‘g & y ‘+ PS cp ét: ag bé <GOP@UBLIE LE JEUDI DE “terme du Credit i L- v?, 08 CHAQUE SEMAINE ANNONCES gère insertion la ligne rocts. Insertions subséquentes, 2ct Cartes d'affaires, 5$ par an EE a F. J. Buote, Ed Pros. î ia 1. LU MION l'ait 10 T'orce. : :| 1, \ lu Prince Edouard. APONNEMENT . era nn ne aaqetinienne nrnes | || || | | | Abonnement : 81.00 Payable d'avance. | J'IMPARTIAL. Le seul journal français dans fe Ur és US Sid mois. “sine è MDDUS.. dou ne LOS RU SS e É à mé CARTES D'AFFAIRES. J. Doiron, M. D. Gradué de l'Université Laval, Montréal f Bureau et Résidence dans la maison anciennement occupée par E. Haekett Ecr. TIGNISEH, L P. E. Jnin 15 63 tf SEE THE PLANS OF The Temperance and (General Life Ins, Co'y of North A merica. FOR CHEAP RATEN, LIBERAL P@LICIER, G00D RETURN\. FULL © GOVERNMENT DEPOSIT, H, J. MeNEIL, Suutmerside, General Agent for P. E Island. Dr..J..J. Desnoyers - TIGNISIT, I. P. E. 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C'était la veille de Noel, en l’année 1841. A Paris le temps était brumeux et froid, un violoniste ambulant, vieux et mal vêtu, s’en allait le long maiket 20c | | s - REGULATE THE - : ê | Jaissa choir d’un boulevard. S'arrétant devant un café luxueux, il se mit à jouer. Ses aeccents étaient si mé- lanceliques que tous les fla- | neurs et les gamins de la rue eurent bientôt fait de déguer- pir ; les chiens parasseux eux mêmes se réveillèrent en hur- Jant. Désespéré, le musicien se contre le seuil d'une porte, et, son violon en travers sur les genoux, il se mit à sangloter, Juste à ce moment, trois jeune gens débouchaient sur le boulevard, en fredonnant un joyeux refrain très popu- laire alors parmi les élèves du Conservatoire: et, sans apercevoir le ‘violoniste, ïls vinrent butter contre lui L'un d'entre eux faillit le jeter à la renverse, tandis que les deux autres de leurs pieds faisaient rouler son chapeau au loin sur le trottoir. Comme le vieillard se re- levait en les regardant avec une expression d'humilité et de dignite tout à la fois, les trois jeunes gens s’empressè- rent d: lui demauder pardon et de lui remettre son cha- peau après lavoir soigneuse- | inent essuyé. | ls voulurent savoir ce qu'il leur serait permis de faire | pour lui. | ‘’Faites-moi l'aumône, dit | simplement le vieillard. Je ne peux plus gagner ma vie | en jouant, car mes doigts sont | devenus trop gourds. Et ma |fillese ineure de consomp- | tion et de faim. En lPentendant ainsi parler les gais chanteurs se sentirent émus! Ils fouillèrent leurs poches et tirant tout ce | qu’elles contenaient, ils n'a- vaient à offrir, en tout, que seize sous avec un petit mor- | ceau de résine. C’était bien peu ! Is se regardèrent lun l'autre avec tristesse. “Mes amis, s’écria celui dont l'ame était plus sen- | sible et plus généreuse, il faut absolument faire quelque chose. Cet hemme est notre collèue, c'est un frère musi- cien. Vous, Adolphe, prenez le vieux violon, accompagnez Gustave, pendant que je vais m’eccuper de la collecte, ° Leurs collets d’habits rele- vés, les cheveux baïissés sur le front et leurs chapeaux en- foncés sur les yeux, ils se mi- rent à l'œuvre. ‘A présent, ensemble, s'e- eria le chef, en l’honneur de | l'Enfant-Jésus dans sa crè- che ! Commencez par vetre premier prix, Adolphe, afin d'attirer la foule." | ._ Sous la touche exercée du jeune virtuose l'instrument ‘du vieux musicien résonna | joyeusement et le Carnaval de Venise frappa l'air de ses notes alertes et vives. Les fe- | nêtres s‘ouvrirent, le peuple charmé se massa autour du violeniste et les pièces d’ar- chapeau du vieillard, placé en evidence, sous un bec de gaz de la rue. Après une pause de quel- ques secondes, lé musicien 'attaqua magistralement un | magnifique prélude. Charles, . le directeur imprevisé de ce | concert, murmura : “C'est pm mm Re Ë # RE Me TS eg ue CR 7 RE ds PS Fe Si AS EUR gent tombaient dru dans le. Tienish, Ile du Prince Edouard, Jeudi le 11 J anvier, 1894. notre tour maintenant, Gus- tave ;° et le tenor chanta : Viens, Gentille Dame, d'une voix Vibrante, forte et claire. Le nombre des auditeurs et avec eux celui des pièces d'argent et de cuivre augmen- taient toujours. Fier du succès de son en- | treprise, il vint à Charles l'‘i- dée de clore la séance, tous les trois ensemble par un ex-| trait de “Guillaume Tell.‘ Sur un signal, le troi com-| mença. redressa soudain de toute sa ton, il se mit à battre la me- sure avec une si magistrale précision que les trois chan- teurs se sentirent emportés par une irrésistible inspira- ion, La foule tout entière 6- tait électrisée ! ! ment. Et le pauvre vieux, s'adressant à ses bicuafaiteurs, leur dit de sa voix tremblante : “Vos noms, s‘il vous plaît, a- fin que ma fille puisse se sou- venir de vous dans ses priè- res." “Mon nom, c'est la Foi‘ dit le premier artiste, “Et le mien, c‘est l‘Espérance“ ré- pondit le second. “Je suis donc la Charité‘ ajouta le troisième, en remettant au vieillard son chapeau qui dé- bordait d‘argent,. Le violoniste ambulant dit alors qu‘il s'appelait Chap- pner, autrefois chef d‘orches- -re à Strasbourg, ou l‘on a- ait coutume de donner sou- vent en spectacle l‘opéra de Gulllaume Te11. Sa main se leva bénissante sur les trois jeunes étudiants, et ses lèvres laiïssèrent échap per ces paroles prophétiques: ‘Je prédis que vous serez cé- Ièbres un jour.“ ‘‘Amen‘* répondirent en- semble Les généreux amis, en reprenant gaîment leurcourse le long du boulevard. Le ténor s'appelait Grus- tave Roger ; le violoniste, Adolphe Hermann ; et le quéteur, Charles Gennod. FRANCE ET ANGLETERRE L'opinion DE Sir CHs. DILKE Sir Charles Dilke a fait dans le Daily Graphic l'historique de la ria- rine franç rise et ajoute, “ Pendant les dix ans qui vienment de s’écouler, les Frarçiis ont considé- rablement augmenté leur flotte dans ’éventualité d’une guerre avec l’Alle- magne. Avec l'Angleterre, on risque rait moins d’un cô.é, mais une puis- sante flotte est nécessaire. De plus, la ! France avait à se prémunir centre la flotte italienne, et c'est pour ces rai- son quelle a rendu Toulon inexpug- cable, Jen parle avec certidude, car j'ai habité Toulon pendant trés longtemps. Je dois avouer que j'ai é.é recu dans les chantiers de Toulon avec autant de courtoisie qu'à La Spezzia. Eh bien j'ai remarqué que l'éducation navale des Frarçais laissait peu à désirer. Les équipages manœuvrent jour et nuit, ce qui ne-se fait pas dane la m2- riné anglaise, “ La flotte française est supérieure à la nôtre en canons et en obus. Les Français construisent de meilleurs na- vires de guerre que les nôtres. Le fait est dur à constater, mais c’est la vérité et la preuve, c'est que toutes les puissances neutres envoient leurs com- mandes en France. Cependant les Frauçiis ont tous les désavantages de leur cû.é, car chez eux tout doit être importé. “Si les Français n‘ont pas fait grand usage de leur flotte pendant ia. guerre franco-allemande, “Us D y À 2 2 2 ice ® Le. | C ? Mais le ps qu gs | aurons tout, mais si notre flotte n'est tenu immobils jusque-là, 8 | bas piére au moment ou la guerre sera No. 29. | avait rien à faire pour e'le ; mais les | | { ! | | hauteur, et, saisissant son ba- | Elle s‘écoula à la fin, lente- | marins français ont rendu de grands services dans les forts, et l’amirai Jauréguiberry a 6 é un des chefs qui ont remporté de plus de succéi pen- dant toute la dué® de cette guerre. “ L'inscription maritime permet :ux français de trouver les hommes sécessaires pour leur marine. Leurs dispositions en vue de la mobilisation sont bien meilleures que les nû res. ! Tous leurs bètiments pourraient pren- dre la mer en quelques jours et nous | ne peurrions pas en faire autant. “ Pour l'Angleterre, c'est une ques- ion d'argent. Avec de l'argent, nous deciuée, un ‘mal irrepurabie onrsa s'en suivre. La guerre ne du: rarait guère que quelques mois, &t la vic'oire appartieu drait à la puissance qui s2 serait péparé: à porter le coup ie plus fort au premier moment, quel- ques heures après que les hostilités auraient é 6 déclarées. ee tr meta LA DYNAMITE A NEW-YORK Des importateurs de café de New York ont découvert, i‘autre jour, placé au milieu d‘un sac de café, un paquet de dynamite avec môêche et capsules. La police en a été informée et le paquet a été sujet à de minutieuses investigations On se demande comment et pourquoi cette dynamite a été déposée dans ce se Les importateurs déciarent qu'ils ne 8e connaissent pas d‘ennemis, et l'un d'eux est certaiu que le dangereux explosif a été mis en place avant que le sac n'ait été expédié d‘Oazeca, Mexique, à bord Æ du City ot Washington. ‘ La ve par . Suéle des appareils semblables à. qui a été Hate ani RS LE à S AC np PP Vi r. ht SET SN