Tristesse et Larmes Il allait mourir! Le médecin venait de s'éloigner en hochant la tête ; le prêtre avait prononcé lex dernières paroies sacramen- telles, paroles qui ouvrant le oiel aux âmes repentantes : la mère était assise au chevet de son fls. Georges avait vingt-deux ans, c'était un beau et grand jeune homme, aux cheveux blonds, à Ja figure inteiligente ; sur ses lè- vres errait toujours un vague sourire et dans ses yeux humides on y lisait quelque chose qui n’était pas de ce monde ; on vo. yait que son esprit planait au dessus de la terre, que son âme était toujours prête à s'envoler. Gteorges s'était fiancé à une jeune fille, une pauvre orpheli- ne qu'il aimait d'un amour sin-. oè1e comme son cœur, pur Cem- me son regard. 1l devait l’é- pouser bientôt et 4] soupirait sans çeesse ayrès cet heureux jour ; mais la maladie était ve- aue, la phtisie, il allait mourir, et Berthe, frappée au cœur par ce terrible malheur, Berthe, la fiancée, en devegait folle de douleur. Qui, c'était bien vrai, Georges allait mourir, et pourtant, ce jour là, il sembiaié avoir repris des forees ; à la veille de la mort, les phtisiques semblent réunir toutes leurs forces pour dire adieu au monde...Les mères s’y trompent et se prennent à espé- rer.les médecins ne s’y trom- pent pas, eux. —Mère ! —Qu'as-tu, mou Georges ? —@h! vois dono comme le ciel est pur, n’entends tu pas le ohant des oiseaux ? Novembre, ls mois dela mort est gaiau jourd'hui....quel beau jour pour mourir ! —Tais-toi, Georges, ne parle pas ainsi, tu me fais mal, —Oh! oui, vois tu, mère, les feuilles tombent et le vent les disperse comme mes illusions et mes espérances.…..les fleurs se fanent dans mon parterre, ces fleurs que j'ai plantées, dt d FE é "rs M LÉLAuNTr FAUNE Lil UN LES . rm 1901 AL Le travail, à la chaleur, au-dessus du poële ou à la manufacture; les tra- casseriéé qu’elles rencontrent toute la journée, le surcroît d'ouvrage qu’elles ont à faire pour donner le soin néces- saire à leur famille ou remplir leurs de- voirs lorsqu’elles travaillent au dehors, rendent les femmes faibles et font qu’un si grand nombre d’entre elles so uffrent du MAL DE TETE. Le MAL DE TETE est aussi pro- duit par les dérangements internes et se présente souvent chez les femmes à l'approche des menstrues. Il accom- pagne toujours le mal de matrice, les irrégularités, l’indigestion et les mala- dies de l'estomac. Il est aussi très fré- quent chez les femmes sur le retour de l’âge ; il se ren- contre toujours chez les femmes faibles, et pour le guérir, il faut se fortifier et aussi faire dispare tre les maux qui l’occasionnent. Les Pilules Rouges dela Compagnie Chi- mique Franco-Américaine, guérissent le mal de tête parce qu’elles réconfortent le système cet enri- chissent le sang. Elles donnent appétit et aident à la digestion, enraient les troubles du retour de l’âge, donnent à la mère de famille, la force de vaquer à ses nombreuses occupations, et aussi aux jeunes filles qui ont à travailler fort aux manufactures ou ailleurs toute la journée. Elles donnent des forces à la femme faible, et en ce faisant, elles sont un préservatif contre le MAL DE TETE, Témoignage de MLLE MARIE-LOUISE COTE : Témoignage de Madame ANTOINE LARUE : “ Depuis le retour de mon âge, c'est-à-dire depuis cinq ans je souf- fraisbeaucoupdu mald'estomac, dumaldetêteetd'étourdissements. J'avais toujours du bruit dans les oreilles et j'avais aussi des douleurs lans tout le corps. Tous ces maux était causés chez moi par les troubles du retour de l’age. Voyant sur les journaux le grand bien que faisait les Pilules Rouges “ Je souffrais du mal de tête depuis trois ans, lorsque j'ai commencé à prendre les Pilules Rouges pour les Femmes Pâles et Faibles. J'avais aussi mal à l'estomac et mal dans les côtés. Je souffrais tellement que souvent j'étais obligée de laisser mon ouvrage et de prendre le lit. Lorsque j'avais ce mal de tête, je vomissais, j'étais étourdie et j'étais obligée de me tenir à la noirceur. Les trois premières boîtes que je pris me firent un grand bien ; je continuai pendant quelques semaines encore et elles me guérirent comi- lètement. Je n'ai pas eu de maux de tête depuis plusieurs mois. Je suis orte et j'ai bon appétit. Je dors bien la nuit, et j'ai recommandé les Pilules Rouges à un grand nombre de jeunes filles de mes amies qui les ont prises et s’en sont bien trouvées. à : Je suis heureuse de pouvoir donner ce témoignage, car j'avais essayé un si grand nombre de remèdes, sans résultat avant de prendre les Pilules Rouges, que je crois de mon devoir d'informer les jeunes filles qui pourraient souffrir comme moi, de prendre les Pilules Rouges aux femmes sur leretour de l’âge, je mesuisdécidéed’en prendre. Après six mois de traitement continuel et bien suivi je me suis trouvée complète- ment guérie de mes maux et aussi forte qu’à l'âge de vingt ans Je crois que je serais morte si je n’avais pas pris les Pilules Rouges, et je crois aussi qu’elles sont le remède par excellence pour guérir le mai de tête et tous les autres troubles qui vienngnt aux femmes entre l’âge de 40 et 50 ans. DAME ANTOINE LARUE, moi...mais le ciel est beau, oh !: | © _ seul moyen d’avoir les véritables PILULE* toutes PILULES ROUGES vendue — Georges, Georges, repose, | oui, le ciel est beau ! tu te fatigues, ferme les yeux, tu peux guérir encore. Et Georges, dont le eerveau était Georges continua : — Me taire! non. Vois-tu, mère, dans quelques heures ma langue sera paralysée, mes yeux seront fermés à la lumière. Peu importe que je meure une jour- née plus tôt' Je veux voir en- core le beau soleil, je veux répé- ter ton nom. Oh! mère, je vais te quitter...mais ne pleurs pas ma mort, tu as assez souffert pour moi. Tute rappelles les longues nuits passées près de men berceau, ton empressement à satisfaire mes moindres désirs, tes oris de joie à mon premier sourire, à mes premiers begaie. ments. ÂAvee queile sollieitude tu conduisais mes pas incer- tains ! Tu m'as raconté toi-mê- me toutes ces choses et j'ai pleu- ré de tendresse, je pleurs encore, vois-tu mère... Et le pauvre malade, qu'une toux sèche interrompait, porta un linge à sa bouche et le retira taché de sang. — Georges, Georges, tais--toi, cria la pauvre mère éplorée, tu me fais mourir ! surexéité par la fièvre | passé, et plus que jamais, | sachant d'avance qu'elles s’en trouveront bien.” DELLE MARIE-LOUISE COTÉ, __ AVIS A NOS PATIENTES. ROUGES de la CIE CHIMIQUE FRANCC-AMERICAINE. Pour le plus grand intérêt de nos patientes, exiger que le nom de la CIE E l j ROUGES et de se guérir rapidement. s de porte en porte et aussi celles vendues au 100 où à 25c. la boite. FAC-SIMILE DU PAQUET. LA VISITATION, Comté Vamaska, P.Q. nous avons cru No. 48 rue Worcester, NASHU sy N. H. Nous attirons votre attention sur le fait très important que nous avons retranché le nom du Dr. Coderre de tous nos remèdes. [ ROUGES, seront donc connues à l'avenir sous le nom de : PILULES Nos PILULES faire ce changement; elles devront donc comme par le CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, soit sur chaque boite, c’est le Elles devront refuser comme imitation, Nous invitons aussi nos patientes à venir voir les Médecins Spécialistes de la CIE | | Le papier est blanc imprimé en encre rouge. tu m'as pressé sur ta poitrine en m'embrassant avec effusion, et tu t'es écriée : ‘Georges, mon Georges, tu me restes toi, seul. tu n'as plus de père, maista mère vit ensore, elle vivra pour toi”. Tu plenrais alors, mais depuis ce tempe, tu n’as plus pleuré devant moi, mais j'ai vu tes yeux rouges bien souvent. Oh ! mère, j'ai voulu te faire ou- blier cette mort, j'ai voulu être tendre et généreux envers toi, j'ai voulu te taire aublisr to n deui], mais je ne vivrai pas as- sez longtemps...un nouveau deuil. —Georges, tu ne mourras pas, non, ta mère veut que tu vives. Mon Dieu, mon Bien, ayez pitié d’une mère ! — Non, mère, je meurs, je le sens, et pourtant je le regrette — Da sang ! contämua le ma- lade. J'en ai vu, du sang, | antrefois. Tu sais, quand on a, apporté mon Père victime d’un horrible aeoident ; il était cou- vert de sang, lui. Tu t'es jetée sur son Corps, tu criais et pleu- rais.…..et mon père est mort. tu l'as conduit au oimetière et tn es revu@ne couverte d'un long deuil... Tu m'as pris sur tes ge- neux, j'avais douze aus alors, — un peu. Berthe, pour qui mon amour égale mon amitié pour toi, Berthe....elle çhante, la pauvre enfant, son esprit s’en- vole, é conte. De la chambre voisine nne voix plaintive et briste, comme la rafale de l’automne dans les! saules du cimetière, s'élevait fera telle iei bas ? Elle s’ par degré. @’était Berthe qui |sans effort de chantait. emmes qui sou Adressez vos lettres comme suit: CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, si elles désirent avoir plus de renseignements sur leurs maladies ou sur le mode d'emploi des PILULES ROUGES, ou de leur écrire; les con- sultations, personnelles ou par lettres données pet nos Médecins sont absolument gratuites et ne pourront manquer d’être très utiles aux L s Nos PILULES ROUGES se vendent 5oc la boite ou 6 boites pour $2.50, envoyées par la malle au Canada et au Etats-Unis sur réception du montant. ffrent et veulent se guérir. CIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE Dépt. Méd. No. 274 RUE ST-DENIS, MONTREAL. _ Qu'as-tu mon fianc$ ? tu palis, tu succombes. Ou souffres-tu pleurs avec toi. Sur tes yeux qui jadis rayonnaient devant moi. Ta paupière alourdie avec langueur retombe. ? Je veille et je Je devine ton mal, je l’ailu dans tes yeux. C'est le mal du pays, tu regardes les cieux. J'appelle aussi le terme ou ta pen- sée aspire. Le trépas est pour nous l'aurore d’un beau jour. La terre est la douleur. tout amour. Et 1 ‘on commence a vivre a l'heure ou l’on expire. le ciel est dans tes yeux. C’est le mal du pays, je regarde les cieux. —Tu entends, chaute, son mère, elle esprit veut déjà qu'elle me «urvive. Sans moi, pauvre orpheline, ne serai plus. Je souffre deton mal, je l'ai pris} quitter la terre. Jene crois | pas, et il n’est pas à souhaiter | Elle | m'aime trop, mon âme, en par-| . a . { tant, doit entrainer la sienne. (surtout dis-lui que je l’ai bien a La mère n'’‘contait plus ; brisée par la doulsur, les paro- les de Georges n'’arrivaient à son or-ill. que comme un mur. mure confus. Georges pariait toujours ; mais sa voix faiblissait : —Non, mère, la douleur ne tue pas toujours. £a jeunesse est puissante, la nature fait des miracles. Tuas vu des arbres frappés de la foudre rester de. bont et se couvrir de loin en: loin d’un vert fenillage Si lon mourait mécessairement quand on a perdu ce qu'on aime, il serait trop doux d'aimer: Si donc il arrivait que Berthe eût la force et ia dovleur de me survivre, c'est À toi, pau re mère, que je la confie. Repré- sente-lu1 ma mort comme l’ex- piation d'au bonheur trop haut pour n'être pas frappé— je l’ai- mais trop. Dis-lui qu'ilemest des grandes joies ainsi que des je meurs en vous bénissant aveo ‘le regret de n'avoir qu'une exis- |tence pour payer le prix de vo- \tre amitié et de votre amour... . La mère s'était levée brasqne- |ment ; Georges, épuisé par ce | dernier effort, était retombé sur le lit....l’agonie commencait.…. Berthe chantait: Je mourrai deton mal, je l'ai pris dans tes yeux C’est le mal du pays, et le notre est | aux cieux. Denx heures après, Georges était mort... Les beaux jours sont finis, novembre a repris son ciel som- |bre et sa bise glaciale, On sent |l’approcha de l'hiver, le cœur | du pa ivre et du malhenreux se | serre d'angoisse Dans le petit cimetière, une fosse nouvelle vient d'être crev - sée près de la tombe de Georges. | Berthe, la fiancée, est morto en chantant : graudes douleurs, et que, lors- qu'elles ont dépassé la mesure humaiue, il faut que le cœur éelate et se brise....Dis-lui, ah ! que | aimée, et que si j'emporte votre | eu 1r4 | yie à toutes deux, en échauge 46 monde où je | je vous laisse la mienne... | Enfin, ma mère et ma fiancée | | Je meurs de ton mal, je l'ai pris dans tes yeax C’est le mal du pays, je te rejoins aux cieux. 1 Georges ! B:rthe! ïils sont morts t@ns deux. Pauvre mère ! ’ Marretas FiLI1ow. meute “se