peememnmn & ë * & F » ES Fr L'IMPARTIAL IMMOLE UN NOUVEAU SACRIFICE D'A- BRAHAM Elba, Alabama, 11—Le nom- mé Oscar Williams, un prédi- cant nègre habitant un petit Village aux environs d’Elba, Alabama, vient de renouveller le sacrifice d'Abraham en im- molant son fils, un pauvre ga- miu âgé de dix ans qui s’'appe-! lait Isaac. L'autre matin, Wil liams sortit de chez lui tenant son petit garçon par la main En passant devant un voisin qui se trouvait sur le pas de sa porte, il lui a raconté que, dans la nuit, il avait eu une vision, que le Seigneur lui était appa ru et lui avait ordonné de sa- crifier son fils. Puis il s’est é- loigné dans la direction des bois. Sur le moment, le voisin n’a pas attaché la moindre impor tance aux paroles du nègre ; mais uu peu plus tard, cette histoire de sacrifice lui est re- venue à la pensée. 11 s’est rap- pelé que. le dimanche précé- dent, Williams avait justement fait un sermon roulant sur A- braham et Isaac, qu'il avait déployé une éloquence rare et qu’en terminant il avait décla- ré aux fidèles émerveillés qu'il était prêt. comme Abraham, à obéir au Seigneur et à sacrifier son fils s’ii le jui commandait. Redoutant quelque malheur. le voisin s’est dirigé vers jies bois par le même chemin que le nègre avait pris une demi- heure auparavant. Bientôt :]l arrivait dans un fourré et y trouvait Williams debout à co- té du cadavre de son fils. L'en- fant était attaché sur un tronc d'arbre, et le sang coulait en- core d'une profonde entaille qui lui avait ouvert la gorge d'une oreille à l'antre. Wil- liams les yeux fixés au ciei et paraissant en extase, avait en- core à la main le couteau san- glant avec lequel il avait égor- gé son fils Comme le voisin lui demandait pourquoi il avait commis ce crime inutile, le prédicant nègre à répondu qu'il n'avait fait qu'obéir aux commandements du Seigneur et, tournant sur ses talons, il a “pris la fuite sans que le voisin abasourdi songeñt à le retenir Celui-ci est allé raconter l’af- faire au constable du village, qui s’ect mis à la recherche de Williams. AU VATICAN M. RICHEBOURG ET LECN xlIll _—— Une correspondance de Rome rapporte que le romancier po pulaire, M. Emile Richebourg, auteur de “Maman Rose” et de sa Fauvette du Moulin,” a eu nu entretien avec le pape. 1] n'a pas été reçu en audience privée, mais assistait à la messe que le pape dit chaque matm — Une quarantaine de privi- léglés y assistaient avec moi, dit M. Richebourg. Pas de luxe, pas de décors dans ce sanctuaire qui est la simplicits même. Le pape ? une appari. tion blanche ! Blanc le visage émacié où brille la flamme vi- vace du regard et ou rayonne uu sourire d’une douceur an- gélique ; blanche la calotte qu coiffe la tête, blanc les cheveux. blanches£ laube et l'étole, blanc le surplis, si humble qu'il ne contenterait pas un prêtre de campagne. Léon X111 dit sa messe tout haut ; je pus enteni dre distinctement chacune de ses paroles. Quelquefois, la voix devenait plus sourde et je remarquai, alors, que le corps de l’illustre vieillard semblait s’affraisser ; mais soudainement mü par une volonté énergique, il se redressait. Après la messe, un fauteui * mms fut amené devant l'autel. Léon! X111 y prit place et chacun des assistants vint, à tour de rôle, s'agenouiller devant lui. Un sourire, quelques douces paro:- les, souvent une petite tape fa- milière sur la joue, lorsqu'il s'agissait d'un jeune homme, c’est ainsi que se manifestait la bienveillance de Jéon X111. Quand vint mon tour—je ne vous cache par que j'étais fort ému—je vis un prêtre se pen- cher à l’oreille du Saint-Père, qui eu un hochement de tête ? un air entendu. Dès que je fus près de lui, de sa main droite, il me prit la main guuche, et la serrant fortement, il me dit : —Vous pouvez faire beau coup de bien dans ces jour- vaux, qui sont répandus dans le peuple. 1l ncus faut votre u- nion pour combattre le socia- lisme révotionnaire, qui peut causer beaucoup de mal... Il répéta : — Beaucoup de mal... —Très Saint Père, répondis- je. on est très attaché, en France, à conserver la religion catholique, à maintenir les tra- ditions vénérables que nous a transmises le passé, ei je ne crois pas que le socialisme puisse rien détruire. Le pape, a ces dernières pa- roles, eut sur les lèvres une move imperceptible, puis un léger branl:ment de tête qui semblaient dire : Qui sait ? Je repris : —Il y a un socialisme hon- nête, celui des réformes équi- tables, et celui-là chacun le dé- gire. —Oui ! oui ! il faut de la jus- tice ; il faut suivre la parole du Christ. —On vous est très recon- uaissant, dis-je en terminant, de votre aîtitude envers le gou- vernement actuel de la France et des conseils que vous avez adressés au clergé français. Le pape sourit pour toute ré. ponse ; je baïsai la main qu'il me teudit ei notre entretien s'arrêta là. LES DETTES L'histoire de plusieurs culti- vateurs : Dans l’une de nos plus riches paroisses de la pro- vince, il y avait un marchand qui s'était enrichi par son tra- vail et ses économies’de trente cinq années. Je marchand :- vait un défaut, si toutefois on peut appeler cela un défaut ; ii était trop bon, il vendait beau- coup à crédit aux cultivateurs de sa paroisse et jamais il n’a poursuivi aucun de ses débi- teurs ; il se contenait de leur faire passer des billets qui por- taient intérêt. Ce marchand est mort, il y a quelques mois, es- tiné et honoré de tous. Mais voilà l’exécuteur testa- mentaire qui veut, dans l’inté- rêt de la succession, faire ren- trer les crédits ; déjà, les pro- cédés judicaires sont pris con- tre plusieurs cultivateurs en- dettés envers le bon marchand décédé. Comme l’année est dure, la plupart ne pourront pas faire face à leurs affaires et vont être obligés d'abandonner leur terre. Plusieurs de ses cultivateurs | doivent des sommes, pour compte de magasin et intérêt, variant entre $500 à $1200. C’est le revers de la médaille. !. | Les choses ont bien été pen- dant plusieu's années, c’est s1! facile de faire des dettes ; mais | aujourd’hui, 1l faut payer ; cel n’est plus la même chose. C’est | plus difficile, surtout en ses! temps-ci. Les terres vont y pas- ser, et les belles voitures, et les | _ beaux habits, et tautes ses bel-! les choses que possèdent ces. cultivateurs vouiant paraitre, brilier plus que les autres, vont être bientôt de l’histoire cienne ; le chemin, ja ruine. l'expatriation et la jrurnée se- an-? ront l‘histoire actuelle. C'est triste, mais que voulez- vous ? C’est le sort qui attend tous les cultivateurs qui ne craignent pas les dettes: TERRIBLE ACCIDENT Hudson, N. Y., 11—-Mme Da- vid Oppenheimer, épouse de l’ex-maire de Vancourer, C. A. est à l'hôpital .de cette ville avec les deux pieds coupés. Elle était, hier matin, dans un compartiment d'un train du New-York Central, en route pour Philadelphie, où elle al- lait se mettre sous les soins d’un spécialiste pour une ma- ladie nerveuse dont elle était affctée ; son mari et une gar- de malade l’accompagnaient. De bonne heure dans ia matinée, le train était alors à quelques milles d'Hudson, Mme Oppen- heimer s'est élancée hors du train par une fenêtre et elle a eu les deux pieds couzés par les roues. L'amputation des deux jembes a été Jugée néces- saire. UN CANADIEN TUE ACCI- DENTELLEMENT Waterville, P. Q., 3.—Geor- ges Goyette, chaufleur au ser- vice du Grand Tronc, a trouvé la mort dans une circonstance bien pénible samedi après-midi. La locomotive et son tender se sont séparés et Goyette est tombé sur la voie. Le tender lui a passé sur le corps et la mort a été presque instantanée. Le défunt était âgé de 25 ans, et jouissait d'une grande popu- larité parmi ses compagnons. EN A-T-1L LE DROIT ? “Le Clérgé, nous disent tous les sectaires anti-chrétiens, n’a pas le droit de s'occuper de politique. Qu'est-ce donc que la politi- que ? C’est la science du gou- vernement des peuples. Cette science a pour but de rendre ici-bas la vie heureuse et la s0- ciéte prospère. Les hommes les plus capables d'obtenir ce ré: sultat par leur intelligence, leur savoir, leur doctrines, leur vertus, sont naturellement les premiers à avoir le droit de s'occuper de politique. Or, le prêtre catholique nous parait mériter une place dis- tinguée parmi ces hommes. N'est-ce pas à lui qu'ila été dit: ‘Vous êtes la lumière du monde ; vous êtes le sel de la terre .” Voyez, d'ailleurs, com- me il réalise partout, au sein des sociétés, ces divin: s paro DR D'où vient que les peuples chrétiens sont les plus forts, les plus braves, les plus libres et les plus éclairés des peuples ? Qui est-ce qui avait donné cet- te supériorité morale et politi- que à l’Europe, terre classique du christianisme, sur le reste du monde, et à cette France, créée par les évéques, et fille aînée de l'Eglise, sur le reste de l’Eu- rope. Si vous hé:itez à répondre, l’histoire est là pour vous ins- truire, et la profonde nuit où le clergé catholique laisse les nations qui le chassent, nous apprendra quelles furent les vraies causes de nos progrès et de nos lumières, Il est donc démontré par les faits que l’action du Clergé est éminemment civilisatrice et, par suit, nous sommes autori- sés à affirmer que le prêtre a, comme tout autre et plus que iout autre, le droit de s’occuper de politique: (CRorx DE LOT Er GARONNE) Un bohème qui attend une invraisemblabie lettre chargée guette du haut de sa mansarde l’arrivée du facteur. L'homme des postes narait enfiu, mais ii n'est porteur d'aucun mandat à l'adresse du | ‘pauvre hère, qui murmure a- *, Ripans Tabules cure dizziness, vec découragement eu refer- mant sa fenétre : —Décidément, il n'ya qu'à moi que ces vhoses … n'arri- vent pas ! 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