PSP RTS ER EE EPS mis ttsr arm genannénitites Li nn he ed Vi ne RS RUE Disease mm à sé à D Ses SL $ OR on ST LEE RE dé EE à — D HE OR Er CSST x ht, Dolls dise, PR NE Longues ” LE &IMARTYR SD'UNE MERE TROISIEME PARTIE (suite.) V SAN-LORENZO Quelques buissons courts ea- chaient les bandits aux yeux d'Henry et de Philip Fairbank accouru pour prêter secours au premier. Tous deux revinrent à M. de Valverde. Laura, éperdue, était age- mouillée auprès de son père, Jup soulevait la tête du bles- Ds Une expression de calme, de satisfacticn se lut sur le visage du blessé. Ses yeux s'’éclairci- rent... La mort venait... —Henry, dit-il, d’une voix ferme......je vous la donne. S'adressant alors à Philip Fairbank. — Veillez sur eux... Une convulsion ;’agita en- core.…...et ses yeux se fermè- rent à jamais. V1 JUGEMENT DE DIEU C'est dans un élégant salon de l'avenue de Sablonville que nous introduisons le lecteur, environ deux mois après les évènements qui précèdent. Henriette Servin, devenue Martray. et se faisant pompeuse- ment appeler Mme de Bancourt est assise sur un pouf, la tête dans les mains, en proie à une contention profonde. Personne ne pourrait croire que c’est une créature jeune encore, jolie et riche à plusieurs millions, le rêve de tonte sa vie; ses traits sont tirés, contractés: en quel- ques semaines ses cheveux si noirs se sont parsemés de nom- breux fils d'argent. Elle a con- sidérablement maigri, et cet amincissement du visage et des mains laisse voir mainte- nant de nombreuses rides. À diverses reprises, ses yeux se sont levés sur la pendule. Elle attend avec impatience. Enfin le gong de l’hôtel résonne, c’est un visiteur. Les domestiques ne prennent pas la peine d'annoncer, c’est évidem- ment l’ami!.......le mauvais génie de la maison... En effet, la porte s'ouvre, et le docteur Dréan apparaît. Lui aussi, il a changé !......terrible- ment même. Le soleil des tro- piques ne lui a certainement pas été favorable. Son teint a jauni, ses lèvres se sont amin- cies. Un feu intense couve dans ses orbites creusées..….…. Un ob- servateur attentif reconnaitrait que le docteur Dréan est en proie à une rage continue, une rage furieuse, que rien ne sau- rait calmer et qui le dévore sans cesse. Est-ce seulement l'échec qu’il a subi aux Pam- plemousses qui le met dans cet état?.......Est-ce la victcire remporté par Jean Bouscat; Henry, sain et sauf, rentrant en France et lui Jules Dréan, obligé de quitter l'Amérique; Honteux comme un renard qu'une poule aurait pris ! Toujours est-il qu'il n’est plus le même, le secptique Jules Dréan, sûr de lui, à la mine hautaine et insolente, à l'humeur sarcastique, il a l'air indécis et inquiet, il hésite, ses phrases sont hachées, sans suite; on dirait qu'il est tremblant, et en prole à une fièvre con- stante, à une profonde ter- reur ! —Eh bien ?........lui deman- da Mme de Bancourt, sitôt qu’ il eut franchi le seuil du petit salon. —Eh bien! répliqua-t-il en se laissant tomber avec décou- ragement sur un siège, ils sont à Paris, où, je n'en sais rien. Mais j'ai vu entrer cet infernal Bouscat et. l'autre... à l'hôtel de Monthéant, où Mile de Valverde est depuis une se- lmaine. | —Vous deviez bien penser qu'ils se suivaiont..…..….. Et | maintenant, ajoute-t-elle, en le [Fee fixement dans Je blanc des yeux, que comptez- | vous faire ?...… :: —Eh!que voulez-vous que |je fasse, répondit-ii en agitant les bras, que faire maintenant ? de quelles armes se ser- vir ? —Mais alors !.....nous som- mes perdus!....Perdus! en- tendez-vous !.... Perdus par TOM... —Ah ! le sort nous poursuit ! continua-t-elle en tendant le poing au ciel, savez vous ce que vient de me demander | Blanche, ma fille, avant votre arrivée? Eh bien’ elle est folle ?........littéralement folle de M. Henry Shelden de celui qui l’a sauvée des flammes! Elle me poursuit obstinément chaque jour, en m’adjurant de retrou- ver la famille de ce jeune hom- me !.....ÆElle ne peut compren- dre comment il ne s’est point présenté dans cette maison... Elle veut le revoir à tout prix Ou elle entrera, affirme- t-elle dans un couvent. Jules Dréan haussa les épaules, —Propes de jeune fillek, ré- pliqua-t-il avec dédain. —Ah! vous croyez cela! Vous voilà bien, avec votre égoisme! vous qui n'avez ja- mais aimé persopue !....… Eh bien ! cet enfant meurt d'amour ……. Entendez-vous !.... Miss Shaw me disait hier encore qu’ elle ne la reconnaissait plus! Ovwi, la malheureuse enfant, elle est hantée par son idée fixé, et elle est très capable d'en mourir Quant à Felix, il devient complètement fou !....… La nuit, il se réveille en pous- sant des cris perçants. Voulez- vous me dire ce qu'est devenue ma vie entre ces deux êtres ?… —Tout cela passera fit Dréan, il fonçait le sourcil, tan- dis que son visage prenait une expression sinistres,—tout cela n’est rien et il peut vous arri- ver cent fois pis encore. Ce qui est plus grave, c’est que nos ennemis, plus forts que jamais sont en face de nous. —Eh ! qu’allez-vous faire ? —Je ne sais, je cherche... et je trouverai........il le faut Quand même nous de- yrions dépenser une forte som- me, il faut arriver à être libre à ne”pas avoir au-dessus de notre tête une Catastrophe constant menaçant de nous écraser. 11 faut que je parle à Félix à ce sujet. Et le docteur se dirigeait vers la porte. —Vous n’obtiendrez rien de lui, fit Henriette, je vous ré- pète qu'il devient complète- ment fou. 1l n’y avait que Blanche ...... et Blancne, maintenant absorbée par cet amour impossible qui s’est em- paré d’elle, se montre à lui, triste, désolée... de telle sorte que cette maison est de- venue un enfer. —Eh ! bien, je le reverrai un autre jour, dit Jules Dréan, en ouvrant la porte pour sortir. À ce moment, la martyre passait On la soumettait à cette torture quotidienne, suite de heurts, de secousses, de cahots, que l’on appelait la conduite à la promenade. Le docteur se re- cula vivement, ét attendit qu’- elle fut passée pour sortir. Le domestique suivait son tour habituel, il prenait, par la | première voie, l'avenue de Sa- blonville. Tout à coup il s'arrêta net. Il était arrivé à une certaine dis- tance du blanc. —Eh bien ! Je ne me trompe pas, ily est mon type... Faut regarder sur le sable... Juste j'aperçeis le papier blanc. Parait qu'il a besoin aujourd- an mm - ; ns nan ere ue 0 OPNRNNENENINNR L'IMPARTIAL ES. MO e ME ERE rase Yiÿ ES . | hui de conter fleurette au pa- quet. Bon, ça.….……..Noas al- lons pouvoir faire quelques cent de piquet pendant deux heures. 11 se baissa pour ramasser la papillotte bien connue et acti- va ie mouvement afin d'arriver plus tôt au bienheureux banc —Là, fit-il en suflant, ça va toujours bien, monsieur... Oui, pas mal, merci; alors si ça ne vous dérange pas, vous allez me garder......la bonne dame, tandis que je vas ‘faire un petit tour, çe. fera joliment ma balle. —Comment donc, mon cher ami, répliqua avec un sourire qni fortement ressemblait à une grimace, Jean Bouscat plus Philip Fairbank que jamais, c'est-à-dire vêtu en bon bour- geois à l'américaine, comment donc ! il en sera ainsi que les autres fois, et cela a7ec le plus grand plaisir. Le domestique ne se le fit pas dire deux fois.........il fila sans retourner la rête.........les cents de piquet et les litres à douze qu’il avait en prespec- tive lui donnaient des ailes. Alors, Jean Bouscat fit un signe, agitant son chapeau, tan dis qu'il disait à la pauvre pa- ralysée : — Enfiti ! ma chère maitresse, je vous ai, vous voila !.........et je vais vous arracher sur l’heu- re des mains de ces monstres ! ss AD ! F'ai bien tardé !..… Je me le suis reproché, mais ce n’est pas ma faute, allez !....…. Je vous l’ai dit il y a deux jours. Henry accourait !.......… Pâle comme un mort, le pau- vre enfant......Depuis deux heures seulement Jean Bouscat lui avait raconté et le secret de sa naissance, et le crime qui l’a- vait privé de sa mère. —Àh ! pourquoi! .…...Pour- quoi !.…..répéta-t-1l en se tor- dant les bras. tandis que des larmes inondaïent son visage, pourquoi ne m'avoir point par- lé plus tôt ?......J’ai abondonné ma mère et ses bourreaux !....… Je suis un fils denaturé. Bouscat ! l'avait rassuré, con- solé.….....Grâàce à Dieu, 1ls a- vaient maintenant des amis puissants......Le marquis de Monthéant leur donnait aide et assistance, et cela dans la me- sure la plus large. C'était le marquis qui avait prêté à Bous cat et à Henry ce landeau é- norme s’avançant à cet instant dans l'avenue déserte. Henry s'était arrêté devant la petite voiture où la pauvre Mme Martray gisait immobile et in- erte. Et il répétait en joignant les mains, ne pouvant trouver d’au tres paroles : —Mère !.…..Pardon |... Pardon !....…. Une reugeur intense avait envahi le pâle visage de la pa- ralysée. Ce sang affluant aux joues, était le seui sigue prou- vant que l'intelligence n'avait point abandenné Ja créature. Vite, vite Raoul, disait Jean Bouscat, en donnant à son cher enfant son véritable nom, vite ll peut passer quelqu'un et nous devons agir avec rapi- dité. Le cocher aux ordres de Bouscat et de Raoul était un domestique de confiance de M. de Monthéant. Raoul monta | d’abord dans le iandeur; Jean Bouscat enleva sa maitresse dans ses bras nerveux et la ten- dit au jeune homme, qui s’assit à côté de sa mèae. Jean Bouscat monia en face d'eux et fouette cocher. L’affreuse petite voiture res- ta vide, à côté du banc, dans l'avenue... |. —Nous allons chez des amis, javait dit Jean Bonscat à sa maitresse, chez des amis qui nous ont offert l'hospitalité, et là on ne vendra pas vous cher- icher d’abord.........et ensuite Î M Re es RE LT per DT A eo De mme must sommets s her SRG de A Pepe LS A ni M 2 pee om £ : : un — ec Snre PR PRES tente ART RTE fon va faire tout au monde pour vous rendre à la santé, à la vie! M.de Monthéant avait en effet mis son hôtel à la disposi- tion de Mme Martray D'abord il était sûr de $es domestiques. Partout ailleurs la présence de la pauvre paral- ysêe pourait révélée à ceux qui avaient tout intérêt à la re- prendre. Cependant le landeau en quelques minutes, atteignait l'hôtel Monthéant. A diverses ! reprises Jean Bouscat avait mis la tête à la portière, 1l crai- gpait d’être poursuivi. Entre temps il pressait dans ses gros- ses mains les doigts frêles ct glacés de Mme Martray. Raoul les lui disputait, les couvrant de caresses, cherchant à les ré- chauffer sous ses baisers. Une femme de chambre, celle de Mme de Monthéant se tenait aux ordres dans le vestibule. On attendait avec anxiété le ré- sultat de l'aventure. Laura, dans ses vêtements de deuil, attendait elle aussi la mère de son bien aimé. A elle aussi Jean Bouscat avait raconté ce long et lugubre drame, et les larmes de l’orpheline avaient coulé pressées et brülantes. Pauvre femme! pauvre mère ! Dans ses prunelles fixes sem- blait briller maintenant une joie divine. Elle n'était pas plus tôt installée dans l’appar- tement que M de Monthéant lui avait fait préparer, que Lau ra se présentait devant elle. —Oh'elle comprend bien, affirmait Jean Bouscat, toutes les fois que je lui ai parlé de son enfant, si ses yeux n'ont point bronché, si ses membres sont demeurés immobiles, tou- jours le sang est monté au vi- sage, toujours elle a rougi Et cela se voit si bien sur ses joues pâles..…...Cela se vit en effet cette fois encore, lorsque Raoul prit par la mais sa fian- cé et que tous deux s’agenouil- lèrent devant la pauvre mar- re, | Une teinte de pourpre envya-| hi son visage jusqu'aux tem- pes, et ses yeux se voilérent de grosses larmes. —Ma mère! disait Raoul, ma mère chérie, ma mère bien ai- mée que j'ai abandonnée si longtemps, je sais que vous m'enteadez ! Je sais que vous me comprenez !......Dans le fon 1 de votre cœur bénissez vos deux enfants, voici la com- pagne que j'ai choisie... M. de Monthéant entrait sur ces entrefaites. Il était accom- pagné d’un homme jeune, à l'air grave, vêtu de noir, crava- té de blanc, physionomie sym- pathique, vieilli avant l’âge par l'étude. C'était le docteur Chaufreau, 11 n'eut pas de peine à re- connaitre l'état d’énervement dans lequel on avait mis celle qu'il regardait déjà somme sa malade. —Je veux bien tenter l'im- possible, avait-il dit à M. de Monthéant, seulement il faut que cette malheureuse créature soit chez vous..…...à porté de ma main....Nl ce que vous me dit des gens qui la séques- trent est exact, et j'ai tout lieu de croire que l'on n'invente pas des infamies, il me serait impossible d'imposer mes soins a .On ne la ferait point dis- paraitre, on ne prendrait même pas cette peine. On se conten- terait de l’assassiner......... Et ce ce crime-là, vous pouvez en êtré certain, ne sera jamais poursuivi. 11 faut si peu de chose, aujourd’hui sans doute, pour supprimer le peu qui reste de cette créature misé- rable. WINTER IS ALMOST TRDX FE 1 am still to be found at my busi- hess stand always pleased to sell you all kinds of Tinware. My prices are cut to meet hard: times. STOVES! STOVES! 4 Lys C7 HN | pi PE l You can't winter with that old stove. Ceme right in and get a nice new heater, which will give you the BEST of satisfaction. Don't leok in the grass for Baroains Come right to my store and get BARGAINS. ARRETE FURNACES FÜUÜRNACES FURNACES Get a Hot Air Furnace and save BORA IE PRMANNET NEC ’ One Half the cost in your coal bill. A. J. BERNARD Tignish SARA ELITE TEE 7 people pere se7 eg se the gaine of efd, rare, odd anû ob- coins. Did you know a Boston TWEXTY SP shoemaker se Re a coins for THOUSAND Di you know that some rare Am- re » S LARS ? erican stamps are worth a€ high as six HUHDREE £ DOLLARS EACH 9 Itisa fact thatthe rare 1827 quarter is worth F4 4 5 $80.60, the 15% quarter is worth .G0, the 184 silver dollar is worth #3%0.9%, half eents made between 1840 and 1850 are wortn 88.69 t0 85.09 each, some large old styie copper cents are worth a& pig as 46.00 eneh. Some issues of Con- tinental and Confederate bills are rare and valmable, as well as certain pieces cf fractional currency @œ ‘‘«cript.”" ::esides these, many rarities in half cents, cents three-cent pieces, balf dimes, dimes, twenty-cent pieees, quarters, half delisrs and dollars are worth & big premium ever face value. ‘The Keliahlo Coin and er Gulce gives accurete information, AB you may depend upon it. While a great many people eollect old coins, thére is more demand for rare post. âge and revenue stamps, and some eomperatively recent Stamps are now sScaree: Collections of stamps often sel ashigle às  THOUSAKD DO! LAPS Stazsps from letters sent during the war, revenue USE AN Da stamyps from. . patent medicine bottles, match wra , Old Goczments, ete., are in great demañd some being worth 550 00 APECE Look over your old letters in the garret and elsewhere; perhars : l s may find some rare hirgs, This book LE gives all particuiars, with psices, SPOT C A ÿ pures, etc. nd gives addresses st oué redire them for r nee ere hands but ten. een ay shou ave this boek. ermers, Storeseepors, Clerks, Me. chanics, Agents, Postmasters, Doetors, EYE YECY NEEDS IT, Lewyers, in sn à fact it wiii be found more than necessary. Ets worth its weight ia gold to any Fr FR wide-awake person. ys and girls shouid send for it and explore attics and 1# celiars in search of old letters, which may eontain rare stamps. Who knows? < A small fortune may be in your very midst. Do nt 1 Île er partieulare ; do not - HAS mpa butgetthebock, Lt tells AM. Where you can sell them at prices given, whatthey are, vrhat they leok like, and JE wkytheyarerare. This g'ves reliable figures only ; no fictitions dates or values [à ee Rae whatever. It is issued under the supervisies and anthor- {E QI 1ty of the greatest coin amd stamp collestor and dealer MAS SATISFACTION GUARANTEEB, 4) PRICE, 206, PER COPY, POSTPAID, 1 Send 25 cents to this paper and in the course o! you will receive the Coin and Stamp guide. ask pus) do not send usthe cins or si que nous venous plus haut de le dire, celui-ci s'était aper- çu de limpression produite sur me Martray par cette sue- iants, s’agenouillant devant elle, et semblant lui demander! sa bénédiction qu'elle était im- puissante à leur donner. [a coutinuer] Dès l'entrée du docteur, ain-|# ae attendrissante, ces deux en- À Our new Catalogue is a grand portfolio of all the fat= best styles of msn + cars It illnstrates, mé x - and ge manufacturers’ prices ou Organs from $2=.09 ve, and Pianos from $150 xp. It shows how to buy at x ho!sgale direct from the manufacturers, and save over 50 per cent, THE CORNISH ORGANS AND Pianos Suaranteed for 25 yrs., have been played aud praised for nearty R 30 yrs.; to-day they are the mot popalar instrument: mage 1 Secure our SPECIAL TERMS of Credit, framed to suit to mue == Remember this grand book is sent FEEE. Write for it at pnca — CORNISH & CO. (Estab. nea’ly © 5:52.) Waghineton, N 312 r = n a Es PPS EPL TETE de nr ES PES - = oi RE 7 pere v# ji ppéité: V1 6 js de GE, au mnt Maté bit init MÉÉUES,