Te HR RE Mers a co MEN CEE : | 1 : Î ÿ | { tt _ trompée par de folles illusions, L'IMPARTIAL, JEUDI LE 10 NOVEMBRE, 1898 LES OUVRIERS FRANCAIS A ROME Ci-suit ia réponse du Saint Père à l'adresse des ouvriers français, qui a paru dans nos colonnes la semaine dernière. Ces deux documents sont re- marquabies et méritent d'être lus attentivement. 11 faut même les mé liter. Très chers fils, C'est pour Notre cœur une nouvelle et douce joie, très chers fils, de vous voir une fois de plus, dans Nos vieux jours, réunis ainsi et groupées si nombreux autour de Nous. Votre arrivée et votre présence damentales sur lesquelles repose ; tout l’ordre civil, l’effet immé- diat sera, pour la classe eu- vrière elle-même, la servitude, la misère et la rnine. ,. Loin de vous, très chers fils. une pareille et aussi sombre perspective. Fidèles à votre baptême, c’est à la lumière de la foi que vous jugez et appré- ciez les choses de cette vie, vrai Pélerinsge du temps à l'éterni- REMARKABLE RESCUE field, I1l., makes the statement, that she caaghi cold, which settied on her ipngs ; she was treated for a month by her fa- mily physician, but grew worse. He told her she was a hopeless victim of consumption and that no medicine could cure her. Her druggist sugges- té ! À Tandis qu'ailleurs les ques- [tions sociales troublent et tour- mentent les hommes du travail, vous gardez vos âmes dans la paix, en vous confiant à ces pa- trons chrétiens. qui président avec tant de sagesse à nos labo- rieuses journées, pourvoient a- ici Nous sont une preuve mani-| vec tant de justice et d'équité à feste que, loin d'ébranler votre| ;6tre salaire, et, en même temps, fidélité et votre constance, le | ns instruisent de vos droits temps et les évements ne font que fortifier de plus en plus et de res devoirs en vous inter- prétant les grands et salutaires dans vos âmes les sentiments de | enseignements de l'Eglise et de respect et d'attachement au Siège apostolique, de dévoue- ment et de piété filiale que vous venez de Nous exprimer, et dont par le. passé vous Nous avez donné déjà tant et de si écla- tants témoignages. Aujourd'hui, une pensée spé- ,ciale a contribué à vous rame- ner auprès de Nous. Ainsi que vous l'avez rappelé tout à l'heure, il vous tardait de Nous remercier de l'acte récent par lequel Nous confirmé les déclarations anté- rieures du Saint-Siège sur votre patronat traditionnel en Orient. Et c’est dans cette pensée que se sont joints à ce péler'nage ou- vrier les vaillants religieux que que Nous apercevons au milieu de vous et qui ont si bien méri- té de la Terre Sainte. Pénétrés de zèle pour la goire de ces lieux bénis, qui ont été les té- moins de la vieet de la mort du Sauveur des hommes, ils y conduisent périodiquement ces nombreux pélerins de la péni- tence, qui vont y offrir à Dieu leurs prières pour les besoins de la sainte Eglise et pour le retour en son sein de nos frères séparés. Nous-même, il y a peu d'an- nées, Nous avons voulu, dans ce but, qu’un solennel congrès eucharistique füt célébré, sons la présidence d’un cardinal fran- çais, dans cette ville même de Jérusalem, où a été institué ce ce grand sacrement, quiest le gage divin de l’union entre les fidèles. Continuez donc, cher fils, vos pieuses pérégrinations en Terre Sainte ; elles contri- bueront puissamment à fortifier la foi et à féconder votre noble mission en Orient. Pour vous, très chers fils, qui êtes la France du travail, vous n’ignorez pas qu'à vous aussi in combent d'importants et graves devoirs, qui intéressent la so ciété tont entière. Et puisque vous venez de faire allusion à la démocratie, voici ce qu'à ce sujet Nous devons vous incul- quer. Si la démocratie s'inspire aux enseigaements de la raison é- clairée par la foi : si, se tenant en garde contre de fallacieuses et subversives théories, elle -ac- cepte avec une religieuse rési- gnation et comme un fait né- cessaire, la diversité des classes! et aes conditions ; si dans la recherche des solutions possi- bles aux multiples problèmes sociau x, qui surgissent journel- lement, elle ne perd un instant de vue les règles de cette Chari- té surhumaine que Jésus-Christ a déclaré être la note caractéris- tique des siens : si, en un mot, Ja démocratie veut être chré- tienne, elle donnera à votre pa- trie un avenir de paix, de pro- périté et de bonheur. Si, au con- traire, elle s’abandonne à la ré- volution et au socialisme ; si, elle se livre à des revendica- tions destructives des lois fon- avons CECGCGECCCCCCCECC GEL CECEERECECECECECEELLECEEE son Chef. Ah ! puisse la France voir se wultiplier, de plus en plus, des patrons qui ressemblent aux vô- tres et notamment à ce Bon Père qui, depais des années, se fait ur bonheur de vous con- duire à Nos pieds. Puissiez-vous, vous-mêmes, par votre exemple, et, au be- soin, par vos paroles, ramener à Dieu et à la pratique des ver- tus chrétiennes vos compagnons égarés et enrichir votre patrie de phalanges d'ouvriers comme celle que nous avons ici sous les yeux ! S'il plaisait au Seigneur d’ex-ucer ce vœu, le salut et la prospérité de votre nation se- raient assurés et elle ne tarde- rait pas à reprendre dans le monde la place spéciale et la glorieuse mission que la provi- dence lui avait assignées. En attendant, très chers file, efforcez-vous par votre esprit d'humilité, de discipline et d’a- mour du travail, de vous mon- trer toujours dignes de votre noble titre d'ouvriers chrétiens. Aimez-vous les uns les autres. Aux heures où le poids de vos rudes labeurs pésera plus .iour- dement sur vos bras fatigués, fortifiez votre courage en regar- dant vers le ciel. Rappelez-vous le divin ouvrier de Nazareth. Voloutairement il a choisi cette modeste condition, afin d'être plus intimement des vôtres, et de diviniser, en quelque sorte, le travail des mains et l'atelier. Pardessus tout, recourez fré- querament à la grâce, et jamais ne négligez vos devoirs reli- gieux ; ils seront pour vous une source tonjours féconde de con. solations, de force et de persévé- rance finale. C'est comme gage de ces dons cé.estes et de Notre parti. culière affection, que Nous vous |accordons de tout cœur, très chers fils, à tous ici présents, à VOs parents, vos famiiles +t vos amis, la benédiction apostoli- que. DECECECEECGCECECCEEEEELE DON'T CHIDE. æ IH 7 CHLORE f Don't scold } ê the use ones if CE the bed is wet 27 inthe morning. It isn't the child’s fault. Weax kidneys need strengthening— that's all, You can't afford to risk delay. Neglect may entail a lifetime of suffering. Doan’s KIDNEY PILLS Strengthen the Kidneys and Bladder, then all trouble ceases. Mr. John Carson, employed at M. S. Bradt & Co.'s store, Ham- ilton, Ont., says : “My little boy seven years of age has been troubled with his kidneys since birth and could not hold his water. We spent hundreds of dol- lars doctoring and tried many dif- ferent remedies, but they were of no avail. One box of Doan'’s Kidney Pills completely cured him.” —_— CCC CC CCC CERCLE CCC CCC CCC ECC CCC CCCCECECECEER ÿ ECC CELL EC CCC CC CCCECCE GER Ripaus Tabules: for sour stomack. Ripans Tabules cure indigestion. Ripans Tabules cure constipation. Ripans Tabules cure flatulence. ER 7 D + me RO ED ET s ET ted Dr King's New Discovery for Consumption ; she bought a bottle and to her delight found herself benefitted from first dose. She continued its use and after taking six bottles, found herself sound and wel, ; now does her own housework, and is as well as she ever was. Sold by all Druggists, large bottles 50 cents and $1.00. L'inconnue Au temps de ma jeunesse, il m'arrita une aventure singu- lière qui m'a laissé d'ineffa- çables souvenirs et dont le récit est de nature à faire frissonner les plus intrépides. T'avais vingt ans ; mon père, selon la coutume des pères de province, m'avait envoyé à Pa- ris pour y faire mon droit. Na- turellement ami de l'étude, je prenais peu de part aux plaisirs frivoles de la capitale, et tous les miens consistaient à suivre avec ardeur les leçons de sa- vauis professeurs qui prodi- guaient les trésors de l’instruc- tion à cette jeunesse studieuse accourus de tous les points de la France. La Révolution veaait d'écla- ter et avec elie toutes les fureurs de la démagogie. La terreur é- tait à l’ordre du jour, le sang ruisselait de toutes parts ; les sciences elles-mèmes, si étran- gères aux débats politiques, souffraient de cet état d'’enar- chie, les écoles étaient fermées, chacun alors songeant bien moins à s’instruire qu'à pour- voir à sa sûreté, et moi, confiné dans une petite chambre du faubourg Saint-Jacques, je bé- nissais mon heureuse ebscurité, et, réduit à feuilleter solitaire- ment Cujas et Barthole, j'atten- pais avec impatience des jours plus heureux. Ua soir que j'étais resté de hors plus tard que de coutume, je traversais d’un pas rapide les vieux quartiers du Marais pour regagner mes paisibles pénates Arrivé à cette place de Grève dont le nom se rattache à tant d’affreux souvenirs, le premier objet qui frappa mes regards fat l’échataud encore dressé en {ace de l'Hotel de Ville. À cette énoque, le terrible instrument de mort était en per man3uce, et ce jour avait vu im- moler de nombreuses victimes. Saisi d'horreur, j'allais faire nn grand détour pour éviter la hi. deuse machine, lorsqu’à la lu- eur d'un sinistre fanal il me sembla voir quelque chose s'a- giter lentement au pied de l’e. chafaud : j'ous de tout temps un caractère romanesque et a- ventureux ; ma première-pensée fut que c'était quelque infortu- ne, condamné à d'’éternels re- grets par un arrêt du tribunal sanguinaire, et que mes secours pourraient ne Pas lui être inu- tiles. Plein de cette idée je m'a- vançai avec assurance, et bien tôt je distirnguai uns femme vé- ! tue de noir, assise au bas de la fatale échelle. Son visage, ex- trêmement pâle, était d'une beautéfravissante, un darge col- lier noir serié autour de son cou, en faisait ressortir la blan- cheur éclatante. Elle paraissait en proie à ce muet désespoir mille fois plus effrayant que les cris et les sanglots. Les longues tresses de ses beaux cheveux uoirs flottaient au gré des vents, et son regard morne était atta-; ché sur cet autel sanglant, où sans doute elle av.it vu périr ce | Mrs. Michael Curtain, Pain-| qu'elle avait de plus cher sw monde. Emu de compassion, je . prochai d'elle et m'’efforçai par de douces paroles, de la tirer de cet état d'abattement qui m'ef- frayait. Pendant longtemps elle parut - : , ‘ de matériaux ALLEZ-VOUS BATIR ? LS EL : s sommes ‘ : : e Prince que nous Nous désirons informer 'e Public du Comté d q : “inai ustru tion es dans une position de fournir tout ce qu'est nécessaire à la co Patisses. : cmandez n°98 Prix, Si vous vous proposez de balir, i 1 venez nous Voir eb « de Ja meil- mais peu à peu elle devint plus !jeure qua ité attentive, et fixa enfin sur moi ses yeux brillants d’une : xpres- sion singulière. Je respectais sa douleur. et, sans lui faire au- cune question, je lui preposai de la reconduire dans sa famille ou auprès de ses amis. —Je n'ai plus d'ami sur la terre ! me répondit-elle d'une voix sépulcrale. —Mais au moins il yous reste un asile ? —Oni, le tombeau ! > Les larmes me sufloquaient : cette étrangère m'inspirait un intérêt difficile à décrire. Jus- qu'à ce jour une application constante à des écarts de la juu- nesse, mais il semblait que cette rencontre extraordinaire eût dé- cidé lu sort de ma vie ; mon cœur battait avec violence-et je me’ persuadais que la main du ciel m'avait conduit en cet en- droit pour devenir le protecteur de cetts femme si belle, si mal- heureuse, si abandonnée. —‘“Qui que vous soyez, m'é- cria-je dans mon exaltation, dai- gnez vous confier à moi | je suis homme d'honneur ; je tâcherai de remplacer tout ce que vous avez perdu ! je serai votre ami, votre frère, j: jure de ne jamais vous abandonner... Répondez …consentez vous à me suivre ?’ L'inconnue me regarda an instant aves attention, comme pour pénétrer ma pensée ; puis, laissant tomber sa main dans la mienne : - “J'y conseas, me répondit- elle d’un tou solennel... par- tons... > En même temps elle se leva, prit mon bras qu’elle serra forte. ment et nous nous dirigeàämes silenziensement vers les quar- tiers enfumés de la Sorbonne. Nous arrivons, nous pénétrons dans mon modes:e réduit, bien- tôt un feu brillant. allumé par mes soins, vient réchaufter les membres glacés de l'inconnue ; je l’établis dans un fauteuil au près de la cheminée, et je sors. pour lui procurer quelque breu- vage bienfaisant...Je n'avais été absent qu’un moment ; je ren- trai, je la trouvai renversé sur le fauteuil ; sa tête était penchée en arrière et ses bras étaient pendants je crus d’abord qu'elle s'était trouvée mal. 1n- quiet, alarmé, e veux la rele- ver, la placer daus une s° u1 tion plus commole ; qnei est mon effrei ! ses mains sont froides, son pont: st ariê'é ; jinterroge son «œur, il avait cs de battre, 1’1 fo:tun‘e n'x istait plus !....…. Eperdu, hors de moi, j'appelle du s:cours, l'a larme se répand dans la maiscn la police est avertie, le conimis- saire du quartier ee trans :orte chez moi. On avait déposè le ca- drvre sur mon lit; l'officier de paix prit nn flambeau pour l'ex- aminer ; mais à peine l'eûti-1l envisagé, qu'il s’'écria avee un accent terrible : —"“Grand Dieu ! qui donc a conduit cette femme ici ? —“Vous la connaissez ?” de. mandai-je vivement. —"Sans doute” répondit:il, “elle a été exécutee ce matin...” En parlant ainsi, il détacha le | sollier noir qui entourait le cou d'albâtre de l’inconnue, et Ja tête roula sur le parquet... À cet horrible aspect, je jetai un cri terrible, et soudain je m'éveillai, je me trouvai dans mon lit, une sueur froide gla- çait tous mes membres ; j'avais été le jouet d'un songe affreux. (Anonyme) Ripans Tabules cure nausea. Ripaus Tabules: at druggists, MECHANICS MUN AFACTURING Ces ape Ê Summerside Oct. 14th 1896. G W. ROBINSON M WELLINGTON STORE NEW Goops NEW G00DS We invite the publig to look through our stock. 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We have three months of the best riding of the season, and il you are not already supplied with a wheel, you have only to calt on us and we cau sell you a k- + RED BIRD L —Or a For a small amount of mon:y 4 They are up 10 date wheels We are up to date people We can supply yon with anything you want :n this line = We van repair a1y part of your wheel » l T a 1 | L We are the ouly people of this 1siaud who can supp'y allthese wants ni We ar: the people you should patronize. Rogers and Rogers PRINCECOUNTE BICYCLE DEPOT Summ:r:ide, July 28th 1898. ed, continent ge tmntherener purs "F4 ©