| | | | “nes D } LA MERE JOB (Suite de la 1ère page) ainsi dire que sa tentative n'au rait pas de succès. L'attitude et ies paroles du domestique for- tiliaient en elle cet afligeant pressemtiment. Mais qui pou- vait le savoir ? Puisque le ba- ron avait ses heures de bonne et de mauvaise humeur, ne pou- vait-elle être tombée sur un ins- tant favorable ? Ainsi parlait, au milieu de ses prévisions désespérées, sa raison, son cœur plein de ceu- rageet d'espérance. D'ailleurs on la laissait attendre si long- temps seule qu’elle eut le temps de sen:ler dix fois toute l’hor- reur de sa situation et d'échap: per dix fois an déceuragement qui l’assaillait. Son sein se seu- levait violemment dans son im- patience : au meindre bruit qu’- elle entendait um sourire de joie illuminait sou visage ; son regard me quittait pas la pendule qui ornait Ja cheminée ; elle suivait sa mar che lente, comptait les miauntes et les secondes, et poussaat un douioureux soupir à chaque de gré qu'atteignaient les aiguilles La diligence serait passée avant qu'elle pût étre de retour à Wis- pelbeke ! Il était encore temps ….mais on la laissait dans eette petite ehambre, comme si on eût oublié sa présence. Un ori étouffé de jofe lui échappa en ce moment ; elle entendait des pas dans le cor ridor ; on venait la chereher pour la conduire auprès du ba- Ton... — Brave femme, dit le demes- tique, monsieur est oecupé et n'aime pas d’être dérangé. Vous venez sans doute pour reeom- mander vetre bière. Monsieur dit que vous pouvez en amener une demi-tenne comme essai. —Mais ce n’est pas ià ie mo: tif de ma visite. Je viens pour une affaire qui ne souffre pas de retard. Priez, suppliez en mon mon monsieur le baron qu'il m'accorde seulement nn instant d’audienee. Ah! venez-moi en aide, mon ami ; Dieu vous en récompensera. Le domestique la regarda avec surprise ; il parut frappé du ton qui accentuait sa voix et répondit : — Ainsi, ce n'est pas pour li | vrer de la bière au ehâteau ? Comune vous paraissez émue, brave femme! Tranquillisez vous ; monsieur est un excel lent homme ; je dirai un mot pour qu'il vous reçoive. Est-ce uu serviee que vous avez à lui demander ? —Cui, oui, an important ser- vice, uu véritable bienfait ! —AÀlors, je vous donnerai un bon sonseil. Monsieur est très. nerveux ; quané on le surprend ou qu’on lui cause une émotion inattendue, il devient impatient et eolère. Ne lui dites pas tont d'un coup ce que vous désirez ; soyez reservée et prudente dans vos explications. Quand on s’y prend comme cela avee lui, c'est la bonté en personne. At- tendez encore un peu: je re- viens à l'instant vous cher cher. Le domestique disparut dans l'allée, aecompagné par les ar. dents remereiements de la mère Job. Plus disposée à accepter les bons que les mauvais présages, la mère Job éprourait dans la petite chambre autant de joie que si elle eût déjà vu briller sous ses yeux l'argent qui de- vait sauver son fils Mlle jeignit; les mains et leva les yeux au, eiel pour remereier Dieu da | doux espoir qui remplissait sen eœur. lle ne demeura seule que peu d'instants ; bientôt de] domestique revint la prendre et, la conduisit dans un vaste sa-| lon magnifiquement orné, où briliaient partout l'or, les étof-| fes soyeuses et les tapis aux mille ceuleurs. [à centinuer] | J'IMPART [ALL ABOARD || Radeon Mic nc Ans Hcec He ec R oe BÉICHECEON AK FOR KINKORA ! JULY 1IOth. 1900 Eiaborate preparations are being made for a Mammoth gathering at Kinkora on the above date. The new Church now elosed in {s the occasion of the celebration. All who can should come from far and near to see this beautiful structnre and render their generous assistance towards its com. pletion. Everything wili be arrange fer the comfort and entertainment of visitors. All the amusements usmal on such occasions will be provided end novel onés added. Muttart’s Steam Riding Gallery is under sentemplation and if arrange- ments can be made it will be there to oheer the hearts of visitors. An exhibition of fast Wheel Riding will be given by Brewn Bres. of Ch’- town the Maritime champions, and a Trophy will be handed over to the suceessful eompetiter should the ohampiens be opposed. Come en Me- Duff ! A hot dinner will be put up and dainty Tea Tables provided. This {s the last chance of the oen- tury for an excursion to Kinkora. — Trains over al] lines as follows. (Standard Time) Leave Saummerside 9.35 a. m. ‘ Kensington 10.00 :: ‘4 Freetown 10.15 :: ‘ Emerald 10.25 ‘: Arrive Kinkora 10.45 ‘: (Standard Time) Leave Charlottetown 7.45 ‘* Royalty Junetion 8.05 *‘: ‘ North Wiltshire non. * ‘‘ Hunter River 9.09 «: ‘‘ Bradalbane S ; ‘* Emerald 9.85 s«: Arrive Kinkera on ‘: (Standard Time) Lesve Cape Traverse 10.25 à. m. Arrive Kinkera 11.00 «6 Passengers from stations east of Royalty Junotion eome by regular morning train, conneeting with spe- cial train from Charlottetown at Ro- yalty Junetion. Tickets east of Ro- yalty Junetion good for return en fol- lowing day. Passengers from stations west of Summerside come by regular mor- niag train, connection with special train at Summerside. Returning special train will leave Kinkora for Charlettetown at 5.30 p.| m. (standard time) and for Summer | side at 5.50 p. m. (standard time). | SPECIAL RETURN FARES TO KINKORA From Tignish to Alma inclusive $1.15 ‘‘ Alberton to Bloemfield ‘: .95 ‘ Howlan to Portage +. .8È ‘ Conway to Richmond *: -15 ‘ Wellington to Misceuche ‘ .60 ‘4 St Eleanors to New ‘s Annan A ‘4 Barbara Welt ‘‘Blue se Shank” 0 ,85 ‘4 Freetewn 6: 20 ‘+ Emerald ‘“ Albany Re à ‘ Cape Traverse en ‘* Bradalbane ‘:.2 ‘4 Elliotts en ‘_ Fredericton & Clyde ,35 ‘* Hunter Rivrr to Leyalist « inel 01 ‘‘ Milten to Charlottetown ‘: .60 ‘4 York te Mt. Stewart + 10 ‘* Pisquid to Perth 0 ,85 ‘* Cardigan to (Georgetown ‘* .95 ‘4 St. Andrews to St. Peters‘: .85 ‘+ Five Houses to New «. Zealand 6 ,95 ‘* Harmony & Souris Ry Order of Committee June 26th. 2i. À 5 et. plug of ‘Patriot Twist’ chewivg tobacco is 20 per ceut| larger than formerly. RARE ACER re Your Stomach Distresses You a hearty meal, and the resuktäis à chronic case of Indiges- tion, Soeur Stomaeb, Hearÿburn, Pyspoepsie, or a bikous attiek. RIPANS , and | use : phace of au Entére egicine Dhoet, and kept for use ip !! gvery family. ® % Yrice, 50 Gents a box. At PAT SER, L ur RAOUT 86 “& “+8 ST. NEW Vorx. ne el —— —— À nr . RL | . #1.15 | TABULES Madame | | | | | \ ( } | Pour le plus grand avantage des Dames de Montréal et des environs qui aimeraient à consulter les Médecins Spécialistes de la Cie Chimique Franco- Américaine, propriétaires des Pilules Rouges du Dr Coderre, et qui ne peuvent le faire durant la journée à cause de leurs occupations, ces Mes- sieurs ont décidé de tenir leur bureau ouvert de neuf heures du matin jusqu’à huit heures du soir, tous les jours. Ces Médecins Spécialistes traitent les maladies propres aux femmes avec une grande habile- té et beaucoup de succès. 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Ils guérissent les maladies propres aux femmes et de plus ils guérissent ces maladies sans l'usage du couteau et sans opération. Le témoignage de Madame Mercier, qui demeu- re au No 327 rue Roy, Montréal, et que nous pu- blions aujourd’hui, est une preuve éclatante de l'efñ- cacité des Pilules Rouges du Dr Coderre, et aussi de l'habileté et des bons soins donnés par les Médecins Spécialistes de la Cie Chimique Franco-Américaine. Madame Mercier qui souffrait depuis longtemps, avait essayé un grand nombre de médecins et de mé- decines, sans résultat. Elle souffrait de maladie ner- veuse causée chez elle par les troubles du retour de | | } } | Lt LV C l K Le - : : | | | | | | | opt ar ma et BE A 7 IAL, JEUDI LE 5 JUILLET, 1900. No 327 RUE ROY, MONTREAL, Guérie des troubles du Retour de l’Age, au Bureau de Consultations “Gratuites” de la Compagnie Chimique Franco- Américaine. | Les Pilules Rouges du Dr Coderre se vendent toujours en boîte contc- Q nant 50 pilules chacune, et si votre marchand ne les tient pas, nous pourrons 2# vous les expédier sur réception du prix : 5oc la boîte ou six boîtes pour $2.-0. X# Exigez toujours sur chaque boîte le nom de la L # Compagnie Chimique Franco-Américaine. Reco Roof a none Moro CHOC DICO Do nc A Ce CA NICR . normes pee A + ACER PAT ne. msg " re € t sat? | ERCIER SORCIER ROIORRORNE D l’âge qui, vous savez, font souffrir un g'and nombre de femmes et sont toujours très difficiles à guérir. Elle est aujourd'hui parfaitement bien et nous prie de publier son témoignage, afin de faire connaitre aux dames qui souffrent comme elle souffrait,le moyen à prendre pour se faire guérir. € æ dx « RACE * “ Depuis le mois de mars 1893, je “ souffrais beaucoup, surtout de maux x “de tête, bourdonneïnents dans les “ oreilles, étourdissements et douleurs f “ de rhumatisme et de névralgie dans # “ tous les membres. J'é;ais toujours fa- “ tiguée et sans appétit. Je ne pouvais :# “ dormir la nuit et j'étais d’une telle ‘‘ faiblesse que bientôt je devins ner- Ji “ veuse et très triste. La vie était pour ‘ ‘“ moi un fardeau. # “ Ayant vu plusieurs de mes amies 2% “ prendre les Pilules Rouges du Dr Co- “ derre et être guéries par leur usage, dy ‘je me suis décidée à suivre leurexem- :,; ‘* ple. Je commençai à prendre les Pilu- 2, “les Rouges du Dr Coderre, et aussi ‘7 “ j'allai consulter les Médecins Spécia- À “ listes de la Cie Chimique Franco-\mé- “ ricaine, qui me donnèrent beaucoup % “ de hons conseils, m’encouragèrent et #7 “me donnèrent un traitement special. ‘“ Un mieux sensible se fit sentir dès les premiers jours de mon trai- Le ‘tement et après quelques semaines je devins plus forte, mon ‘appétit s’améliora, mes nerfs se calmèrent et je commençaià “ mieux dormir les nuits. Au bout de deux ou trois mois, j'etais ‘4 ‘“ parfaitement bien. ‘Aujourd’hui, je considére ma guérison comme radicale et je # “ suis heureuse de pouvoir certifier que ce sont les Pilules Rouges % “ du Dr Coderre et les bons traitements des Médecins Spécialistes (à “ qui m'ont rendue à la santé. 7% “Je me fais un devoir de vous donner ce certificat, afin d'en- # ‘ gager les femmes nerveuses et faibles, qui souffrent comme j'ai 2# : souffert, à prendre les Pilules Rouges du Dr Coderre, et aussi à " «à consulter les Médecins Spécialistes de la Compagnie Chimique &! Franco-Américaine. Votre toute dévouée, % NA ‘“ MADAME MERCIER, No 327 rue Roy, Montréal.” ss À Les dames qui désirent consulter les Médecins ‘> Spécialistes et qui demeurent trop loin de Montréal M pour venir à leur bureau, peuvent obtenir le même ® résultat en leur écrivant. Donnez une descrir tion % complète de votre maladie et vous recevrez par le re- Ci tour de la malle une foule de bons conseils et de bons & avis et aussi ce qu'il vous faut faire pour obtenir une C guérison. & N € COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO - AMERICAINE, No 274 rue St Denis, Montréal. TIENISH DRUE STDRE you to call at the Tiguish Drag Store and inspeet eur fine stoek of DRUGS AND CHEMIGALS We are headaquarters for good goods at low prises. Presertp#tons carefully eempeunded, at all hours, day or might. | You can always depeal upon finding a elemk im the store at all hours ef the might. CHARLES DALTON NEW WINTER GOODS My Winter Stock is now Complete | My expenses are small and by carefal baying and elose attention to business 1 am in a positéon to sell geeds as chéep as any firm on P.E. 1sland—and perhaps eheaper than many. | 1t will pay buyers in the vincinity of Welliagton te eat] amé ‘see what 1 ean do for them in Dry Goods, @receries, Beets and Shoes, &e. 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