2 PR EE ME TEE Aa Tu m0 LE ARE Pen TEE Te er ee ppp er ee ç Lt D L'IMPARTIAI,, JEUDI LE 13 SEPT, 1800. La’ Bouteille | Enchantee CONTE POPULAIRE BRETON Dans l’ancien temps, lorsque les génies visitaient encore cet- te terre, près des ruines de Mournre vivait un bonet honné- te paysan nommé Mick Legall. 1l avait une brave femme et plusieurs beaux enfants : mais c'était là toute sa richesse, et al était souvent tourmenté par le besoin. La femme avait fort à faire de prendre sein des en- tants et du ménage, de traire sa vache et d'abler vendre du lait et des œufs à la ville voisine. Lui, de son côté, cultivait sans reläche un modeste coin de ter- re, et malgré tous ses efforts par- venalt à peine à réunir la som- nécessaire pour payer son fer mage. Depuis plusieurs années pourtant, il était parvenu à rem plir assez exactement toutes ces obligations. Mais voiei venir tout-à coup une de ses saisons fatales qui désolent et aceablent les pauvres gens. Des pluies continuelles ruinent la moisson de Mick ; sas poules périssent l’une après l'autre, et le poro qu'il engraissait pour le vendre en automne est atteint aussi par une épidémie. Mick est hors d'état d'acquitter le prix de son baii dont le dernier terme ap- proche. —Comment allons nous faire? dit-il avec angeisse à sa femme. —]1l nous reste encore une vache, répondit-elle ; il faut que demain matin tu condui- ses la pauvre bête au marché, et que tu la vendes. — Et quand elle sera vendue, reprend le maälheurewx fermier, que deviendrons-nous ? —Je ne sais, mais Dieu pren- | guait pas ses jambes, Mick, après lui avoir rendu poliment son salut, non toutefois sans Je regarder avec un singulier sen- timent de surprise, poursuivit sa marche, trainant sa vache par le lool : mais l'étranger le suivit. 11 ne cheminait pas com- me les autres hommes, il sem- blait voltiger comme une om- bre. Mick effrayé avait grande envie de faire le signe de Ja oroix, mais il n'osa de peur d'offenser l'inconnu ; il se con tenta de murmurer à voix basse une prière, et il regrettait de n'être pas resté ce jour-là dans sa demeure. Tout à coup le nain lui adres- se la parole, et Ini dit : — Où vas-tu done ainsi, brave homme ? — Au marché de Conearneau, répondit le paysan d'ane voix tremblante. — Pour y vendre cette vache? —Hélas ! oui. 1] le faut. — Veux-tu me la vendre, à moi ? Mick tressaillit. 1} avait peur de conclure nn marché arec cet être étrange, et pourtant il ne se sentait pas la force de le re- pousser. —Combien m'en dennerez vous ? dit-il. —Tiens ! mon ami, répondit le petit vieux entirant une bou- teille de dessous son manteau, voilà ce que je te donnerai. Le paysan regarda le nain et la bouteille, et malgré son ef- froi ne put s'empêcher de rire. —Ris tant que tu voudras, continua le nain ; je te dis que cette bouteille vant mieux que tout l'argent que tu pourras trouver à Concarneau, et te 8e- ra plus utile. — Comment pouvez-vous croi re, reprit Miok, que je sois assez fou pour éehanger ma belle va- mon 'ehe eontre cette bouteille vide ? — Accepte ma proposition, tu dra soin de neus, et nous, et ne nous laissera pas mourir de faim. Te souviens-tu du jour où notre petit garçon était si ma-| lade, où nous n'avions avoun) remède à lui donner ; ce jour là. même arriva le bon docteur de Concarneau. 11 me demanda une tasse de lait, et me remit deux francs ; puis le lendemain il nous envoya des médicaments | et revint lui-même visiter no tre enfant jusqu’à ce qu'il l'eut | guéri ; et quand j'allai le remer-| cier, il me fit servir encore un bon déjeuner. N'était-ce pas là l'œnvre de Dieu ? — Voilà ce que tu dis tou-| jours, reprit Mick, et tu as rai- son. Demain done j'irai à la vil- le, et je vendrai notre vache. Mais auparavant il faut que tu remettes une pièce à ma veste. Le lendemain, Miek sortit après avoir bien promis à sa femme de ne eéder sa vache qu'à un très bon prix. En pas- sant prés des ruines d'un an- cien château, ik s'arrêta pour regarder les nombreuses plan tes qui s'élevaient entre les mu- railles, et se dit: “Ah! que u'ai je seulement la moitié des trésors eniouis sous ces pierres ! Je n'aurai pas besoin de traîner aujourd'hui ma dernière vache au marché. N'est-ce pas une honte qu'il y ait à de si grosses sommes perdues dans les en- trailles de la terre, tandis que tant de malheureux ont tant de peine à gagner un sohelling, Mais allons, si Dieu le vent, jo m'en reviendrai ce soir avee quelques beaux éous dans ma poche.” Mick eontinua son chemin, et aperçut au pied d’une colline ua étranger qui le salua. G’était un homme qui avait la taille d'un nain, la figure vieille et ei. dée, un nez pointu, des yeux rouges, des cheveux blancs et des lèvres bleues. Malgré l'ar- dente chaleur du jour fl était euveloppé dans ui épais man- ne t'en repentiras pas. —Non !s'écria Mick; qu'en dirait ma femme ? Et puis com ment pourral-je payer mon fer- mage si je ne vends pas ma va- che pour de l'argent ? — Je te répète encore une fois que cette bouteille vaut mieux pour toi que de l’argent. Aocep: te mon offre, e’est la dernière fois que jete le fais, Mick Le- gall. —Comment me, connaissez vous doùc ? s’éoria le paysan en entendant ainsi proponcer son nom. — Peu importe, répondit le nain. Je te connais, et je sais quetues um brave homme ; voilà pourquoi je veaux te secou- rir. Es-tu sûr que ta vache ne périsse pas avant d'arriver à Concarneau ? — Que Lieu me garde d’un tel malheur ! s’écria Mick épou- vânté. —Es-tu sûr, continua le nain. que tu la vendes convenable- ment à un marehéoù il yen a tant d’autres, et enfin es-tu sûr qu'à ton retour, on ne t'enlève pas ton argent ? Mais pourquoi perdre iel mou temps, puisque tu refuses ton bonheur ? - Non!je ne voudrais pas refuser mon bonheur, répondit votre bouteille fût aussi pré- sieuse que vous le dites, quoi- que j'aie peu d'estime pour une bouteille vide, je vous abandon- nerais ma vache. —Ce que je t'ai ditest vrai; voici la bouteille. Quand tu se- ras rentré dansta oabane, tais ee que je vaiste preserire.… Tu hésites eneore....? Eh bien! adieu. Situ avais accepté tu serais devenu riche ; mais tu mendiras toute ta vie, tu verras tes enfants lauguir dans la mi- sère, et ta feinme mourir dans le besoin. Je!a t'inquiète peu, n’est- ce pas, Mick Legal} ? —Âlloas, je veux vous eräire teap qui lui couvrsÿ tont kr à ne Corps. en sta /nm "rs F #ort peux vaincre son hésita- an. " ; Mick, et si j'étais certain qué. it Mick en faisant eneere 2] 2 one rer D LE tion. Voioi ma vache, et si vous m'avez trompé, que la malédic- tion d'an pauvre homme retom be sur vous ! — Je me soucie fort peu de ta malédiction et de ta béaédic tion ; je ue l'ai pas trowpé, et) tu le recounaitras ce soir si tu veux suivre mes instructions —Eh bien! parlez, dit Mick en jetant encore un regard de douleur et d'affection sur sa va os, ‘7 —Quand tu seras rentré chez toi, sois calme, et ne t'inquiète pas de la colère de ta femme. Dis lui de nettoyer le plancher de ta eabane, de mettre au mi- lieu de la chambre la table cou- verte d’une nappe blanehe, et prononee ces mots : ‘Bouteille, fais ton devoir.” Tu verras ce qui arrivera. Bt voilà tout ? s'écria Mick d'un air inquiet. —Tout'! répondit Je petit homme. Adieu Mick Legall ; à présent tu es riche. Que Dieu le veuille ! dit le paysan en reprenant le chemin de sa demeure. An même instant, le nain dis- parut avee la vacho. Mick serra la bouteille sur son seiu, de peur qu'elle ne s'é- vanouit aussi, et chemina tout inquiat. — Comment ! Mick, s'éoria sa femme du loin qu'elle le vit, te voilà de retour ! À peine astu eu le temps d'aller jusqu'à Con- carneau. Àu non du ciel, que t'est-il arrivé ? Où est la vaehe ? L'as-tn vendue ? Combien en a t-on donné ? Qu'y a til de non- vean en ville ? Raconte-moi dono ton voyage ? (À Suivre) dal = het 2 # ? > + S- LÉ > aueRSSE TOUTES VOS DOELEURS AVEC LE: Pain-Killer: s Qui vaut a lui seul une boite de remèdes, Querison a! té mple sure SAGE RAA RA TON RE In these days of imitations it is well for everyone to be careful what he buys. Especially is this necessary when a matter of Realth is involved. There are so many imitations of Doan's Kidney Pilis on the market—some of them absolutely worthless—that we ask you to be particular to see that the full name and the trade mark ofthe Maple Leaf are on every box you buy. Without this you are not getting the original Kidney Pill, which has cured so many severe cases of kidney complaint in the United States, Australia and Lébes as well as here in Canada. The Doan Kidney Pill Co., Toronto. Hyndman & Co. INSURANCE AGENTS CHARLOTTETOWN. representing in P. E. 1sjand North British & Mercantile Fire 1ns Co. Union Fire Assurance Society. Phoenix Fire Assurance Co. of London. General Marine insurance Co. Standard Life Assurance Co. Canada Accident, sickness and plate glass Assurance Co. insurance effected at low rates. invoyez un timbre pour notre “ Guide des In- senteurs.” Nous abtenons plus de patentes pour les inventeurs que tous les autres ingé- nieurs ensemble, et nous faisons une spécialité des gr tions, que ies æatres agents n'ont pas i à obtenir, he de paye an dé XPERTS. CL NON, EXPERTS ns ) | | de TE hihihi tiiftiitiitsihthtot st ll L Lol di COOP TOIETT 27000..000070000000000-000000000000000000 0200008 09064000 00000000 0-0-2-602000000000000 000 Len A) f\ { ELLE) 7 8 Ê #/ VTC ARTS. J'ai fait de ma vie l'étude spéciale des maladies propres aux hommes. J'ai suivi avec soin et anxiété l’homme dans toutes les périodes de son existence, depuis l’enfance jusqu’à la vieillesse. J'ai étudié les maladies qui pouvaient lui survenir ; j'ai aussi cherché et trouvé le moyen pour les prévenir et les guérir. Ma force a été puiste dans l'étude et le travail et dans l’observation de tous les jours, des maladies propres aux hommes. J'offre aujourd'hui sous le nom de “Pilules du Docteur À. A. Moro pour les Hommes’ une pilule où se rencontre les ingrédients et les médicaments qui m'ont le mieux réussi et qui sont le fruit scientifique de mes observations Chez les enfants, elles guérissent les scrofules et les humeurs, comme le mal d'yeux, les maux d'oreilles, l'inflammation & ianues et les éruptions, le rifle, les démangeaisons, les échauffe- ments et les humeurs de toute Elles guérissent chez les jeunes gens et les hommes d'âge mur la faiblesse du sang, les 4 £ + ang maladies de cœur, les maladies d'estomac, la dyspepsie, la migraine et les maux de tête, les maladies du foie, les maladies de rognons, le mal de reins, les maladies de vessie, les maladies ner- veuses, le rhumatisme et la névralgie, les étourdissements, la perte d’appétit, la constipation, ettoutes es maladies qui font tant de ravares chez les hommes et tous les ans un si grand nombre d’infirmes. q ù £ Elles aident aussi au vieillard à supporter les maladies de son âge et lui assurent une vieillesse heureuse et prolongée. Elles guérissent toujours lorsqu'elles sont prises avec soin et patience. Elles sont une spe- cialité pour les maladies propres aux hommes et c’est de là que dérivent leur force et leur vertu, Traitements gratuits. Messieurs, si vous êtes inquiets sur l'état de votre santé et désirez avoir des conseils et des avis, vous pouvez m'écrire sans crainte. Donnez-moi un état détaillé de vos troubles et de vos misères et vous recevrez une foule de conseils qui vous aïiderout énormément et vous mettront sur le droit chemin. Si vous le préférez, envoyez pour mon blanc de traitement et il vous sera expédié gratuite- ment, sur demande. Mes conseils sont absolument gratuits et sont d’une valeur sans égal pour les hommes malades, parce que je ne traite que les hommes et que mon expérience dans le traitement de ces maladies ne peut pas être surpassée. Les Pilules du Dr. Moro se vendent soc. la boîte ou six boîtes pour $2.50, et si votre marchand ne les tient pas, je vous les expédierai sur réception du prix. Adressez vos lettres comme suit : Docteur A. A. Moro, Boite 782, Montréal, Can. DOCIOPOPOCETEN TANT IRON BIOS ENT IRT TITI IE PDO NC COLE D-IDO TOO DD DTDD-DOE-DDT D DD DDED D-CDD DID DETDO 0-00 0 DD LOTO DDOODDDD DO D DTOOOTOOODOE-OEEVDODTOTO 0000 TT0EETE 000 ETPPO DD TODOÉ DOS S-DOE D DO ET 0D FEV TETE TH0I DEEE ah Pr Dov0000000900-0 000001000000 70000030 00000059PD00O0 CDD TT 000 EDODS LORD Dh DLL htoll ht tt ht thon hh tt ht hotte hold held dede tt D tt À PTT T I NTTTTTITTT TT PCT TNT IT TT INT ET NT PT PT OT A EE NE TE ET ES NV ENV INT UIT VITE SATURDAY, APRIL 2IST This season s Opening will be More Attractive than Ever The taste displayed by MRS. WRICHT in the selections of Gems of Paris and New York Millinery, this season, must commend itself to all who will visit us next Saturday. As our Miilinery openings have always been attended by Gentlemen as well as La dies, we propose this season to combine a display of CHRISTY's LONDON HATS : : display of HIGH CLASS FOOTWEAR for Ladise Genis and Children. ads Ë % d f À Le ° L : e " LA: / | s: ‘ an à : ae x us 2 nu À an # ponts Den re nee nr au ". GR der re Sd à £ + + Ut MS Re MS se ï “à