RE LL ape qe A eme pepe LE “* “ * à "| cr + Le PCTIT Ravageot (SUITE ET FIN) Enfin, vers le soir, ils furent rencontrés par les gens que le père, effrayé de leur dispari- tion, avait envoyés de tous l’s côtés à leur recherche. Or ne les reconpaissait pas d’abord tant ils étaient changés l’un et l’au- tre : mais Ravageot, qui prome| nait des regards inquiets dans toutes les directions, aperçut heureusement le cocher de la maison. 11 courat à lui, et l'ap- pelant pas son nom, il se fit bientôt reconnaître. Seulement ilse trouva bien embarrassé quand on lui demanda quelle était cette vieille mendiante qui l’avait emmené si loin. —C'est ma mère ! criait-il. Mais on lui riait au nez ; et l'homme de police qui dirigeait les recherches lui reprocha sé- vèrement de courir ainsi la campagne, accroché aux jupes d’une aventurière de bas étage, et de l’appeler sa mère si comme il faut. On s’apprêtairt même à faire un mauvais parti à l’é- trangère, et il n’était question de rien moins que de la con- duire en prison. Elle ne savait que dire pour se défendre, ayant tout oublié, et se contentait de répéter, en le serrant dans ses bras : —C'est mon fils; mon cher enfant fque j'ai arraché au mal. heur ! Rien au monde ne pourra le séparer de moi. On la crut folle, par grand bonheur, et les gens, respectant sa folie, lui permirent enfin d'accompagner Ravageot que l'on reconduisit à son père. —1l était nuit close quand on arriva. Mariannne attendait à la porte. —Ah ! vous voilà ! cria-t-elle du plus loin qu'elle aperçut la petite tronpe. Vous voila, mau- vais sujet ! monsieur votre père eet assez inquiet de vous, le pauvre cher homme. Il vient de partir tout à i’heure pour aller vous chercher du côté du grand étang. c’est le troisième cheval qu'il met sur :es dents depuis ce matin, et n’était votre chère mère, que nous aimons tous. Lien sait si je ne lui aurais pas conseillé de rester tranquille, et de remercier le ciel d'être dé. barrassé de vous Et qu'en avez- vous fait de votre mère ? —Mais la voilà ! lui cria Ra- vageot tout frémissant d'émo tion, car il s’'épouvantait de Ja tournure que prenaient les cho- ses. La voilà ! c'est elle !Je ne l'ai jamais quittée. —C'est bien, mauvais plei- sant. Vous n'avez pas honte de continuer vos polissonneries dans un pareil moment. et de voys moquer ainsi de votre mère, quand vous nous voyez tous dans les transes à cause d'elle. Montez bien vite, et ve- nez chercher votre lit : vous de- vez en avoir besoin. Quand la bonne mère enten- dit parler du lit, elle se rrppela le marché passé arec la fée, et tu dois être bien fatigué. Dois gentiment : je t’attendrai ici. 11 voulait résister ; mais elle leva un doigt en l’air.éf Ini dit de sa belle x6ix, qui était restée claire et douce : —Obéis : À ce mot, mille souvenirs ef- frayants se dressèrent devant Jai. 11 baissa la tête, et suivit Lfant,-et dit =" Marianne, qui lui fit monter les escaliers un peu moins douce ment peut-être qu'il n'aurait convenu. Ravageot était dans son bon petit lit. enveloppé dans ses couvertures bien chaudes mais il ne dormit guêre. 1l pen- sait à sa mère qui l'attendait debout sous la porte, à sa mère défigurée pour lui, que personne | } *|tont troublé. c'est bien la voix {connais pas, et elle ne me recon- ne voulait reconnaître, et qui expiait si crue.lement les fautes qu'il avait commises. 11 écou- tait avec terreur ie bruit de la pluie, et les mugissements du vent, qui soufila, cette nuit-là avec une violence extraordinai- re. Les craquements des fenèê- tres secouées par la tempête, lui semblaient autant de voix ac- cusatrices qui ‘rialent : “Mau- vais fils !” Enfin, vers le matin, écrasé de fatigue et d'émotions ; il s’endormit d'un sommeil lourd et pénible; et il vit en songe les hommes de police qui faisaient marcher devant eux une femme à cheveux gris, en robe de bure toute rapiécée, qui retournait la tête comme pour chercher quelqu'un. Cependant le père était rentré bien avant dans la nuit, tout brisé, et le cœur dévoré d'in- quiétudes. li avait accueilli a- vec un cri de joie la nouvelle que son fiis était retrouvé ; mais en apprenant que sa chère fem- me n’était pas avec lui, 1l avait poussé un profond gémissement, et s'était jeté sur un canapé, où il avait passé la nuït, la tête ca- chée dans ses deux mains. A peine le jour se fut-il montré qu'il entra dans la chambre où reposait son fils, et en aperce- vant cette petite tête bonclé qu'il avait cru ne plus revoir, il se mit à pleurer comme un enfant. Puis, n’y pouvant tenir, 1i se précipita sur le lit, et cou- vrit de baisers le petit dormeur. Ravageot, réveillé en sur- saut, fut d'abord effrayé en vo- yant contre lui cette figure dé- composée et tout inondée de farmes : mais ileut bientôt re- connu son père, etse j'tant à son Cou : O papa! dit-il! maman est en bas. Viens vite : je suis sùr qu'elle a bien froid. Et comme son père ls regar- dait avec des yeux étonnés : -— {ls n’ont pas voulu la re- connaitre hier au soir, dit l’en- fant ; mais toi tu la reconnai- tras bien sur. Et, s’habillant à la hâte, il entraina son père jusque devant la porte, où ils trouvèrent la pauvre femme debout, les joues violettes, et les habits ruisse- lants d'eau. À la vue.de son petit garçon, sa figures’illumina ét elle le reçut dans ses bras a- vec un bonheur aussi complet que si elle avait été au coin de la cheminée de son salon, dans son grand fauteuil de vejonrs, recevant les compliments des beaux messieurs de la ville. — Que signifie cela, dit le père à son garçon, et quiest cette bonne vieille ? —C'est ma mère, lui cria l'en- fant. ma bonne mère, qui s’est laissé faire laide et déguenillée pour moi ! —Serait-ce bien possible, dit- il à sa femme et sériez-vous iéellement la chère créature que je pleure depuis hier ? Elie le regarda ; mais elle ne le reconnanaissait pas- Elle em- brassa encore une fois s6n-en— Vois mon fiis ? Que me vou- lez-vous ? — Mais alors, reprit le père stupéiait, je suis votre mari, moi ! — Vous ! dit-elle : je ne sais pas. —Mon Dieu ! que croire ? s’écria le malheureux homme de ma femme ; maïs je no la re- nait pas non plus. En ce moment on vit arriver Marianne qui s'était levée en entendant son maitre marcher dans la maison. Elle prit sa Î maitreesse par le bras, et ca se- DON'T FOR 4 IMAGINEZ That the Bicycle Season is nearly over * We have three months of the best riding of the season, and il you are not already supplied wit on us and we can sell yov a nl —Or MASSEY For a small amount of money They are up to date wheels We are up to date people | | / | À MOMENT h a wheel, you have only to cail BIRD A — HARRIS We can supply you with anything you want :n this line We can repair any part of your wheel We are the only people of this Island who can supply allthese wants We are the people you should patronize. Rogers and Rogers | PRINOECOUNTE BICTCLEDErFOT Summerside, July 28th 1898. I P'IMPARTIAL, JEUDI LE 18 OCTOBRE, 1898. 2TIENISH DRUG STURÉË Pure Drugs ana uhemicals We alwars buy the Lest, we always sell the best- ervices of one of the most from the City of Char- to make every effort Haviny receu:ly precured the 8 popular and eflicient young druggist lottetown, we are prepared at all hours, to please our customers. Physicians, prescriptions promptly and carefully compoundod Orders by telephone or mail attended to promptly Nobody should be s‘ck when they have an opportunity to patronize the Tignish Drug Store. All kinds of Patent Medicine on hand We have everything you ask for Some of the medicine you should have in your house Nelson's Linmment, Minard's Liniment, Electrie Oil Liniment, Sturgeon Oil Gypsy Oil, White Liniment, Burdock Blood Bitters, Herbine Bitters, Sarsaparillas: Skodas, Hoods and Ayers, Emulsions from 40cts up: All kinds of cough Medec nes Quinine Wine, Beef, iron and wine, condition Powders and Herbageum, for your ows. Plasters. Cellery Compound, Pink Pills etc. LASTLY—A WORD OF ADVICE Don’t forget bringing your purse when yeu call We buy for cash, Sell cheap. Cannot give credit. CHARLES DALTON April 28th 1898. F The D. à L. EMULSION The D. & L, EMULSION Est la meilleure préparation d’Huile de Foie de Morue et la plus agréable à prendre ; elle convient aux estomacs les plus déli- cats. The D. & L: EMULSION Est prescrite par les médecins les plus dis tingués du Canada. The D. & L. EMULSION Réussit À merveille pour produire de la chair et donner de l'appétit. Assurez-vous 590 ets et 81 Ja bouteille, si c’est l’arti- DAVIS & LAWRENCE cle véritable, CO., Limited, Montréal. couant rudement : —Vous êtes encore Jà ! lui dit-elle. Ailez-vous-en bien vite, voleuse d’enfants, et ne repa- raissez plus 1c1.. Et elle essayait de l’entrainer dans la rue, quand Ravageot se jeta éperdu sur elle. Son petit cœur se 'gonflait dans sa poi- trine, et il aurait marché dan: ce moment-là sur un bataillon de doldats. — Non, s’écria-t-il hors de lui, on n'emmeLera pas maman. Je | |tendait les bras. Aussi 1l cessa bientôt de porter ce vilain nom ne veux plus de ce qu'elle a fait pour moi. C’est à moi à être sale, à coucher dehors ; c'est! | moi qui l’a mérité. Qu'on me, ramène chez la fée ! Je lui rends tout ; il faut qu'elle rende tout à maman. 11 parlait encore qu’une é- norme main saisit la méchante Marianne par la taille, et l’en- voya pirouetter au milieu de la. rue. C'était Barbichon qui était. apparu tout à coup. et qui, se, | tournant vers la grosse fille, ni dit poliment : | —Un peu de p'ace, s’il vous plait ponr ma maîtresse ! | Au même instant, la fée Bon-| Cœur sortit de terre, et ”laçant | sa main sur l'épaule de la tendre mere : | — Votre épreuve est finie, lui dit-elle. Celui qui avait _fait_}e | mai-vienit de le réparer. Puis elle embrassa Ravageot sur les deux joues, et disparut avec Barbichon, laissant derrière elle une odeur, qui durait encore. huit jours après. | Quand le père, revenu de la surprise que lui avait causée cette apparition subite, leva les yeux sur sa femme, il l’aperçut aveé ses beaux cheveux noirs, son beau teint, et la robe de le- vantine qu'il lui avait achetée lui-même pour sa fête. Elle le regarda, et ils se jetèrent dans les bras l’un de l’autre avec un bonheur inexprimable. Elle vécut depuis heureuse et honorée, respectée comme une sainte dans toute la ville, où chacun se découvrait devant s$ felle. Mais quand on voula t ex- alter en sa présence son sublime dévouement eile détournait la conversation, Quant à Ravageot, il devint, til petit garçon qu'o1 eùt jamais qu’elles faisaient de la peine à son père ou à sa mère. Plus ja- mais on ne l'entendit se plain- dre que l’eau était froide, ni crier après le peigne, quand il Ini tirait les cheveux, ni refuser de la soupe, quand il voyait sur la table quelque chose de bon. De si bonne heure qu'on jugeat à propos de le mettre au lit, il n'avait gaide de faire des façons, de peur d'y être pris. 11 respec- tait ses livres, se rappelant à | eble remedy, with | andonethat the doc- | of the imitations are highly dangerous. quel prix sa mère avait cru de- voir les lui racheter ; et il au- | rait regardé comme un crime de se sauvér d'elle, quand elie jui de Ravageot, et on n> l’appela plus que le bon petit Jean, du uom que son parrain et sa mar- raine lui avaient donné. Travellers Should always carry with them a bottle of Dr. Fowler’s Extract 6f Wild Strawberry. The change of food and water to which those who travel are subject, often pro- duces an attack of Diarrhæa, which is as unpleasant and discomforting as it may be dangerous. A battle of Dr. Fowler’s Extract of Wild Strawberry in your grip is & guarantee of safety’ On the first in- dication of Cramps, Colic, Diarrhæa or Dysentery, a few doses will promptly check further advance of these diseases. It is an old, reli- over forty years’ of cures to its credit, whose merit is re-_ ‘ | cognized everywhere tors recommend in preference to all others. Solid by medicine dealers everywhere at 35c. a bottle. Always insist on the genuine, as many | | | ANTED-— -_SEVERAL TRUST- | worthy persons in this state to | manage our business in their own and | MacDonald's Drug Store nearby counties. It ïis mainly office work conducted at home. Salary straight $900 a year and expenses— définite, bonafide, no more, no less sa- lary. Monthly #75. References. En-: close self-addressed stamped enve- lope. Herbert E. Hess, Prest., Dept. M. Chicago. Ripans Tabules: gentle cathartic. à partir de ce jour, le plus gen- vu. [] obéissait sans répliquer, ° \ ’ s | et renonçait à ses velontés, dès | Use MacDonald's Liniment fer Rheumatisun, Sciat'ca, Ripans Tabules: for sour stomacL. Ripans Tabules cure flatulence. | PICTURER ENLARGED | —IN— 9 Different “Grades” Sizes 16x20 and larger, | AS FOLLOWS :— Fine Art and Staple Crayons, 3 Grades, in Water Golours, Flesh Tint, “Sepia”, “Pastel”, ‘India Ink,” and Oil Painting, | First class work guaranteed. Handsome frames to suit. Send in | yours orders. Agents Wanted. | j . ,_ [am also in receipt of handsome mouldings for Picture fram- ing. Bring along your pictures at once to get framed. re NAP. PINEAU. | Sept. 15th 1808 St Louis, P. E. 1 USE BLACKTHORN OIL a sure cure for Jia rhoea and Dysentery, Cramps, Pains, Rheumatism, | Neuralgia, Kick Headache, Toothache, Earaohe, Deafness, Sore Throat, Diph- theria, &e. Price 25 conts. Use Mex o Catarrh Cure. A Positive Cure for Catarrh. Cod in the Head. |Influenza, Hay Fever, &e, 25 cents a box. | Use Mex-0 Ointment, Cures Itching and Bleeding Piles, Barber's ltch | Ring Worm, Salt Rheum, Eczema, Hives, Sores, Ulcers. Chapped and cad ed Hands, and al} Skii Eruptions. Price 25 cents a box. Use MacDonald's Colic remedy, and always keep it in your stable I: on'y cost you fifty cents cents, and it wil! often save you the expense ca ing in à veterinary surgeon, or perhaps the life of a valuab'e amima', It is la sure eure for Colic ang Inflamation of the Lungs, kidneys and Bowels. Full | directions for using on eh battle. } wil Sprains, Brueiss ET : 1 € . ie * E . uel Chi blains and all inflammation. As a counter-irritant applied freely over parts affected this Liniment has no equal. It is superior to a;l others Price 25 cents ; nts, Use Macdona d's Absorbent Ointment or Blister for all Bony En! ments, Spavin, Ringbones, Curbs, Capped Hocks, and all Minis UE Enlargements, Swe!ling on Shou'der, Col'ar Injuries, etc. Price 50 cents a The above Remedies are for sale by all Coun'ry dealers, wholesa'e b : v JAMES MACDONALD, D. y. 8. SUMMERSIDE hickey & Nicholson TOBACCO MANUFACTURERS Black Twist, Biight Twist (Smoking]. Flat Chewing Tobacco “Hic Hic” Orders Solicited and Satisfaction Guaranteed harlo‘tetown Oct. 14ih 1897 LS | PHONE TER eee, re mere, ste 0e srèer EE