Une exposition qui racontait la Déportation de 1758 au Musée acadien de l’Île-du-Prince—Édouard, à Miscouche, du 2 juin 2008 au 4 janvier 2009 Ce fut le lundi 2 juin 2008, que l’hon. Robert Ghiz, premier ministre de l’Île-du- Prince-Edouard, a procédé à l’inauguration d’une exposition majeure au Musée acadien de l’l.-P.-E. intitulée “La Déportation des Acadiens de l’île Saint-Jean : une remarquable histoire de courage et de détermination”. Présentée dans le cadre du 250e anniversaire de la déportation de 1758, l’exposition a mis en évidence la dimension humaine de ce tragique événement lequel a déraciné environ 4700 Acadiens et Acadiennes de l’île Saint-Jean (Île-du-Prince-Édouard depuis 1799). Ce tragique événement a aussi entraîné dans la mort plus de 2 000 personnes, dont la moitié était des enfants de moins de 16 ans. IACINTHE LAFOREST epuis le 2 juin, le Musée aca- dien de 1’Î.—P.—É. est habité par l’esprit des Acadiens et Aca— diennes déportés en 1758. L'exposition inaugurée par le premier ministre Robert Ghiz devant une foule nombreuse s’intitule «La Déportation des Acadiens de l’île Saint-jean : une remarquable histoire de courage et de détermination». De fait, le courage et la détermina- tion sont au coeur de cette exposition, conçue pour faire cheminer le public dans un sentier habité d’émotions, de faits historiques, de joies, de peines, de malheur et d’espoir. Le sentiment de rencontrer l’âme de ces personnes ayant véritablement exis- té est omniprésent, au fur et à mesure qu’on circule et qu’on prend le temps de lire les textes. Parmi ces exilés, il y a Madeleine Doiron, déportée en France. Après plusieurs années, elle est revenue s'établir à l’Île avec sa grande famille. De sa maison à Rustico, elle contemple son incroyable vie. «Je remercie le Bon Dieu de m’avoir conservé la vie mal- gré toutes les grandes misères que nous avons connues. J'ai mis au monde 15 enfants deux à la Grande—Anse, un sur l’océan, trois à Saint—Énogat, cinq à Belle-Île-en-Mer et quatre à Trois- Rivières», dit-elle. L’histoire de cette dame a beaucoup impressionné le premier ministre Robert Ghiz, qui a admis en entrevue, avoir été Un aperçu de la disposition de l’exposition. gauche se trouve Madeleine Doiron, dame qui a eu 15 enfants. En arrière-plan on trouve Marie- Josephe Morel (née Chênet), morte de la fièvre en Guyane française. Au premier plan on retrouve Jean—Baptiste Robichaud. PAGE 36 .u .rw vam- Imam-n. nul...“- m ,._.-i-» mina—— unies...“ n I sanguin «ou mm o..- À À l’entrée, on trouve ce bateau construit par Lionel DesRoches de Miscouche. Les voiles servent de sup- port aux informations sur l’exposition. LA PETITE SOUVENANCE Pour concevoir les personnages, Lucie Bellemare a utilisé des personnes bien vivantes. Julien Arsenault de Welling— ton a servi de modèle pour François Blanchard, 81 ans, revenu à Rustico où sa femme avait été enterrée 20 ans plus tôt. frappé par le courage de cette femme. «J’aime comment on a fait une démons— tration facile à comprendre. C’est bon pour nos jeunes car ils pourront établir une relation avec ces gens, autant avec la petite fille qu’avec la vieille dame de 81 ans qui a eu 15 enfants.» Le premier ministre s'est dit très heureux d’avoir participé à ce vernis— sage qui est pour lui une continuité de son engagement envers l'Acadie de l’Île. «Plus tôt en mai, j’ai eu le privi- lège de présenter une motion sur le 250". Pour moi, c'était plus qu'un geste sym- bolique. C’était important que tous les députés prennent connaissance de cette partie de notre histoire. La Déportation, c’est quelque chose que nous ne vou- lions pas, mais c’est arrivé. J’espère que tous les lnsulaires en apprendront plus en visitant cette exposition, et en rencontrant des gens qui ont été de véri- tables témoins et victimes de la Dépor- tation», a indiqué le premier ministre dans son allocution d’ouverture. Que tout le monde visite cette expo- sition, c’est évidemment le souhait des dirigeants du Musée. Oui, ils ont investi de l'argent, mais ils ont surtout investi leur confiance dans ce projet ambitieux, ainsi que de bonnes doses de courage et de détermination. «Nous avons déjà des réservations pour plusieurs classes d’école et nous espérons qu’il y aura beaucoup de mon- de», assure Cécile Gallant qui poussait 2008 ,__.______.___-t