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Re = Re te mp © 7. re K fe ÉTÉ amptrrnms --"fene sé LOUE AE PE D HE LE SE GTR SEE AU LE nt rÉRCTt SESRGE SRI ES VERSA < $ g IX UN DRAME Le retour d’Anthony, coïncidence avec celui de Mary, ex- cita dans l'âme de lord Drummore une sombre fureur. Il ne sortait par sa plus de son manoir et parlait à peine ; ses serviteurs tremblaient eu sa présence ; ses fils, se demant- dant quel noir démon l'agitait, souffraient également de son hu-} neur exécrable. Souvent le comte, se renfermant dans sa chambre, prenait dans un tiroir où il le gardait soigneuse- ment le crucifix d'argent trouvé dans le parc trois ans auparavant. I1 le contemplait des heures entiè- res avec une expression étrange, puis le rejetait avec colère, en pen- sant à celui qu'il appelait le mau- vais génie de Mary, et en méditant dele perdre, si jamais l’occasion s'en présentait. sait craindre aucunement le comte | il se laissa tenter par l’amour de |enflammé. de Drurmmore. RERSRIRSRERIRIERSER {pe re d 4) \b» st” 2006000000 |tecteur. RERET | d’attendrissement son aimable pro-|le suivit. FEUILLETON DE L'IMPARTIAL ANTHONY OÙ LE CRUCIFIX D'ARGENT. ] Anthony se réjouit Ce|douna la petite cabane dont il a été RERSRENRS Lord Drummore pouvoir s’entretenir de nouveau | question, sans s'occuper de lIni avec cet homme, qui, par son tra- vail et les secours qu’on lui nait, vivait maintenant dans une sorte d’aisance. Il revint le visiter au | quelques jours, et lui fit raconter bout de sou histoire, qu'il ne connaissait qu imparfaitement. Joyce Harrison avait eu une existence agitée. Né au sein des | Basses-T'erres, dans un hameau du comté de Roxburgh, il avait été é- levé dans le presbytérianisme ; mais les principes religieux qu’on |avait essayé de lui inculquer avaient poussé de faibles racines daus son |Âme aventureuse. Il exerça d’a- bord le métier de berger, puis ce- |Ini de bûcheron, de passeur de bac| sur le Liddet, rivière qui a son em- ‘bouchure dans le lac de Solway. don- | davantage. Tel fut le récit de l’homme qu’ Anthony avait réussi à réhabi- liter devant Dieu en lui enseignant les saintes croyances et la pure mo- rale de l’Église catholiqne. L'élève de M. Weelford, ayant quitté la cabane du vieillard, reprit la route d’'Elanelly. L'heure ne le pressant poiut, il-se mit à réciter son 10saire tout en cheminant dou- cement. Arrivé à l'extrémité des nes de Druwmore, il s'engagea dans le seutier tapissé d'herbes domai- | qu’il suivait d'ordinaire, et qui lon- geait le lac. On était à la fin d'octobre, et il faisait une des plus belles soirées de l’arrière-saison ; l'air était ‘serein, paisible; le soleil descendait dans un Un soir d’orage qu'il passait | ciel pur et admirablement bleu vers Quant à Anthony, il ne parais- dans sa barque un riche voyageur, j'horizon, qu’il rasait de son globe De légères vapeurs La dure captivité l'or ; à la faveur de la solitude, il | diaphanes flottaient à la cime .bleu- qu'il avait snbie n'avait point di- dépouilla l'étranger, le garrotta sur âtre de la chaîne de montagnes. sninué sou courage. À peine ren- tré à Green Rood, il recommença ses visites charitables, montra le même dévouement qu'autrefois, et valncu de vol, il fut transporté dans le bac, qu'il laissa aller à la dérive, | Une brise molle agitait légèrement et prit la faite avec son butin. les arbres à demi dépouillés de leur Arrêté en Angleterre et con-\luxuriante parure. Anthony, qui avait terminé ses retrouva toutes ses anciennes con-|les colonies britanniques du Nou-\prières, jeta un long regard sur naissances. | veau-Monde. Il s'échappa, et re- | cette nature pleine de sauvage poé- Sa preinière sortie fut poui Joyce it le’ pied sur le sol de sa pattie à sie, qui semblait jouir avec volup- Harrison, qui n’était plus dans son | l'heure précise où la guerre éclatait | té des dernières caresses de l’astre ancienne cabane. |entre le roi et la nation. | du jour avant de revêtir le linceul Le comte de Drummore, ayani | Il s’engagea dans les milices de |brumeux de l'hiver. La magni- 3 dÉ l . LS c , | ,, » appris la conversion du vieillard, le | Charles Ier, d’où il fut chassé pour | fique propriété de lord Drummore 1 . . A | , . ‘ÿ . chassa brutalement de ses domai- son inconduite, s’enrôla dans les | déployait devant le jeune homme nes. Le malheureux s'établit troupes du Parlement ,et quelques |ses eaux bleues, ses pelouses enco- beaucoup plus loin, mais toujours aunées après, le hasard le plaça | re vertes, ses bois, longues avenues dans la même direction. Pendant sous ies ordres de lord John Hardy | bordées de chênes plusieurs fois sé- ja captivité d'Anthony, M. Weel- Drummore, devenu lientenant d'O-\culaires. Ilnese lassait point de ford et lady Ashley veillèrent sur Jui avec sollicitude, et ne le laissè- rent manquer de rien. livier Cromwell. Il resta depuis attaché à la for- Quand lelcesse sur l'antique manoir fo te tune de ce seigneur. [oops ce spectacle féerique, d'où ses yeux se reportaient sans Le vieillard revit avec des larmes | comte se retira eu Ecosse, Harrison |menut assis sur sa base de granit. Ÿ î Il découvrit de loin, au pied du perron du château, lady Mary jouant avec sa sœur Fanny ; puis, du sein des ilots qui parsemaient le lac, ilvit surgir un frêle esquif, que dirigeaient les deux derniers fils de lord Drummore, James et Digges. La nacelle voguait, rapide, dans sajdirection, sans que les conduc- teurs aperçusse "t leur ancien com- pagnon. Les deux jeunes gens maniaient sans précaution leurs a- virons, en poussant des cris de joie que les échos répétaient à l’envi. Tout à coup James ne trouva plus le fond. La perche, sur la- quelle il s'appuyait de tout son poids, ne rencontrant point de ré- sistance, enfonça brusquement sous l’eau. James, entraîné par elle, tomba sur le bordage du canot, qui chavira. L'adolescent disparut incontinent dans les profondeurs du lac. Digges fut précipité après lui, et n’eut que le temps de pousser uu cri de détresse, Personne n'avait entendu le faible appel de l'enfant ; personne n’avait vu l'accident. Les deux fils de lord Drummcre étaient perdus, cer ils savaient à peine nager, et le lac était profond en cet endroit, Mais, du sentier qu'il suivait, Anthony avait été témoin de la ca- du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE Il FEV. 1904. J. H. Myrick & Co Importers aad lrealers in DRY GOODS HARDWARE BOOTS & SHOE* FINE GROCEKIES And Fi: 1ing Supplies AT TIGNISH and A LBERTON We have just opened a full anc tastrophe. Prompt comme l'éclair, il se jeta dans le fossé, qu'il tra- versa, remonta sur le talus escarpé, franchit d’uu bond la palissade, et courut vers le jac. Ex cet instant même, au bord oppo é, apparut lord Drummore, qui marchait l'air sombre, plein de menaces, uu fusil de chasse dé- (suite à la 8ème page) Lame Back for Four Months. Was Unable to Turn in Bed Without Help. Plasters and Liniments No Good. This was the experience of Mr. Benjamin Stewart, Zionville, N.B. TWO-THIRDS OF A BOX OF Doan’s Kidney Pills CURED HIM. He tells of his experience in the follow. ing words: ‘For four months Iwastroubled with a lame back and all this time was un- able to turn in bed without help. I tried plasters and liniments of all kinds but with no effect. At last I was induced to try Doan's Kidney Pills, and by the time I had used two-thirds of a box my back was as well and as strong as ever and has kepi so ever since.” Backache, Frequent Thirst, Seanty, Cloudy,Thiek or Highly Colored Urine, Puffing under the Eyes, Swelling of of kidney trouble that Doan's Kidney Pills will cure. Price 50 cts. per box or 3 for $1.25, al dealers, or THE DOAN KIDNEY PFILL CO. TORONTO, ONT, Les résultats de savons com- muns, l’eczéma, des mains rudes, des habits en Jlam- beaux, des flanelles rétrécies. SEVON SUNLIGHT RÉDUIT LES DÉPENSES Bcmandez La Burre Ociogone 237 the Feet and Ankles, are allsymptoms | complete stock oi (Dr. Murphy PHYSICIAN AND SURGEON TON: SUR DE J. E. 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