At C4 ON ARCS ee Mn \ PR || © ART EPA. LPSC EMI ARE PE L'IMPARTIAL FoNDE EN 1898 Lo seul Journal français de l'ile du Prince Edouard. —— mm ms HBBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : De cocccoses UNS SILMOÏIS.. sos DO Trois mois......................….30 Les abonnements sont paya- bles d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère insertion, 2 cents la ligne les in- sertions subséquentes. Toutes communications doi- vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I. P. E. L’'IMPARTIAI., TienisH, Feb. 7 1901 Explications D'après plusieurs lettres qui nous sont arrivées depuis la semaine L'IMPARTIAL, JECDI LE 7 FEV 1901 quentent que jusqu’au temps de la première communion ; on les place ensuite dans une manufacture où, pour un modique salaire, on les assujettit à des travaux manuels au-dessus de leurs forces, au détri- ment de leur santé, de leur avenir, et, ce qui est plus déplorable enco- re, de la santé de l'âme, si facile à “altérer à oet Âge si tendre. Ne spéculons point sur nos en- fants, car l'aide qu'ils vous don- nent aujourd’hui ne saurait com- penser les pertes de l'avenir. Ef- forçons-nous plutôt de leur procu- res une instruction solide et pra- tique, afin d'en faire des citoyens utiles et honorables, dont nous se- rons justement fiers plus tard, et qui seront aptes à nous représenter dignement sur la grande scène du monde. Ne nous exposons pas à des reproches sanglants de leur part, lorsqu'ils se verront sur un pied d’infériorité, d'autant plus marqué, que le nombre des igno- rants sera devenu plus rare. A- yons de la considération, et soyons généreux vis à vis de ceux à qui incombe la noble et pénible tâche d’instruire la jeunesse. Applanis- sons autant que faire se peut les difficultés qu’ils rencontrent dans l'exercice de leur glorieux apesto- lat. Conservons toujours précieu- sement notre belle langue française: ne la négligeons point sous le faux prétexte que l'anglais seul est né- cessaire pour parvenir. Du jour où nous donnerons la préséance à une langne étrangère, notre exis- dernière, les explications que nous avons données au sujet des change- ments opérés dans l'administration de Z’/mpartial semblent n'avoir pas été exactemetit comprises. Volci : G. et F. ]. Buote sont en- core propriétaires de Z’/mpartial, mais aveo cette différence qu'ils sont propriétaires conjoints avec ges comme peuple sera terminée —: “De la postérité la justice im- placabie. Jugera sans merci ce peuple égaré: Et, posant froidement sa mar que ineffaçable. Ecrira sur sa tombe : “il est les autres membres qui forment la Compagnie de Publication de L'Jmpartial. Jusqu'au 14 janvier 1901, G. et F. J. Buote étaient les seuls pro- priétaires de Z’/mpartial, et jus- qu’à oette date toutes affaires ayant rapport au journal doivent être ré- glèes avec eux seulement. A partir du 14 janvier 1901 toutes transactions se rapportant à L'Impartial doivent être réglées avec la CIE DE PUB. DE L'IMPAR- TIAL dont M. F. J. Buote est le Gérant. Nous espérons que ces explica- tions sont suffisantes. Instruisons-Nous L'instruotion est plus ou moins répandue dans toutes les classes de la société, et n’est plus aujourd’hui l’apanage exclusif des riches. Son bon marché et la facilité de se la procurer la mettent à la portée de tout le monde, et rien ne peut ex- cuser l'indifférence de ceux qui s'obstinent à méconnaître les avan- tages et les douces jouissanoes qu’- elle nous procure. De nos jours, elle est non-seulement utile, mais absolument nécessaire dans toutes les conditions, car, pas savoir lire et écrire équivaut à une véritable infirmité ; o’est avoir un sens de moins et appartenir, pour ainsi dire, à un rang moins élevé dans l’ordre des êtres. Généralisée et vulga- risée, elle fait aujourd’hui la force des nations et des individus : ne pas chercher à acquérir cette force ou ne pas donner son concours au mouvement des esprits vers la scien- ce, c'est faire preuve d’un esprit anti-patriotique et anti-social et travailler à notre décadence, car rester stationnaire, c’est reculer et | aller à une ruine prochaine et iné- vitable, avec la triste perspective d’être aggloméré par un peuple qui nous sera supérieur sous ce rapport. N'est-il pas regrettable de voir l’apathie de plusieurs d’entre nous, pour tout ce qui a rapport à l’édu- cation et à l'instruction de la a | nesse? et n'est-il pas pénible de constater qu’un nombre considéra- ble d'enfants ne fréquentent pas les éaoles et passent le temps si précieux dn jeune Âge à vagabon- der à leur guise, sans que les pa- rents ne s'inquiètent de ce qui peut dégénéré ! ” | | Eh quoi ! l'héritage que nous ont transmis nos pères. au prix de tant d’effortset de luttes héroiques, sera-t-il follement dissipé par nous ? | Allons-nous de propos délibéré dé- itruire notre nationalité en nous soumettant à un élément étranger ‘qui ne nous est nullement supé- rieur au double point du vue intel- lectuel et moral? Non, eent fois non ! car nous sentons encore cou- ler dans nos veines le vieux sang | gaulois ; notre cœur s'émeut enco- re aux doux mots de Religion et de | Patrie. Nons aimons toujours la | France notre mère qui, quoiqu’on | jen dise, est toujours le porte éten- Fe de la civilisation et du pro- grès. Que l'étranger méconnaisse les services qu’elle a rendus et qu’- |elle rend encore à l'humanité, c'est croyable et dans l'ordre des choses possibles, mais que nous, ses en- fants, rougissions d'elle ! jamais !.. car ce serait odieux et contre natu- re, et nous sommes d‘une race trop noble et trop généreuse pour en agir ainsi. Ne nous entre-déchirons point et |n'épuisons pas nos forces dans les luttes stériles de la politique. Les | divergences d'opinion de nos deux | partis ne roulent que sur des ques- [tions secondaires et ne sauraient, en aucune façon, motiver les haines et les passions qu‘elles soulèvent parmi le peuple. ‘‘Soyons unis et nous serons forts’ : nous avons certes besoin de l‘être pour lutter contre les nombreux ennemis qui voudraient notre perte. Ne don- nons point raison à ces paroles d‘un de nos poètes : ! | | “Aujourd hui, c'en est fait des vertus héroiques ! La froide indifférence a mis son pied partout. Seules, los passions, les hain:s | po:itiques. Dévorent le pays, en semant le dégoût. EoCeOe oŒ&e Ô GUERISON RAPIDE e DE LA TOUX © ET DES RHUMES. em 6 FR mn 4 5 2% | Pyny-Baisam Le remède canadien pour toute les affections de la d à = 258554 AR GORGE ET DES FOUMONS F 25.cts3 la grands boutoille, 2 DAVIS & LAWRENCE CO, Limited, : Prop, du Perrv Davis Pain Killer, © >” Montréal. € ur adyenir ? D’autres ne la fré- | 06e SR OO) e) Kew York. nes € Correspondances Ci-dessous nous reproduisons une lettre écrite par un de nos plus éminents Acadiens et adressée au Rédacteur de l’Aoadie qui par le temps qui court, s'impose la misé- rable mission d’insulter les jour- naux acadiens parce que ceux-ci restent fidèles à leurs traditions, et sont inébranlables dans la revendi- cation de nos droits. | Dorchester, N. B., 14 janvier 1901. M. le Rédacteur da L'‘‘ Acadie,” J'ailu avec peine un article rée cent de votre journal tendant à nous préparer à une soumission ab- jecte et À nous laisser écraser sans murmurer, par le nombre prépon- dérant des autres nationalités qui nous entourent. Une espèce d’a- vis de ‘‘Sauve qui peut.’ Cette i- dée me parait indigne d'un organe des Acadiens. Elle peut être sin- cère ; mais elle méoonnait et nos aspirations et nos sentiments de race le#plus élevés et plus sacrés. Les Acadiens reconnaissent la lutte inégale dans laquelle ils sont enga- gés pour se maintenir au milieu de leur entourage difficile, mais ils ne sont pas encore prêts à s’écrier ; ‘‘Sauve qui peut.’ Ils ne dési- rent pas faire bande à part.” Ils sont aussi loyaux, aussi fraternels, aussi charitables envers leurs voi- sins que le sont les autres races qui composent la nationalité acadienne. Ils s'efforcent de travailler de con- cert et la main dans la main à l’a- vancement des intérêts généraux de leur commune’patrie. Ils tien- nent à ce que l’on compte avec eux, ni plus, ni moins. Ils se refusent à s’effacer pour céder le pas à d’au- tres, non plus méritants, et leur permettre d'augmenter leurs forces en se tenant plus en évidence. Iis s'opposent à devenir volontaire- ment les instruments ou esclaves d’un ou de plusieurs autres élé- ments qui pourraient les exploiter à leur propre profit sans leur en être reconnaissants. Ils font par- tie de la jeune nation oanadienne que vous trouvez si belle et si pro- mettante, et ils veulent continuer à en faire partie. (Cette nation cana- dienne est composée de différents éléments dont l’un est les Acadiens. L'idée émise par l’article en question ne me parait pas vous être propre. Elle appartiendrait plutôt à un élément étranger au nôtre, un élément qui nous veut du bien, nous voulons bien le croire, mais qui tient à ce que nous trouvions notre bonheur en passant par plus d'épreuves et d'humiliations, et qui semble désirer nous faire cher- cher ce bonheur en leur servant d'échelons pour leur ascension au pouvoir et aux honneurs. En fa- veur de qui veulent-ils que nous disparaissions comme race?’ Que le granit demeure granit, que le marbre demeure marbre etc. Que notre jeune nationalité reste cana- dienne, belle et florissante, mais qne l’on ne tente pas de dénigrer un des éléments quila composent en cherchant à le faire disparaître du monument que l'on prétend ad- mirer. Encourageons l'exercice des sentiments de fraternité d’ami- tié, de charité les uns envers les autres, d’un amour spécial pour notre belle patrie, c’est bien ; mais surtout insistons sur l'exercice d’un traitement d'égalité et ne visons pas à faire disparaître un de nos voisins afin de mieux briller nous- mêmes. Bien à vous P. A. LANDRY M. le Rédacteur du Journal L'IMPARTIAL : — Comme ami de votre jour- nal, des Acadiens et de la paix, permettez-moi de vous prier de ne plus, à l'avenir, tenir compte des articles séditieux et anti-Acadiens et Canadiens, qui pourraient être publiés dans les journaux contrô- lés par la ‘‘Aoadian Publishing Company’’, Weymouth, N. S. Ces feuilles malsaines sont évidemment suscitées pour jeter la désunion et la dissension dans nos rangs et nous faire des ennemis. On vise À créer une agitation par laquelle on espère faire échouer un projet ayant pour but de faire reconnaître les droits et aspirations des Acadiens auprès des autorités ecclésiastiques. nne guerre stratégique que l'on 7 C'est fait ; il faut se défier des embüûches habilement ourdies et tramées oon- tre nous. Mon avis, c’est de ne tenir aucun compte de ces feuilles irres- ponsables et fratricides, de ne rien oiter de leurs colonnes ; en un mot, de les ignorer complètement et ab- J. H. Myrick & Ce Importers aad Jealors in DRY GOODS solument. ACADIEN & CANADIEN. «Un petit enfant qui se frotte le nez souvent souf- fre toujours des vers.@ Nos grand'mères connaissaient cette marqueavant nous. Éxa- minez votre enfant avec soin et s’il a ce symptôme, donnez- lui les TABLETTES SANTOMEL Pour les Vers et débarrassez-le de ces vers avant qu'il ait des convulsions où qu’il soit ren- du bien malade. 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