gg NOUVELLE ‘SERIE Tignish, 16 Mars 1915 PRIERES POUR LA PAIX | = = Notre Saint Père le Pape, Benoit XV, a ordonné que, le dimanche de la Passion, 21 mars, il y auraient des prières publiques et spéciales, dans toutes les églises, pour deman:- der à Dieu de bien vouloir faire cesser cette terrible guerre ‘qui dé- vaste l’Europe. Voici l'erdie des dévotions qui sera suivi à l'église: 2—Immédiatement après la mes- se, le Saint Sacrement sera exposé avec solemnité et encensé. 2—Les psaumes Miserere Mei Deus avec l’antiphonie Da Pacem et petit verset, ainsi que prières pour la paix. 3—Le T.S. S. sera exposé, pour vénération publique, jusqu’au soir. 4—Le soir, le chapelet sera récité, sulvi de la prière du Pape pour de mander la paix. 5—Alors les litanies des Saints seront récitées, Parce Domine, petit verset et prière pour la paix. 6—Tantum E:go et Bénédiction du Très Salnt Sacrement. Toutes les personnes de la parois se sont priées d'être présentes à ces cérémonies et chaque personne est priée de faire une visite au T.S. S., qui sera exposé à la vénération à l'église, pendant toute l'après-midi, et là, prier pour demander la paix. Une indulgence plénière sera accordée ct ceux qui s’ayant confes sés et reçus la Sainte Communion, assisteront aux eérémonies, soit le matin soit le soir, ou en priant ée- vant le Saint Sacrement exposé, dans l'après-midi. nS PRIERE Voici le texte de la belle prière our la paix que le Saint Père Pie X avait prescrite aux catholiques des pays en guerre pour le diman che de la /sexagésime : ‘“ Accablée par les horreurs d’une guerre qui entraine dans sa tour mente populations et nations en tières, nous cherchons Ô Jésus, un refuge suprême dans votre coeur, débordant d'amour pour les hom mes, Dieu de miséricorde ! faites que cet immense fléan cesse bientôt; nous l’implorons, gémissant du fond de notre âme. Roi pacifique, c'est de vous que, par vos voeux, nous at*endous la paix désirée, Ja dis, c’est de votre coeur que la cha rité rayonna sur le monde, afin que toutes les discordes écartées, l'a mour seul pût dominer parmi les hommes c'est vous qui pendant votre vie terrestre, avez eu pour les walheurs humains les élans de la pitié la plus vive. Que votre coeur s'émouve aussi dans cette heure grave pour nous, cette heure chargée de haïines fu nestes et de carnages. Ayez pitié de cette pauvre Europe écrasée par taut de ruines. Inspirez aux gou vernantset aux peuples des conseils de sagesse : faites s'évanouir les causes des discordes qui déchirent les nations ; faites que tous les hom mes échangent de nouveau le baï ser de paix, Ô vous qui, en versant votre sang, nous avez rendus frères! De même qu’un jour en répondant au cri de l’apôtie Pierre, qui vous suppliait : ‘‘Sauvez nous, Ô Sei gneur car nous sommes perdus’‘, et que plein de miséricorde, vous avez apaisé la mer démontée, de même, répondez aujourd'hui à nos prières ardentes et rendez au monde boule versé la tranquillité et la paix.”” Pourquoi la hausse du pain ? Nous recevons en date du 10 mars un bulletin officiel du Bureau des Recensements et Statistiques don nant le résultat de l'enquête spécia le faite sous la direction de l‘honora ble Sir G. Foster, ministre du Com ge blé qu'il y a au Canada, 4 ‘ # f x dre L'. D à : Les nd 2 Ma ie Ad Re € +Hh x LA 1 4# # a Mig oi tre Ma do ARE gr , : a : # À SLA AVE ni, De x L ; 1768 hé Lei L'un REC ES UN sibtist * | re me La réponseest qu'au 8 février | 1915 le Canada; possédait encore plus de 80 milliens de boisseaux de blé. C'est donc dire que nous avons plus de blé qu'il nous faut pour tous les besoins, consommation et semences jusqu'à la prochaine ré- coite ! Alors on se demande pourquoi le gouvernement tolère la hausse du pain. Ne voit-on pas dans cette hausse de pain, un complot diaboiique, in venté par des conspirateurs pour reteuir au pouvoir un gouverne- ment qui se laisse gouverner par les combinaisons d'entreprises et les ri- chisme du pays ? Avant les élections de 1911 les riches propriétaires de manufactu res et} des chemins de fer, choisi- saient un Ministre des Finances qui serait comme de la boue entre leurs mains. Cet homme, riche financier lui-même, un apostat du parti li béral, n’était autre que M. White Il est devenu Ministre des Finances dans le gouvernement Borden et maintenant ses amis doivent être remboursés. Son budget fait preuve de tout. Le défi qui vient de lancer Sir Wilfrid au Ministre des Finau- ces sera-t-il accepté par le gouver- nement de ce dernier ? Nous en dou tons. Les membres du cabinet ont déclaré que la question n’a pas été discutée sérieusement, et l’on con nait guère, sur ce point, les inten tions de Sir R. Borden, qui veux se cramponer au pouvoir aussi long- temps que possible. ms Parlement federal Ottawa, 12.—Ce fut, hier, le cal- me’après la tempête, à la Chambre des Commuves, à Ottawa. L'’ints- rêt s’est (plutôt porté surles ru- meurs qui ont circulé dans les ’cou- loirs que sur ce qui s'est dit et fait sur!le parquet même de la Chambre. Il ne s’agit que de rumeurs, bien entendu. Cela vaut ce que cela vaut. Queiques députés sont d’a- vis que la prorogation du Parlement fédéral sera suivie d'élections « brève échéance, ïet ils s’attachent déjà, évidemment, a prévoir les ré- sultats probables de cette nouvelle consultation populaire. Les députés ministériels rejettent sur les épaules de Sir Wilfrid et de ses partisans la responsabilité de cet appel, nécessité, disent-il, par l'attitude même du chef de l’oppo- sition, et du groupe qu'il dirige. Les libéraux s'étaient engagés à respecter la trève —oh ! cette fa meuse trève !—et voilà que leur en gagement, soudainement rompu, fait place à une charge à fond ce train contre les prévisions budgé- tairesetimillitaires du gouverne. ment. Æt l’on jase, et l'on s’en donne sur ce thème, Mais la trève ! Pourquoien par- ler ? Est {ce qu'il y a eu un seui libéral appelé au gouvernement pour former la trève, comme l’a fait le gouvernement britanique? Pas un seul. Donc pas'de trève. Les conservateurs veulent la trève pour empêcher l'opposition de protester contre les dépenses folles et le bud get extravagant du gouvernement. Donc, pas de trève et c'est le devoir des libéraux de combattre le gou vernement de toute leur force, pour empêcher la ruine du Canada, À FEU J. W. RICHARDS, M P. Aujourd'hui le comté de Prince pleure la mort de M. J. W. Ri. chards, député au fédéral. Le‘re- gretté défunt était très estimé même de ses adversaires politiques. Il était un homme doux, affable et d'une grande charité. Sa mort plonge ses amis, et ils sont nom- breux, dans un grand deuil. Feu M. Richards était né à Swanea Wales, en 1850. Il vient à l'Île, avec son père, lorsqu'il était enfant. I! fit un cours d’études au Collège St. Dunstan, Charlotte. town, «près avoir suivi les classes de l'école publique de son village. Pendant trente ans le défunt fut le représentant du deuxième district de Priuce, à la Législature Provin- ciale. Ilfut membre «u conseil excutif et pendant ce {temps il se montru généreux et noble. Ce fut lui qui ordonna à son gouvernement de donner le même avantage aux couvents de notre province, que re- cevaient es écoles publiques ; c-a-d, qe chaque couvent qui aurait des _ ——— EU L'IMPARTIAL TIGNISKH,'I. P. EH, MARDI 16 et Force x L'époque de la maternité n'est pas un temps pour des ex- periences mais pour se prévaloir de qualitiés éprouvées. Rien ne surpasse la valeur de la gaité, de l'exercice nécessaire et de L'EMULSION SCOTT. L'EMULSION SCOTT accumule dans le sang des richesses stimulatri- ces, supprime les états nerveux, ajoute à la qualité comme à la quantité du lait et assure une quantité suffi- sante de matière grasse. Son HUILE DE FOIE DE MORUE nourrit les cellules de vie même, et sa CHAUX et SOUDE viennent le rachitisme et facilite la dentition. 14-46 Evitez les Substitutions. que chaque institu 1 avait droit dausla province. Cette mésure fut atta- quée par les fanatiques de la pro- viuce, au nombre desquels se trou- vait des chefs du parti conserva- teur. Nos lecteurs se souviennent, sans doute, de la fameuse circulaire pub'iée par des conservateurs, ‘pen: dant la campagne électorale de 1900, dans laquelle nos couvents, nos soeurs, nos prêtres et M. Ri- qués. Lacopie, que nous avons sous les yeux, nous semble être suffisante pour soulever une guerre mortele entre les électeurs de diffé- rentes croyances religieuses. Heu- reusement que cette circulaire fut refoulée au pied par les personnes bien pensantes et les électeurs ne succombèrent point aux paroles séduisantes du parti conservateur, et M. Richards se vut triomphant, respecté d'avantage, honoré et au- jourd’hui vivement regretté. En 1908 il fut élu pour la cham- bre fédérale et réélu en 1911. Il est mort à Ottawa le9 mars, après une longue maladie. Il laisse pour je plenrer son épouse, son frère, l’hon. john Richards, chef de l’opposition à la Législature P1o- vinciaie et ume soeur, demeurant à Montréal, à qui l’Impartial offre ses condoléances les plus vives. AURONS-NOUS DES ELECTIONS ? De tous côtés nous viennent des rumeurs d'élections générales. Sir Wilfrid Laurier, dans un discours magistral prononcé en chambre, la semaine dernière, a jeté le défi au gouvernement de venir au peuple pour ratifier l’action du ministre des finances, l'hon M. White, dans l'extravagance qui se manifeste dans le budget proposé par lui. L’hon M. White a répondu au chef de l'opposition; le sang un peu é- chauffé, M. White a promis que le gouvernement en appelerait aux é- lecteurs sur cette question brulante. Reste à savoir, maintenant, si Borden, le chef du gouvernement, consentira à laisser échapper les guides du pouvoir pour plaire à la fanfonnerie du ministre des finances L'on croit, plutôt, que le chef du gouvernement, a peur d'en appeler aux électeurs et qu’il restera bien tranquille pour le présent, se con- tentant de laisser faire jusqu’à l’ex- piration du terme, qui sera en sep- tembre 1916 Peudant ce temps, les électeurs du Canada seront saignés à tlanc, pour fournir de l'argent pour des dépenses inutiles et saus profit—-Toujours pour plaire aux riches manufacturiers pour plaire aux riches banquiers et aux riches propriétaires de chemin de fer. Et les pauvres? Payons et taissons-nous voilà la politique du parti conservateur, à Ottawa, comme à Charlottetown. HEUREUSE NOUVELLE Nos lecteurs seront heureux d'apprendre la bonne nouvelle, à l'égard de l'ami dévoué et sincère de l’Acadie ; M. Firmin Picard Z. P. Nous citons de l’Evangeline : “DES NOUVELLES D'UN AMI DE- YOUE DE L’ACADIE Nous sommes heureux de faire part à nos lecteurs des bonnes nou- velles que, nous donne ‘M. Firmin Picard, depuis quelques mois à Shediac. Nous aunoncious il y a quelque temps que M. Picard, avait été gravement malade. Il nous fait plaisir de dire qu'il est mainte nant rétabli, quoique pas assez fort pour quitter l'hospice de Shediac, où il se fait soigner. | vous un seul ?.… chards étaient si faussement atta- | dans son pays natal et contribuer lu iaussi À ‘‘casser a tête des Bo- ches”’, C'est lui qui nous le dit en laissant parler son coeur. Depuis son séjour au Canada M. Picard, s’est beaucoup attaché à l’Acadie et s’y est fait de nombreux amis. Ceux-ci comme tous nos lecteurs liront avec intérêt les lignes sui- vantes où il donne des nouvelles de sa famille atteinte comme toutes les familles de l’Europe par la guer re actuelle : De nos très proches parents, nous comptons plus de soixante dix per- sonnes dans les grandes villes de Belgique et dans le Luxembourg belge. Et une quinzaine d’autres très proches aussi en Lorraineet à Paris : de ceux qui sont en Bel- gique et en J,orraine, en reverrons- Trois de nos nièces sont parve nues à s’échapperet, malheureuse ment pourselles se sont réfugiées en Angleterre, le pays de l’égoisme à ontrance !....L’une d'entre elles a épousé, au printemps 1914, un capitaine d’iufanterie belge, brave entre les braves—naturellement excellent catholique. Un de nos neveux. après avoir fait le coup de feu à Liège, est médecin militaire } de la vaillante petite armée du plus du XXe siècle, Albert I, Roi Belges et Roi de Belgique : ii mérite amplement les deux titres. Un autre de nos neveux fait son ins- truction militaire en France. Une demi douzaine &’autres sont prison niers en Allemagne—et nous n’a- vous aucune nouvelle de ceux de Lorraine...... Si nous ne sommes pas parmi les combattants, c'est que l’âge, les in- firmités, la maladie grave qui nous a frappé depuis septembre dernier nous en ont absolument empêché. En 1870, nous avons eu maille à par tir avec des officiers de l’Etat-majoi du général Vonder Thann, à la grande terreur de feu matre Véné rée et bien-aimée Père ! Nous n’eus sions pas été fâché, en la présente guerre, de casser au moins une tête | uôtre après ! Neus donnerons, prochainement, des extraits de lettres de nos nièces valeureux Roi de ce commencement ; des | de boche... et de nous voir casser la, teurs.’’ ON Que deviendrons-nous ?! (Dans le Bien Public) En conclusion de mon article de jeudi dernier, la rédaction du Bien Public a bien voulu ajouter une note dont je reconnais toute la bien veiliance, et qui semblait nécessaire pour fixer la position du journal au sujet d'opinions dont je suis le seul responsable, Du reste, les choses que je traite dans ces colonnes sont depuis long- EE MARS 1to15 es eo e-crnttirittanettttpenetinntnnenetantegte me 21 ANNÉE M. LUDGER AYOTTE WOONSOCKET, Torturé pendant Rif mois par le r'iumatism marcher sans s’aider d’une cantie —-ayan R. LR e-incapable de t perdu ses forces, prend beaucoup de remè- des, mais inutilement. ‘6 Je me mis ensuite, clit-il, à prendre les PILULES MORO et c’est cela qui m1’a guéri. Le rhumatisme a brisé et vieilli avant le temps un grand nombre d'hommes qui étaient rayonnants de santé et dans la force de l’âge, et les a rendus impuissants comme des enfants. Les vieillards et les jeunes gens peuvent être également atteints de rhu- matisme, mais c’est entre l’âge de 30 et 50 ans que ses assauts sont plus fréquents et plus sévères. Le traitement du rhumatisme doit être interne, c’est-à-dire qu’il doit se faire par l’administration de médecines qui purifient le sang et le soulagent d’impuretés. Les applications externes de médica- ments ne sont que des moyens de soulagement tem- poraire qui, naturellement, ne pouvant atteindre le mal à sa source, ne peuvent le guérir ou le prévenir. Les Pilules Moro agissent promptement et sûre- ment dans tous les cas de rh\umatisme, en purifiant le sang, en lui donnant de la force et en le débarras- sant des impuretés qu’il contient. Pappétit, aident la digestion, donnent une nouvelle vigueur aux organes et ramènent la force nécessaire pour permettre au système Ce résister aux tortures du rhumatisme Les Pilules Moro ont guéri M. Ludger Ayotte : ‘““A mon travail, sans y Pre beaucoup d’at- à des variations de température ; souvent, quand j'avais bien chaud, ft mis en transpiration, par es allées et venues, j'étais en contact avec des airs froids qui me glaçaient. Trop tard, Je constatais que j'avais fait là des abus; j'eus d'a- bord de la raideur dans les membres, dans les ambes surtout, puis quelques douleurs de temps autre ; enfin, tout mouvement vint à me faire souffrir et je us me servir d’une canne pour m'’ai- der à marcher. Je ne pouvais naturellement plus me rendre à mon ouvrage, je ne sortais souvent même pas de la maison; l'appétit manquait et mes forces diminuaient. Je me faisais beaucoup de remèdes, des médecins m’'avaient donné des médicaments; cependant, il y avait huit longs mois que cet état durait lorsque je me mis à pren- cela L m'a guéri. remières boîtes, je me s tention, je m'étais expos quand l'exercice m'ava dre des Pilules Moro, et c'es Dès les le sang c s’'améliorait mes mouvements faciles, je souffrais de moins en moins, e ais des forces, enfin, je fus tout à ee riet je re- tournai avec joie à mon ouvrage. éri et que je n'ai nant trois ans que je fus Elles stimulent les a devenaient plus M. LUDGER AYOTTH Si un homme qui prend les Pilules Moro n’obte- nait pas l’amélioration désirée, il devrait, avant de ndonner et de leur retirer sa confiance, con« sulter les Médecins de la Compagnie Médicale Moro, dont la science et l'expérience peuvent assurer le succès dans les cas les plus rar "1 peer qui aperçu que Pre venir voir nos médecins, eurs ns : 272 rue Saint-Denis, n’ont qu’à leur écrire et ils au culait mieux ; chaque semaine mon état ot Bus POLE es Pilules Moro sont en vente chez tous les mar- y a mainte-|chands de remèdes. Nous les envoyons aussi, par la te, au Canada et aux Etats-Unis, eur réception consultation. ea de nee _ x ne temps ns | me 50c une boîte, 82.50 six boîtes. Tou Fa es Moro, que je encore mr Lettres doivent être adressées : COMPAGNIE » ns ques saité dont je ne Re CALE MORO, 272 rue Saint-Denis, Montréal. condition définitive et naturelle de méditation à l’heure actuelle, nous nous mailutiendrons, et que notre vie publique, pas plus qu'il est naturel pour un enfant de pas ser toute sa vie au crochet de ses qui intéresseront peut-être vos lec-\ parents, ou pour un pupille de laisser gérer indéfitivement ses biens par son tuteur ; non, des devoirs qu’une nation ne sau- rait éluder, des responsabilités qu'elle ne saurait fuir; et le C:uada, comme toutes les autres nations, ne saurait échapper aux consé quences inéluctables de ce principe qui régit les individus comme les ilyal Je ne tomberai pas daus 12 ridi- cule de vouloir prophétiser, ni en- core moins trancher la question ; ce pendant je ne vois pas que la rup- ture dun lien colonial puisse affecter @1 quoique ce soit la survivance de notre race, D'abord, il faudrait prouver que si nous survivons cela dépeni uni- quement de ce que nous soyons su- jets britanniques. Cela est impos- sible, car nons savons bien que si notre race s'est maintenue et se sociétés, et qui veut que tout être | maintient encore, cela dépend de jouissant de la plénitude d‘une existence propre et distincte, tende à la réalisation pleine et entière de £a nature particulière. L'iudividu après la periode de tutelle qui correspond à l'enfance, s'émancipe et aspire à vivre desa vie propre. Il en est de même temps du domaine ‘de la discussion publique, et ce sont jdes questions différer. Cependant, je ne puis accepter cette note dans toute sa teneur, parce qu'il me semble qu'elle dé- passe quelque peu ma pensée. Je n’ai pas le moins du monde l'intention de faire un plaidoyer en faveur de l'indépendance du Cana: du ; l’on pourrait, et avec raison, récuser ma compétence en cette matière ; mais je mesplace en face d’une éventualitéi possible, un fait que les évènements actuels, que des discours d'hommes publics en vue laissent entrevoir comme de- vant se produire dans un avenir qui n’est peut être pas très éloigné et puisque la Fédération impériale n’a aucune chance de prendre ra- cine au Canada, parce que, comme nous le savons, la très grande ma- jorité des canadiens n'en veulent pas—et l’opinion populaire a été assez de fois consultée là dessus — {alors la seule issue possible, il me semble, à cet état d’inférierité où nous met, en regard des autres na- tions, notre servitude coloniale, Ja sevle solution logique à cet état de malaise que l’on ,;remarque dans la vie économique et politique du Ca- Savec les zouaves pontificaux ; çole normale, recevraient le salaire |désirerait ardemmeut retourner taire jusqu’aujourd’qui, n'est pas la |ses questions qui s'imposent à notre uada, et dont un si grand nombre de nos politiciens importants se plaignert, c'est dese libérer de cette tutelle qui commence à deve- nir gêénante, c'est, comme le disait l’autre jour M. Sifton, de ‘‘gérer| nos propres affaires comme bon nous semble. ’’ Je sais qu’il y a encore un bon le statu quo, s'il nous a été salue | pour une nation quin'est que la collectivité des individus unis en- sur lesquelles l‘on peut loyalement !semble par les mêmes liens moraux et matériels, après sa minorité, elle aspire à l’èmanciparion, à une vie propre et distincte ; et ce sont !tous les signes de cette majorité qui commencent jà s’accuser si forte- ment auQCanada, depuis quelque temps surtout. Au reste, c’est précisément de ce statu quo äont on se plaint, et que l'on reconnaît ne plus convenir aux conditions présentes de notre vie publique, et aux légitimes aspira- tions du Canada. Je ne sui; pas prêt à admettre, nou plus, que l'indépendance du Canada soit une extrémité à laquel le il faille s’accrocher pour éviter de tomber dans quelque chose de pire ; comme la Fédération impé- riale. Non, l'indépendance du Canada n'est pas une extrêmité, un pis al- ler : elle devra avoir lieu un jour, et elle sera pour lui un état de cho- ses tout à fait naturel, logique et inévitable. Advenant cette séparation d'avec l’Argleterre, datis un avenir plus ou moivs rapproché, quel sera l’a venir des Canadiens-français dans un Canada indépendant ? Continuerous-nous à former un groupe compacte, distinct des au- tres nationalités qui avec nous peupleront le pays et fermeront la nation ? Serons-nous la race absorbante, ou serons nous absorbés par ces é. léments étrangers que l'immigra L.. d z S ombre de nos compatriotes qui en | tion jette chaque année sur nos } M. Picard, qui a combattu autre | tiennent encore au statu quo ; mais [bords ? merce, pour déterminer la quantité |institutrices ayant diplôme de l’é- foi Voilà autant de graves, de sérieu } causes plus profondes et qui nous sont plus intimes. L'Angleterre en nous prenant sous sa tutelle ne nous a pas délivré des ennemis qui menacent notre a. venir national, et qui peuvent sor: tir notre race de ses coutumes et de ses traditions comme l'influence de la civilisation américaine, le travail de nos anglicisateurs. Si le Canada devenait un jour ou l’autre indépendant, nous continue rions de vivre comme par le passé. La constitution qui y sera établie nepourra certainement vas nous ignorer ; l’on ne pourra faire un Canada indépendant et ignorer la province de Québec, ses habitants, ses lois, ses usages et ses contumes:; s'il en était autrement, jamais le pays ne pourrait vivreet se déve- lopper en paix. Qui sait si, dans un Canada maît- tre de ses destinées, nos amis les anglais des autres provinces, ne de- viendraient pas plus canadiens et moins britishers, et S'ils ne finiraient pas par nous traiter comme des compagnous qui se respectent, et qui apportent à l'oeuvre commune, à la grandeur de la patrie, l‘appoint de leurs qualités de race et de leur esprit, sans que les uns cherchent à écraier ou à absorber les autres ? Quoiqu'il en soit de l'avenir po- litique du Canada, il n'y a aucune raison de craindre au sujet de la du rée et de la conservation du peuple canadien-frauçais. sont chez nous et en nous. Le pire avoir, ceseraïit nous-mêmes. C’est pourquoi nous voulons vi- vre, si nous voulons jouer sur ce sou langage, sa foi, à lui conserve: Sou caractère propre. C'est à cette condition là que nous ferons face victorieusement aux ennemis qui nous menacent, parce que pour un peuple qui veut durer, la première et la plus néces- saire des conditions c'est de rester soi. Nous verro1s dans un prochsin article ce que nous devons entendre par notre caractère national. PAUL AUBERT. Repaise du bombardement des forts des Vardanelles Paris, —Il appert d’après une dé. pêche d'Athènes à l'agence Havas Les causes de notre survivance : March 4th,, 1915. qu'on a repiis le bombardement des forts intérieurs des Dardauelles Un amiral russe, delegué pour as sister à un conseil d'amiraux, a re- joint les escadres des alliés. Suivant un rapport de l'agence Havas, les canons de la flotte alliée ont détruit les batteries de Kili- Bahr et le fort Sultanie dans la par tie la plus rétrécie du détroit, On mande que les Tl'ures ont posté plus de cent mille hommes sur le littoral de la péninsule de Gallipoli, | à 103 milles de Constantinople. Pétrograd,2—Spéciale, —Le long d'une ligne de front de soixante milles s'étendant de la Vistule à Przasnysz, les Russes ont repoussé les Teutons sur une distance mo. yenne de vingt milles et la retraite de l'ennemi continue, disent des dépêches de Varsovie, La nouvelle ligne allemande, lon gue de 55 milles, et comprise entre Lipno et un endroit situ4 dans le voisinage de Mlawa, ploie en ar: rière du côté de Soldau et de Thoru. Le grand duc Nicolas a trouvé un point faible inattendu dans les lignes teutonnes au nord d2 la Vistule, Æ —— NOTICE Notice is hereby given that all ennemi que notre race pourrait | Pa‘ties Who trespass on ny wood and at Palmer Road, Cau:ing DRE to the young trees by cutting ani hackiog for sap, will sol dx Condle te sûte magnifique be prosecuted to the full extent of auq uel la Providence semble nous|the law. Many of the miscreats who appeler, nous devons travailler tous already caused great damage are prêtres, citoyens influents, éduca |Kn0Wa and will be dealt with teurs, à maintenir notre peup'e |accordingly. dans ses traditions, ses coutumes | William } Ha 1r har Harper Road, mes . a PA # à her" $ :