ananas in matt dembè NOUVELLE SERIE UN OURNAL CATHOLIQUE DANS | UNE PAROISSE C’EST UNE MIS- SION PERPETUELLE. LÉON XIII FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT a Pour LE CANADA D rates sconteies 808 Six RL ia déecenocseuoteo Tour LES ETATS-UNIS Un an......coccc00.e 81.50 DE Misc cococcoccccc:75 Pour L'EUROPE ÜUn aB.sss..ccocc000 81.50 Six MOIS... ...sssssessses ee 1.00 Les abonnemeuts sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- aal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bcnnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui changent d’adresse devront nous donner l'ancienne aus- «i bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard L'IMPFARTIAL Tignish, Mardi, 13 juin 1911 Mois de juin est dédie au Sacré Coeur de Jésus. “LE TRAVAIL” Le travail donne a celui qui le comprend et qui l’aime sincèrement d’abord le sentiment ferme de sa propre dignité, en même temps qu’- uve grande tendresse de coeur pour les travailleurs, parce que seul le travail apprend à mesurer et à es- timer l'effort et la peine.”’ ‘“Le travail est un créateur : d’un gravier poudreux et grossier, il a fait sortir des métaux précieux du sable et de l'argile, il produit ie verre aussi pur que le cristal : il transforme la toison des animaux et l’écorce des végétaux en tissus fins et légers ; il construit des na- vires qui bravent les océans, des ballons qui s'élèvent par-dessus les nuages il fait aussi, mais pour le malheur de l’humatité, des agents destracteurs plus puissants que le tonnerre et la foudre. Cest le travail qui engendia l’agriculture, la source la plus pure, la plus fé- conde du bonheur des hommes ; c’est Ini qui assujettit les animaux ee Tous les journaux du Canada, hebdomadaires comme quotidiens, ont parlé, dequis quelque temps de la réciprocité. Les uns ont mani- festé leur approbalion de cette en- tente douanière, les autres leur dé- sapprobation. Des critiques, en certains quar- tiers, pourrions-nous dire, ont été walveillantes. On n’a pas même pris le temps d'étudier le pour et le contre de a question. On s’est prononcé à l'aveugle. . Certains journaux ont suivi immédia- tement les idées de leur chef, sans s'occuper, si réellement ils avaient raison de les suivre. C’est pour- quoi, certains journaux, ont modé- ré depuis quelque temps leur allu- re,et semblent préférer invoquer la neutralité sur cette question. Il serait peut-être bon de faire en passant l’histoirique de la récipro- cité. Le premier mouvement en fa- veur de cette question qui agite considérablement les esprits dans tous les pays, et que le gouverne- ment voudrait régler pour le bien- fait de c: dernier, se fit en 1848, dans les provinces anglaises du Nord de l'Amérique, dans le but de promouvoir le commerce, entre les Etats Unis et le Canada. Ce mouvement se créa alors, paraît-il, dans les Provinces Maritimes. Ce qui l’indique, du moins c'est le fait qu’une assemblée fut tenue à St- Jeau, N. B., et que c’est après cet- te dernière que se fitle vrai mou. L'IMPARTIAL, TIGNISH I. P. E, MARDI 13 JUIN où LA RELIPROLITE À cette époque, les Américains comprirent plus difficelement que jes habitants des Provinces Mariti. mes, la réciprocité. A tout événe- ment, en 1854, un traité fut passé! entre les deux endroits précédem- ment nommés et ilen déccula de grands bénéfices pour les habitants taut de la partie du Canada que de ceux ces Etats-Unis. Le traité expira ensuite et on ne le renouvela pas. Aujourd'hui, on sent le b:soin d’aigmenter les rela- tions commerciales entre les deux Nous avons de bonne source que lors d’une réunion officieuse de la Conférence Impériale à Londres, pays, c’est là la raison pour laquel- La tâche disent les conservateurs, pourrait être difficile mais pour no- tre part nous ne sommes pas sans impression. La réciprocité si les convervateurs forcent les libéraux à venir devant le peuple, rencontrera sans doute l’approbation de ce der- nier. Aucun projet n'a semblé aussi populaire que celui que le gouvernement veut aujourd’hui conclure pour le développement du commerce et l'avancement en un mot d'1 pays. Les témoignages d'approbation reçus par le gouvernement sont un gage assuré d’une nouvelle victoire. Que les conservateurs forcent l’appel au peuple au retour des Chambres ceci n’effray2ra pas com- me on le prétend le gouvernement. Le peuple sera consulté et le résultat sera celui que nous énonçons précé- demment. Il ne saurait d’ailleurs être autre que celui-là. C'est le plus vement en faveur du traité de 1854. juste, le plus plausible. Un jour de rejouissances Un détail, qui n'était pas sur le programme de réception du chef Macero, est venu changer en émoi ‘ten tristesse la fête de jeudi, à Mexico. Quelques heures avant l’arrivée de l’ancien chef des insur gés. à 4 heures, un tremblement de terre est venu causer une grande catastrophe. Soixante-trois per sonnes ont perdu la vie ; soixante- cinq ont été blessées, et des pro- priétés évaluées au bas mot à $100,- 000 ont été détruites. Il est probable que lorsque l'on aura fini les recherches, dans les ruines, le nombre des morts sera plus élevé encore. On ue pent pas zonnaître le nombre exact des bles- sés. La raison en est que bsau- coup d’entre eux, empêchés par la crainte d'être conduits aux hôpi- taux du gouvernement, ont dû se à notre service, qui perfectionna leurs formes, leurs produits, leurs aptitudes suivant nos besoins, qui modifiant les végétaux, fit de raci- nes maigres et coriacès, des légu- mes savoureux et nourissants, qui embellit nos fleurs et varia nos fruits. C'est le travail, enfin, qui fit naître les arts, les lettres et les sciences, et qui porta la ‘civilisation européenne au plus haut degré de prospérité et de splendeur. AUX HOMMES Aïlons prendre un verre... Viens que jete paye une traite.. A ta santé mon vieux. Ces petites phrases si courtes et en äpparence si inoffensives ont causé dans le monde et y causent encore de lon gues et irréparables misères. On boit à propos de tout. On boit quand on se retrouve, pour fê. ter la bonne renconrte. On boit quand on se quitte,pour fêter le dé. part. On boit quand il fait froid pour se réchauffer. On boit quand il fait chaud pour se rafraîchir. On boit avant de travailler pour se: donner des forces. _ On boit au marché quand ou fait ün achat. On boit encore quand on vend. cacher pour se soigner comme ils pourront. Ce n’est que la plus petite partie des pertes qui est couverte par les assurances. i,e premier choc s’est fait sentir à 4 36. D'autres ont suivi et ont dur quinze minutes. Pius de la moitié des morts étai- en: des soldats que l’on a trouvés ensevelis sous les ruines des édifices qui les abritaient. Un autre centre de mortalité a aussi été la bâtisse de la compagnie des chars électriques de la ville, où il y a eu 6 personnes de tuées, 6 de blessées et deux autres trouvées sous les ruines. Les autres morts ou blessés sont des cas isolés. Habitués comme ïils sont aux tremblement de terre, qui se font si souvent sentir au Mexique, les ha- bitants de Mexico, pendant les pre- mières heures qui suivirent le choc, avaient peine à croire que cette se | l'aqueduc n'ont pas été dérangés : UN TREMBLEMENT DE TERRE À MEXIL change en un jour de deuil cousse sismique était l’une des plus terribies qui aient été ressenties dans le pays depuis un grand nom- bre d'années. À l'exception, d’un chinois qui a été tué, aucun étranger n’a perdu la vie ni n’a été blessés. Dans les casernes où les soldats ont été tués, il y a aussi douze fem- mes qui ont perdu la vie, Les casernes contenaient soixante douze soldats. (Ona trouvé les corps de trente d'entre eux, seize autres ont été blessés et il y en a trois dont on ignore le sort. Les soldats resté: sains et sauf se portèrent immédiatement après s'être rendu compte du malheur et sans donner l’éveil, au secours de Fe confrères. Ils transportèrent ensuite les blessés aux hôpitaux, let les morts au cimetière de Dolo- | rès. La gare du chemin de fer Cen- tral Mexicain, où Madero devait arriver à dix heures de l’avant-midi est une ruine presque complète. Plusieurs autres édifices publics ont souffert de rands dommages, Quant aux maisons particulières, celles qui ont le plus souffert et sous les ruines desquelles on a trou- vé le plus de morts et de blessés, celle des pauvres, parce qu'elles n'étaient pas très solides, ont le moins résisté au tremblement. En beaucoup d’endroits la terre est crevassée ou bouleversée, (Cho- se curieuse, c'est que les tuyaux de et les appareils électriques l’ont été très peu. Les maisons d’édncations ont en général souffert beaucoup de dom or ; Mais On y a à enrégistrer aucune perte de vie. On boit à un baptême parcequ’ou À ta santé! dit-ou. Il faudrait ne en toi des idées grandes et no- bles; à la ruine de ta santé de ton On boit à un enterre-|à la ruine de ton bonheur.” est joyeux. meut parcequ'on est triste. En somme on boit toujours et à toute | occasion. = plutôt dire : ‘‘A la ruine ; à la rui- Abonne7- VOUS 4 l’Impartial, bouheur et du bonheur des tiens ; G. de la Guillonnière ee le on veut adopter la réciprocité. | prise qui établit nettement l’auto- où ii a été question de la défense de l’Empire, une décision a été nomie complète des Colonies, en matières de défense navale, C’est ainsi qu'une zone considérable dans l'Océan Atlantique et une autre dans l'Océan Pacifique seraient mi- ses, par l'Angleterre, entièrement et exclusivement sous le contrôle du Gouvernement Canadien. La même chose aurait été résolue pour l'Aust:alie et la Nouvelle- Zélande, dans les eaux où rayonne leur activité et s'étend leur influeu- ce: On sait le rôle important qu'à joué Sir Wilfrid Laurier dans tou-} tes les décisions qui ont été prises par Ja Conférence, depuis qu’elle siège à Londres. D'abord et Ear- Pau Les instituteurs acadiens de cette les 1 et 2 septembre, 1910. les, comprenant cent hommes, fem- mes et enfants ont été jetées sur le pavé, mardi matin à la suite d’un iucendie qui s’est déclaré vers deux heures et quart aans la maison de M. Timothée Cayer, à Calumet P Q., Les flammes se sont répan dues avec rapidité et dix sept mai. sons ont été réduites en eendres. Les dommages sont évalués à $20,- coo. Des meubles qui avaient été mis en tas dans les rues ont été consumés. Personne n’a été bles sé ce qui est considéré comme ex traordinaire. Les membres de Ja famille de J. Desbrals, qui occu paient la maison voisine de M. Ca: ver ont été forcés de sauter par une fenêtre pour échapper à la mort. | Un vent violent du sud est soufflait lorsque le feu fut découvert par l’un des enfants de M. Cayer. Ce lui ci fit sortir à la hâte toute sa fa- mille et ne put sauver ses meubles. L'alarme était à peine donnée, que la maison de M. Desbrais était dé- :jà une masse fumante. L'incendie se communiqua aux autres mal-ons sans qu’il fut possible d'y mettre un frein. A cinq heures toute la section [ouest du village présentait le plus lamentable aspect. On ne voyait que des ruines. Calumet est nu petit village d’en viron sept cent cinqante habitants où le commerce du bois est des plus flori-sants: Le désastre porte un Les | rude coup à la population. victimes sout des ouvriers qui tra vaillaiert aux scieries de la ‘‘Rior (C'iché et photographie de F. J. Buote) UNE CONFLAGRATION DEVASTE LE VILLAGE DE CALUMET Calumet, 6— Vingt-deux famil-| province, en convention, à Tignish, Aussi, ilest facile de concevoir que le malheur les atteint d’une façon particulièrement douloureuse. quartier qui a été ravagé ne conte- uait que des maisons privées si l'on excepte un ou deux petits maga sins. Les assurances sont peu cousidé- | à 59 milles de la métropole et à 60 rables. La plupart des maisons qui ont été rasées étaient ia propriété de ceux qui les habitaient. On croit que l'incendie a été allu- mé par un poêle surchauffé chez M. Cayer. Mais lorsque M. Cayer et sa famille sont allés se coucher, tout était en bon ordre. La cause est donc mystérieuse. Pour com- battre les.flammes les citoyens for- mèrent une chaîneet lancèrent de l'eau avec des seaux. Le village ne possède pas d'appareils propres à la lutte contre le feu. Les ou- vriers de la ‘‘Riordan Paper Compa- uy'’ emportèrent sur la scène de la couflagration tous les appareils dont disposaient leurs patrons ; mais tous les efforts furent vains. Il fallait laisser l'élément de ruine accom- plir son oeuvre. Si le vent n'eut pas tourné, il est probable que les vastes scieries de la ‘‘Riordan Company’’ ne seraient Plus qu’un amas de décombres. Calumet est un village florissant du comté d'Argenteuil il est situé sur la ligne du Pacifique Canadien, à mi-chemin entre Montréal et Ot- tawa. Ce village se trouve en effet milles de la capitale, et à quelques dan Paper Compauy'" et aux u-ines; hs: de la ‘‘Rouge Boom Company’. milles seulement de Lachnte et de Papineauville. La Convention de Biddeford Une Lettre du Président de la So- ciétéS. Jean Baptiste de Québec. M. Cyrille F. Delâge, président général de la Société S. Jean Bap tiste de Quebec, a adressé la lettre suivante a M. G. L. Dupré, avo- cat de Biddeforà : Québec, 5 juin 1911. Monsienr Godfrcy L. Dupré avocat Biddeford, Maine, Seulement une piastre par an | Le ; om D nr] 18 ANNÉE Gr Wild Laurier tient sa Parole Son attitude à la Conference Imperiale provoque, dans une reunion ofüicieuse, l'adoption d'une mesure dune haute Importance dessus tout, ce qu’il a manifesté, c'est son intention bien arrêtée de faire reconnaître, en toute cho: se, l'autonomie absolue des Colo- nies. Il n’y a pas de doute que c’est grâce à son influence si, en matière de défense navale, on a adopté du moins officieusement, cette mesure que nous croyons devoir rendre pu- blique dès maintenant. sionne à un haut degré. Nous la suivons fiévreusement, car elle a toutes nos sympathies, nous la con- sidérons et faisons nôtre. Il n’y a pas de ligne quarante cinquième entre les descendants d’origine française sur la terre d'Amérique. Vous nous demandez un conseil, un mot d'encouragement ; je me rends à votre désir et résume dans cette devise : ‘‘Suaviter in modo, fortiter inre.’? mais de la fermeté et de la persé- vérance, car vous avez la raison de votre côté. Justice vous sera ren- due et le succès couronnera de si nobles efforts pour la conservation de notre langue et de notre foi. Au nom des membres de la So- ciété Saint-Jean-Baptiste de Qué- bec, organe des Canadiens-fran- çais de la vieille cité de Champlain je vous souhaite mon cher Mon- sieur et compatriote et à tous vos délégués, un triomphe complet et définif. Avec l'espoir qu'avant longtemps l’occasion nous sera offerte d'aller vous 2rêter un concours plus actif* J'ai honneur d'être - Mon cher Monsieur, Votre très humbie, Signé CYRILLE DELAGE, Président Général de la Société St-Jean Baptiste de Québec: CONVENTION DE BIDDEFORD Les 7 et 8 juin il y aura à Bidde- ford, Maire, une grande Conven- tion qui réunira de nombreux dé- légués Franco-Américains de l’E- tat. Cette Convention plénière est convoquée par les membres de l'exécutif du Comité Permanent de la Cause Nationale. Ceite grande réunion aura d'au- tant plus d'importance que le ges- te de Mgr Walsh a rendu très gra- ve la situation de nos compatriotes dans le Maine, . Nul doute que comme les conven- tions antérieure: des Franco.A mé- ricaius celle de Biddetord sera re- marquable par la sagesse de ses dé. libérations et l'opportunité de ses résolutions. Nous prenons cette occasion pour remercier Monsieur le docteur La- Fleche de Caribou, Me., ainsi que note compatriote, M. W, J. La- Plante, ‘lomicilié à Carihou, Me., pour la lettre de créance dans laquel- le est certifié que nous sommes dû- ment élu par le Groupe Franco-A- méricain de Caribcu, Me., comme délégué à la Convention tenue à Biddeford, Maine, les 7et8 juin, RE TERRIBLE MORT D'UNE FILLETTE Un triste accident est survenu, Mon cher Monsieur et Compatriote, | Je regrette que des circonstances | indépendantes de notre volonté! m'empêchent d'accepter l'invitation | que vous avez eu l’amabilité de nous envoyer pour la convention | des Franco-Américains qui aura lieu dans votre ville, les 5 et 6 de ce mois. Cette marque de délicate! attention nous à tous profondément touchés. Nous serons absents, ! mais présents d’esprits et de coeur. | dimanche. vers midi, en l'église ca- tholique de Saint Thomas de Clark- stown près d'Ottawa. alors que des enfants ayant pénétré en cachette dans l'église y allumèrent des cier- ges. À un moment donné les vê- tements de la petite Eva âgée de 5 ans, fille de M. et Mme. Robert Nixon, 82 rue Queen, prirent feu. La pauvre enfant ne fut bientôt qu’une masse de flammes. Quatre heures après, elle expirait à l'hôpi- tal protestant où l’ambulance Gau- thier l'avait transportée en toute j Votre lutte nous intéresse et pas- | hâte, Oui de la prudence # 4 dm he da sh bé LS à TS ES gp RESTE VASE