Chaine NOUVELLE SERIE » L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E. MARDI 1 AOÛT xyr1 19 ANNÉE UN SGURNAL CATHOLIQUE DANS | UNE PAROISSE C’EST UNE MIS-! SION PERPETUELLE. LÉON XIII, | FONDÉ EN 1893 PUBLI* LE MARDI DE CHAQUE SEMAINE ee ABONNEMENT Pour LE CANADA Un ML di Si C5 2 évev i 03D0 Six D nid dstrs ec cesc ts Z'OUR LES ETATS-UNIS Un Msccscosocscesse ces 21.50 RE Dé enntra ss coses ce 18 Pour L'EUROPE par les porcs. Lu navette peut encore se semer dans la première quinzaine de juil- let. Ce fourrage convient égale- ment bien aux moutons, et les a- gneaux croissent à merveille dans un champ de navette. Continuous à sarcler et À biner nos cultures en lignes jusqu’à ce qu'il ne soit plus possible de passer entre les rangs avec la houe à che- val. N'oublions pas que si les sar- clages sont devenu inutiles par suite de la destruction ou de l'ab- sense de mauvaises herbes, les bi- nâges conserve toute leur utilité, puisqu'ils servent à ameublir, à aéret et à fertiliser la surface du sol. Aussitôt le foin enlevé de la prai- rie, on fera bien d'étendre sur le sol au moins 400 livres de phos- phate basique Thomas, par arpent. Cette application, faite immédiate- ment après la première cdupe, pro- LR POPPPPÉPIEENENNRRREERS EE voquera, dès cette été, la croissau- \ce d’un regain abondant et aug- Six mois... -_v.... eee 1.00 mentera, l'an prochain, la produc- ——…—….—. Les abonnemeuts sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bcnnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui changent d’adresse cevront nous donner l’ancienne aus- si bier que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard L'IMPFARTIAI, Tignish, Mardi, 18 juillet 1911 LA DISSOLUTION DU PARLEMENT Il n'existe aucune disposition sta- tutaire qui fixe un délai spécial en- tre la dissolution de la Chambre et la nomination des candidats : mais en général ce délai est fixé à 30 jours, bien que parfois il ait été plus court. C’est ce qui porte d'aucuns à dire que les élections générales pourraient bien avoir lieu le 14 septembre, la dissolution du Parlement devant être consommée 12 11 août. Cependant on doute en général de la possibilité d'un tel événement. Voici à ce sujet, et par analogie quelques dates inté- ressantes. 1878, dissolution le à août, vote le 22 septempre ; 1882, dissolution le 18 mai, vote le 20 juin ; 1887, dissolution le 15 janvier, vote le 22 février ; 1891, dissolution le 3 fé- vrier, vote le 5 mars ; 1896, disso lution le 24 avril, vote le 23 juin : 1900, dissolution le 9 octobre, vote le 7 novembre ; 1904, dissolution le 29 septembre, vote le 3 noverubre : 1908, dissolution le 17 septembre, vote le 26 octobre. Se IL PERD UN SIEGE D’après un estimé uon officiel, la population du Nouveau Brunswick aurait augmenté de 30,000. Le ré- tultat en ce qui concerne St. Jean, N. B., serait cependant désappoin- tant, La base de la représentation dans la prochaine chambre sera portée de 25,000 à 32,000. Le Nouveau-Brunswick perdra ainsi un siège au parlement. Beaucoup de cultivateurs com- mencent la feuaison trop tard. Le fourrage coupé quand la fleur est! passée est beaucoup moins nourris- sant que s'il avait été coupé au commencement de la pleine florai- son. Il serait mieux encore, même de faucher un peu plus tôt les prai- eries devant fournir une seconde coupe. L’herbe aurait alors plus de temips pour repousser, et l’on ob- tieudrait ainsi un rendetuent total plus considérable. Voulez-vous faire des économies tion du foin. Les pâturages doivent être divi- sés en plusieurs parties et les ani- maux mis dans l'une d’elles pen- dant que l'herbe reyousse dans les autres ; de cette manière, les her bages sont mieux utilisés, car il n°y a pas ainsi de gaspillages, et le pâ- turage a le temps dese refaire après chaque tonte, Ce qu’il y a de pis dans les va- ches, à cette époque, se sont les mouches et le soleil. Il faut les en préserver. Veillez à ce que les vaches, ne manquent pas d'herbe. Lavez les trayons des vaches, puis essuyez- les avant la traite ; égoutez bien | vos vaches- Aérer et refroidir le le lait au fur et à mesure de la trai- te. Les vaisseaux dont vous vous | servez pout le mettre et le trans- porter doivent être bien propres et | ébouillantés chaque jour. Il faut laver les mountous. C’est le temps de choisir dans le trou- peau les béliers et les brebis que l’on conserve comme reproducteurs, et ceux qui devront être engraissés et vendus. Agir vaut mieux que parler. Le premier Congres Pedagogique à ete tenu à l'ile du Prince Edouard, en 1803 Quelques journaux de la province de Québec, disent, en parlant du Congrès pédagogique de St Louis de Keut : ‘‘Ce jour marque une date dass l'histoire des acadiens. Le premier Congrés pédagogique de langue française est commenté, etc.” Nous voulons relever cette tite erreur qne commettent confrères de Québec. Le premier Congrès pédagogique de langue française en Acadie, à eu lieu à Charlottetown, Ile du Prince Edouard, en 1893. Depuis cette date, chaque année, il y a Congrès pédagogique des instituteurs et institutrices acadiens dans cette province. Cette année le Congrès a lieu dans la belle paroisse aca- dienne de Rustico. Au Nouveau-Brunswick, le Rév. D. Léger, curé de St. Paul de Kent, a réussi, par uu travail in- cessant, à organiser le premier Con- grès pédagogique des acadiens de cette province. Honneur à lui. Espérons que cha- q ue année il y aura Congrès péda- gogique dans l’une des nombreuses et belles paroisses acadienues du N. B. HJlus tard il faudraun Con- grès général de tous les institu- teurs et institutrices de l’ Acadie. — Congrès Interprovincial. Il est regrettable cependant de constater que ceux qui aevraient seconder le bon curé Léger, de toute leur torce, n'assistaient mê- me pas au premier Congrès péda- gogique du Nouveau-Brunswick. Où était donc l'inspecteur aca-. dier de Kent : M. Chas. Hébert ? Pourquoi n’était il pas à St. Louis pour aider le curé Léger et les au- tres personnes qui désirent l’avan- cement des nôtres ? Assurément M. Hébert reçoit assez de l’appât public pour s’intéresser un peu à l'avancement de ses compatriotes. Serait-il par hazard, les quelques pe nos sur la ration de grains que vous| donnez à vos porcs ? Semez un pe- tit champ en navette fourragère, et | } quand ce foufrage Aura attêint son | développement, faites-le pas âger | gouttes de sang irlandais qu'il pos- sède qui le porte à dédaigner les a- cadiens. Inutile de dire que les occupations empêchaient M. Hebert d'assister au Congrès. Ce jour là : dés heures de loisirs à Shediac. LE CONGRES PEDAGOGIQUE DE ENT À PRIS LE CARACTERE D'UNE VERITABLE CONVENTION NATIONALE Le congrès de Kent a pris les pro- portions d’une véritable convention national, Aux instituteurs et ins- titutrices, au nombre de 125, s'est joint un grand nombre de membres du clergé acadien et de religieux français enseignant dans les provin- du congrès en chantant ces deux hymmes. Le spectacle était ré ellement beau. L'hon. M. Landry et Mgr Ri- |chard, curé de Rogersville, pronon:- |cèrent aussi des discours vivement applaudis. La veille, M, l'abbé vinces maritimes, Mgr Richard, |Béliveau, curé de la Grande Digue, | l’apôtre acadien, a mis le comble à lavait tenu, aussi, ua langage aussi l'enthousiasme des congressistes en , éloquent qne ferine. | assistant aux séance du jour. Des hommes politiqnes considéra- L'espace nous manque pour par- (ler des intéressants travaux péda- bles, tels que l'honorable senateur | gogiques lus par plusieurs institutri- Poirier, l'honorable M. Landry, }ces et instituteurs, ainsi que par les ministre de l'agriculture dans le RR. PP. Nio et Tessier. Un inci- gouvernement du Nouveau Bruns-| dent a marqué le congrès; les con- wick, M. Léger, député de West. | gressistes étaient sur {e point d’a- moreland, le Dr Borrque, député dopter une résolntion demandant de Kent. qu’un 1ésumé de l’aistoire du Ca- Une foule considérable, attirée | sada du P. Bourgeois fût introduit par les échos de la première journée | ans les écoles acadiennes, lorsque du congres, ont suivi les délibérati- | L'hon. M. Landry annonça, aux ons avec intérêt. applaudissements de l'auditoire, ; : 8 . 4 L'enthousiasme soulevé % par que le Bureau d'Education de Fré- les discours des R. T. Travert, | déricton venait d'approuver ce li. Eudiste, de l'hon. sénateur Poirier ve, Dieu sait les luttes que nos et de l’Inspecteur général de Qué- compatriotes ont soutenu pour ob bec, M. Magnan, s’est continué jus-| {tenir non pas cette favenr, mais ce qu'à la cloture du congrès, Une | odeste droit. scène touchante s’est passée à la sé-| Le cougrès de St-Louis, grâce au ance du matir, lorsque M. Magnan, patriatisme du curé de St-Paul, M. sur l’invitation du président du Léger, marquera une date dans congrès, M. l'abbé Léger, parla du | l'histoire acadienne. Car prochain congrès de langue françai- | mais, les instituteurs et les ivstitu- sé à Québec. L'Inspecteur géné- ral de Québec, après avoir fait cou- | Leau-Brunswick, auront périodi- naître le but du congrès de 1972, | quement des congrès pédagogique et démontré toute l'importance de|f,., çais, où ils pourront traiter jii- ce prochain ralliement des forces |}. nent es questions religieuses et françaises d’ Amérique dans la cité de Champlain, parla avec un are bonheur, aux applaudissements é- mus de l'auditoire, des relations qui devraient exister entre les Fran- çais de France établis au Canada, les Canadiens et les Acadiens. L’auditoire fit une ovation à l’ora- teur. désor- patriotiques qui leur sout chères tout en se perfectionnant au point de vue professionnel. Resolution — Voici la résolution par laquelle le Congrès de St-Louis a aähéré au premier Congrès de langue fran- çaise à Québec : Les instituteurs et les iustitutri- ces du comté de Kent, N. B., r‘°u- En réponse au vibrant appel de |nis en Congrès pédagogique fran- M. Maguan le président dévoué du çais, ainsi que les nombreux per- congrès, M.' l'abbé Léger, proposa | sonnages qui ont bien voulu patron- à l'auditoire de se lever et d’accla-} ner cette convention, approuvent mer le projet du congrès de CR RES l'idée très patrio- française à Québec, èn 1912, en/otique d’un Congrès de langue chantant l’Ave Maris Stella, l'hym- | française À Québec, en juin 1912. me national acadien, et O Canada | Cette convention adhère le chant canadien. L’immense au- | bonheur à ce Congrès de langue d’un seul coeur, fit vibrer la salle! concours.”? MOOIUN DES INSTITUTEURS ET : INOTTUTRILES Dans quelques semaines le Con-|l’on peut dire qu'elle est la plus grès Pédagogique annuel, des! belle et la plus indépendante, une Institureurs Acadiens de cette pro: 'ressource publique digne du plus vince, aura lieu, à Rustico. isérieux encouragement, læ base Nous désirons attirer l'attention | puissante de la moralité d’une na- des instituteurs et institutrices aca }tion, la source limpide de nos as- diens en convention, sur l’enseigne- pirations nationales. ment de l’agriculture à l’école. La] La mission du maître et de la plupart d’entre eux font la classe | maîtresse d'école n’est pas seule- dans des écoles de campagne. Ils ont à instruire des enfants qui, com- me leur père, se destinent à culti- | {endu leur fait une obligation de ver le terre. Leurs efforts doivent | déveloper les qualités du coeur de tendre à inspirer à leurs élèves, la jours élèves, de surveiller leur ac- résolution de rester fidèles à leur!tions, de corriger charitablement vocation et à leur faire bien com-}|leurs défauts, en un mot les élever, prendre q'ie l’agriculture leur pro. ment de faire apprendre aux élè- ves leurs leçons; leur rôle plus é- par conséquent iis ont charge d' cura une honnête aisance et un mes et ils sont responsables à Dieu bonheur que les villes manufactu- de l’accomplissement de rières ne sauraient donner, | voirs. Pas n’est varesn PONE CRPPERRE), L'enfant, à l'allute quelquefois l’agriculture à l'école de 2e de grossière et à l'intelligence incuite, mettre un manuel ss les mains des | bent devenir un élève studieux et enfants, encore moins leur faire | bien élévé si l'instituteur sait ob leurs de- manier la charrue ou des machines à faucher. Iisuffit de leur parier souvent de la nécessité de savoir bien cultiver et d’impregner «s server son Carractère, ne pas heur- | ter ses sentiments, ne pas l'humi-! lier devant ses compagnons comme | font ‘quelque fois des maîtres et| maîtresses inex périmentés, | Leur noble étant bien | comprise, ils préparoat pour uotre | province une génération d'enfants | bien élevés connaissant leur reli | gion et respectueux paternelle. jeunes intelligences de notions a- gricoles au moyen des leçons de choses et de problèmes d’arithmé- tique. Saturer l’enseignement de la grammaire et des autres matiè- res de classe d'exemples pris à la mission de l'autorité campagne et ils graveront dans ja tête comme dans le coeur de leurs élèvez un amour profond et raison- Ils leur inculqueront de noûles seutiments, leur feront | l copuciire il y a, qu'il y a, d'être honnête dans les contrats, | l'ob'igation né de la fprefession agricele dent U trices de langue française du Nou-. avec | respectueux de l'autorité civile, brave et honorable dans la sie pu |; blique comme dans la vie privée et les prépareront avec soins à la carriè re à laquelle la Proviaence les des- tine et ils leur feront concevoir un yrand amour pour leur pays. Cet amour de la patrie ils le leur grave- ront au fond du coeur en exaltant en leur présence les hauts faits des découvreurs du Canada, en signa- lant les actes de bravoure et l'éner- gie des premiers défricheurs du sol, l'esprit de sacrifice de nos mission- uaires, l'héroisime de nos martyrs, la générosité et le patriotisme des fondateurs de nos maisons d’ensei- gnement, les luttes soutenues au | siècle dernier par nos hommes pu- |blics pour la conservation de notre ‘langue, de nos lois et de nos liber- tés. | Ces jours d’études qui s'ouvrent |pour eux seront, donc des jours fructueux. Non seulement ils em- nt de précieuses connaissau- es pédagogiques, mais au sortir de cette convention ils se sentiront plus apte à continuer leur aposta- lat, plus conscients de leur delicate |et bienfaisante mission et parfaite- |ment convaincus, nous l’espèrons, | qu'en travaillant avec zèle à la ‘bonne formation et à l'instruction de ja jeunesse, ils rempliront un devoir agréable à Dieu et très utile | : à otre beau p ays. a mr rene Le Cancer des Catholiques | | | Oh ! ie triste mal que le cancer ! | Ignoré souvent pendant de longs | mois, il mine sourdement les tempé- |rawents les plus robustes. Il r2nd ‘inutiles les meilieures choses: inu- tiles les richesses et le bieu-être; inutile 13 nourriture la plus saine et la plus tortifiante; inutile la gyim- pastique la plus rationnelle. Et quand le mal éclate au grand jour, il est trop tard ! Catholiques prenous garde au cancer |! Pour que tant d'efforts, de piè- ces, l'oeuvre de prédications soient restés inutiles, depuis tant d'an- nées, il faut que nous ayons un mal caché qui nous ronge comme un cancer. Ce mal, nous ne voulons pas le voir, parce que nous | aimons. | Et cependant, il devient urgent ce. Car si nous ne le tuons pas, il nous tuera. Déjà, il a amoindri en nous l’ap- | péti des choses de Dieu, 11 pensée | de la vie future et de nos destinées immorteilles, pour y suhstituer le matérialisme sensuel limité aux horizons terrestres. Demain, i! ituera complètement la vie surnatu ‘relie en nous. Et c’en sera fait de |notre catholicisme ! | Ce cancers des catholiques qu’ils ne voient pas, qu’ils entretiennent | par leur faute, n'est-ce pas ‘‘la | mauvaise presse’”” sous toutes ses | formes, impure sous toutes ses for- | mes pudiques, venimeuse et scep- ; time sous des formes respectueu ses, à laqnelle chaque jourles ca- |tholiques n'hésitent pas a donner leur argent et à demander des idées jet des directions, aussi hélas ! des lsensations ? Voici des années que j'y réflé chis, et je ne puis trouver d'autre cause au peu de succès de no: efforts. Réfléchissez, vous aussi, qui me lisez et dites moi si j'ai tort quand je cris à tous les vents: Inutiles les metlleu:es écoles et les meilleurs catéchismes, si l’en fant, en rentrant trouve sur lata blé un journal qui dit le contraire ! Iuutiles ! les meilleurs prones du dimanche si, tous les matins, les fidèies lisent un journal qui dit le contraire ! Inutiles ! les communions fré- quentes et les oeuvres de persévé- rance si chaque, jeunes gens et jeunes filles se salisent le coeur par de mauvais romans ! Inutiles ! les sacrifices des catlio- liques pour le Denier du Culte, si de l’autre main, en achetant le mauvais journal, ils donnent à leurs adversaires des armes pour les battre 1 Méfiez vous de la mauvaise pres- se | | La mauvaise Presse, voilà l’En- nemi ! SOULANGE B9DIN. _Bulletin Paroissial de $S. Sulpi- ce, Paris. EST-CE LA GUERRE s occupent et préoceupent Les Albanai ame Ibanais, véritable souci du ste de Constantinople, De tent, pour l'instant, non DEEE leur montagneuse contrée, PL . chancelleries européennes. On . +r8 ge, au sujet de ces Dre a ; sores, des notes entre toutes les fi pitales, et M. de Selves, pour son _ trée en fonctions, Va 8e trouver pee à étudier lui nn Ce question ad- ent compliquée. NT ones n'ont jamais voulu e joug de l'administration turque. 5 entendent être maîtres chez eux, _ tout au moins, n'accepter que le FE - nimum de règlements et d'impôts. : "0 jeunes turques ont voulu les n Les Albanais se sont révoltés. | partie d’entre eux sont passés sur le territoire du Monténègro. D'où ee plications entre le Monténégro a Turquie. Expéditions contre les a- lissores; pourparlers avec eux; ar- mistice; prolongement de l'armistice; voilà où en sont les choses sur pe Les puissances, qui tiennent à la paix dans les Balkans, voudraient conseiller à la Turquie des conces- sions et la clémence, mais comme per- sonne ne veut prendre l'initiative d’une démarche qui peut ne pas plaire à Constantinople, où l’on 2 aime pas beaucoup que l'étranger 5 OCCupe _ affaires turques, on discute sur les moyens de re rien faire, en ne l'air de faire quelque chose. Et quan par la force du temps, li nsurrection albanaise sera calmée, alors nous sh rons revenir sur l'eau l'affaire de toise. Rien n’a changé dans les Bal- kans depuis cinquante ans. UE CE Ne pe tale) LES VIPERES Si vous mettez le pied sur la queud d'une vipère, vous verrez aussitôt ce reptile venimeux se re- tourner en sifflant contre vous, la \tête haute, l'oeil en feu et la langue menaçÇante. C'est la vipère commune,..on peut s’en débarrasser ! Il y a aussi par le monde des per- sonnes anxquelles il faut bien se garder de marcher sur les pieds, même très légêrement et par inad- vertance. Parfois elles vous répondront par uu coup de poing, mais le plus sou- vent ce sera par un coup de langue. Ces dernières, sout les vipères noires..on s’en débarrasse difficiie- ment ct leur morsure est incurable. Les conps de langue en effet font te \ : : .. {de le regarder en face, hien en fa / Souvent plus de mai que les coups ditoire, debout, d'une seule voix et, française et lui promet son entier! de poing et surtout ils laissent dans la mémoire un souvenir plus ineffa- çable, Le coup ile langue frappe dans le dos, à la 4é1ob:e : c'est l’arme du là h:. Le coup de langue divise les fa- milles et brouille les meilleurs amis; il engendre des inimitiés et des hai- nes implacables, Dans un village ou un quartier de la villes, il suffit p-rfois de quelques langues médisantes pour semer la discorde entre les citoyens et créer dans les fa:silles des animosités qu'il sera bien difficile, sinon im- possible de faire disparaître. Ce mal a pour origine tantôt des coeurs méchants et tantôt des têtes folles. Les cour; méchants s'efforcent de mordre, d: déchirer et d'empoi- sonner. [ls ‘out remplis 4e venin. On devrait les écraser sous le ta- lon. Les têtes folles sont très nom- breures. filles courent de porte en porte, de solon en salon, causant, JaCassant, miuaudant sans calculer jamais l’effet possible de leurs paro- les en l’air. Saus être peut être aussi répu- gnantes que les coeurs méchants, elles sont cependant toujours res- pousables de tout ce mal qui divise les familles, salit les réputations, brise les coeurs et les avenirs !. , Elles n'y songent même pas.. Elles font le mal riant. Kliles font une blessure mortelle en sem - cu blant donner une caresse, Méfiez-vous, il y en a partout. Ce sont des vipères ! ET Abonnez: vous à l'Impartial, Gi tof 5 “3 PRE Mure se hs Mit ii sx L'hat +° “is “ x oi RE : th Siné A _ SRE ds + a”