+ | | ke" | | ». * { Fe" } 7 | | LL | < + LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. G. BUOTE, RÉDACTEUR. F. J. BUOTE, GÉRANT VOL. 1, NO © TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 18 AVRIL 1901. 8 ANNEE. - LA MECHE D'OR - 0000000:XX0000000 PREMIERR PARTIE 9. [suite.] 11 était environ dix heures et demie, lorsqu'il atteignit Je Point-du-Jour. 1loouvrit Ini- même son canot d’ane toi.e blanche et le confia à un caba:. retier qu'il connaissait. Etilse décida enfin à prendre le che- min de fer de ceinture pour rentrer à Paris. 11 descendit à la station de Batignolles, à onze heures moins eing, riant à l’a. vance des douces gronderies de sa mêre,qui, comme tovtes les mères, ne vivait plus, lorsqu'elle savait son fils en train de canoter. S'1l était arrivé une demi-heu- re plus tôt, il aurait trouvé le chef de Ja sûreté mettant sa sœur en état d’arrestation. Tontes ses pensées se itournaient maintenant vers Thérèse. 1l8e représentait le bonheur qu'elle devait éprouver auprès de Serge. —Chère sœur! murmurat- il. Comme elle mérite d'être heureuse ! Jl remontait bien vite la rue de Rome, mécontent de s'être attardé, et iont étonné de ren contrer une foule de gens, dans ce quartier habituchlement dé sert. Quand il arriva an coin de la rue des Dames, ïilsentit qu'on lui prenait le bras, et la voix de sa mère qui disait dou- cement. , —Viens, Claude! Elcignons- nous d'ici. Viens !.......…. — Quoi! ma mère ! passe-t-il done ? — Un malheur épouvantable ! —Thérèse ! Ma sœur !.… La venve ne répondit pas ; elle entrainait son fils, en bal- butiant : —Tont à l'heure.…..Je vais t’ex pliqaer...Fuyons ! Olaude s'était mis 4 trembler. Il dit avec colère : Que se —Ah! Pourquoi donc suis j° sorti ce soir ? — Cela vant bien mieux ! Quand tu sanras...… Er elle marchait toujours vite, parlant d'une voix coupée par l'émotion : —Je me disais bien que mon instinct de mè:e me guiderait, que je te troaverals avant qu: tu arrives à la maison... ‘ —Je t'en supplie, ma mère; dis-moi ce quiest arrivé à Thé rèse. — Plus loin... On pourrai: nous entendre...Si un agent de police savait que tu es mon fils, il t'arrêterait… Après avoir couru quelques minutes, il arrivèrent au boule. vard Malesherbes. 1ls étaient sur le large trottoir, qui borde le parc Monceau Personne me passait là ;iis pouvaient parier sans crainte. La venve tomba, épuisée, sar la muraïiile basse qui soutient Ja grille ; et elle pleura en baisant les mains de son fils : —Sois courageux, Olaude ! — Parle je t'écoute ! —Le commandant Morain s Î l été assassiné, oe sair, à l'heure même où Serge rentrait de sou bureau. —Oh! mon Dieu! fit Clav- de, en songeant que c'était l'heure ou 1lavait été si henreux de voir la jeune fille qu'il ai- majt. Achève, ma mère. Qui NN... —On ne le sait pas, mon fils ! On ne sait qu'une chose, c'est que Serge a été surpris, tenant à la main l'arme du crime. Et on l’accuse! —Lui! o’est impossible !.…. Oh! Comme Thérèse doit souf frir! Mais où est elle ? —On n'acouse pas Serge seu- lement. Onavu une femme J'igaore ce qui s’est passé ; mais |«), H. Myriek & Co | je suis prêt à jurer que Serge est innocent ! — Et situ savais les preuves qu'ils ont rénnies coatre Thé- rèse et coutre Ki! Thérèse !...…… M (sœaresten prison! Ah! las aiscn,ilvant mirux qre ja in'aic pas été à! J'anrais tué les hommes quiont cs* l’arrèter. | —Je t'en supplie, pas de vio- lences ! Mon cher enfant, je n'ai plas que toi... Si on t'ar- rêtait, je 1058 que je mourrais | 1i prit sa mère daus ses bras et l'embrassa longuement : — Jcoute, ditil. Tuas sup- porté, dans ta vie, ma pauvre mère, bin deséprenv:s. 11] pa- rai: que ce n'est pas assez, et que în dois souffrir encore ;] mais, souvieus-toi quetu es la — Contre qui sortait en courant de Ja mai- son Ta sœur est passée là à la même heure.…....Et......Oh! mon fils, je n’ai pas le courage d'achever... C'est trop affreux!! Elle se tut ; Claude restait! immobile, les yeux figes, comme si la vie se fut arrêtée en lui. Ce ne fat qu'au bout d'un grand moment qu'il eut le eourage de: demander : | —Et...on l'accuse, elle aussi ?! —1ls sont venus .…… 1ls l'ont interrogée...… Il y a une coiuci : dence épo ivantable en tont...Et ils ont pris mon enfant. —]]s l'ont arrêtée ? | 1i se leva brasnement ! | —Où vas tu donc? s’écria sa mère en tremblant. | — Mais l'arracher de leurs], mains, ma nère, jeur dire, leur ! prouver que c'est une erreur monstrueuse ! Thérèse, ma soeur chérie, accusée d'un crime !....…. Mais c'est à devenir fou !... Mais, sijavais êté |à, je l'aurais dé. fendue ! — C'est bien ponr cela que Thérèse s’est laissée arrêter sans résister à ces hommes. dit la! veuve, en forçaut son fils àse | rasseoir auprès d'elle. Et puis, on t'accuse, tol aussi... — Moi, ma mère ? —Oui. Il parait que M. Fourmont areçn ce matin un testament en faveur de M Mo- rain, et que tu as dû le lire... | — Non, je ne j'ai pas vu. —Et tn l'aurais communiqué à Serge ou à ta sœur...Ces gens inventent des infamies A lors, quand ils ont eu pris ma fille, j'ai voulu défendre mon fils ! ils ont placé des agents dans la maison, pour t'arrêter si {u ren- trais….J'ai déjoué leur ruse ;. j'ai réussi à sortir de chez moi, sansêtre reconnu. Ji ne faut | pas qu'ils te prennent, toi ! Que. deviendrais-je,iseule, pour latter. contre cette justice qui arrête, des innocents ? Il y eat un long silence ; Claude, tout en pleurant, essa- yait de dominer sa colère et son! chagrin. | — En effet, murmurat:il,il va! falioir lutter, délivrer ma sœur. et son fiancé. —Tu ne crois pas plus à la culpabilité de Serge qu'à celle! de Thérèse, | — Moi !'eroire que mon ami, mon frère, est capable de com:| mettre une mauvaise action 2... | n'est-ce pas ? ton secret. femme d’un soldat ! Tu snp- porteras cette dernière épreuve, noblement et dignement, com me ta l'as toujours fuit... Jute| promets que, malgré mon inai | gua'ion j+cousentirai à me ca- Cher, à disparaitre ; et, possible, je viendrai te voiren| secret ; cela te donnera la force de résister à la douleur. Qaant à cette épouvantable acensation jexaminerai demain sur quoi eiie repose.....Jete promets de me coutenir : mails tn vas me] promettre aussi de ve t’humi- lier duvau* aucun si c'est | d :s hommes de }a justice ! Sois fière devant Ta! Importers aad Jealers in : DRY GOODS | HARDWARE BOOTS & SHOBS FINE GROCETES And F5 5ag Su! plies AT TIGNISE and A LBERTON eux ! N'oubli: pas que tu por- tes le nom de notre père | | 1l éprouvait ie même senti.| ment, que Thérèse avait ressen- ti, lorsqu'elle avait vu sa mère! suppiiver le chef de Ja sûreté. —Tiens, dit elle, J'ai pensé qua tu consentirais à vivre Ca- ché ; je t'ai apporté milie francs, ce que nous avions à la maison. Tu m'évriras demain, poste res- tante, à mes initiales, pour me dire où ta t'es réfugié. — Oui. j: te le promets ! —Et j2 te jure que je me fe- rais tuvr plutôt que de révéler Adieu, mon fils! Au moment où ils s’embras satent,1ls entendirent le bruit d'une voiture. Serge regarda, mashinalement, et,à la Jueur d'un bec de gaz, aperçut M. Fourmont, qui reconduisait An gélina Verdier. 11 murmusa : — Et moi qui. ce soir, étars si heureux ! Moi qui faisais de si beaux 1èves ! —Courage, mon enfant ! —Vat'en, ma mère ! absence a trop duré... 1! forra sa mère à s'éloigner ; et, une fois seul, ii s'écria avec énergie * —Ma sœar ! Emprisonnée avec des coquines... avec des vo euses ?...……. Tonnerre ! Je pe l'y iaisserai pas longtemps. Ton DEUXIEME PARTIE I ANGELINA VERDIFR a sœur din commandant Mo | raïon s'étoit ma de #2 famille. riée contre le erf Malgré la ‘viva rames OPn£E.i:0. de Evs pvaiclls ei de built à ia de page.) ss caves Ke Nr À © $Q … tes s 9 ? QU mi # DAUU OUM SIOWOJSN9 aAnO JO osou} 7sonbor o [a HOSV9S AS JOUJOUE 901004 ‘MOI 913398 PUB [[U9 07 OOGI 4JOF SOUTIUOP y} Poires 794 jou JTO | Dr. PHYsICIAN AND SURGHON Murphy Prise Graduate New York University PIGNISH, ..... .. P.E.L. J. DOIRON, M.D. GRADUÉ DE LAVAL DE MONTREAL. Tignish...... LE. First Carte Professionneile Rrsenautt & McKenzie AVOCATS, &c. (Récemment chez Charles Russell et Cie., Londres) BUREAUX : Summerside et Charlottetown Aubin E. 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