| si fonts ile | = L'IMPARTIAL JEUDI LE 19 FEVRIER 1903 Nos Revendications oO 000 ——0 LE CIEL EST A CEUX QUI LUI FONT VIOLENCE Q=—Q—t) Parlant des écoles du Manitoba |cordés aux sujets britanniques—en dans son sermon devant Sir Wilfrid | principe du moins.— Laurier dimanche dernier, chési, archeveque de Montréal, di- sait : ‘“,...Lorsque dans une question il s’agit de droit et de justice, cette question ne peut être réglée tant le 2 S| janvier courant, S. G. Mgr Bru-; Mais, sous d’autres rapports, ‘‘la justice et le droit ne sont pas satis- faits,’ et cela dans l'exercice de ! droits aussi sacrés pour nous que l’est le droit de vivre pour tout être humain. En premier lieu, nos droits de que la justice et le droit ne sont pas , ca/holiques sont odieusement foulés satisfaits. frères du Manitoba s’est améliorée, même beaucoup à certains endroits, la loi reste la même...."’ Cette définition, de droit nature!, s'applique, évidemment, à tout cas où le droit et la justice sont outra- geusement foulés aux pieds. a — QUI EST-IL ? Avant d’entre en matière, nous voulons établir nettement notre si- tuation. Publiciste catholique, nous enten- dons défendre la cause catholique comme nous l’avons fait jusqu'ici, au-dessus et en dehors de tout parti; l'esprit de parti, hélas ! ne permet pas toujours de juger sainement, avec impartialité, cela se produit trop souvent autour de nous. Zouave pontifical, nous avons prêté serment de fidélité à l'Eglise: nous nous appuyons sur les Ensei- gnements des grands Papes Pie IX et Léon XIII et voulons écouter ‘La Parole qui suffit au moude.”?’ Nos bien-aimés Acadiens ayant daigné, à la suite de nos pauvres écrits en leur faveur, nous accor- der le magnifique titre de Compa- triote, ont le droit de compter sur nous, malgré notre indignité et notre faiblesse. Nous écrirons donc comme Acadien, priant 1-s directeurs de ces journaux de nous permettre d’élire domicile en leurs bureaux pour tout ce qui concer- nerait nos articles dont nous enten- dons assumer toute la responsabi- lité, ou les réponses qu’on y ferait, s’il y a lieu. —— QUELS SONT NOS GRIEFS ? “La position de nos frèr:s du Manitoba, dit Mgr Bruchési, s’est amé“liorée......mais la loi reste la même’’ Nous pouvons, en Acadie, en dire autant à piusieurs points de vue. Notre position s’est améliorée quant à nos rapports avec la cou- ronne. Nous faisons partie du Dominion, jouissant des droits ac- | Sila position de nos; aux pieds, et ce siècle menace de s'ajouter au siècle qui vient de dis- paraître sans que rien soit fait pour nous rendre justice |! En second lieu, la Coustitution qui régit toute la Colonie est outra- geusement violée à notre préjudice par le Pouvoir fédéral, quelle que soit sa couleur politique. HALTE-LA |! — Voilà nos deux accusations nette- ments formulées. Nous les traiterons dans des arti- cles subséqueunts et, à l'encontre de Mgr. l'archevêque de Montréal qui ne voudrait point créer d’agitation autour de la question qu’il traitait, uous chercherons, par tous les mo- yens en notre pouvoir, de faire de l'agitation parmi notre bon peuple acadien. Pierre l’Ermite, voulant délivrer dn joug des Turcs les Lieux Saints qu’ils profanaient, semait l’agita- tion parmi les peuples d'Europe, les soulevait au crie de : ‘‘Dieu le veut !’” Jeanne d'Arc, obéissant à ses voix, soulevait le peuple de France en lui répétant ‘‘la grande pitié en laquelle était le royaume.”’ Il y a grande »sitié en la douce Acadie : il est temps de crier, à ceux qui méconnaissent notre peu- ple et foulent aux pieds ses droits les plus sacrés, que nous entendons revendiquer ces droits, que nous VOULONS, par tous les moyens honnêtes, légitimes, mais aussi les plus énergiques, OBTENIR JUS- TICE. Pour cela, unissons-nous. Caton 1: Censeur, voulant la gloi- re de sa patrie, Rome, avait pris la résolution de terminer tous ses dis- cours par le célèbre vœu : Delenda Carthago—Carthage doit être dé- truite ! Nous terminerons tous nos arti- cles par ces mots : ‘‘Nons voulons des prêtres et des évêques aca- diens !—Nous voulons des députés, des sénateurs, des fonctionnaires a- cadiens !”’ FIRMIN PICARD 28 Janvier 1903 SAINT ANTOINE ET LES PROTES- | Pain Pour ses pauvres ; engagez- | vous à lui donner quatre fraucs, si TANTS RE | Un bon Frère des Ecoles Chré-| tiennes, supérieur d'un grand coi- lège à Lille, de passage à Toulon, racontait, il y a quelque temps, dans l’Arrière-Boutique de saint Antoine, le traitsuivant d’un pro- testant, auquel saint Antoine a ac-: cordé une faveur en apparence mi- nime, mais qui pourrait avoir de bien grandes conséquences. ‘“Un jeune Anglais protestant, venu dans ce collège catholique pour y apprendre la langue fran- çaise, perdit, certain jour, un ob-| jet de valeur auquel il tenait beau- coup. C'était une monnaie an- glaise, une guinée, frappée pour je ne sais quel anniversaire de la dé- funte reine d'Angleterre. (Ce qui ajoutait à son prix, c’est qu’il n’a- vait été frappé, paraît-il, que mille de ces pièces. ‘“Il était désolé de cet aescident et, après maintes recherches infruc- tueuses dans les cours, les jardins, la campague du collège, il se décida | ‘:__ Recourez donc à saint Antoi- | s s . | à eu parler à son professeur. | ne, lui dit celui-ci. | ‘_Je veux bien, reprit le jeune homme ; mais que faut-il faire ? | vous retrouvez votre guinée. ‘J'y consens.?” ‘Or voilà qu’à peu de jours de là, traversant la cour d’honneur, accompagné d’un jeune compatrio- .te protestant comme lui, il soulève avec son pied le sable de l'allée et fait luire à ses yeux l’objet précieux qu’il croyait à jamais perdu. ‘Notez que cette avenue, la plus fréquentée de la maison, avait été, depuis cinq jours, traversée et pié- tiuée par plus de quatre mille per- sonnes, élèves internes où externes, et personne n’avait aperçu le moin- objet qui püût attirer les regards. ‘“Le jeune protestant, ajoutait le Frère, ravi autant qu'étonné, s’est pris depuis à réfléchir sur le pou- | voir de saint Antoine de Padoue, et pour la première fois, des idées de conversion lui sont venues.” Son Bilan Le bilan d'1 BAUME RHUMAL : les affections de la gorge et des pou- mons guéries radicalement par son emploi. Halifax, N. E. L'archevêque O'Brien se propose d'établir ur collège diocesain à Ha- rales. ‘Simplement lui promettre du |hifax dans un avenir rapproché. | La Sante de Sir Wilfrid | Tout le monde apprendra avec chagrin que l’état de santé de sir | Wilfrid Laurier est loin d’être aussi satisfaisant que les journaux libé- raux veulent bien le dire. De fait, sir Wilfrid est très malade,—si ma- lade que la dépêche des affaires de simple routine lui est devenue tout à fait pénible. Il est vrai que son séjour dans le sud luia fait du bien ; mais ceux qui le connais- sent le plus intimement craignent que ce soulagement ne soit que tem- poraire. Le mauvais état de santé du pre- mier ministre constitue un sérieux embarras pour le parti libéral ; car le cabinet d'Ottawa aura bientô: fait de se désagréger quand sir Wil- frid aura disparu, et sa retraite de la scène politique aura des consé- quences plus graves qu’on ne se l’imagine peut-être maintenant. Par-dessus tout, cependant, c’est avec chagrin que ses amis politiques et ses adversaires eux-mêmes ap- prendront sa prochaine sortie de la vie publique. Sir Wilfrid est une personnalité sympathique, et puis- que le Canada ne peut espérer jouir de ses services bien longtemps, cha- cun s’accordera à souhaiter qu'il lui soit accordé de longu:s années pour jouir des honneurs qu’il a mé- rités.— 7he Sunday Sun. A Tous les Ages Les vieillards, les adultes, les en- fants retirent le plus grand avan- tage de l’emploi du BAUME RH[U- MAL, contre les affections de la gorge èt des poumons. Le plus grand navire Le Cedric, le dernier paquebot ajouté à la flotte de la White Star et le plus grand du monde, est pra- tiquement terminé et quittera Bel- fast bientôt pour Liverpool, afin de se préparer pour son premier voyage à New-York dans les pre- miers jours äe février. Ce navire monstre de 700 pieds de long est le deuxième dont le tonnage dépasse 20,000 tonneaux, le Celtic de la même compagnie é- tant le premier. Le Cedric pourra transporter 3000 passagers, mais sa vitesse ne dépassera pas celle des navires ra- pides qui font le trajet de New- DANS L'ExaATr pu KANSAS M. Campbell, membre de la cham- bre des représentants de la législa- ture de cet Etat, vient de déposer un projet de loi dans lequel ïl est dit que tout homme âgé de 40 ans au moins et de 65 ans au plus, en bonne santé et ron marié, devra payer un impôt de $25 par an. Les femmes âgées de 35 ans au moins et de 50 ans au plus, non mariées et également en bonne san- té, devront payer un impôt sembla- ble. En seront exempts ceux ou celles qui sont soutiens de famiile, etles sommes recueillies de cette façon serviront à l'entretien des é- coles. Dans ce projet de loi se trouve une clause demandant à ce que les fonctionnaires de l'Etat, non ma- riés, ne reçoivent aucun salaire et et que leurs appointements soient consacrés à l'entretien des écoles. Cette clause vise le gouverneur Bai- ley et le lieutenant-gouverneur Hanna, qui sont célibataires et qui, dernièrement, ont recu des milliers de lettres de femmes désireuses de se marier avec eux, sans pouvoir se décider à faire un choix. DONANOE’S MAGAZINE FEBRUARY, 1908 The Grand Army of the Republie has considerable space devoted to it in the February number of DONAHOE'S MAGAZINE. Colonel John C. Line- ham, the writer of tue artiele, gives a most entertaining account of the or- ganization of the Order. Biographi- cal sketohes of the officers, personal reminiscences of such comrades as Sherman, Sheridan, Logan, eto., and a fine array of portraits, make the pa- r ons of uuwusaual interest. John Talbot Smith considers ‘‘Clas- sie Plays and Some Others,” and Max Walter Mannix describes the closing days of an American student's life in Rome. Lionel Johnson is the subject of a thoughtful essay by James Keating, and Kev. John F. Mullany continues his series, ‘‘UWur True Position,” There are some very readable short stories, ineluding one of Irish life in the mountains and by the sea, and a lengthy instalment of the serial, The Oall of Charles Walferd-” A5 usual the various departments give much useful information. The book reviews are numerous and instructive. name renteetenti éteinte, DR + : 38 MOI ORDER EN RE Tentative Diabolique Une famille entière de Louisville, York à Liverpool. THE SPRING NUMBER OF THE DELINEATOR The March Delineator presents an unusually excellent coileotion of lit- erary features and an inviting display of the fashions for Spring. In the Social Life of the Army and Navy, Waldon Faweett writes of the social p'easures of the two arms of the na- tional defence, afloat and ashore. In fiction tw » excellent short stories are conspiouous . The Wreck of the Night Express, an exciting railroad story by Fravois Lynde, with illustrations by Marehand ; and à Competent Spin- ster, a delightful take of the deeds of a strenuous girl, written by Jeanie Drake and illustrated by A. I. Keiler. The love story Thyra Varrick, draw- ing to a close, yet increases in inte- rest. À quaint Philadelphia house is the subject of the artiele in the Homes ef the Past and Present series. Inthe Miladi papers Miss. Oiara E. Laugh- lin writes entertainingly of wWoman's relations to the hand-made and the vroductofthefactory. Mrs. Birney's article on fear, anxiety and grief in children is of speeial interest to pa- rents, and the sewing lesson will prove of benefit to the children, for whom there are the usual stories and past- times. The social, fancy-work and bousehe]jd departments are up te the usual standard. Surprise Agreable Quand une personne a tout fait inutilement pour se débarrasser d’un rhume, elle est toute surprise que quelques doses de BAUME RHUMAL, lui apportent une gué- Ky., s’est empoisonnée en buvant minelle avait jeté une poudre homi- cide. Les victimes sont Mme Nancy Birch, Mme Laura Feaman, sa fil- le ; Mme Birch Cooper, sa petite- fille, Mme Emma Ware, de Louis- ville, Mile Frank Canon d'Owers- boro, invitées de la famille ; Rachel Davis, servante noire. Toutes ces personnes sont dans un état critique. Mme Birch possède une fortune de $300,000 qui, à sa mort, doit fants. La police a ’affaire en main. NORWAY PINE SYRUP Stops the irritating eough, l1oos- ens the phlegm, soothes the in- flamed tissues of the lungs and bronchial tubes, and produces a quick and permanent eure in all eases of Coughs, Colds, Bron- chitis, Asthma, Hoarseness, Sore Throat and the first stages of Consumption. Mrs. Norma Swanston, Cargi!l, Ont., writes : ‘I take PE in recom- rison inespérée. | | Nouvelles Elections | La législature du Nouveau- | Brunswick est dissoute. Les brefs | sont lancés pour les élections géné- | Appel nominal le 21 ; vo- | tation, le 28. | | mending Dr. Wood’s Norway Pine Syrup. T'had a very bad cold, rs | not sleep at night for the coughing and bad pains in my chest and lungs. I only used half a bottle of Dr. Wood’s Norway Pine Syrup and was perfectly well again.” Prieo 25 conts a bottle. YASAI ZUTOO TABLETS Break up your Cold. L'IMPOT SUR LES CÉLIBATAIRES | Are gone by. Tree US LED "07 lapses into quiet again, even trade becomes at a standstill. However we must not forget that lots of purchases which were contemplated du- ring this holiday and busy season coukl not be accomplished owing to the very bad condition of our wiuter roads. Now in accordance with the old saying ‘‘It is never too late to do good”? 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