. * : - | K Atorze ans. LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. mn, G. BUOTE, RÉDACTEUR. F. J. BUOTE, GÉRANT 9 AN VOL. 2. NO. 12 TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 24 AVRIL 1902. NEE. LA PANTHERE NOIRE | rh SES | FA NCIN ä CHAPITRE 1 . | SHARPLES TUBULAR. | 1130 cents per ROD. | Dans l'agréablo vailée de|doué d'une magnifique santé, White Horse vivait une famille du nom de Taylor, composée du père, de la mère, d’une fille et de deux garçons. Le vieux Taylor était fermier, et louait une petite métairie appelée les Osiers, appartenant à une an- oienne famille du comté. Son bisaiïieul avait autrefois dirigé la même ferme, et le bail, transmis de père en fils était tombé dans les mains de M. Henry Taylor. 11 y avait plus d'un sièole que la ferme des Osiers était ax- ploitée par la même famille, aussi avait-elle fini par consi- dérer cette propriété comme si elle lui appartenait. On n'a- vait jamais songé à remplacer le fermier, et, lorsque après 1847 les terres prirent une si grande valeur en Angleterre, M. Taylor consentit, sans grande difficulté, à payer un fermage plus élevé que le pré- cédent. La propriété était située au pied de la colline de White- Horse, dans une charmante vallée arrosée par une petite rivière. Les Taylor n'avaient jamais pa mettre de côté beaucoup d'argent, la ferme étant trrp peu importante pour cela ; mais ils avaient toujours ponctuelle- ment payé leur fermage ; ils vivaient tranquillemeut et avaient trouvé moyen de don- uer une bonne éducation à leurs enfants, tout en faisant quelques économies pour les mauvais jours. M. Henry Tayior avait fi- dèlement suivi la voie tracée par ses parents. 1l avait mis de côté une petite somme pla- cée sur hypothèque, menait uue vie heureuse, et faiseit tonus les sacrifices possibles pour que ses enfants fussent instruits, étant d’avis qu'une bonne édueation est préférable à la tortune. “Oelui qui est insiruit,” a- vaitil contanme de dire, ‘‘pos- sède un capital qui ne le quitte dans aucune circonstance de la vie et que personne ne peut lui prendre.” L'aînée d2s enfants, Am, était une jeune fille de quatorze aus ; aprèselle venaient Freddy. agé de ouze ans, et Charley, le second fils, qui entrait dans sa neuvième année. 11 faut auei ajouter à ces enfants un autre garçon, Walter Arden, lequel était considéré comme un des membres de la famille. Sa mère. sœur de M. Taylor, avait épousé ie docteur Arden, mais l'an et l’autre étaient morts depuis quelques années, et le jeune orphelin ‘avait été accueilli à bras ouverts dans la famille de son onele, où il était traité comme un fils. Walter venait d'avoir qua- C'était un enfant remarquable par ses qualités physiques et moralos : d'une belle prestance, bien découplé, le chef orné de cheveux bruns beuolés, possédant des yeux bleus d'une grande vivacité et aue physionomie ouverte et uoble en même temps, il était diligent et alerte dans tous ses mouvements. En somme,tou- tes ses actions rérélaient un cœur rempli de bonté et de resonnaissance. 1letait particulièrement at- taché aux enfants de son oncle, qu'il traitait comme des frères et sœurs ; ses condisciples poa- vaient sans erainte de refns s'adresser à lui en toute cir- coastance. Mais il montrait surtout à l'égard de ses pa- rents adoptifs la bonté de son cœur : on eût dit qu'il lisait daus leurs year, tant ils’atta chait à prevenir leurs moindres désirs. M. Taylor, âgé d'environ qua: rante ans, était grand et forte- ment bâti. Nes cheveux bruns, ses yeux noirs et intelligents et sa tête puissante révélaient nn véritable penseur. Mistriss May Taylor, sa moi- tié, était une joie petite femme rondelette dont le regard clair et franc possédait nn tel attrait qu'il disposait tout de suite en sa favenr. Douée d'une très grande énergie, on la voyait] toujours la première levée le! matin ; elle ne vivait que pour FOR SALE BY THE ONT. WIRE FENCING Co. Limited. PICTON, ONT. réception hospitalière étaient très aombreux ; il ne se passait pas de jour oùiln'y eût quel- ques invités à la tabl des O- siers. Mistriss Taylor était si bien habituée à ces convives inai— tendus, qu'elle ue changeait rien à ses dispositions journa- lières. “Vous dinerez à la fortune du pot,” disait eile gai: ment à ses couvives ; ce qui n’empéchait pas que ceux-ci se tronvassent mieux ch:Z elle que partout ailleure, On arrivait de la viiie voisine aux Osiers en suivant une belle route, parfsitement entret. uue, dont en réalité le parcours n'€- tait pas très long ; il paraissait d'ailleurs fort court, grâce à ja besuté du paysage. La ferme se tronvait placée! dans uue position pitioresque, et les jardins étaient su-si Je nominés par iurs ims£rifiquis fleurs que par leurs fr its _ ex quis. M.Tayior ne se dontait guère, hélas! que le maiheur ailait bi:ntôt fon ire sur le petit pr- radis qu'il s'était créé, | sa famiile et ne soccupait que de son iutérieur. | Sa fille Amy, qui venait de terminer ses études, promettait de suivre les traces de sa mère. Elle lui ressemblait du reste en tout, et possédait la même grâce dans ses gestes et dans scs pa- roles ; son frere Fred était le portrait vivant de son père, tan- dis que le plus jeune fils Char- iey était l'image de sa mère. Tout eût laissé penser que cette aimabhe famiile devait toujours vivre heureuse, car tous ceux qui la composaient etaient étroitement unis; les parents soccupaient aveëe un: scin infatigable du bien être de leurs enfants, et ceux ci les ai- maient à jl'adoration, Aucun sacrifice ne lcar eoûtait pour s'obliger réciproquement, et ils partageaient ensembie jeurs plaisirs et leurs ennuis. Ajon- tous que les enfants étaient re-| ligieusement élevés, et que la paix du cœur et de l'esprit les rendait inaccessibles au cha. grin. On pratiquait l'hospitalité aveo Jlargesse à la ferme des Osierse, dont les tenanciers jouis- saient d'une réputation de bien- faisance justement méritée. Les vieillards et les malades ne ve- paient jamais frapper inutile ment à leur porte, et on avait toujours pour eux des secours, des attentions et de bonnes pa- 10les. Le pauvre était sûr de Certain matin, la bite | s'était levée de heuie, comme d'habitude, et M. Ty lor était sorti à cheval pour al- ler jeter an coup d'œil sur Île champs, tandis que sa femme et Amy s'ocupaient activement à traire le lait et à battre !e beur- re. Les enfants étaient allés pêcher dns Ja rivièie de magni- fiques écrevisses, qu'ils ava @it portées en triomphe à la cai- bou le sine. A ce mom:nt-là, Walter sor- tit avec ses deux frères pour aller au devsnt da fermer:ls trois cousins connaissaient très bien le chemin que M Taylor, avait l'habitude de ; rendre. Lear chien favori, Piutor, accompagnait toute la bande joyense, qui se mit à courir, (@ poussant de graud cris, à tr - vers Ja prairie encore humide de rosée, afin d'atteindre plis rapidement le chemin caror- sable situé à l'extrémité de ce champ verdoyant. Au moment où ils y srri- vaient ils aperçurent leur père, et celui ci se hâta de prendie son fils Eharley par les nains. et de le placer devant lui sur Ja selle de son cheval. On arriva ainsi aux Osiers, et quelques moments après Amy entrait dans la chambre de son père, pour lui annoncer que le déjeuner était servi. (C'était là uue excellente nouvelle, car le grand air avait ouvert l'appétit trouver du travail à la ferme, n'étaient pas nécessaires. I} est inutile d'ajouter que les amis qui profitaient de cette alors même que ses services. à tous les jeunes gens. ._ Une fois ie bénédicité récité, |lorsqre le la’d trit, le pain et le | beurre eurent passé de main en | (suite à la 8me page) or bowl complications whatever. Suspended Bow Low-down Supply Can. Made in a large variety of sizes, HaAxp T'UBULAR. FACIORY TUBULAR. LR NN ECO EURE TIR Fi Is the closest skimiing and easicst turning Serarator Fi vet produced, securing under the most adverse circums- Fe tances as regards the quality, condition and temperature ka of the milk, results hereltofore considered impossible, It id delivers a suio0th, frothless, perfect cream that will churn P out more butter than can be obtained from any other Ra Separator in existence. ü It can be thoroughiy and completely washed inside of five minutes, as there are only three pieces to the Howl. J'he Sharples machines are the most simple : appiicatio3. P. M. SHARPLES, West Chester, Pa. Hand, Belt Power and Steam Turbine. [FF NO DISCŒ ÆJ the needs of the smallest dairy or . largest Butter factory. The NEW SHARPLES TUBULAR made, aid cati be maintained at a less cost for ail and re- newal parts than any other Separator on the market. [ Coruplete Cataiogue, Testimonials and a valuable treatise on ‘Business Daïiryiug’ Dairy Cream Separator, The closest skimming’and easiest turning Separator in existence. 1, Bottom Fecd, adaptec to ind durable free on VS EE NOTICE As we require cash to pay our biils will thank our customers for a prompt settlement of ail accounts rendered 831lst December. All accounts not settled by 15th February will be handed to our solicitor for collection. Bruce Stewart and Co. Steam Navigation Co’s Wharf CHARLOTTETOwWN SPRING, P,E.I 1902 Nets and ali the supolies for the Fisherman. Seeds and Hardware for the Farmer. Stoves and Furniture ïor the Housekeeber. Fiour and Fish for the Cook. Lovest prices for good goods, Brace, McKay & Co., Ltd Suwmerside, P,E, 1 Febraary 20th 1902. : SHOULDER ARMS _ Ifyou have à Pain inyour Back, Shoul- der, Arms or any of your limbs use | | LR The Great Rheuma- tic Cure. 1t will relieve you as no other external medicine will. | Should your Druggist or Dea- ier uot have E KR. O. send 250 in cash, order or stamps io ‘the Egyptian KRheumatis Oil Co. Ltd., P.O Box 367, Montreal, aüd they will mail you a bottle prepaid. NE veus TROMPEZ pas. Vous ne vous tromperez pas si VOUS frites usage de Kemdrick. 11 n'y a rieu qui equivant à Kendrick pour les buiteux, pour les en- flares, 18 doulenrs, les maux de gorge, les poumous. C'est un remède générai de familie. qe — us , és 7 z Pb sn PS PT PP TT ET OS RS es x ee dll