dE" à si 2 ER ? ins ai é Le Se +. . “ dé spl: 2 A "el ss D S A A7 Le SN Re cuit PT sé ag 0 i en cs, PART. cage GE pt De me 4 ranger dm enr a des ere Re man be me peer eme mens ° 2" le Manitoba. en L'IMPARTIAL JEUDI LE 1] DECEMBRE, 1902 0 En chemin de fer en route pour 27 novembre 1902. A mes compatriotes les Canadiens- français de la Province de Qué- bec. Mes chers compatriotes, Plusieurs de nos compa- triotes, entre autres un certain no- taire quise permet de dénaturer mes paroles prononcées en chaire, à Saint-Vincent-de-Paul! (Ile Jé- sus], voir le ‘‘Journal’”’ 27 novem- bre], s’acharnent à répéter encore en public, que la question des é- coles du Manitoba est réglée. Vraiment cela me désole ! Que l’on prenne donc la peine de lire ma lettre pastorale du 19 mars dernier, et l’on verra clairement que la question des écoles du Mani- toba n’est réglée ni en théorie ni en pratique, et que la minorité ca- .tholique du Manitoba n'a nulle- ment raison d’être satisfaite, La question scolaire manitobaine n’est pas réglée parce que : 10.—De par la loi scolaire actu- elle, nous ne pouvons pas parler de religion, ni même expliquer les commandements de Dieu au point de vue catholique, durant les heu- res de classe ; 20.—De par la loi scolaire actu- elle, nous ne pouvons réciter des prières catholiques, durant les heu- res de classe ; 30.—De par ia loi scolaire actu- elle, nous ne pouvons pas nous servir de livres catholiques ; 40.—De par la loi scolaire actu- elle, nous ne pouvons pas mettre de crucifix ni aucun signe de reli- gion dans l’école ; 50,—De par la loi scolaire actu- elle interprétée par la commission scolaire de Winnipeg, nos religieu- ses ne peuvent pas mème porter leur costume dans l’école. 60.—De par la loi scolaire actu- elle, un serment est exigé des maïi- tres et maîtresses pour sauvegarder e principe de l’école neutre. Si ce serment a été amélioré, à notre demande, par le Gouvernement lo- cal, il reste gênant et injuste. Il est vrai que, en pratique, dans} les centres catholiques, nous som- mes, nous qui avons tous les droits selon la Constitution, l’objet d'une | “tolérance” qui nous donne quel-, que latitude ; mais un gouverne- ment local moins bienveillant nous forcerait aisément à fermer nos écoles. La loi de 1890, même madifiée en 1897, consacre encore le prin- cipe de l’école neutre. Sans doute que nous recevons les octrois Sco- laires dans les centres catholiques, parce que, à la voix du Souverain Pontife, nous subissons la loi en pratique, mais nous ne sommes plus maîtres dans école ; nous n’en vous plus le contrôle comme en 1870, et selon ce que demande le Pape dans son immortelle ency- clique ‘‘Afftari vos.” De plus, les catholiques de Win- nipeg et des autres centres mixtes sont forcés de payer des milliers de piastres de taxes pour le soutien des écoles publiques où ils ne peu- vent envoyer leurs enfants. Nos écoles de Winnipeg sont trop peti- tes ou tombent en ruines, et meme l'une d'elles est fermée, faute d’ar- gent ! J1 nous faut même payer de lourds impôts pour les terrains des écoles catholiques. Si quelqu'un osait dire après cela que la ques- tion des Ecoles du Manitoba est réglée, il mériterait bien d'être con- sidéré comme un homme de mau- vaise foi. Mes biens chers compatriotes, pourquoi s’acharne-t-on à dire dans la province de Québec, que la ques- tion des Ecoles du Manitoba est ré- glée ? Je n'ai pas encere entendu un seul Anglais protestant me dire À moi cette parole fausse et men- songère ; mais j'en ai entendu plusieurs, appartenant à l’un ou l’autre de nos deux partis politi- ques, me dire carrément : ‘Votre Grâce, si la question des Ecoles n'est pas réglée, c’est la faute de vos compatriotes de Québec !” X Seconde Lettre de Mer. Langevin | Oo paroles m'ont fait mal au cœur ! Les Canadiens-français ont pour- tant de l'intelligence, de la cons- cience et du cœur, ils ont toujours voulu et ils veulent encore aider leurs frères du Manitoba ; le peu- ple canadien-français est un peu- ple de héros et de saints, —et il est capable de se passionner pour une sainte cause comme la nôtre. Grâce à Dieu, l'élite du pays ne nous a jamais abandonnés. Mais, pourquoi quelques-uns des nôtres ont-ils semblé nous délaisser ? Ah ! c'est qu’une politique intéressée, mesquine, malhonnête, a aveugié un trop grand nombre de nos com- patriotes, —et elle les a poussés à sacrifier les droits les plus sacrés et les plus clairs de leurs frères ma- uitobains ; quitte à dire ensuite, en face de la tombe où l’on croit a- voir enseveli une cause immortelle: LA QUESTION EST REGLEE | Nou, elle n’est pas réglée ! Elle est moins réglée que jamais, parce qu’elle est plus compromise. Elle n’est point réglée, parce que le droit naturel des parents et la constitution du pays restent violés ! Elle n’est point réglée parce que les promesses faites en 1869, 1870, par les autorites impériales aux catholiques du Manitoba, n’ont pas été respectées ! Elle n’est point réglée, parce que le Pape a déclaré que c'est beau- coup plus que les catholiques du Manitoba ont le droit et le devoir de réclamer ! Oh ! Laissez-moi vous le dire, mes | bien chers compatriotes, et que mes paroles, sorties d’un cœur aimant, mais bien affligé, ne vous offensent pas ! Si la minorité protestante de Québec était traitée en ce moment comme la minorité catholique du Manitoba, il n’y aurait pas un seul protestant dans tout le Canada qui oserait s’écrier : ‘‘La question des Ecoles est réglée !”’ N'est-il pas temps de nourrir no- tre patriotisme mieux éclairé des faits et gestes que la foi et l’amour de la patrie ont inspirés à nos glo- rieux ancêtres ? $ N’est-il pas temps de nous élever “ au-dessus du terre à terre et des petitesses de la politique d’intérêt personnel ou de parti, pour marcher la main dans la main, comme des frères, à la délivrance de nos frères opprimés ? Quoi qu'il en soit, je suis plein d'espoir dans l'avenir, parce que nous n’avons renoncé à aucun de nos droits, et nous avons obéi fidè- lement au Pasteur Suprême. C’est ma conviction inébranlable que nos compatriotes ne nous a- bandonneront pas et que nous trou- verons même encore des appuis précieux chez nos concitoyens an- glais surtout au moment où l’An- gleterre consacre de nouveau par un bill d'Education déjà célèbre, le principe des écoles séparées, par respect pour la conscience des pa- rents. Laissez-moi vous dire, en termi- nant, mes biens chers compatriotes, que l'expérience, et surtout l’étude de notre incomparable histoire, me donnent le ferme espoir que vous serez toujours les tenants fidèles et, au besoin, les défenseurs intrépi- Canada, et même dans toute l’A- mérique du nord. Je vous adresse, en toute affec- tion et en toute confiance, l’ancien salut traditionnel : Dieu vous garde ! ADELARD LANGEVIN, O. M.I. Archevêque de Saint-Bouiface. Abonnez-vous a L'IMPARTIAL l Ai-je besoin de vous dire que ces | Terrible Explosion ns Chicago, Il., 30—Avec un bruit assourdissant, une chaudière de l’é- tablissement de Swift & Co. a fait explosion ua peu avant 10 heures, samedi de la semaine dernière, à Chicago. Treize personnes ont perdu la vie et des vingtaines d’em- ployés, de visiteurs et autres ont été blessés, projetée à travers le toit et est allée s’abattre à plusieurs centaines de pieds du lieu de l'explosion. Au- cun des employés quise trouvait dans la salle des chaudières n’a survécu pour raconter l’accident et ik est possible qu’on ne sache jamais ce quia causé l’explosio®. Une enquête minutieuse tenue, hier, a cependant oonvaincu les experts que l'accident avait été causé par la négligence d’un employé qui a payé cette négligeuce de sa vie. Cinq minutes après l'explosion il ne restait de la bâtisse qu’un amas de fers tordus, de briques et de mortier. Bientôt des flammes s’é- levèrent des ruines et les personnes accourues au bruit de l'explosion comprirent qu'il serait impossible de sauver ceux qui étaient ensevelis sous les ruines. Plus de vingt- peisonnes quise trouvaient dans les environs de 1a chambre de chauffe ont été blessées par la force de l’explosion. Les noms de 26 personnes bles- sées sont déjà connues. Le bruit courait que 50 à 60 personnes é- taient ensevelies sous les ruines et cette nouvelle a causé naturelle- ment la plus grande excitation. On ne croit pas que les pertes subies par Swift & Co., s'élèveront à plus de $50,000. DERANGEMENTS De l'Estomac et des Intestins.” En ment du Fole, l'laux de Tête, Lesstisetien et Attaques Bilieuses un er, ris l'usage des F PILULES DE NOIX LONGUES, _ & McGALE Elles sont promptes et efficaces dans leur effet, ne contiennent pas de Calomsi, où tout autres préparations mercurielles et peuvent être prises en tous temps et en tous climats. 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