EE ES D La Meche D'or. (suite de la 1re page) =. sout innocents ! Le vieux soldat s'empara de la main de Julienne, et la baisa respectueusement : Ah! cela me réconforte, lit à}, de vous entendre parler ainsi. Ce que j'ai un chagrin depuis ce matin ! Quand j'ai lu cette hor rible histoire dans mon journal, en venant, j'ai cru que j'allais perdre la tête... Ah! ca vous fend le cœur, de pareilles injus tices !... Mais je perds du temps à bavarder, tandis que j'ai des choses importantes à vous dire. J'ai vu M. Claude... Vous avez vu M. Claude? Et il vous a dit de venir me trou- ver, n'est-ce pas ? Oui, Mademoiselie. Et ça me fait encore du bien de voir que vous devinez, parce que M Claude, c'était mon favori. Je l'aime, comme si c'était mon en- fant. Et s’il fallait se flanquer dans le feu pour lui, aussi vrai que j'ai démoli les onze, je le fe- rais ! Donc, J'ai vu M. Ciaude ; il avait l'air aussi calme que si rien ne s'était passé. Et, il t'a dit : Tu répéteras à Madcmoi- selle tout ce que je vais te dire, Je n'ai pas le temps de lui écrire une longue lettre. —Vous avez une lettre ? —Oui Mademoiselle. La voi- ci.....1l l'a embrassée, avan: de me la confier. Julienne toute fiévreuse. la décacheta et lut : “Mademoiselle, “J'espère que, dans le terrible malheur qui me frappe, votre| douce amitié ne me manquera pas. Pour lutter contre la po- lice, qui accuse si follement ma sœur chérie et mon frère Serge, je vaie être forcé de me eacher. Cependant, je puis avoir la mau vaise chance d'être pris ; on me demandera alors où j'étais hier. Ne craignez rien! Je répondrai que j'étais sur la Seine, quelqu part, vers Suresnes, vers Bougi- val ou Chatou..…. Je garderai le secret de cette dernière en- trevue, qui m'avait rendu si heureux. Je ne veux pas que rien puisse ternir la réputation de la jeune fille que j'aime avec tant de respect! Si vous m'ai mez toujours, si vous ne doutez ni de moi, ni des miens, Zéphi riu vous apprendra bientôt où je vais me cacher.” Adieu. Je vous adore. “CLAUDE.”’ Voioi ma réponse, dit la jeune fille, en portant la lettre à ses lèvres. 7 Zéphirin toussa brayamment, paroe quil trouvait qu'un homme ne doit jamais se laisser attendrir outre mesure ; mais il n’en versa pas moins quelques larmes qui tombèrent sur 8a moastache grise. Julienne de- manda : Et quand vous at-il remis cette lettre, mon ami ? Tont à l'heure Mademoiselle, quand je suis arrivé au bureau J'avais lu mon journai en route, et j'étais tout bouleversé. Jugez de ma stupéfaetion, lors- que je vois M. Claude, assis à sa table, aussi tranquille que d ha bitude. J'’allais ponsser un en de joie, pensant que tout cela , pour ne pas aller dans un hôte}, où l’on avwrait retrouvé ms traces : et comme ce matin, ja- vais besoin d'écrire et qne jai ici tont ce qu'il me faut, j+ suis venu faire tranquillement ma corl2spondance. D'aiileurs, i:! faut bien que je doune ma dé- mission à M. Fourmont..…… “Alors, Monsieur, je vais aus , si donner la mi-nne. Non, Zéphirin, tu resteras ici, ne fût ce que pour te meftre aux | ordres de mademoiselle Ju- lienne. 1lest probal le que tv enrcendras dire du mal de moi Eh ! bien, quand on en dira, tu auras l'air de le eroire, et, au besoin tu approuveras. 1l faut bien que j'aie quelqu'un dans la place pour me renseigner. Voyez-vous, mademoiselle Ju- lieane, il n'ya que M. Claude pour trouver des idées pareilles. Après cela, il m'a donné votre lettre, en ajoutant : Tu diras à mademoiselle Ju- llenne qu'il faut se défier plus parait que vous savez qui ? Oui, Zéphirin. Et vous, ne savez-vous pas de qui il s'agit ? Dam! Mademoiselle, j'ai bien deviné qu'il s'agissait de cet'e mademoiselle Angélina Verdier et deson M. Célesiin Brigard. vrir. M. Claude a til écrit d'autres lettres ? Oui, Mademoiselle : d’abord une au chef de la sûreté; je viens d'aller la déposer moi- même à son adresse. Puis des lettres aux journaux du soir. | Mich., dit : 'naise. M. Anton Czarnechi, un que jamais de qui elle sait..ll | Soyez tranquille, s'ils ont des |étant supérieur à bien d'autres secrets, je saurai bien les décov-\$6j disant pondresde condition, Maintenant, mademoiselle , que j'ai accompli ma mission, permettez moi de vous quitter bon M. Célestin Brigard doit s'impatienter, Aiïlez, Zéphirin. Quand re. verrez vous M. Clarde. Peut êt:e bien aujourd hui. Dites lui que rien n’est chan- gé entre nons, et que Je vais prendre mes dispesitions pour quitter cet appartement, où mademoiselle Verdier se croit chez elle. Je ne veux pas res- ter davantage à Paris. A As nières j'anrai plus de liberté ! Compris mademoiselle ! Le vieux soldat fit le salut mi- htaire et redescendit à l'étude, Brigard, fort étonné de ne pas voir Zéphirin, s'impatientait, en effet ; il le reçut, d'un air bour- ru en Criant : Où étiez vous donc, vous ? Zéphirin prit son air le pius uaif, pour répondre : Je suis arrivé, Ca matin, comme d'habitude. M. Garan- cler était là, à son bureau ; 1l m'a dit: Voici plusieurs lettres pressées à porter. Et je suis allé les porter. Mais, malheureux, ne savez vous pas que ioute la police est à ia recherche de Claude Ga. raucier. La police? Ah! ben, il n’a vait pas l’air de s’en préoccu- per, ce matin! 1lme semblait pas plus troublé qu'un autre jour ! Mais, Lisez donc un journal! cria Brigard, farieux. Zéphirin prit un des journaux sur la table du premier clerc, et eut l‘air de lire le récit du crime aveole plus grand soin c'était une blague de mon jour- Sa. M. Claude met un doigt! sur sa houche et dit : | ‘—Ecoute-moi, mon vieux Zé | Fhirin. Pas de tapage ; il s'agit d’être plus fin que toute la po | hce ! tu m’entends, que toute la police ! Oette histoire est un tissu de mensonges. Malheu reusement, On à arrêté Serge et mademoiselle Thérèse ; et moi, on me cherche ; on veut m'ar- rêter. On monte la garde de. vant notre appartement. J'ai passé la nuit à me promener, ( dans l'entrée, pour recevoir les Quand il eut terminé, il dit en secouant la tête : S1 jamais on aurait cru ça de ces gens-là ! Et, sans autre observation, il alla prendre sa plate habituelle clients. (Ce fat seulement «au et de revenir au bureau. où cel le siècle passé. milieu de la matinée que Bri | gard eut l'audace de l‘interro |: ger sur Ces. lettres, que Ciaude| 4 . r | ii avait données à porter. Z:-| » x . . . l paurin répondit simplem:at : | (à continuer) | | l'accident. CETTE eee nement L'IMPARTIAL, JEUDI LE 18 MAI 1901 UN MIRACLE UNE IMAGE DU CHRIST QUI SAIGNE Milwaukee, Wis., 30.—Une dé- pêche spéciale de Menominee, ‘On annonce. qu’un véritable miracle s'est produit ici, dans la maison d’une humble famille polo-| catholique fervent, s'était agenouil- lé et avait commencé à prier en re» venant de l'église, devant ure image représentant le Sauveur sur la Croix. En jetant son regard sur cette image il a constaté que du sang s’échappait des blessures des pieds et des mains. Très ému, Czarnechi envoya chercher deux prêtres. (Ceux-ci essuyèrent le sang, mais celui-ci reparut aus- sitôt, faisant une trace de six pou- ces de long. * ‘“Des centaines de personnes affirment l’authenticité du miracle qui a causé un profond émoi. ‘La maison a été fermée et l’on n’y reçoit plus de visiteurs. L’é- vêque Eis a été mis au courant de l'événement.’ Pour la toux et autre maladie chezle cheval, obstruction, fiè- vre,serrez vous des GRANGER CONDITION POwDERSs. Une vé ritable poudre de condition, Pu. rificateur du Sang et Touique Le Granger est garanti comme x A es +2 ER STILL %O THE FRONT. We are still to the front this spring with one of the nicest assorted stock of general merchaudise to be found in any eity ox country store in this province. Although this is the season of bad roads, the extra induce- ments we offer, and the reduced prices on most of our goods, wilk more than repay the sacrifice of travelling through the bed roa ds. Do not come all at once, but for tne next few months we can guarantee you, that our staff of attentive celerks will be even ready and willing to serve you all, to your attire satisfastion. The prospects for a big trade during he spring season is: very bright indeed. As soon as roads permit our egg buyers, will be out again to visit everybody, and solieit their trade. 1t is not necessary to enumerate here the different kinds of goods in our Stock. SBufficient it is io say, that we keep almost anything which the people want. Our spring goods are already all in now, and anybody we ean’t suit in anything, cannot be suited on this Earth. We are always prepared to buy all kinds of prodace in ex- chauge for our merchandise. Eggs, we make a specialty. Last year we handled 55,009 dozens, and this year we want to in- en petits et grands paquets. LA POPULATION DE L'ANGLETERRE Le “Daly Mail”, de Londres, publie un article résumant les calculs publiés dernièrement dans diverses revues. Ceux ci démontrent que :a pepulation de l'Angleterre a comipètement cessé de s'acoroître dans jes proportions constatées pendant Le chiffre des naissances pu. blié chaque. semaine démontre que la proportion des œais- sanœæs par mille habitants dimi nue aveccuue régularité frap âante. Cette diminution est actnelle ment pins prononcée et anssi plus considérable qu’en France. Ni ce mouvement contiuue, et il 1 y à pas la moindre raison pour qu'il cesse, l'Angleterre va se trouver absolument dans _la même position que la France, en ce qui couverne sa popuia tion. Sur le même snjet, ‘“[‘Inves- tors Review'‘ pnblie uu article examinant la question au point de vue financier. Cet organe démontre qüe les impôts s'ac- croissent chaque année et que la totalité da commerce diminue aiasi que la population Ily a plus à payer avec moins de ri. chesses et moins de personnes pour payer. Lorsque vous avez mal à la! ête, u importe quelle en est la cause, BoOwManNsS HKADACHE P.WLERS sont un remède sûr prompt et efficace. Le mal de tête est souvent causé par la sensibilité de nerfs, l’iusvrnie, la bite. Servez vous des Bow- MANS HEADACHE Powders, elles sont toujours sures. Elle ne contiennent ni Opium, ni aucun autre narcotique. TERRIBLE DESASTRE EN ALLEMAGNE. Frankfort, 25—Les chandiè- res des usiues électro chimiques Griesheiïm, près de Griesheim, ont fait explosion cet après midi, ct la fabiique a pris feu. On dit que cinquante personnes ont cité tuées et que 140 ont été bles- eés.. Les trois chaudières des asines ont santé. Le brnit de cutendn ici Les POMPES, aPPareclis CE EFau- i éeXpPOsION a été vetage et ambulance de Frauk- fort sont allés sur le th'âtre de orease this amount considerably. We want wool, hides and pelts, also pork, beef, cattle and sheep, oats, wheat, and other grains, potatoes &c. A full stock of Carter’s Tested Seeds on hand. We handle lumber of all kinds. Give us a trial. J @ ARSENAULT & SON & £@ WELLINGTON SPRING 1901. + nn. ner For the farmer. We have all kinds of Seeds, for the fisherman, supplies of all kinds. Forthe housewife ail requisites for house cleaning.. Our mottothe best goods at lowest prices. Brace McKay & Co. Summerside March 98th 1901 TIENISH DROE STURE Now that the holidays are upon us, it would not be amiss for you to call at the Tignish Drug Store and inspect our fins stouk of ” DRUGS AND SHEMICALS We are headquarters for good goods at Jow prices. Prescriptions carefully compounded, at all hours, day or n's#ht. 2 : You can always depend upon finding a clerk in the store at ail hours of the night. CHARLES DALTOX + Éenomeninstonien pa aies" 4e) Te. > . ah. » Den