mn SR rame emma ne axes meet Samsagens au 2m A : EX ts L UNIQ si € ——— ZA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. | Fondé en 1893 par Gilbert Bnate et son fils, | DR F. J. BUOTE, RÉDACTEUR. Mme. F. J. BUOTE, Assistante. LL VOL. 5. NO. 25 TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 16 NOV. 1905. Fes _ 18 ANNEE. um ‘Voilà, Madame , ce qui se dit hautement dans tons les cerdes de notre bonme ville ; il ue faudra pas moins qu’unc déclaration bien fer .me , bien authentiqne de’votre part wonr détruire cette calomnie. *‘‘Le temps presse, Croyez-tmoi, vous n’avez que trop tardé; vous de vez à la mèmoir de votre infortunée fille, d'agir sans délai de fermer la bouche à vos bons parents et à vo- bons amis, qui s'en donnent : coeur joie dans cette ridicule affaire Il faut mettre un terme à ces asser- tions mensongères, qui finiraient par imprimer à la réputation de cet- te chère Cécile une tache peut-être ineffaçable. ‘Il me reste maintenant à remplir un devoir pénible em formulant à mou tour une terrible accusation ; mais la vérité doit vous être con- nue . Bien que toutes ces langues médisantes ou calounieuses varient un peu dans certain, ‘’étails, il est un point sur lequel tout le mowde est d'accord : c'est que votre petite mièce, Mlle Desloges, a été la pre- mière à appeler l'attention’ publi- : que sur ne usurpation odieuse jet qu'il fallait à tout prix faire cesser. Je désire que Mil: Jeanne puisse se laver d'une telle accusation ; je préfère donc attendre avant de me) prouoncer d'une mamière trop sévè-; re , Agissez de même, ma chère amie; il ne faut pas trop se hâter lorqu'il s'agit de punir, mais vous ne sauriez mettre trop d'empresse- ment à faire rendre à vetre aimable Cécile la justice qni lui est due. ‘‘Votre ami aujourd'hui, mais | eut-être demain votre ennemi. ‘*DAVENCOURT. Lorsque cette lettre fut remise à Mme d'Orthès, Jeanne et Cécile é- taisut auprès d'elle, ettoutes deux furent frappées de la subite altéra tion des traits de la vieille dame. Ses regards ne pouvaient se détacher du fatal papisr ; on eùt dit qu’elle en épelait chaque mot . Sa pâleur, son agitation devinrent bientôt si effrayantes que Cécile se hasarda à demander si elle se sentait in- commodée . Quand à Jeanne, elle éprouvait ume sorte de crainte mal définie qui l'empêchait de prouou- cer un mot . ‘Laissez-moi, reparti Mme d'’- Orthés d'une voix impérative. Sor- tez toutes deux ; je veux être seul. Les jeunes filles s’empressèrent d'obéir : les éprouvaient cet tele sorte de pénible oppression qui pré- cède souvent l’ansonce d’un mal- heur . Restée seule, Mme d'Orthès frois- sa entre ses mains la lettre de son vieil ami, dont l'effet sur son esprit était bien différent le celui qu'avait espéré M. Davencourt. Mais pour bien comprendre les sentiments de ja vieille dame, il faut nécessaire- meut remonter à l'époque où Cécile avait été introduite dans sa maison. me d'Orthès était alors dans toutes la force de son ressentiment contre sa fille ; et cu relevent d'une main tremblante l’inuocente créatu- re qui dormait sur un lit de feuilles . mortes, elle avait arraché convulsi- AN CRAN PR PRIT RS LATE: SLT AURAI IELS vement un papier attaché aux lan- ges’de l’enfaut, et sur lequel étaient tracés en gros caractères ces seuls mots : ‘Cécile ! pitié, ma mère !...”? Depuis lors, et lorsque des deutes! pénibles venaient s'offrir à son es- prit, combien de fois elle avait re gretté la destruction de cet écrit, combien elle eût désiré pouvoir étu- dier les caractères, afin de s'assurer si c'était bien la main de la malheu- ruse Henriette qui les avait fer- nés. Daws sa fatale précipitatien, ile avait détruit le: seules preuves de l'identité de sa petite fille; et pour le monde comte pour elle, hélas ! la naissance de Cécile Cevait rester un fait douteux. Si jamais le nom d'Henriette ne sortait de la bouche de Mme 4 Orthès, ce n'était pas qu'elle m'eût abjuré depuis longtemps tout ressentiment ; Îa mort affreuse de sa fille avait laissé MECANICIENS ET OUVRIERS etc., etc., le val. et assouplit la peau. et Soap Co., Montréal Mfrs. Pour enlever des mains la grai- se, l'huile, la peinture, la rouillo Savon de (raudres ‘*Master Mechanic's’’ est sans ri Ce savon cicatrise les plaie Albert To P. E. I. RAILWAY Commencing Menday, Oct. 204, 1905, the traius of this Railway will re daily, (Sunday excepted) zs fol- OWS :— Trains Outward Stations Trains In- read down, ward read up No. No. No. No. No. No. 21 5 1 2 6 8 surement à une peau blanche et douce, faites usage du |] Savon IBaby's Own 1! n'y en a pas de meilleur, a —— "33 HTREAL, | 8.85 6.10 10.10 ar. S'Side Ir. [6.50 9.15 au cour de la mère offensée l’une de ces plaies que le tempsest inha- | bile à cicatriser ; et depuis que Îa fatale souvelle lui en était parvenue, Mme d'Orthès n'avait plus- conru un instant de bonheur. Elle eût sacrifié avec joie les dernières an- nées qui lui restaieut pour avoir la certitude que Cécile était sa petite- fille, et cette certitude elle l'avait demandée à Dieu dans les plus ar dentes prières sans pouvoir jamais l’ebtenir. Se pouvait-il que cette enfant, pour laquelle, malgré son | apparente froideur, elle éprouvait. une vive affection, fût la fille de l’une de ses servantes ? Cécile était- | elle complice de cette fraude qui de-| vait lui donner un nom et une im- | mense fortune ? Cette piété, çette candeur que Mme d'Orthès avait # souvent remarquées avec bonheur, étaient-elles donc simulées? Plu- sieurs circonstances qu'elle n'avait jamais cherché à approfondir ve- auaient alors s'offrir à l'esprit de Ms d'Orthès. Il était constant que Marthe avait toujours montré À la petite aban ionnée une tendresse extrême : elle n'avait jamais mar- chandé ni son temps, ni ses soins, ni ses veilles à la petite Cécile. Pour elle seule s'adoucissait une humeur natureliement impétueuse ; il n'était point de sacrifices qu’une larms ot une prière de la petite fil- le n’eût o*tenus. Toutes ces ré- flexions venaient percer le coeur de la vieille dame comme autant de coups de poignard ; elle ne pouvait demeurer en place et parcourait son appartement dans un état d’agita- tion qui s’accroissait d’instant en instant. ‘11 faut en finir, se dit-elle enfin. Jusqu'à présent j'ai été lâche con- tre les craintes qui m'assaillent par- fois, j'ai reculé devant une vérité qui pouvait remdre affreuses les der- nières années de ma vieillesse ; mais maintenant le temps de toutes ces inexcusables faiblesses est passé : il faut en chasser À jamais les cou- pables de ma présence, ou bien im- poser silence à toutes c+s langues ealomnieuses em reconnaissant pu- bliquement Cécile pour ma petite- fille. Marthe n’est pas de force à me ee ns | ‘My, how my back aches !” je saurai bien la forcer à confesser sa faute,‘ me résister ; et si elle est coupable, / A WOMAN'S BACK IS THE MAINSPRING OF HER PHYSICAL SYSTEM. tar Liable te ue Se of Terrible No woman can be strong and healthy unless the kidneys are well, and in their action. hen the kidneys are ill, the whole body is ili, for the poisons which the kidneys ought to have filtered out of the blood are left in the system. The female constitution is naturally more subject to kidney disease than a man's; and what is more, a women's work is never done—her whole life is one con- tinueus strain. How many women have you heard say: Do you know that backache is one of the first signs of kidney troable? It is, and should be at- tonded to immediately. Other PE are frequent thirst, scanty, thick, cloudy er highly colored urine, burning sensation when urinating, frequent urination, puff- ing under the eyes, swelling of the fert and be, floating specks before the eyes, etc. These symptoms if not taken in time and cured at once, will cause years of terrible kidney suffering. All these symptoms, and in ne these diseases msy be cured by the use DOAN’S KIDNEY PILLS They act directly om the kidneys, and make them strong and healthy. Mrs. Mary Galley, Auburn, N.$., writes: ‘ For over four months I was troubled with a lame back and was unable to turn in bed without help. 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