron. De ces malades, les uns étaient considérés comme inguérissables par lies moyens ordinaires de trai- tement, et n'auraient pu se faiie admettre dans uz sanatorium, parce:que leur température était très élevée et qu'ils étaient por- teurs de lésicns pulmonaires très étendues. Beaucoup de ces tuber- culeux, en dépit des meilleurs trai- temeuts, avaient vu ieur état s’ag- graver graduellement. Tous ont été rapidement améliorés par les injections de sérum, et l’améliora- tion s’est continuée d'une manière régulière. Mais comme ess ma- lades, à cause de leurs lésiens lo- cales étendues, véclamaient u@ traitement de trè; longue durée, on hésite à déclarer guéris ceux d’entre eux qui n'ont plus de symptômes depuis plusieurs se- par crainte qu’un des foyers d'in- fection ne recèle encore quelques bacilles et n’entre tout à coup en activité. On préfère attendre et ne rien affirmer qu'avec preuves irréfutables en mains. De cetie mauière, les farouches contradic- teurs de Marmorek, les irréducti- les adversaires de sa méthode, devront forcément baisser les armes et reconnaître la vérité dé- sormais incontestable. Cependant, je trouve pour ma part cette réserve un peu exagé- rée. Lorsque des tubereulenux souffrant depuis deux ou trois ans ont vu leur état s'aggraver eons- tamment en dépit de séjeurs pro- longés dans les montagnes, et que sous l'influence du sérum, la mala- die a suivi une marche inverse ré- galière ; lorsque ces malades aus- cultés avec soin ne présentent plus de signes de lésions pulmo- naires et que leur état général est excellent : lorsque ces résultats obtenws après cinq ou six mois de traitement durent depuis des se- maines après la eessation des injec- tions, il me semble qu’on peut conclure à une guérison, sacs être taxé d'enthousiasme illégitime, ou de dévotion à l'inventeur de la mé- thode. Et lorsque des adve:saires arguen. qne ces cas sont peut-è.re de ces heureuses exceptions qui déjouent les pronostics les mieux établis, que peut-être ce sont des rémissions prolongées, qu'après tout, ces cas sont peu nombreux en somme, et que leur guérison ne dure pas depuis assez longtemps “. ment. (Ces malades furent améli- | considérés comme guéris, dussent- ils reprendre dans cinq ans le tu- bsrculose, que la puissance curati- ve du sérum n’en £erait pas mois établie pour cela. Que le sérum guérisse le malede, c'est tout ce que nous sommes en droit de lui demander. Qu'ille guérisse bien entendu de l'attaque dont il souffre au moment du traitement. (Cela ne veut pas dire que le malade sera - - - 4 ï 1G 1 CÉ 1 - hai, on est surpris en lisant les | désormais immunisé contre la tu de | | jours à l'abri de la cantagion. bercuiose et qu'il sera pour 1ou- De même qu'une première fois il La pris la maladie, de même il pour- ra le repreudce. La guérison ne lui conf dre pas Viennent ensuite les malades! de privilèges qu’il n'avait pas avant | d'être malade, et que nous mêmes | nous n'avons pas, qui sommes tous ex posés à la contagion. | Maisilest encore une autre ca- tégorie de malades traités par le sé- rum, Ce sont les malades atteints de tuberculose aigue, de consomp- tion galopante, comme on dit cou- ramment. La tuberculose aigue est de cour- te durée —elle enlève le malade en quelques mois, en quelques semai- nes —et elle résiste à tous les mo- yous de traitement. Eh bien ! cette forme de tuber- culose rebelle à tous les moyens de traitement, est très nettement et très rapidement influencée par le sérum dont il faut dans ces cas donner de très fortes doses. Brus- quement, la marche de la malade est modifiée par les injections, la température baisse graduellement et l'état général s'améliore en mé- me temps disparaissent les troubles paimonaires. Quelques guérisons ont été dès à présent obtenues par la méthode de Marmorek. Je n’ai pas, personnellement, une expérience assez longue de la mé- méthode pour pouvoir vous présen- ter des malades guéris, et surtout guéris depuis longtemps. Cependant il y a trois semaines, j'ai cessé les injections chez un de mes malades, après deux mois de traitement, parce que. ce malade ne toussait plus et ne présentait, plus à l’auscuitation le moindre signe de lésion pulmonaire. Or cette malade, une jeuue fille de vingt ans, était tuberculeuse depuis six mois, et lorsque je commençai le traitement, elle avait beaucoup maigri, était d’une extrême pâleur, toussait beaucoup, et l’on trouvait des bacilles tuberculeux en assez grand nombre dans ses crachats. L'auscultation nous montrait clai- rement pue le poumoti éiait malade- surtouttle poumon droit, au som, met duquei s’encendaient des râles sibilants nombreux, et aussi uns: expr:ation prolongée. Un mois après le début du trai- tement, il n’y avait plus de bacilles dans les crachats. Aujou:d’hui la malade a repris l’apparence de la santé, elle, ne tousse plus et son appétit est excellent. Jusqu’à nouvel orüre, je ia considère gué- re. J'ai un aut:e malade chez lequei les changements ont été plus mar- qués encore, b'en que je ne puisse encore le déciarer gué:i. Il avait tout le poumon croit envahi, et l’on y eatenüait des craquements humi- des dans toute son é.endue. La toux était très fréquante, l’expec- taretion abondante et coatenait un grand nombre de bacilles tnbercu- ‘eux. Ce malade afaibli, déprimé, atuaigri, manquant u’appétit, me fut adressé par un confrère comme un cas peu favorable. Aujourd'hui, après un traite- ment «un peu plus de deux mois, il a considérablenieit engraissé, il ne tousse plus, mange beaucoup, et l'auscultation la plus minutieuse peut seule révélea de rares craque- ments secs au sommet au poumon, Encore, ce malade n'a-t-il pas pra- tiqué pendant ces deux mois de] traitement, une bien bonne hygiè- | ne. Je suis certain que d'ici quelques mois, tous les signes de tuberculo- se auront disparu, pour ne plus re-' paraître. Ce malade sera guéri. Je suis donc pleine:neut autorisé, dès maintenant, à conclure, d’a- | près mon expérience exclusivement | personnelle, que le SERUM DE MARMOREK GUERIT LA TU- BERCULOSE. | | DUREE DU TRAITEMENT La durée de traitementf ne sau- rait être encore déterminée. Tout ce que nous pouvons dire c'est que le traitement dont être continué très longtemps, et on en comprendra facilement la’-raison., La tuberculose est une maladie | chroniqus à évolution généralement : lente et capricieuse. Elle préseute ! rémissions profongées. Parfois, | andant longtemps, le malade pa-; rait guéri et la maladie recommen- | ce tout à coup avec violence. Con tre une telle maiadie, il importe de mettre en oeuvre un traitement d: longue durée, car si les symptô- mes d’intoxication disparaissent rapidement, les lésions locales per- sistent longtemps. EKlles consti tuent des foyers toujours prêts à s'infacter de nonveau et il faut at- tendre teur cicalrisation comolète avant de dèsarmer. Cependant, à mesure que l’état du malade s'a- méliorera, on atténuera l'énergie du fraitement qui doit se mesurer à l’activité de l'infection. À mesure que les différents symp- tômes de la maladie s’atténueront et disparaîtront, on diminuera la quantité de sérum injectée, et mé- me le nombre des ‘injections. | Les lésions locales seront d’au- tant plus longues à disparaîtie qu’elles existeront depuis plus long- temps. Dans son travail fonda- mental paru dans les Archives Gé- nérales de Médecine, (novembre 1903), Marmorek en faisait la re- marque. Voilà comment il s’ex- primait à ce sujet : ‘‘Nos observa- tions sur l’influence du sérum nous : ont amenés à la conclusion que l’extension de la lésion a bien moins d'importance que son âge. A con- ditions égales, une lésion grande mais jeune, peut plus vite et plus facilement guérir qu'une autre plus petite, mais plus ancienne. ’? Enfin, lorsque depuis des semai- nes, auront disparu les sigues qui nous revèlent l'existence de lé- sions pulmonaires, nous pourrons cesser le traitement. Il faudra néanmois avertir le malade de se tenir sur s2s gardes et de s’observer avec soin, afin de des périodes d’exascerbationu, ec des : DESIREZ-VOUS AJOUTER $320 À VOS REVENUS ? Vous pouvez gagner $320 par année et n'y dévouer que uelques minutes de votre temps . 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Il est ce- pendant d’une application si facile, que cette longue durée ne saurait être une objection, étant donné qu’aprés un certain temps le mala- de est suffisamment amélioré pour reprendre son travail. CASH PAID FOR OATS À. f. LarkIN. Frog Poni Condition Powders McDonald's There is no better Blood Purifier or Nerve Tonic in the world, Every package is guaranteed. Put up in full pound packages. Price The ordinary so-called condition powders are put up in hala Mac- Donald’s Condition Powders are put up in full pound packages and are fully guaranteed, and sell only at 3oc. a pound. See ? McDonald's Drug Store, Water Street, Summerside, is headquarters] or PureD rugs and Veterinary Remedies. JAMES MacDONALD, D. Y. &. Snmmerside …. 30 cents. pound packages and sold without guarantee at 25c. a package. 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