4 : he $ 2 Ce meme fer nf ne 2 Pere re ame és Se T NOUVELLE SERIE chante À EN FOURNISSENT LE Comme preuves Nos bons vieux aïeux parlaient souvent par pro- verbes. C'était un façon populaire d'exprimer, en peu de mots bien choisis, quelques pensées profondes et des |. opinions imprégnées de saine et vigoureuse philo- sophie. Le proverbe, facile à retenir, se transmettait ainsi de père en fils et de village en village, pour constituer la sagesse des petites gens, et dans les siècles où les livres ne se trouvaient que dans les monastères, parce que l'imprimerie n'était pas encore connue, le proverbe suppléait à ce manque de lecture et fournissait à l'intelligence assez de! solides notions pour la tenir en éveil et la faire réfléchir. Or, de tous ces proverbes qui nous viennent ainsi du passé, l’un des plus sages et des plus savants est encore celui que nous avons mis en tête de cet ar- ticle: Qui veut voyager loin doit ménager son cr val ou sa monture. Parce que autrement, et si, par fanfaronnade, le cavalier fatigue, éreinte ou surmène sa bête durant les premières heures, il court le risque de rester en route et de s’en revenir à pied. Appliquons maintenant ce proverbe à l'organis- me humain et nous dirons: Qui veut vivre vieux doit en prendre le moyen. Et ce moyen consiste exactement à ménager sa monture. (C'est-à-dire que, pour vivre vieux et vivre bien, il faut, non pas seulement connaître ses forces pour ne jamais entre- prendre rien qui soit au-dessus d'elles, mais encore et surtout ne rien négliger pour maintenir son or- | ganisme en bonne condition, Ce qui n’est au- jourd’hui qu’un bobo peut devenir une plaie can- céreuse, si nous laissons le bobo s’envenimer. Et au point de vue des piastres et de la sécurité, il coûte moins cher et c’est moins risqué de guérir un bobo que de combattre une plaie cancéreuse. Mais, de tous les organismes, il n’en est aucun qui soit plus délicat, plus sensible et plus impres- sionnable que l'organisme de la femme. Le moin- dre incident se complique à n’en plus finir dès qu’on y met de la négligence, et tel malaise qui pourrait, au commencement, se guérir en quelques jours, de- vient, si on laisse faire, une maladie qui mène au tombeau. De là l'extrême importance d’avoir constamment sous la main un remède qui soit facile à prendre et qui soit efficace. Et c’est pour ce motif que la femme, la jeune fille qui veut voyager loin, c’est-à-dire grandir en force et en santé et s'acquitter pleinement de ses fonctions domestiques et sociales, doit prévoir les accidents de la route pour en éviter les complica- tions meurtrières. À ce compte, cette femme ou eette jeune fille n’a pas de guide plus sûr que ses propres compagnes dont nous publions les lettres et les photographies. Car ces personnes ont éprouvé les malaises où en- duré les maladies qui menacent toutes les femmes, et du moment qu’elles ont été guéries par les Pilules Rouges et qu'elles ont la sincérité de proclamer leur reconnaissance, il est évident que ces témoi- gnages doivent constituer la meilleure des recom- mandations et indiquer à toutes les femmes mala- dives ce qu’elles doivent faire pour MENAGER LEUR MONTURE, pour recouvrer les forces et la vigueur perdues et redevenir de robustes et joyeuses ménagères ou des jeunes filles en pleine santé. Si vous, femmes malades, ne pouvez aller vous- mêmes consulter les Médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine, écrivez donc, et écri- vez aujourd’hui plutôt que demain, car demain, ce] sera peut-être trop tard. Ces consultations, du reste, ne coûtent pas un sou. | L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. K., MARDI 19 SEPTEMBRE 1911 QUI VEUT VOYAGER LOIN MENAGE SA MONTURE Et qui veut vivre vieux doit en prendre le moyen. LES PILULES ROUGES MOYEN AUX FEMMES. deux guérisons. Mme. EG. Sasville, Malone, N. Y. ‘{ J'ai souffert pendant plusieurs mois de faiblesse générale et d’épuisement nerveux, le tout accom- pagné de maux de tête si fréquents et si violents que j'en étais découragée. C’est sur ces entrefaites que j'entendis parler des Pilules Rouges. J'en pris pendant quelques mois et, grâce à ce bienfaisant tonique, je suis guérie. Mes forces me sont reve- nues avec la santé que j'avais auparavant. En un mot, je suis complètement remise; mes maux de tête d'autrefois ne reviennent plus et c’est en présence d’un résultat si sens‘ble et si encourageant que je suis heureuse d’en faire part à tous ceux et celles qui viennent me voir.” Dame ALMA LEFEBVRE, Viauville, Qué. ‘“ Pendant toute ma jeunesse j'ai souffert beau- coup périodiquement, et chaque année! semblait augmenter le mal. Après mon mariage, j'étais forcée de prendre le lit souvent pendant plusieurs jours, et je me relevais toujours de plus en plus faible. Pour refaire mes forces, j'eus recours aux Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco- Américaine que j'avais déjà employées avec le plus grand succès dans mon jeune âge. Cette fois en- core mes douleurs furent calmées et je me sentis plus vigoureuse. Je trouve que ce remède n’a pas son égal et j'aime à l’employer de temps en temps pour me soutenir.” Dame ED. SASVILLE, 35 South Pearl, Malone, N.Y. CONSULTATIONS GRATUITES par les Méde- cins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine, tous les jours, excepté le dimanche, de 9 heures du matin à 6heures dusoir, au No. 274 rue Saint-Denis, Montréal. Aussi consultations par lettre pour les femmes qui ne peuvent venir voir nos médecins. Les Pilules Rouges sont en vente chez tous les marchands de remèdes. Nous les envoyons aussi, par la malle, au Canada et aux Etats-Unis, sur ré- ception du prix, soc une boite, $2.50 six boîtes. Toutes les lettres doivent être adressées: COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE 274, rue Saint-Denis, Montréal, Le SIROP des ENFANTS du Dr CODERRE guérit la colique, la diarrhée, les dérangements d'estomac chez les bébés et leur donne un sommeil paisible. qui lancerait la plus lourde sottise. Le bifteck fut servi. Joseph le au milieu des rires de la plupart des! convives déjà. S'il ne faut que fai- re gras le vendredi pour être un bon { chrétien, va, tu peux te flatter d’- être un fier chrétien, toi ! Cette boutade eut un plein suc- cès, et les mangeurs de viande — sauf le chien—furent roulés et con fus. compagnies ou qui néglige ses de- voirs de piété devient victime du respect humain, cette lâcheté qui veut paraître brave. Celui qui fréquente les église +t la table sain- te apprend à respecter Dieu et à braver le respect humain. EMIETTEMENT DU PROTESTANTISME Charles Edward Beecher Stove est le fils de Mme Harriet Beecher Stove morte il y a quelques années dans un âge très avancé, et dont le livre: ‘‘La Cabans de l’Oncle Tom’ exerça une si puissante ac- tion dans le sens de l'abolition de l'esclavage aux Etats-Unis. Le Révérend Beecher Stave est pasteur d’une église de la secte dé- nommée ‘‘congregational’' à Brid- gewater dans l'Etat de Conuecti cut. Davus un écrit, il déplore la condition actuelle du protestantis- me. Ilya,ditil, en Angleterre et eu Amérique 125 sectes protes- tantes différentes, sans parler d'une douzaine de sortes de ‘‘baptistes'’ et de treize surtzs de méthodistes weesleyaus. Et il poursuit ainsi : ‘‘Le protestantisme est une sorte de Cerbère moderne, à 125 têtes, tontes animées d'un mouvement diffèrent. Les chrétiens sérienx qui considèrent avec trist sse cette affreuse confusion ne peuvent pas manouer de demander : Est-ce que Notre Seigneur Jésus Christ est ve- uu sur la terre pour établir cette pitoyabie foule de scciétés de dis- cuteurs,—ou bien une Eglise du Dieu vivant, capable de faire sentir qu'elle est vraiment la colonie de la foi ? Nos pères Puritains nese seraient jamais séparés de la chrétienté ca- tholique s’ils avaient pu entrevoir comme résultat de cette rupture ce protestantisme sans le Christ, mori- bond, giacé, infécond, qui ve peut communiquer ni chaleur, ni vie, ni inspiration, qui est impuissant à uons élever au dessus des misères Let des faiblesses du péché.’ Après avoir jeté son indignation à la face de ceux qui ont réduit presque à rien la grande personna- lité du Christ, le pasteur Beecher Stove conclut en ces termes : ‘‘Et alors, dans leur arrogauce sans borne et leur suffisance, ils s'é crient avec Thomas au Ressuscité ‘Mon Seigneur et mon Dieu !” et ils nous disent qu'il n’y a pas de Celui qui fréqueute les mauvaises — tor,s 'e publie acheteur de nous faire J. H. Imvbootateurs MARCHANDISES FINES, QUINCAILLERIE CHAUSSURES, EPICERIES, RTC. ETC. MARCHANDISES Nau- venons de MYRICK & et Marchands f* 19 ANNÉE CO. Generaux * ON OT PIRE Le " M7 Du 247 HS ss < æ . . 1 not Pa ph téds ss ré NOUVELLES Tout ce dont les Pe:heurs et Cul'ivateurs ont desoin se trouve dans nos magasins à Tignish et Alberton. | recevoir nos Mar- f chandises de Printemps et nous invi- ue visite, ce qui leur sauvera Je trou- ble et les depenses d'envoyer a Sum werside et Charlotettown, pour leurs marchandises. N'Oubliez-pas ! Votre Seul Journal Francais. f f lèvent contre ceux d’entre nous qui, 73 0F res. Pour; Trois Abonnements nous ontaine. Adressez : vous enverrors cette belle plume milieu entre leur vague et stérile LE RESPECT DE DIEU C'était un premier vendredi du l'est-il pire que les autres ? mois. Joseph et sa mère,en voy-! age de vacances, commencèrent cet- | ce journée par l'assistance à la sain- | Î —La viande est anssi bonne le vendredi que le dimanche. —Celui qui a quelqne intelligence te messe, dans la vieille église de fait justice des vieux rs coutumes, Chagny, et par une communion fer-! __ Moi, je suis chrétien tout aussi vente aux intentions du Sacré- bien qu’un autre, et je fais gras ! Coeur. Puisils se repdirent au Chacun lançait son impiété assez buffet de la gare. Les tables é- paut pour être entendu de tous, et taient assiégées de voyageurs ; ils allèrent tous les deux se caser un | approbation. coin. Un garçon se présenta : Fatigué de tous ces propos bles- —Bifteck aux pommes, filet, cô |sants pour sa foi, l'enfant glissa telettes ? — Eh ! garçon, fit Joseph, vendredi aujourd'hui. | quelques mots à l'oreille de sa mè c'est|re, et, ayant obtenu son contente ment, il éleva la voix : — Nous mangerons du maigre a- | —Garçon cria-til, aussi haut jouta la mère. {qu'il lui fut possible, un bifteck A tous les tables, soit ignorance, | pour quatre, s’il vous plait, et sans soit respect humain, on mangeait. pommes |! gras. La voix claire de Joseph:| Le silence se fit de tons côtés. Le ‘C’est vendredi aujourd’hui ! ”’ si était ébahi : il crut avoir vait retentit comme un coup de\mal entendu, et Joseph fut obligé clairon dans toutes les conscience. | 4e redire : —Quoi donc qu’il y a de particu- | lier le vendredi ? demanda à son | ne vous offusque pas. voisin un gros marchand qui pou- | Tous les yeux s'étaiet tournés vait fort bien avoir oublié.—s'il ne) yers Je collégien. Evidemment la l'avait jamais su, —que le vendredi | curiosité était éveillée. la viande est proscrite sur une ta- — Est-ce sérieusement qu’il parle ble catholique. | cet enfant là ? Bientôt la coupable moquerie ga-| —KEst ce qu’il se convertirait en- gna de poche en poche, et ce fut à | fin à notre système ? — Est-ce que tous les jours ne! — Un bifieck pour quatre, si cela. découpa en autant de parts qu'il avait retenu de formules impies, et, s'adressant au chien affamé d’un des convives : —Attrape, toi, mon vieux, dit-il en lui jetant le premier morceau, va, le vendredi n’est pas pire qu’un autre jour. Quelques figures s’allongèrent. — Tiens, fit-il une seconrie fois, attrape encore ? Imbécile, est-ce pour recueillir un sourd murmure \ que la viande n’est pas aussi bonne le vendredi que le dimanche ? Des murmures se firent entendre, —]] se moque de nous ce blanc- bec ! Mais Joseph n'était pas disposé à s'arrêter en chemin : il tenait au bout de sa fourchette le troisième quart. Le chien alléché, l'oreille droite, la queue frémissant, me le perdait pas de vue. —Toi, tu n'as pas l’air intelli- gent, lui dit-il en lui lançant le morceau. Je vois que tu fais justi- ce des us et coutumes ! Le maître du chien, froissé d’en- tendre sa phrase ainsi commentée, siffa la bête. Celle-ci vint à lui, mais avec des yeux avides toujours fixés sur Joseph qui lui présentait le dernier morceau. —Mon toutou, gardons cela pour vendredi prochain, s’écria l'enfant rationa!'isme et l'Eglise catholique romaine. S'ilenest ainsi, je me tourne plein de reconnaissance et d'amour vers l'Eglise de Rome comme un homme qui erre sans toitet aspire à avoir sa demeute dans une cité qui perdure. ‘Nous avons faim de Dieu, oui du Dieu vivant ; c’est pourquoi nous sotmines ainsi sans repos, Sans satisfaction. Le fruit de vie échap- pe tous les jous davantage à la grande majorité de notre peuple. À beaucoup d’égards importants, la vie était plus remplie de lumière dans les soi disant ‘‘siècles d'igno- rance’’ qu'elle ne l’est aujourd'hui Le vêtement sans couture du Christ esx ‘‘divisé en hideux fragments et traîné ans la boue.'’ Il y a là une page toute moderne a ajouter au grand ouvrage de Bos- suet : ‘‘Les variations des églises protestantes.?” —‘‘L'Echo ie New Bedford'’, MOQUARRIE & ARSENAULT AVOCATS, NOTAIRES PUBLICS, EtC SUMMERSIDE, P. E. L Argent à prêter NEIL MCQUARKRIE AUBIN E. ARSENAUL | | | / | L'ImparrTiAL, Tignish, I. P.K. Fumez et Chiquez le Tabac LASOù KiTG En Toruyuettes Manufacturé par la Rock City Tobacco Co. QUÉBEC HOTEL BERNARD. Cette maison est sn CUT PLUG | 4 Tobacco | e. - 7 54 CR, Excellent tabac pour fumer u pour chiquer, connue du public voyageur. En vente partout. Deux minutes de marche du dé- barcadère du chemin de fer. J. A. JOHNSTON, M. D., C. rm 1 À Belles et bonnes chambres, é Ù ” Médecin—Chirugien } | Cuisine de première qualité. 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