7 Rue RAT eue « » VE th gi ge mg pl ARC RO PAPAS RL SM 65 1" Var AE 2: nb Lo w per ALI À Age ? LE REGLEMEN T CE QU'EN DIT NOTRE “SEMAI- NE RELIGIEUSE” LE DERNIER MOT N'EST pas DIT Nous lisons dans la “Semaine Religieuse,” de Montréal, J'ar- ticle suivant : “La question des écoles du Manitoba n’est pas reglée ; el'e vient seulement d'entrer dans ne phase neuvelle. Une entente est surrenue entre le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial du Manitoba : il est convenu qu’à la prochaine session du parlement manitobain, on pré. sentera à la sanction des cham- bres sous forme d’amende- ments à :a loi scolaire de 1890, uJe série de propositions dont la teneur se trouve depuis quel- ques jours dans tous les jour- naux du pays. On a eu le soin, il est vrai, de sonder préalablement l'opi- nion des adversaires des écoles catholiques et séparées; et c'est après avoir acquis la certi- tude que les ennemis de notre religion et de notre race ne s’opposaient pas aux modif- cations projetées, qu'elles ont été arrêtées et rendues publi- ques. Nul doute, par conséquent, ces amendements seront votée par la chambre provinciale :— les députés résolus à défendre les droits de nos cereligion- naires pourront empêcher l’un- animité, voilà tout. De plus comme c:tte manœuvre a été conduite avec l’assenti- ment des autorités fédérales, on peut déjà le prévoir; une voix ministérielle se fera en- tendre à Ottawa, déclarant qu'- il n'y a plus lieu d'intervenir Toutefois, nous presistons à penser que, même dans ce Cas, le dernier mot ne se trouverait pas dit. Eu effet, ces modifications apportées à Ja loi de 1890, ne changeront en rien la nature des choses ; ia minorité restera sous le conp d’une loi provin- ciale injuste : et par suite, alors non moins qu'aujourd'hui, elle aura toujours le droit d’inter- jeter appel, de reclamer justice, en s'appuyant sur la constitution et le jugement du Conseil privé. Et qui pourrait en douter ? si les uns ne veulent pas prêé- ter l’orerlle aux revendications des catholiques et des Cana- diens-français du Manitoba, les autres le voudront : si l'initia- live d'une mesure réparatrice n’est pas prise par la chambre basse, elle pourrait bien venir de la chambre haute. Il semble donc que, d’uue facon ou d'une autre, le débat se ronvrira. Supposons même le cas, très hypothétique, où le gouverne ment fédéral serait tenté d'a doper ouvertement comme sienne la loi de 1890 teile qu’ amendée, et voudrait en faire le texte d'une loi réparatrice : ou bien il parviendra à son but ou bien il échouerait. Dans la seconde alternative; évidemment tout serait à re- commencer. Dans la première, l'insufi- sance d'une pareille interven- tion serait sûrement incontes- jable. 11 nous parait hors de doute qu’en l'espèce, la consti- tation ne reconnait au gouver- nement canadienne qu'un pou- voir : non pas celui de prêter main forte aux oppresseurs, mâis celui de rétablir tous les droits de la minorité manito- baine tels qu’ils existaient avant leur violation, Donc, cette question des éco les n’a fait qu'entrer dans une phase nouvelle; ce premier point ne souffre pas de contra- diction. Elie est bivn loin d'être ré- glée ; cela est ioute évidence. | Le réglement ne saurait ve- vir que d'une entente libre- ment consentie entre le gou- vernement provinciale du Ma- nitoba et la partis lésée: ou bien d'une législation restitu- ant aux catholiques tous les droits garantis par la cause 22 de l’Acte än Manitoba, ; D'ici là. même si l’on met de !côté cette indéniable leçon de l'histoire et ce principe essen- tiellement vrai : qu'une ques- tion ne saurait être réglée tant que justice n'est pas rendue, d'ici là, au point de vue pure- ment constitutionnel, subsistera toujours, sans prescription pos- sible, d'au côté, le devoir pour le gouvernement manitobain de rappeler la loi vexatoire ; de l'autre, le droit d'intervention soit de la part du pouvoir fédé- ral, soit même dela part du pouvoir royal; et comme corol- laire de ce devoir et de ce droit celui d’appei de la part des ca- tholiques. Est-il besoin d'ajouter que les fils de l'Eglise et les Canadicns-français pris en masse, useront, malgré les plus tristes et les plus éton- nantes défections, de tous les moyens légaux et constitution- nels de défense avant de con- sentir à laisser mener à :'apos- tasie religieuse et nationale les générations qui grandissent. Or, nous n'’hésitons pas à le dire, le système d'écoles élè- mentaires que l'or veut impo- seraux enfants de nos frères du Manitoba, desséchera fataie- ment dans l’âme des jeunes gé- nérations la sève même des vertus, des qualitiés et des no bles aspirations qui font la na- tions catholiques et frauçaises. Ce n’est pas une demi heure de catéchisme et quelques pau- vres leçons de françaises qui remédieront au mal! A nos enfants comme à tous les autres enfants des diffèren- tes races, il faut l'éducation qui leur est propre. Et cette édu- cation, pour aboutir à des ré- sultats complets et durables, doit être dirigée de manière à donner, en même temps et sans relâche, au cœur, à l'esprit et à la volonté une formation bien définie, parfaitement caracté- riséa. Cette vérité de premier ordre ceux qui réfléchissent et ne sont pas aveuglés par l’ambi- tion ou l'intérét matériel, la connaissent et l’admettent. Voilà pourquoi dans notre œu- rre de juste revendication, pour nous consoler de l’aban- don de quelques frères, nous pouvons espèrer l'appui de tous les citoyens à l'esprit large et au cœur généreux. Et puis, dans cette lutte dé- fonsive qui va s'engager sans retard, on peut compter sur l'aide du clergé tout entier, sur la direction de l'épiscopat, «t sur l’encouragement de no- {re père commun, le glorieux pontif Léon X111. Soyons sans inquiétude, le signal de la retraiteon de Ja capitulation ne viendra jamais de Rome. À qui fera-t-on croire que le Saint-Siége, gardien infai’lible de la saine doctrine, voudrait donné l'ordre ou le conseil! aux parents catholiques de renon- cer, eu matière d'éducation, à des droits naturels qui leur sont d’ailleurs assurés par Ja constitution du pays, à des droits dont l'existence a été proclamée naguère et dont lé- tendue a été clairement définie par le plus haut tribunal de l'Empire ? Et quoi! quand nous étions la majorité, pour la sauvegarde de ceux-là mêmes qui nous pérsécutent aujourd’- hvi qu'ils sont le plus grand nombre, nous aurions inscrits dans un pacte solennel], revêtu de la sanction royale, l’engage- De tt — D mé dr cn éemiétnrée dit nn h ae 2e met LSIMPARTIAL ment sacré äe respecter toutes LS croyances et toutes les lan- gues ; et maintenant que nous sommes devenus la minorité, à cette heure suprème où notre foi et notre vie nationale sont en péril. Rome nous com- manderait de déchirer de nos propres main la charie ne nos libertés ! Sa Majesté, notre gracieuse souveraine, mise au courant de la situat on qui nous est faite, aurait officiellement proclamé le droit absolu des catholiques à des écoies organisées, gêrées, conduites d’après les principes de leur religion ; et le pape, mois soncieux, de ce même droit, nous demanderait d'y re- noncer ! Les menGiants doivent quel- quefois se contenter des miettes qui leur sont jetées ; les étran- gères sont bien obligés d’accep- ter, en attendant mieux, les lambeaux de liberté qu’on leur taille. Mais au Manitoba, les catholiques et les Canadiens- français ne sont ni des mendi- ants ni des étrangers. Leurs pères ont été les dé- couvreurs et les pionniers de ces fertiles régions, leurs mis- sionnaires en ont évangélisé les peuplades sauvages... Qu'on leur rende donc jus- tice entière, qu'on leur rende tous les droits dont ils ont été injustement dépouillés. ‘école qu'il leur faut, c'est l’école catholique, à laquelle ils ont droit aux termes mêmes de la constitutian. Si c’est vraiment la paix que l'on cherche, il y a un moyen bien simple de l'avoir; que l’on donne à nos frères du Ma- uitoba le contrôle de leurs é- coles, des districts scolaires ca- thoiiques, des livres catholi- ques, des inspecteurs catholi- ques, des maitres ct des mai- tresses catholiques, et l'exemp- tion de taxes pour des écoios dopt en conscience ils ne peu- vent se servir. Tels sont les droits qui leur sont garantis par la constitu- tion et le jugement du Conseii Privé, ils ne s’accommoderont pas de moins. La paix au mépris de la foi juree, la paix au mépris des engagements d'honneur pris au hom du pouvoir souverain, la paix au mépris de la religion de nos ancètres, la paix au mé- pris du sang qui coule dans nos veines, la paix sur les rui- nes de l'âme de nos enfants, la paix sur nos dépovilles reli- gieuses.ct nationales, cela se rait trop vil ; vous ne l'aurez poiut ! Vous voulez la concorde, l'union de toutes les forces vi- ves de la nation; cessrz la guerre : Un politicien. ayant demandé à un asi:o'oguc de {irer l’horoscope du cabinet laurier, a été tout sur, ris de voir les peint: et :es figures don ner la phrase suivante que l'on di rait faite exprès, tant elie est d'ac- tualité : Laurier TArte Car L'wright BiERden PAtte:son Fis EL er BlaZr DavieS JOiy FieldiN g UNE PHRASE CABALISTIQUE lf To Whom it May Concern— Take notice that Thomas Wilkinson, merchart of Alberton has assigned his Stock, Book debts, judgement etc. to us for the benefit of his creditors. | We have therefore to request all parties indebted to the said | Thomas Wiikinson to call at the old stand at as early a date as possible and settle up their respective aucounts, in order that we may close up the matter. There being a large an well selected stock of Dry Goods Clothing, Groceries and Hardware ete on hand, intending purchasers will find it greatiy to their advantage to cali at via old stand for Big Bargains. We are bound to sell off. This notice also includes the patrons of Wilkinson’s Camp- belton Branch store. John P. Brenuan James P, Thomson Alberton July the 15th 1896 JOSEPH GALLANT —NEGOCIANT EN— MARCHANDISES SECHES, GRO. CERIES, BOIS, CHARBON, PRODUITS DE TOUTES SORTES RUNSTICOVILLE LI P E Assignees , Jan 16 "96. rR ?e es CAC: 2 AA AA LA ” " Ne AL OU A % rm TE Ë L | [A )E: LT Fa NP A FN W v A. ù & D mt 7 TOP RC ro Afro > EP Te | STORE CRmeETre dE FarO OS - RO De QG | Mons e JU pell ht. je. ll ARE LR el D. ji ph M. af ns Ki pu à 5% is his Lt , ul le ——JOURNAL HEBDOMADAIRE —— cé" HOIE FAGOR > PRSRISRS IIS ÈSÈIISÈINS Défend avec energie les droits des Acadiens de l'Ile du Prince Edouard ES ARR A NEA L'Impartial n‘a pas de rival pour la variété et la quantité de nouvelles et matières intéressantes qu'il publie. SES ÈSÈGESEXSÈS I ABONNEZ-VOUS ET FAITES ABONNER — re VOS AMIS en LE PKRIZX EST UNE PFIASERE PAR AN- Payable D'avance Envoyez l'argent par lettre enregistrée ou par mandat de poste et adressez toutes commurications comme suit: L'IMPARTIAL, TIGNISE, I. P. E. One of the most useful things You Cax HAVE 18 A 5 sidi die OF FULL SIZE OPEN. 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