PAGE 36 Les habitants de l’ancienne paroisse Saint-Paul de la Pointe-Prime a l'Isle Saint—Jean (aui. Î.-P.-É.) provenaient pour la plupart de la paroisse, Saint- Pierre de Cobequid (Truro, N.-E.). Ces couragern Acadiens et Acadiennes se sont évades de leurs oppresseurs britanniques en se ,rendant jusqu’à Tatamagouclie (N.-E.), d’où ils se sont diriges vers le territoire encore français de l'lsle Saint-Jean. Rendus a l’lsle Saint-Jean, ils ont fait le choix de s’établir principalement aux alen- tours de la Pointe—Prime: Le Marais, la Grande—Anse, la Grande—Ascen— sion et l'Anse—a-Pinet. À leur bien grande joie, ces valeu- reux et braves gens étaient accom— pagnes de leur ancien cure’, l’abbé Jacques Girard. La carrière apostoli- que missionnaire de l’abbe Girard offre beaucoup d'interet dans l’his- toire religeuse de l’lsle Saint—Jean et particulièrement de toute celle de l’ancienne Acadie. de celui—ci a l’Isle Saint-jean, il fut cure a Beaubassin (Amherst, N.-É.), a Cobequid (Truro, .\'.-É) et au Bassin—des-Mines (Grand— Pre, Ni-È.) en l'ancienne Acadie. C’est lorsqu’il etait dans la paroisse de Co- bequid que les Britanniques l'avaient incarcere a Halifax Peu de temps aptes, il en est sorti pour assumer les fonctions curiales au Bassin-des-Mines. Au mois d’août 1751, l’indomptable pasteur fut enleve, cette fois par les Mi’kmaq et fut conduit secrètement a travers la foret jusqu’à la baie de Tatamagouche. D’ici, il a réussi a s’évader vers l’Isle Saint-Jean. Avant l’arrivée Les deux paragraphes qui suivent au sujet de ce vaillant missionnaire sont tire’s du volume Le cler‘ee fran— gais dans l’lle—du—Prince—Edozmrd 1721- 1821 par l’abbé J. Wilfrid Pineau : Arrive en 173.3, I’tlllllt’ Girard des— serziit pendant quelques annees la paroisse de Beaulmssin. En 1742, nous père et; ses; a r :—— 1755 ‘k J763 ——: LA PETITE SOUVENANCE Francis C. Blanchard .z des lta le voyons cure de Cobequid (Truro. N.—E. ). Alors qu’il remplissait lesfonc- tions de cure dans cette paroisse, il fut inearcere a Halitax aziee quatre de ses paroissiens pour avoir conseille a ses paroissiens de ne pas prôter le ser— ment de fidelite' sans reserzie que l’on exigeait d’eux. Les cinq prisonniers furent ietes au fond d'un cachot et traites une telle inhumanite, qu’un des habitants en mourut au sortir de la prison. Enfin, a la demande reite're'e des habitants du Bassin des Mines, qui etaient prives de pasteur comme ceux de Colieqnid, le gouver- neur Cornzeallis, craignant de les exas- perer, finit par leur accorder l’alilie' Girard a condition expresse qu'il ne s'eloignerait pas du rentre des Mines, Une seconde Acadie déportée... PARDONNER, OUI iIZ’L‘C l’iiulo [.1 loin il. udu'nm‘ le li. iniu‘u J‘I'lï [olm Winslou‘ exe’eutant les ordres de la De'portation (interpre'te par Gant Nelson, le crieur public de Summersidel, lors d’une eommemoranon de la Deportation au Muse’e acadien de l'I.—P.—E., le I3 mars 2005.