——— ’ ——. NOCES DE L’'IMPARTIAL, DIAMANT à Le dix sept aout deruier, aux Iles de la Madeleine, en la paroisse Notre Dame de la Visitation, avait lieu une cérémonie portant un ca- chet de grandiose distinction. Cette cérémonie, jusque là, unique dans son genre dans cette paroisse, était bien faite pour rendre gloire à Etre suprême, qui voit à toute destinée : et était aussi on ne peut mieux choisie pour glorifier la beau- té de l'affection et filiale et fra- ternelle. Deux vieillards, M. et Mme. An- toine Edmond Chevrier, Âgés res- pectivement de 87 et 83 ans, fê- taient, selon l'expression connue, leurs noces de diamant. Après soixante années de vie conjugale, nos heureux jubilaires, entourés de 10 enfants, 83 petits-enfants, et 10 arrière-petits-enfants, revenaient aux pieds des autels, former un concert d'actions de grâces envers l'Eternel Souverain ; et faire mon- ter vers le ciel avec les chants d’al- legresses les jubilations de tous les cœurs parents ; avant que de rentrer dans la joie bruyante de l’exté- rieur. Une température idéale favorisait les heureux intéréssés ; aussi de bonne he:1re dans la matinée, vo- yait-on accourir avec un égai en- train les plus éloignés comme les plus rapprochés, cheminant tous gaiment vers le rendez-vous. Une suite de douze voitures cuargées d'enfants suivait à l’église les deux héros de la fête, escortés d’abord pur leurs garçons et filles d’hon- neur. La grande messe à neuf heures fut chantée par M. le Grand Vicaire des Iles de la Madeleine, Révérend J. A. Blaquière, curé de la paroisse St. Pierre. Un chœuf puissant sous la direction de Mile J. Savage rendit avec suc- cès la messe du second ton. L’A- vocat Cholette de Montréal, neveu des jubilaires, chanta deux fort jolis morceaux—‘‘Ave Maria’ et O’Salutaris. Une allocution fort bien trouvée fut donné par M. le curé le Révérend I. Thériault. Les décorations de circonstance a- vaient denné à l’intérieur de notre église un air de fête tout particu- lier. Les drapeaux français et an- glais croisés au fond du sanctuaire et surmontée du nombre 60 don- naient un fort joli coup d'œil. Après la messe, départ des vieux époux. Une grande charrette à foin décorée de pavillons et chargée de quinze petites filles de blanc ha- billées, conduite par l’ Avocat Cho- lette ouvrait la procession. Le diner et le souper furent servis à la demeure des jubilaires auxquels prirent part les Révérends Mes- sieurs Blaquière et Thériault et bon nombre d’autres invités. Au souper la santé fut proposée par le Revd I. Thériault, l’avocat Cholette y répondit par un joli dis- cours. Il parla en termes très émus des desseins de la divine Providence sur son oncle, frère de sa regrettée mère, qui avait voulu il y a au delà de cinquante ans, que le héros de la fête quitta Montréal, son pays na- tal, s’arracha à l'affection d’une fa- mille quile chérissait pour venir fonder un foyer à des centaines de lieues des siens. La première partie de la soirée se dépensa en chant, musique, décla- mations, compliments, pièce comi- que et adresse. Sept fillettes de cinq à sept ans ; firent honneur à la fête- Après a- voir répété en choeur le joli re- frain ‘(Quelle joyeuse fête Nous unit aujourd’hui Jamais sur notre tête Plus gai soleil v’a lui O fête deux fois chère Tu veux le bonheur Joyeux anniversaire Tu réjouis les cœurs ah, ah, ah, ah, Réjouis les cœurs Puis vinrent à tour de rôle ; MARIA LANDRY Cher grand papa et chère grand maman Vous êtes la Providence De ses tendres petits enfants Nos pères ont ils votre indulgence [Et vos grands soins caressants ? Pour la famille qui vous honore Et pour livrer tous nos succês Chers grand père et grande mère avec nous restez encore Quarante ans et nous verrons après. ... ALDE CHEVRIER Je suis une fleur bien petite Mais toute blanche et au cœur d’or Lorsqu'on m'effeuille je dis vite: Un peu, beaucoup je vous aime encore EMäLpA RENAUD Nous disons toutes en saluant la fête . Prospérité, bonheur santé parfaite Et toutes en choeur nous voulons dire aussi Pour vos douces bontés recevez un merci FLORINA BOUDREAULT Puisse des ans la longue chaîne Vous conserver à notre amour Qu'un jour notre âme avec les tiennes S'envolent au céleste séjour. ALICE CHEVRIER Et moi pauvre petite En aurai-je des fleurs ; Je voudrais au moins une mar- guerite Ponr crier avec plus de cœur Oh quel bonheur GERTRUDE CHOLETTE Et moi la plus petite En vous voyant sourire, J'ai dit: Je ne veux pas rester là sans rien dire Et je viens de prier mon bon ange gardien Qui m’a dit de vous dire : ‘‘Oui nous vous aimons bien'?. Une pièce comique fut ensuite jouée. Les espiègleries de Godiche ou la T'abatière du Diable, en trois actes qui amusa on ne peut plus les auditeurs. Enfin Wilfrid Che- vrier, petit-fils des heureux jubi- laires, lut l’adresse suivante :— Chers Vieux Parents :— Si le premier qui a comparé la vie à un désert était autre que l'Eternel Souverain, certes, nous nous sentirions disposés aujourd’hui: à critiquer la comparaison. En effet tout autour de nous sourit, tout nous enivre, la coupe à laquel- le nous buvons est une coupe tout enchanteresse : Mais, n’est-ce-pas là l’une de ces douces oasis dont on nous parle’et qui placées ici et là par la divine Providence invite le voyageur au repos ?— Voyez chers vieux parents, avec quelle allègresse nous nous réuni- sions tous autoar de vous pour cé- lébrer avec entrain votre soixan- tième anniversaire de mariage ; pour vous offrir le triple tribut de de notre amour, de notre respect et de notre reconnaissance ; pour vous dire et vous redire ce que nous voulons pour vous : Nous voulons pour vous les diamants précieux appelés joie, santé et bonheur et c'est au divin Dispensateur de tout bien que nous adressons nos voeux, le priant de nous écouter et d'ajouter à ces diamants la pierre précieuse du rubis que nous vaudra dans dix ans une fête comme cel- le-ci. Vos petits enfants Le Révérend M. Blaquière ré- pondit à l'adresse en termes très appropriés ; puis, pré sentations de bouquets far deux fillettes et encore. Quelle joyeuse fête nous unit. A dix heures et demie se reti- raient les Révérends et puis la dan- se par l’heureux couple ; qui é- taient on un peut mieux disposés à donner une leçon de dause à nom- bre de plus jeunes. Tous se retirèrent à une heure très avancée, emportant un souve- nir ineffaçabie de cette fête, Des photographies de l’intérieur de l’église au moment de ia céré- monie ; d’autres au sortir de l’égli- se, représentant un groupe formée par les jubilaires et leurs enfants, d’autres enfin représentant la grande charette chargée d’enfants sont en vente chez M. Jomphe Grand Étang, Cap Breton. ei és JEUDI. LE 26 NOV. 1908, TS UE eee ce Cou UP UE CN SECTE PRET RAA EP de TRUE Dans les temps primitifs l’on manquait certes de bien des choses, mais l’instinct naturel suppléait souvent avec avantage à ce qu'on est convenu d'appeler le progrès de la civiiisation., Voyons, par exemple, l’Indien dans sa misérable hutte, exposé à toutes les intempéries, l'existence ne lui était certainement pas aussi à charge que chez la plupart d’entre nous. À voir sa rude stature, sa prestance magnifique, son embonpoint naturel, cet œil éveillé, front haut et pied ferme, lon sent qu'il est plein de vie, qu’un sang généreux l'anime et que rien ne dérange aucunement l’état paisible de ses nerfs. Que fsisait donc cet enfant de la forêt pour se main” tenir toujours en cet état de santé si florissant ? À l'approche de chaque saison, il avait soin de sc nourrir de racines et d’herbages appropriés au changement de température, d'air et de travaux à venir. Le printemps surtout, l’homme des bois, l’Indien tou- jours intrépide et prudent, s'ingurgitait des tisanes, man- geait des feuilles et des racines médicales; c’est ainsi qw’il tenait constamment ses organes digestifs, aussi bien que }} il son estomac, sa tête et tous ses membres en cet état floris sant de santé et de vigueur tel qu’il est partout repré- senté. “ Il faut prendre son bien où on le trouve.” Partant de ce principe, ne serait-il pas sage d’imiter l’Indien dans cet exemple si frappant qui assure évidemment le bien- être et la joie de vivre ? Néanmoins, la civilisation a fait son chemin et nous ne sommes plus au temps où chacun cherchait dans les bois, sous les souches et au sommet des montagnes, la iuédecine que la nature lui préparait. Aujourd'hui, la science t le nrogrès ont su concen- trer dans une préparation, sous un tout petit volume, mis à la portée de tout le monde, les mêmes vertus, les mêmes effets et la même force d’action de ces herbages multiples et de maintes racines que seul un homme de Part pourrait maintenant distinguer entre toutes ces plantes anodines et de nul effet. Nous avons nommé les Piluies Moro, le grand remède universel spécialement Pour mieux vous en convaincre. lisez les noins suivants qui sont ceux d'hommes guéris pur les Piluicx Moro. Ces homines souffraient soit des res, de l'estoinie, du cœur, de grande faiblesse générale eu de toutes autres maladies si communes chez ceux qui ont à travailler fort. Ces noms sont les derniers reçus et nous en avons une foule d’autres à nos bureaux. Voyez ces honimes eux-mêmes, nous donnons leur adresse com- plète, ils peuvent être de vos voisins ou de vos amis: ils vous diront de quelle manière merveilleuse les Pilules Moro ont agi sur leur constitution. Tous s'étaient fait traiter par un grand nombre de médecins avant de recou- pour LES HOMMES rir «Aux Pilules Moro. Arthur Marchand, Milton, NX. IT. Boîte 245, Loui< l'aveur, St-Pierre Baptiste, Qué. Gédéon Bergsron, 9%, rae Cünton, Woonso-ket, R.I. Alf ei Cornellier, 173, rue Julian, Providence, KR, L Fmery Harctte, Boite 16, Spring Valley, IL Régis Lo's:TA 13, rue Melrose, Fitchburg, Mass. Victor bérnbé, 124 rue Drolet, Montréal, John Dupré, Stafford Springs, Conn., Boîte 415. Napoléon Hbert, Williamstown, M:s8. Foitunat Bourlean, Va-leyteld, Qué. Lou s Marcille, St:-Murtine, Qué, Benjamin Gandet, South Nelcon, N. H. Uldérie St-Jean, ste Angèle de Laval, Qué. Ncël Decerf, Syring Vaïley, Burean Co. III. Louis Hébert, l'esauluiers, Ont. François Giard, Ware, M:ss., Boîte 1030. Joseph Bernier, Lisbon, Maine. Henri Delay, Torringtor, Conn. Lignori Lorion, Winchendon Spring, Mass., B. 20. Joseph Blier, 41, rue Fierce, Lewiston, Maine. Honoriu< Clairmont, Williamstown, Mass. Emmanuel Lafieur. Bowes, Hack Co., Mich. Gustave Gatrielle, Rontiedge, Manitoba. Louis Bélard, Ste- Agathe, Co. Lotbinière, Qué. Louis Langevin, Racine Ely, Qué. Phidime Gagns, B:ddeford, Maine. PC, Beañimier, 1#54, rne Ste-Catherine, Montréal. Jueph Vézina, Sturgeon Falls, Ont. Olivier Bourgeois, ?3, rne Pearl, Manchester, N.H. Adolphe Robert, Brantfurd, Spring Co., Conn. Alphouse Bouchard, 467, Division St., Fail River, Mass, Wilfrid Ringnette, Republie, Mich, Adelard Cregheur, Montpellier, Co. Labelle, Qué. Ulric Poirier, St-Samuel de Horton, Co. Nicolet, Q. Joachim Charpentier, Salmon Falls, N. H. Louis Thérianlt, Menominee, Mich. Ferdinand Guimond, Cap St-Ignace, Qué. Ubald Grenier, 24, Pierce St; Dover, N. H. Herménégilde Rodier, 93, Park St, Holyoke, Mass. Joseph Monette, 1143, rue St-Jacques, Montréal. George Paradis, 4, Kessuth St., Biddeford, Maine. Nap. Gaudrenn, St-Jérôme, Lac St-Jean, Qué. E. Landry, Upper Pockmouche, Gloucester, N. B. Omer Brazeau, St-Engène, Co. Prescott, Ont. a: Ouellette, 4123, « livier Ave, Minneapolis, inn. Pierre Veilleux, fils, St-Odilon de Cranbonrne, Co. Dorchester, Qué. Michel Roy, Whitefield, N. H. Amédée Saumur, 47, rue Wilcox, Springfield, Mass. George Couture, Fournierville, Ont. J. B. Richer, 37, rue Dupont, Lachine, Montréal, Rév. Jules Émile Teston, Ptre, O.M.I., Green Lake, Saskatchewan, T.N.O. Louis St-Pierre, St-Etienne des Grès, Co. St-Man- rice, Qué. Ambroise Thibault, Windsor Mills, Qué. Adélard Dépatie, Shefford Vale, Qué. H. : x caen Rivière des Caches, Co. North, Louis Bachand, Jewet City, Conn. Joseph Belisle, Ste-Edwidze, Qué. Ernest Fortin, Chambord, Co. Lac St-Jean, Qué. L. O, Gariépy, 201, rue Visitation, Montréal. Eusèbe Côté, West Brougham, Co. Mégantic, Qué. Eustache Clément, Monte-Bello, Qué. M. S. Boucher, 4, rue Ivrett, Nashua. Jos. Bédard, St-Fabien, Co. Rimouski, Qué. Jos. Gendron, Cedar Hall, Co. Matane, Qué. Arsène Brisson, St-Donat de Montcalm, viâ Ste- Agathe des Monts, Qué. () CMS v LE 27 LEA PEL E A Ne CE NE LIL TX &. Lee x on Ludger Roy, 449, rue Front, Woonsocket, R, I. Jos. Francœur, Berlin Mills, Co. Coos, N, H. Henri Venne, St-Jacques de l’Achigan, Co. Mont- calm, Qué. Vital Dandurand, West Farnham, Qué. Pierre Bélanger, Pointe à la Frégate, Qué. François D'Haene, Longue-Pointe, Qué. Olivier Arcand, Notre-Dame des Anges, Co. Port- neuf, Que. Sylvio Alarie, Ste-Agathe des Monts, Qué. Fabien Bérubé, Maria, Co. Bonaventure, Qué. Auguste Trépan:er, St-Ulric, Co. Ma ane, Qué. Xavier Laprès, Racine, Qué. Josaphat Guidon, Ripon, Co. Labelle, Qué. Camille DeBande, Matthews, Co, Grand, Ind. François Beauchène, Dayton, Minn. Joseph Perrault, Rochester, N.-Y, Thomas Barrette, Waucedah, Mich. George Grinsell, Arbod Vitae, Wis, Gédéon Authier, West Kernebunk, Me. Aimé Martin, 2011, rue *t-Jacynes, Moutréal. M.-F. Papillon, 595, rue Mar e-Aune, Montréal. Julien Grand Jean, Abercors, Co. Browe, Qué. Arthur Mathieu, 450, rue Outarin, Montréal. Isaïe Demeule, St Gédéon, Lac St-Jean, Qué. Joseph B. Nadeau, 29, rue Water, Augusta, Me. A mable Simard, St-Gédéon, Qué, Charles Larouche, St André Avelin, Qué. Paul Joly, Lachute, Co. Argenteuii, Qué. Henry Valois, New Ledford, Mass, J.-A. Béland, 66, avenue Labelle, Montréal. David Morin, St-Didace, Qné. A. Grisay, Boîte 215, Manchester, Conn. Pierre Peltier, St-Sévère, Co, St-Maurice, Qué. Albert Fournier, St-Casimir, Co. l’ortneuf, Qué. | H. Deguire, Brompton Falls, Qué. Pr More a PDO UE ra RAI * À 212,4 Piéomse L + es DS Si UT LL cdd: des à PES ETAT Tu. PR : de - Po PER RE US tape terne Lente ie LP dv F gerer er nt Ca ee | ë : d