À » 4 APR ET, | | * DE MISCOUCHE Le Bazar qui a eu lieu à la salle au profit d couvent les soirs du 8 et 9 du courant, a | al'sé la jolie somme de $300. L'af. faire a été, sous tous les rapports, un succès. Une foule de monde était venue prendre part auxdi- vertissements et si tous ces a mateurs de plaisirs avaient le généreux penchants de vider leurs bources, il y avait, certes, assez de moyens. Des tables, dressées à chaquo côté de la salle, étaient chargées de mille objets dispesés avec un goût recherché et l’on y était at- tiré sans savoir pourquoi, tant é- tait beau l'effet produit par cet étalage complet. Et ça va sans dire, on y voyait quelque chose qu'il fallait absoiument acheter malgré la disette d'argent dont tout le monde aime à se plain- dre. La roue de fortune, machine tout à fait nouvelle, ne manqua pas de faire une impression sur la foule. Et l'étang de la Muddy Creek, qui avait été transporté pour l’occasion fournissait des poissons d'une nouveauté é- trange. Des loteries très inté- ressantes étaient aussi em train Une immense table de mets délicats avait été placées dans la galerie et ceux qui allaient s’y asseoir participaient à un ré- veillon par excellence. Et les: huîtres que l’on mangeait dans tu coin bien choisi, à qu’elles é- taient bonnes ! J'ai dit que l'affaire avait été uu succés, mais est-il étonnant qu'elle l’ait été ? Le succès est dû, en quelque sorte, au dévouement des dames et demoiselles qui leur prétèrent la main, mais il faut en attribuer la plus grande partie aux eflorts des Révérendes sœurs du cou- vent. Leur énergie et leur sa- voir faire sent dignes d’admira- fion.. Le Bazar de 97 à Miscouche vivra longtemps dans la mé- moire des paroissiens. Mardi le 16 du courant M. Fi- dèle Gaudet fut marié à Mlle Julienne Gallant par le Révé- rend curé de la paroïase. M. Al- bert Gallant et Mlle Orellie Ghaudet servaient de témoins. Un grand nombre de leurs a- mis leur apportèrent des com- pliments et des souhaits de bon- heur en même temps qu'ils al- lèreut participer au festin des noces. M. et Mme Gaudet sont arrivées tout dernièrement des Etats Unis et ils s’établiront dé- finitivement à St. Joseph, l’une des divisions de la paroisse de Miscouche. M. Marc Gaudet, te. neur de livres chez M. Gilbert Desroches, est un amateur de l'art photographiques. Durant le cours de l'été il a eu occasion de photographier plusieurs jolies scènes et il a exécuté ces ouvra- ges délicats avec une adresse qui lui fait honneur. Jacques est parti pour le Klondike l’éte dernier. On dit qu’il va s'en re- venir avant longtemps. Paul a recu une lettre de lui mais il ne veut vas dire les nouvelles qu'elle lui apportait. Antoine. ” CORRESPONDANCE M. le Rédacteur Un bon espace dans le cher Impartial pour dire peu de chose car c'est ainsi ma dévise : Dire peu avec beau- coup de mots. J'ai à me mesu- rer avec “Un instituteur Fran- çais. Ce n’est qu’une petite dis- pute fraternelle. D'ailleurs, vous avez demandé une discussion à propos des heures d'écoles M. le Rédacteur. O oui i} serait mieux qu2 les heures d'école fussent changées et qu'elles fussent uniformes d'un bout de l’année à l’autre. Un instituteur ne peut guère L'IMPARTIAL, JEUDI LE 2 DECEMBRE. 1807, l'automne et dn printemps et outre cela les. henres de l’hi- ver sont trop courtes. Mais il importe de discuter le moyen par lequel on voudrait arriver au buttant désiré. M. instituteur [nom dangereux car il ne dit pas même d'où il vient) veut jeter sur les épaules de M. Arsenaualt le lourd fardean de révolutionner une vieille pra- tique qui est enracinée dans la sage. C’est trop demander. Et M. Arsenault sait se tenir au de- dans des limites du sens com- mun quand 1l démontre par une de ses lettres qu'il ne veut guère faire des promesses qu'il est incapable de réaliser d’un seul coup. Et de plus, quel droit M. 1nstituteur a-t-il de dire que l’on demaride M. Arsénault d'a- gir comme président de l’Asso- cation. M. 1nstituteur ne s’ima- gine pas qu'il forme, à lui seul, toute l’Association. Je crois qu’- i: est un être radical qui veut tout changer sans s'occuper des moyens légitimes. Et je'le re- grette du fond du coeur. Ayons de l'esprit et cente- nons-uous. M, instituteur fait preuve d’un manque de consi- dération. 1l est impossible pour l'association d'adopter une réso- lution et dela :nettre sur le pro- cès verbal sans qu'elle s’asseni- ble. Donc, il est évident qu'il faudra attendre à l'été prochain pour qu'il soit convenable de faire valoir les sentiments de l’Association des Instituteurs A- cadien, y compris Institnteur Ini-même. Mais l'association Provinciale, qui compte la plupart des insti- tuteurs de l'Ile, sinon tous, à chargé un comité de faire des démarches auprès du bureau d'éducation afin d'obtenir le changement des heures scolai- res. M. Arsenault est membre de cette association et il a sans doute donné son appui à cette résolution, car tout homme bien pensant l'aurait fait. Si M: lus- titateur n’était pas présent à cette assemblée il aurait de voir le rapport qu’en ont fait les journaux. Et, ainsi prévénu, il n'aurait pas montré plus de tracasserie qué de jugement. 11 faut songer que l'Association Provinciale comprend toutes les autres associations de l'Ile et si le bureau d'éducation est dispo sé à accorder la demande du comité qui doit agir, les heures de classes seront selon les désirs de la majorité des contribuables de chaque district. Que M. Ins- tituteur attendre un peu. Quant à la geographie fran- çaise je n’en parle pas Ceux qui connaissent la nature des choses sarent à quoi s’en tenir. M. 1ns- tituteur devrait consulter les autorités lui-même. Pour ce qui concerne les noms des écoles, l'idée est bonne. 11 y a sans doute rapport entre les roms et l'éducation. Le nom fait beaucoup quelquefois. Mais pourquoi dire “l'éducation fran- çaise”’. C'est toujuurs ce même vieux cri qui endort au premier son. C'est l'éducation du cito- yen canadien qu’il nous faut et faisons-la selon nos moyens. En- seignons à nos élèves à aimer Dieu et le prochain et à mener une vie industrieuse. Ensuite préparons-les pour les eventua- lités de la vie en leur ornant l’esprit de connaissances utiles. Enseignens leurs les deux Jlan- gues du pays : il nous les faut absolument. Et tout cela du mieux que nous pouvons. Cul- tivons chez ces jeunes êtres un gout pour la littérature et les sciences, au lieu de nous amuser à crier pour ce qu'il n’est pas de notre intérêt de posséder, et qui n’est demandé que pour faire un semblant de patriotisme français. Si M. lnstituteur n'aime pas les ‘‘choses scolaires” de M. l'inspecteur qu’il écrive lai-même sur ce ton, car il ap- partient aux savants d'instruire conserver l'ordre de ses classes | quand arrive le changement de les autres. Au revoir M. 1nstitu- vie même du peuple à force d'u-]} teur. Vous allez agir en homme et ne pas 7ous offenser. Noroid Miscouche ce 26 novembre. AGRICULTURE Où a beau vanter nos progrès moernes, au point de vue du bien-être matériel, nos ancêtres étaient plus avancés que nous Ils avaient sans doute moins de ces choses inutiles, parfois même nuisibles; qui sont deve- nues un véritable besoin pour la plupart d'entre nous. Mais ils avaient aussi moins de dettes, ce qui est un des meilleurs mo- yens de dormir en paix et de vivre libre ct indépendant. Aux temps les plus réculés, nous voyons que les cultiva- teurs étaient plus que les autres, membres des tribus ou peupla-| des à l'abri du besoin. Ouvrons la Bible, et nous y verrons que Îles hommes les plus célèbres, les plus puis- sants, Cultivaient la terre et prenaient soin de leurs trou- peaux. Gédéon battait son blé au me- ment où l’angs vint lui annon- cer qu'il sauverait le peuple d'Israel. Le roi Saul conduisait une couple de boeufs q:and on vint le prévenir du danger où se trouvait la ville de Jabez en Ga- laat. Lorsque par ordre de Dieu Samuel fit appeler David pour le sacrer roi, celui-ci gardait son troupeau. Et, monté sur le trône, l’immortel auteur des Psaumes ne rougissait pas de ses humbles travaux G’autre- fois. Ses enfants organisaient des fêtes et des réjouissances à époque «le la tonte des mou- tons, et il y assistait. Elisée, le saint prophète, a- vait, dans sa jeunesse, labouré le champ paternel. Ce que nous voyons chez les Israelites, nous le voyons égale- ment chez les Grecs et chez les Romains. Homère parle continuelle- ment de rois et de princes vi- vant des fruits de leurs terres et de leurs troupeaux. Hésiode a fait un poême pour glorifier les travaux des champs, qu'ii ap- pelle “l’unique moyen de subs- ister et de s'enrichir honntéte-! ment”, et il blâäma son frère de! “vouloir vivre aux dépens d’au- trui en plaidant des causes et poursuivant des affaires.” Les Romains, qui soumirent l'Italie et marchèrent à la con- quête du mondes, étaient pres- que tous cultivateurs. Caton le Censeur, qui a passé par toutes les charges de la République, gouverné des provinces et com- mandé des armées ; Caton, le grand orateur, le savant juris- consulte, le pro‘ond politique, a écrit un traité d'agriculture. Les détails les plus minutieux qui apparaissent à chaque page de) cet écrit prouvent que Caton connaissait à fond l’art de culti- ver la terre et d’an tirer d’abon- dantes moissons. Dans certaines contrées de la vieille Europe, on voit encore de nombreux vestiges des fa- meuses voies romaines qui, tou- tes, traversent les terres les plus tt CHEAPEST AND BEST CHAIRE P. 25 RS Make them oursel pis Ni Write For Curs AND PRICES. plus fertiles, preuve évidente SC 00 que César et ses généraux 8a- H L vaient faire un choix judicieux et commencer le défrichement des pays conquis par les endroits les plus favorables. Les auteurs anciens nous di- sent encore que les Hébreux, les Grecs ct les Romains qui vi- vaient longtemps avant l'ère chrétienne, connaissent à fond la culture intensive et l’on voit souvent des tribus très nom- breuses se tenir longtemps et vivre largement dans une cen- trée peu étendue, grâce à ja bonne culture de leurs terres dont ils entretenaient soigneu- sement la prodigieuse fécondi- té. Et ce n'étaient pas les hom- mes seuls qui, dans ces divers pays, s’occupaient des travaux des champs. On voit Reberca, fille riche, portant sur ses épau- les de graudes cruches d’eau, Rachel prenant soin des trou- peaux de son père, Ruth gia- uant dans le champ de Booz, et beaucoup d’autres femmes et filles qui, malgré leur haut sang et leur beauté, ne s’imagiraicnt FURNITURE Good, Strong & Cheap RAS PAT D TOI TRIEZ -$ AE & “4 # + 7 FT En HA Ed +4 Bet :J4 ir PET ep : D HZ (a $ + S éi à = REA 615 EY MARK WRIGHT & CO LE 1 Charlottetown && WRITE FOR CUTS AND PRICES. Jau. 6th 1896. pas que le travail munvuel pou- vait les avilir. On aura beau dire et beau faire, il faudra bien que l’on revienne à ces mœurs patriar- cales : le salnt est là.—Le Pion- nier. JEAN LACHARRUE. WE Highest prices for all kinds of Fur, Hides, Pelts etc. We sell Furniture, Stoves, Hardware, ries, Flour etc. at lowest prices c'oing:. Brace McKay & Co. TELEPHONE CONNECTION SUMMERSIDE, Nov. 25th 1897. PAY Smelt Nets, Groce- EL. EE ISLAND JEN DE SCIES portatives ou stationnaires, pour de grands ou petits moulins. 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