na mr manne RER me à PA Ps enr" Der —_—_—_— L'IMPARTIAL JEUDI n + en cape nn A TD TR EDR , LE 2 JAN, 1902 es Rd TE Le" La Jeune Fille Pauvre! dans cette femme, Fernande. 11 souleva la jeane fille et parvint à la poser dans le co:ridor. Au bruit qu'il avait fait la servante s'était éveillée et le- vée. Jésus-Maria. Que se passe- t-1l, monsieur le curé ? deman- da t-elle du haut de l'escalier. Vite, Suzon ! viens vite ! Suzon ne se fit pas répéter l'ordre donné. Sainte Vierge exclama-t-elle eu voyant Fernande dans les bras du prêtre, une femme as-— sassinée ! Au secours | Tais toi ferme la porte et aide moi. La demoiselle du château ! fit-elle stupéfaite, en découvrant le pâle visage de Fernarde. Ou faut-il la porter ? Devant le foyer de la cuisine, sur un matelas que tu vas y mettre. Du feu, et roudement. Ce fat aus-itôt exécuté. Fer- rande restait sans mouvement. L'excellent prêtre prit des Hin- ges, les fit chauffer, tandis que Suzon déshabiliait, mon sans peine la Jeune fille, et l'enve- joppait à la hâte, dans une cou verture de laine. 11 lui ordon- pa de la frictionner vigoureuse- ment, et alla lui même arranger ua lit pour la recevoir Lorsque tout fat prêt, l'abbé Saturnin et Suzon transportèrent la malade dans la chambre d’'honueur. L> curé, malgré les observa- tions Ce Suzon exigea qu'elie laissa Fernande dans la couverture de laine ; il fit continuer les frictions, et, un | peu médecin comme tout curé] de campagne, prépara une bois | son sudorifique dont il parvint, à force de précautions et de pa- tience, à faire avaler quelques] cuillerées à la malade. Philippe ! monsieur le curé qui sortirent de sa bouche. Pauvre chère enfant ! mur- mura le bon prêtre attendri; c'est moi qu’elle cherchait. Que s'est-il donc passé là-bas! L'évanouissement avait cessé! pour taire piace à un sommeil fièvreux, voisin du délire. uande parlait par monosylla- bles. (C'est ainsi que l'abbé Sa. turih comprit qu’on avait avait chassé ou qu'on avait voulu chasser la ieune fille du chà- teau ; qu’elle avait fui pour évi ter cette honte, et qu’elie vemait lui demander une proteetion qu'ilne lui refuserait pas. 1l était déjà tard quand le curé songea à aller dire la messe. Veille bien sur cette enfant, S&zon, et va Fer- recommandatil à surtout, pas un mot à qui que ce sit. Suffit, Monsieur le Caré! La messe finie, l'excellent vivillard reviut au presbyiére. Fernande dormait toujours. 1! appela Drak et se dirigea vers Fineste. Nous savous comment | il fut accueilli. La position était délicate, il résolut de se taire et d'attendre espérant que Fernande aurait| Jaissé quelques mots pour révé- ler le lieu de sa retraite, et, at- tribuant le retus de le recevoir, au déplaisir qu'avait du causer enveloppée| CE 4 7 et resta seule avec le prêtre. De quelle comédie parlez vous, mon vieil ami, fit-elle d'une voix affaiblie. Vous ne savez donc pas ie malheur qui m'arrive ; peut être n'y croyez vous pas ? Y croyez vous, vous, Ma dame ? interrogea le curé pres- que darement. Puis-je en deuter, mon, Dieu! Lisez ces télégrammes. inutile ! que prouvent:ils ? Rien. Au contraire. Aiusi, vous croyez votre frère capable de faire une action condamnable et vile ? 1! est circonvenu et n’a plus -ou libre arbitre. Et la jeune fille ? Oh l'elle ! elle nous a dupés à vou imencer par vous et moi, mo» pauvre ami. Démasquée enfin elle a hasardé son va tout. U'est à-dire son honneur. Savez-vous bien ce que vaut l'honneur, surtout i’honneur d'une femme ! Vous l'ignorez ou vous l’oubliez, sans cela vous ne tiendriez pas ce langage. Les faits sont là. Eflauez les réduisez-les à néant, et je dé- clare mon erreur. J'en doute, Madame. Monsieur le curé, vons êtes | plus que sévère. | Je suis juste. Une jeunefille |a perdu mère, fortune, amis, il |ne lui reste rien que son inno- | vence et le sentiment du devoir, et c'est parce qu'elle n’a que sa | pauvreté et son abandonsque le | vremier venu pourra lui Jeter |l'injure à la face, souiller sa robe blanche Jui ravir son uni. que bien, cet honneur qui fait sa force et sa puissance, qui la rend capable des sacrifices les |plus sublimes, des héroïsmes les plus saiats !...Détrompez- vous, Madame ! Vos coups ne ‘| pourront l’atteindre ! tels furent les premiers mots Monsieur le Curé, vous m'ac- cusez, je crois ? Oui je vous accuse d'avoir osé accuser Fernande. Sa fuite ne l’aecuse-t-elle pas ? Ne l’avez-vous pas fait chas- \ser ? Quai vous l’a dit ! Je le sais, cela doit vous suf- fire. Ebh ! bien ! oui, on l’a congé- diée en mon nom parce que je ne pouvais supporter plus long- INDE 10! D... Vous n’achevez pas ? Mes lèvres se refusent à pro- |noncer ce mot. | Opudeur angélique ! A mou tour, je vous dirai :oui, Phi- |lippe aime Fernande et Fer- inande l'aime ; oui Philippe «a demandé sa main à Fernande et a déposé à ses Lieds son blason, | sa richesse, son avetir et ses es- | pérances. | Que vous faut il encore © | Attendez ! Fernande l'aime, let Fernande a tout refusé. | Pour se faire désirer ; c’est habile ! Elle a refusé parce qu'elie ne veut pas que l'on dise qu'elle a | vendu son amour. Mensonge ! Parce que le devoir, un de voir impérieux, sacré, s'Opposé à cette union. Pour ne pas à madame Lobeau la détermina : | tion de la jeune fille : fléchir dans se résolution éner- gique, elle est venue hier me Madame Lobeau fit an signe|le Cnré. On ne rit pas de pareilies cr reurs. Vous sarvezoù elle esi ? — Elle est chez moi. —Ce fut un coap de foudre pour madame Lobeanu. — Pardonnez-moi! s'écria t- Île d’un accent si navré que le curé crotseu repentir. —1! faut réparer le mal. —De quelle manière ! —Hicr, j'applaudis aux pro jets de retraite de Fernande ; tout est changé depuis, Je shange ausei d'avi:. En chongera-t elle ? —Q'est necessaire. —luutils! Je me charge d'arranger ete triste afFure Comptez sur ma pradsnce, Kon- sie ir le Curé. Vas nn mot d: ceel à Philippe ; ilest déja xe- sez malh-ureux Quant à Fer- nande, je respecte sa détermina tion, et, pour lui prouver l'isti me que, malgré i*S aPhor nues, je lui avais couseiçee au [rd du cœar, vous lui donn-r.7 de mipart une gratificution de mille frauos. —Eile n'acceptera rien ; Ma- dame. Eile en a pourtant grand be 80!n. Son sacrifice est de ceux que l'argent vulgaiïisait. Je ne veut point lui donne: cette hu- miliation Prenez toujours, etque ce soit le prix de ses services. Que vous connaissez peu ma- demoiselle Verueuil, Madame, si vous espérez qu'elle ne de- Yinera pas la pensée qui vous guide! Gardez votre or ; elle laisse ici un trésor que tous ls biens de la terre ne pouiraient remplacer ; elle y laïsse son cœur, ce coeur piacé 81 haut quo bien pe“ l’on compris. A- dieu, je regrette cette compa- gne à mon pauvre Philippe Quel isoiemeut va être le sien! Je lui rests et mes enfants aussi, n'est-ce pas assez ? Cela ne lui suffit plus. Mais Dieu est bon !......A l'avenir, soyez moins piompte dans vos jagements, vous voug éviterez plus d'un mécompte. Jagez les autres, non d'après l'esprit du monde toujours incliné au mal, mais d après l'esprit divin, et vous L’auxtz pas de remoiés. Adieu. XLV LE BANDEAU. Lorsque Philippe mit pied à terre devant le châteaa, xl jeta les rênes de sa monture a us garçon d'écurie, et se dirigea rapidement vers l'appartement de sa soeur. Inquiet du pro fond silence qui régnait dans la maison, craignant une Catastio- phe, il se précipita dans la chambre As madame Lobean. couraût à son lit et ja contempa quelques instants sans mo: dire. Celle ci avait j-té un léger cri et s'était soulevée cn lui ten- dant le bras. Mais vai icue par l'émotion on la souffrance, eie était tombée sans force sur ses oreille:s. Philippe, bouleversé, ape lait déjà au secours, lorsqu'elle muraura d'une voix si faibie qu'il l'enteudait à peine : G: n'est jiem, mon ami, cela vase passer..…...Quel coap tu m'as donne !.........Paitir aiu- Elle m'en veut, pensa t-il, ce | prier de vous anuoncer son dé-|*i J'ai cru moarir......Tü la passera. | Dans la journée, il apprit, | part. ll est dommage qu'elle sit ne me quitterss plus, n'est-ce pas ?........ Viens, que je te tou avec le départ de Philippe, | pris les devants ; on la canoni-| Che, que je sente que c'est bien l'histoire infâme mise en circu-| lation par les gens de Fineste. | 1l retourna en toute hste au château, et, malgre les protes- tations, il pénétra de Îorve dans l'appartement de inadame Lo-| beau, et, le rouge de l'iadig- nation au visage, il lui deman- da ce que signfiait ja comédie qui se jouait. sait de suite: Savez-vous où elle est ? À Paris, avec Philippe. Vous le croyez ? Bien sûr. Et vous doutez toujours de sa vertu ? Certainement. Fernande n’est pas à Paris. Vous voulez rire, Monsieur ne l'oublierai pas. PE Et se tournant vers le précep- teur qui entiait et qui s'était mis au Courant ‘de la situation : Monsieur Anatole, en me rendant Philippe, c'est plus que la vie que vous me rendez ; je Tu parles beaucoup, hasarda Philippe, convaincu de la ma- ladie de sa sœur. (à continuer.) Î | as tired as when 1 went to bed. or presents. Ch Towu, April 4th., 1901. PEOPLE RECOVERING |; a —— ——_——< From Pneumorn!s, Tyshoid er Soarlet Fever, Dightheria, La Grippe or any Serious Sickness Require the Nerve Toning, Blood En- riching, Heart Sustalning Action of Milburn’s Heart and Bervo Pilis. It is well known that after any serious illness the heart and nerves are extremely weak and the blooit greatly isipoverished. For these conditions thero is no remedy equals Milburn's Heart and Nerve Pills. It restores ail the vital forces of the body which disease has fimpaired and weakened. | Mr. T. Barnicoit, Avlmer, Ont., says :— ‘“ About a year ago I had a severe attack | of La Grippe which left my system in an, exhausted condition. Ï couid not regzin : strength and was very nervous and sleep- less at night, and got up ia the morning I had no energy and was in a miser- able state ofhealth. ‘ Milburn's Heart and Nerve Pills, which I got at Richard's DrugStorehere,changed me from a condition of misery to good | health. 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