PRE TRS ee rar re ; ms E Te Dr RE rar I/IMPARTIAI, JET DI LE 30 MAI 1801 RARE CES La Meche D'or. (suite de la 1re page) trer chez lui. M. Lisars lui d 1. manda aussitôt des renseigne- ments sur les deux ouvriers. —Un vieux et un Jeune, lui répondit-il, c'est tout ee que j'ai remarqué. Les magistrats revinrent au Palais de justice, où la nonvelle de leur mésaventure se répandit bien vite dans la salle des Pas- Perdus et causa la plus vive hilarité. —ÆCette fois, du moins, s’écria- t-on, le chef de la sûreté sera forcé de donner sa démission. 11 y avait déjà longtemps que toute la presse demandait la dé- mission du magistrat. Et l'hi- larité devint encore plus grande lorsqu'on apprit que, loin de denner sa démissiou, le chef de la sûreté se cramponnait plus que jamais à Son Poste, et que, rendant responsable le vieil agent, qui avait été presque assommé par Zéphirin, il venait de le révoquer. En revanche, les ordres les plus sévères étaient lancés dans tout Paris ; on orga- nisait une véritable battue : tous les garnis allaient être visités, et la journée ne devait pas s'écouler sans qu'on eût mis la main sur la fugitive et sur ses complices. De l’avis de tout le monde, Thérèse (Garancier s’a- vouait conpable en prenant ainsi Ja fuite. Ce fut aussi l'avis de Célestin Brigard, qui apprit aveo une véritable joie la nouvelle de l'évasion de la sœur de Claude. 1l arriva, le soir, tout triom- phant chez Angélina. Maintenant, Brigard venait toutes les nuits chez Angélina la surveillant avec plus de ja- lousie que jamais ; et la belie fille le laissait faire, s'amusant à le rendre encore plus amoureux. à l’exciter vlus vivement par sa coquetterie endiablée. Elie était fière de l'influence qu'elle exerçait sur et être grossier, dont elle avait froidement déve- loppé tous les mauvais appétits. Enfin elle avait besoin d'être continuellement renseignée, pour atteindre au but qu'elle ambitionnait, et qu'elle osait à peine s‘avouer à elle-même. Par Brigard elle savait tont. Martine fit monter le jeune homme dans le boudoir, où Angélina était déjà étendue, enveloppée dans un peignoir de laine rouge garni de broderies noires, et fumant sa cigarette, Elle donna sa main fine et par- famée au jeune homme, qui y déposa un baiser fiévreux. Et tout aussitôt, elle dit d‘un ton indifférent : —Mon ami, je vais pourvoir vous rembourser demain toutes les sommes que vous avezsi généreusement dépensées pour moi. Et j‘en suis réellement heureuse. J'ai ealculé, ear Je tiens mes comptes bien en ordre, j'ai calcalé que vous m'aviez donué un peu plus de deux cent mille francs ; c‘est oela, n‘est-ce pas ? Je vous !es rendrai demain, parce que demain je toucherai l'héritage de mon oucle de Baltimore. Toutes les difficultés sont levées ; M. Four- mont me l‘a annoncé, officielle- ment ce soir, ce soir. Brigard répliqua aveo hu- meur : —Que cet argent soit entre ros mains ou entre les ones di il sera toujours à vous, vous le savez bien. —Mais moi, je veux qu'il soit entre les vôtres; je veux que vous rentriez dans l'héritage de vos parents... ce premier capital de cent mille franes que vous avez sacrifié pour moi d'abord, puis... én —$oit, Puisque vous l'exi- gez, je reprendrai ces cent mille francs ; mais le reste est à vous, bien à vous. C'est pour vous que je l'ai gagné... Et Dieu sait comment je l'ai gagué...……. Ev faisant de l'usure ! En prenant des fonds dans la caisse de mon patron, pour jouer à la Bour- DO essee Des specalations in- sensées, malhonnêtes ! Des coups à me faire envoyer au bague si j'avais é:houé ! Et pour vous ! — Vous avez réussi, mon ami. dit trarquillement Angélina, sans cesser de regarder les spi- rales bleues de la fanmée de su cigarette, be parlez donc pas de ces vilaines choses! Nous ne mauque-rons plus d'argent dé- sormais. Voyez, wou ami ? je dis nous! Dans ma2s projeis d'avenir, jen vous sépare ja- mais de inot.—Demain. nous euroas,chacuu, deux cent cin- quante mille francs. —Ah! comme je préférerais un mot d'amour à-toute une fortune ! s‘écria-t-il violem- ment. — L'amour, Brigard ? Quelle folie ! c‘est un mot... —C'est une passion qui me ferait cemmettre des crimes ! —Chut, Brigard, chut ! Si l‘on vous entendait ! Et, après avoir pris lentement une petite tasse de thé, elle ajouta : Dans un mois, si je veux, je m'appelerai madame Fourmont. Je serai la femme de l'un des notaires les plus importants de Paris. Ah ! taisez vous ! Sans doute, cela sera ennu- yeux; mais je ne signerai Île contrat que lorsque cet imbéciie de notaire m'aura fait une do- uation bien en règle de ses quatre millions. Le demi-mil lion qui reste appartient à Ju- lienne. Quelle joie de lui enle- ver sa fortune, à cette petite fille? Jela hais presque au- tant que son ami Thérèse... Elle a osé signifier à son père qu'elle ne voulait plus me voir! Je me vengerai | Et vous serez la femme de cet homme ? Pas longtemps Brigard! s’é- cria Angélina en se relevant. N'avez-vous pas remarqué qu'il s'alourdissait, qu'il s'épaissis- sait depuis quelques mois ?..[l sufhirait d’uue attaque d'apo- plexie pour l'enlever! Elle continua en baïssant la voix : Pas même besoim d'un crime pour se débarrasser de lai ! Cet homme mourra de m'aimer, loin de la France, dans notre voyage de noces. Je veux partir, mon ami, quitter ce pays où j'aisouf- fert ! Je veux aller bien loin, voir souffrir les autres, Je veux aller dans l'ile où l'on en- f:rme les orimineis...…. Je veux visiter le pénitencier, je veux voir mon cousin Serge Morain devenu an forçat...……. Et eile, Thérèse, humiliée, l'orgueil- leuse fille... Et Ciaude aves son ami! Ji cessera peut-être de rire là-F as ?......... Son visage avait pris une telle expression de violenee que Brigard la regarda avec stu- peur. Soudain ses traits sa rasséré- uèrent, elle rêvait de Serge Mo- rain le sul homme qu'elle eut jamais aimé... | gard Etqne Thérèse Garan-| vier et son frère soient coupables tion absolument certaine. Je voudrais que la condamna tion de Serge fût aussi certaine que celle de Thérèse et de Claude! Et c'est là qne je commence à aroir peur. ( Que voulez-vous dire ? Brigard but une tasse de | puis répondit : J'ai beancoap réfléchi depuis deux jours ; je sais tout ce qui s:passe aw Palais, même dans les cabinets des juges d’instruc- tion. Et l'évasion de Thérèse Garancier change bien ka face des choses. On est absolument convainca de sa culpabilité, tandis que les témoignages ten- dent à dämentrer l'innocence de Serge Morain …. Angélina tressaillit, comme si elle avait vu apparaitre Serge aoquitté, libre..Brigard vit le mouvement. 1l eut un mau- vais rire ;et réfléchit quelques minutes, puis il prononça d'une | voix mordante : — Vors me disiez vous même, il y atrois joure,que les meii-| leurs généranx étaiert ceux qui} soageaient à la retraite autant qu'à la victoire. prévois qu'on pourrait acquitter votre cousin ; or, moi je veux qu'on le con lamne !... Vous m'e- vez communiqué toute la haine ou non, ce qu’ils ont fait au. À l 4 jourd hni rend leur condampa- | \ … NT P que vous avez pour lui...1l me faut la condamnation et l'éloi-. gnement de cet homme ! Qu'allez vous faire ? Ure chose bien simple. Dans) le droit ancien, l'évasion était considérée comme une preuve absolue de la culpabilité des prisonniers qui s'échappaient ou essayaient de s'échapper ; et ce- la est si bien resté dans nos mœurs, qu'aujourd'hui, lors- qu'on » appris la fuite de cette jevne fille, tout le monde s’est éorié : ‘Thérèse Garancier était bien, je veux qu'on en dise au- tant de Serge Morain ! Vous voulez qu'il s'évade ? —Non!...qu'il essaye de s'é- vader |... V111 L'IDEE DE OLAUUE. Le chef de lasûreté avait s0- lennellement annoncé que ja jeurnée ne se passerait pas sans STILL TO . + We are still to the front this spring with one of the nices -à assoried stock of general merchandise to be found in any city or country store in this province. m more than repay the sacrifice of travelling through the bad ro guarantee you, that our staff of attentive clerks wili be even re very bright indeed. As soon as roads permit our egg buvyers w goods in our Stock. Sufficient it is to say, that we keep almost 4 | anything which the people want. ean’t suit in anything, cannot be suited on this Earth. Eh bien je change for our merchandise. Eggs, we make a specialty. Last year we handled 55,000 dozens, and this year we want to in- crease this amount considerably. donc éteint coupable!” Eh! J 6) À RSENAULT & SN & {9 Although this is the season of bad roads, the extra inéuce- ents we offer, and the reduced prices on most of our goods, will Le ads. Do not come all at once, but for the next few months we can ady and willing to serve you all, to your attire satisfastion. A The prospects for a big trade during the spring season is ill be out again to visit everybody, and solicit their trade. 1t is not necessary to enumerate here the different kinds of Our spring goods are already all in now, and anybody we We are always prepared to buy all kinds of prodfce in ex- = We want wool, hides and pelts, also pork, î beef, cattle and sheep, oats, wheat, and other 3 | grains, potatoes &c. ; Tested Seeds on hand. A full stock of Carter’s We handie lumber of all kinds. Give us a trial. SPRING 1001. 4 ri sn 1 PA PAT M nt bre et qu'on eût mis la main sur Thé- ES + + rèse Grarancier et sur son fière, ——_— + ainsi que sur ce grand diable e | d’'inconnu qui les avait aidés à 4 exécuter leur audacieux projet. For the farmer. We have all kinds of ÈS On arrêta une foule de gens|ie, . ‘+4 dans les divers garnis qui furent |" : - r the fisherman, Supplies of all 4 visités, ainsi que dans certains Kinds. Forthe housewife all requisites for 4 cabarets suspects ; mais On ne| house cleanin Our motto t À + retrouva aucune trace des fugi- t | É ë he best g000 S +74 tifs. Des agents avaient bien | owest prices. 4 vu passer la voiture qui les em- portait ; mais, comme c'était uue voitnre de :naître, elle n’a- vait rien de spécial qui püût la faire reconnaitre. M. Lisars, dès que le chef de la sûreté ent donné tons ses ordres,s'était rendu avec lui chez malame (aranoier; J]a malheureuse femme ignorait encore l'évasion de sa fille. De là, ils étaient allés chez Me Fourmont, qui faillit s'évaneuir en apprenant la nouveile. Les um merside March 28th 1901 Brace McKay & Co. Æ * TiBRISH DROG STORE Now that the holidays are upon ns, it would not be amiss for magistrats avaient espéré qu'il| You to call at the Tignish Drug Store and inspect ont fina pourrait leur donner quelques |stock of indications ; il se consenta de Qu'avez vous donc? lui de- manda Brigard. Tout à l'heure, semblez heureuse... Elle eut peur d'avoir été de- vinéeet répliqua vivement: | Je faisais un rêve de ven- geauce ! c'est si bon de se ven- ger! Je m'imaginais que je les entendais condamner tous les nonça d'au air furieux que. ‘‘ce deux, elle et jui, et que je voy gredin de Claude‘ avait {ait 6. vader sa sœur. ais Cloude, abattu, vaincu. | Oela ne tardera pas, dit Bri-, votre visage exprimait la haine; pouvant donner quelques indi- maintenant vous souriez… Voas ©*!1°u8 ; il se contenta de lear Andiquer Zéphirin, comme puu- vaut douner d'utiles renseigne. ments... leurindiquer Zéphirin comme Les magistrats entendirent | Zephirin, qui arriva vers deux heures, et qui sembla tout siu-| péfait quand son patron lui an. (à continuer.) ail hours of the night. DRUGS AND JHEMICA LS 9 We are headquarters for good goods at low prices, Û Prescriptions carefally compounded, at all hours, day or night. You can always depsad u pon finding a clerk in the store at + CHARLES DALTON * CR ORNE Mr mmasane dem |