ne RENE ton Mo ce mpeg mme es mener pan rap nes — # TA à A L'IMPARTIAL JEUD LE 7 NOV, 1901 A Le foyer Le foyer autour duquel se réunit la famille, qui est l'image même la famille, le foyer est-il aujourd'hui ce qu'il était, il y a vingt ou trente ans ? Nous som- mes bien obligés de confesser qu'iln'est pas aussi entouré, aussi aimé, aussi fréquenté. On s'est oréé des besoins nou- veaux ; on a recherché des plai- airs jusque-là ignorés, et la vie de famille en a reçu une cruelle atteinte. Les enfants, autorisés trop souvent par l'exemple des parents courent avee l’ardetr de leur âge à toutes oes distractions sans cesse renouvellées désertent le foyer et aontractent des habi- tudes dont il ne peuvent rejeter plus tard l'odieuse servitudo. Et oopendant le foyer: que désirer de plus doux, après le dur labeur de Ja journée que les heures passées en tête à tête avec les êtres qui nous sont chers, avec la femme et les eufaats ? Quelles joies plus inefables peut-on goûter que celles que prooure la compaguie d'une fem- me tendrement aimée et de charmants enfants dont le rire est la gaité du fover ? Mais, hélas ! les bars, les bu- vettes tiennent les ouvriers losn de la famille, les clubs attirent l'homme plus fortuué et l’entrai- nent dans vne vie de plaisirs ou le jeu, l'abus des liqueurs rui- nent également sa santé et sa bourse. Et pendant que le père de fa- mille abandonne son foyer que deviennent les enfants, que de- vient la femme ? Les enfants perdent le senti- ment de respeot pour leurs pa- rents, s'inspirent d'idées d‘indé- pendance qu'ils mettent en pra- tique aveo une déplorable logi- que. La mère de famille gémit et se désole, mais que peut-elle contre un parsil état de chese, sorte de discordes intérieures, qui détruisent ehaque jour l'at- fection réciproque des époux, et encouragent les enfants, témoins de ces tristes querelles, dans leur désobéissance. Quelles douloureuses consé- quences u’a pas cette désertion da foyer domestique, qui est la source des joies du cœur et du vrai bonheur sur la terre :‘‘ear la famille, a dit avec raison Mgr- Bouzaul,; vient de quelque chose de plus noble que les sens, de meilleur que l'esprit le plus pur le plus profend. Elle vient du cœar ; le eœ@ar ! c’est-à-dire le besoin d'aimer, le besoin non pas de briller, mais de se sacri- fier, de se donner tout entier, a uae seule condition, c’est de ne jamais se reprendre.” Eh bien, aujourd’ hui on ne comprend plus ainsi la famille, 11 fant au lieu de ces plaisirs tranquilles où l'aflection avait la première place, il faut des dis- tractions bruyantes qui parlent aux yeux sans satisfaire les be- soins de l'âme, des distractions, où les sentiments délicats de uotre nature sont coustamment froissés et peu à peu disparais- sent. Kt lorsque, glissant sur Ja pente, l'homme en est arrivé à mépriser toute loi morale tout lui devient possible ; unions il. hioites, abandon des enfants, ou mauvais exemples donnés à ceux restés sous sa garde. Mais àl ya encore une plus douloureuse conséquence : Cet homme devenu esclave de ses suicides aujourd'hui si fréquents qui remplissent les colonnes des journanx, ces crimes inouis dont le nombre grossissaat inqusète le moraliste pour l'avenir de no tre sooiété. O’est que l'en a abandonné le (foyer qui conservait la vertu et les bonnes mœurs d'autrefvis. Aussi devons-mous revenir à cet te source de véritable joie et de bonheur vrai. Tout le reste est | plaisirs faux et trompeurs. La religion nous le dit claire- went et ce doit être notre guide, Car eile nous montre la voie qué nous avons à suirre. L'Echo de Montmagny. Electrocute L'ASSASSIN CZOLGOSZ EX: PIE SON CRIME IL EST PLACE SUR LA CHAISE E- LECTRIQUE A7 HRS. CE MATIN 1l a refusé tout secours reli. gieux et meurt en blasphémant Léon Czolgosz, l'assassin du président MoKinley, a payé sa dette à la société mardi le 29 oct dans la prison d'Auburn, N. Y.. eu mourant sur la chaise électri que. 1] était exactement 7 heures quand il fat placé sur la chaise fatale. Quelques minu- tes après, le courant meurtrier €- tait appliqué, et Czolgosz était fordroyé. A7 heures et 12 mi uutes, les médecins déciarèrent que Ozolgosz avait cessé de vi. vre. Czolgosz a été en proie à nne légère attaque de nerfs la veille au soir mais il estdemeurésombre et taciturne jusqu’à la fermeture de la prison, à 19 heures. Ila refusé d'écouter les exhortations des prêtres qui étaient venus pour tenter de le préparer à la mort, etil a refusé de revenir à la foi catholique romaine et d'abandonner le principes anar- chistes. L'état ne rendra pas son corps, et au coucher du soleil il sera inhumé en secret dans vwn terrain contign à la prison. 1m- médiatement après l'exécution, les papi:rs et les effets de J’as- sassin ont êté brûlés. Le frère et le beau-frère du condamné ont été admis à le voir hier soir pour une entre. vue suprême. Celui-ci gardait encore son mutisme, mais Jors- qu'est venue la question de reli. gion Czolgo-z s'est départi de sou calme, et il s'est mis a dé- blatérer violemment contre l’'6. glise et les prêtres, et il a fait promettre à ses interlocuteurs qu'il n'y aurait auoun service religieux pour lui, mert ou vif. Dans l'après-midi, les pères Fadzinski et Hickey avaient demandé d'être admis auprès du condamné, afin de tenter un dernier effort pour le mettre en paix aveo son Dieu. Malgré Je refus du condamné de les rece- voir, ils insistèrent cependant à le voir. Les prêtres sont de- meurés trois quarts d'heures avec lui, le conjuiant de $e repeutir et d'appeler la miséri- corde diviue. Le malhenreux a rejeté obstinément tons les secours religieux que ces bons prêtres Jui offraient avant de franchir leseuil de l'éternité, et c'est avecune douleur facile 4 comprendre qu‘ile se sont retirés. C'est après cette vaiie tenta- tive que le trère et le beau frère du coudamné furent admis à le voir. Quand vint la question de religion le pauvre malheuw. reux a blasphômé d'une ma- nière horrible contre les prêtres et la religion. : sée sur terre, Czolgosz, au dire de la garde spéciale qui veillait dans la cellule du condamné, a dormi prolondément. ordered last fall. - lar prive 50e to 1.50 regular price. them, 1.00, worth #2. Infauts, 1-3 to 1-2 off. STER FACTORIES. 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