ve eng ET À + $ : : 1 à 4 $ 3 ; | i à cage RÉ RENE L'IMPAIRFIAL, À mis UN VRAI LENTISTE On vient d'enterrer, dans une petite comami ne d'Angleterre, un yleux deutis- te qui 1 passé Cinquante ans de 80h ex- istanee à arracher les molaires de ses concitoyens, qu'ils n'avait jamais su d'ailleurs, soigner autrement que par ce procédé radical. Dans s0a testament, il a demandé idèe vraiment bizérrs. qu'on enterrat ave lui toutes les dents quil avait extraites durant sa vie Ses exécuteurs testanentaires ont pieusement accompli ses voeux, et, dans 8s0n cercueil, ils ont fait placer les trente mille dents que le défunt avait extirpées à ses clients au cours de sa luugue carrière Trente mille deuts Y pense-t on ? De quoi monter près de eut cent cinquante ratelier complets ! Le Calendrier Gregorien Une des cou-équences des bons rapports qui existent entrela France et la Ruasie sera p:obabiement de ha- ter l’uniäicatiou du ‘calendrier. Déjà sur l'iniiative de pairigrcne de Cil- cie, chef religieux et peliique des Ar méuisas catholiqu :, ii a 6.6, dans un synude réuni, au mois de jai 1890, ad mis en pricip, à i'unanimité, que tous l:s diccès:s arméaiens cathol:- ques adept: rupt le caendrier giégo- rien. Trois diocèses l'ont déjà adopté à partir du 7 janvier de cette anuéc et lé 7 j-uvier, en raisuu de la différen- ce de 12 jours, cat devenu pour eux, Je 19 jauvier. Eu ouure, des communions chré- ticuucs gardent encvre l'ancien caicn- drier Julien. Or, ces communions se trouvent en désaccord avec le con- ci: defNice, pouries prescriptions dugxl les Orientaux professent Pourtantune grande véuération. Il y à duuc iieu d‘espérer, pour un avenir } eu élo.gué, l'adoption par tout l'Orini du c:l-udrier grégorien. Quelle est ia principale propriété de ia chaleur, de igade:t on à ua élé- ve de paysiqu ? R C'est d: diiater l:s corps. E: queile est celle du froid ? R C'est de lies coutracter, Ua exenpie, s’il vous plait. R. L-s jours sont plus longs en été et plus courts en hiver. Très bien, reprend l'exarmimateur ! Mais la lui n’est pas gé .érale, puisque vos oreilles, comme celles d2 l‘ane, ne subissent ni dilatation ni contrac- tion. Logique d‘ivrogne : — Vous avez tort, père Fr rois, de bo r: auian', ca send les jambes peu solides. —C'esi pas ça‘ mon gars ; j'ai br. Va ia vérité. Un anglais, «près un accident be che- min de fur : —A061! qu.l milheur, je ne pouvais trouver qu'uze mviiié de mon!domes- tique,et jusismatfmes, clefs sont dans l’autre moitié ! R. U. Interested in the fact that Alberton contains a Jewelry Store ? T'is a fact and W. J. Croc- kett keeps it. VWATCHES &JEWELRY a uicely selected stock, sold on their merits at rea- sonable prices. WATCHES REPAIRED not botched, and gua- ranteed, and done when pro- mised, and done cheap. What more can you ask ? W. J Crockett. A. POIRIER, Marchand de Marchandises Sèches, Epiceries Quincailleries, Chaussyres, Farine, Th‘, Tabac, etc. Depuis que j'ai ouvert mon nouveau magasin, je suis dans une position de satisfaire le public m'eux que jamais. Produits de toutes sortes pris en échange pour marchandises. J'ai aussi dans mon magasin ua Tél phone pour la commodi- té du public. ST. LOUIS, No: 9 93 LP. RE Rip Tabules relieve nauseg.- Ripans Tabules cu'e jaundigg nn Cnranaenmeneremens _— - —— . + = — LES ALIMENTS QUI PEUVENT ETRE SUBS IIUEE A L'AVOIN DANS LE REGIME DES CHEVAUX is, 1] ne faut pas songer à remp'acor totslement l’avoine dans 6 eyage et ’entre ien des chevaux. De même, il ne faut que de l'avoine aux chevaux de se lé et de voiture qui font un ser.ice acti et rapide. Mais pour les chevaux se trava] et les poulains agés,l ‘av ine peut être tr:s bien rem- p acte en partie plus où moins con- sidérabe par d’autres aliments Le maïs(b 6-d Inde) vicut en pre- tuière ligne comme aliment capable de remplacer économiquement :’a- voine dans :a r tion des chevaux, De nombreux entrepreneurs, possé- dant une grande quantité de chevaux ermp oient depuis ongtemps .e maïs comms alim nt. 18 s8’.n sont bien trouvés et ont réalisé d'importantes économies, en remplacsut par du maïs 'e tiers et même le quart de la ration d'a;oine Des expériences directes, de même que beaucoup de données pratiques, ont montré que dans tous les cas ou les cheyaux font leur service au pas la ration d'avoine peut être ent ere- ment rempacée par du maïs, et qu‘e.e peut l'être jartiell ment quand is font un service régulier au trot. Les forts chevaux de jabour et de travail, qui ne fonctionnent e plus souvent qu‘au pas, se conservent mieux en chair avec le regime au mais. tout en fournissent le même trayval: qu'avec e regime à l‘avoine Ii, en outre, été obs:yvé que le cheva', nourri au maïs, travail e d‘une facon p us contiuye et plus tranquil!e qu'il se repose mieux lors des arrêts et ainsi se conserve mieux que le che- par ne recevant que de !l‘avoine, Le maïs agit donc en calmant le temperament du cheval, ce qui mérite con .ideration chez les jeunag chevaux ardents, Les Rociétés de tramway n‘administrent plus, depuis longtemgs rien que de l‘avoine à leu s chevaux, mais gilles remplacent celle ei en grande partie par du maïs et d autres aliments concentrés. LA MORT PU BON DIEU Une curieuse histoire dans la Revue des traditions populaires ; 11 était une fois à P.édi:liac, en Bre- tagne, ure borne femme qui avait un fiis en age de faire s4 premièe com muaion, et &lis l‘envoyait tous les üi manches au catéchisrme. Un dim:n'he, M le recteur lui demande : Quel jour le bon Dieu est-il mort P Es: ce qu‘il est mort ? répondit le petit garcon ; j: L‘avais seulement pas entendu dire qu'il fut malade. Mon ga:ç90, dit le recteur, tu peux te retirer ; tu peux te retirer ; tu ne feras pas ta première communion cette ant ée. Le petit gaigon s'en alla en pleu rant et, quandil arriva près de chez lui, il n‘usait y rentrer. Sa ère, qui Je voyait tourner autaur de la maison lui dit : Mais tu as bien pieuré, mon pau vre Ci.60 P [A Pléliiliac, on appelle Che » tous ceux qui se nomment François. | Oui, repondit il, M. le recteur m'a dit que j: ne ferais pas ma première- cemmuaion. Pourquoi donc, mon pauvre Chéo; Parce que je ne savais pas que le bon Dieu était mort ; tu aurais du me le dire. : Mort ! vraiment, je n‘en savais rien non plus. Et à l'instant elle se rendit au pres byière. C'est comme cela, mcnsieur le rec teur, dit elle, que vous avez dit À mon gars Chéo qu'il ne ferait pas de com œmunion ! Depuis qu‘'ilestchez nous il ne fait qu'en brajre. Quel Cheo ? demanda 1e recteur. Cat Cheo Her] é. Mais, reprit le recteur, il est aussi par trop ignorant, votre garçon, je lui ai demande quel jour le bon Dieu é.ait mort, et il m'a répondu qu'il ne savait pas qu'il eut été milade. —Ni moi non plus, dit la bonne femme, je n'en savais rien. Nous de raeurons dans le fond des terres et nous ne sommes pas AUSSI au courant des nouvelles que vous, qui habitez les bourgs et lisez les journaux. Abonnez-vous A L'IMPARTIAL. pu e Les Etats-Unis et le Nord-Ouest, Deux fermiers américains, résidant autrefois à Pullman, Etat de Washington, mais maintenant établis à Hay Lake, Territoire du Nord- Quest Canadien, ont répondn ainsi à ceux qui lcur deman- daient dernièrement pourquoi ils préfèrent le Canada aux Etats-Unis : “Au Canada les taxes sont moins fortes. Les / taxes sont très hautes de Pau- tre côté des lignes ; nous Îles trourions excessives À Pull- may, vu nous demeurions, et les gens des autres Etats di- sent la même chose. Les cul- tivateurs y sont taxés sur tout ce qu'ils possèdent, y com- pris la récolte fraîchement coupée ; ils sont taxés sur les waisops, les granges, les clô- tures, les instruments ara- toires, les bestiaux, les che- vaux, les moutons, surtout. L'assesseur et le collecteur vous montre une liste longue comme le bras des buts qu'on se propose par la taxation, mais vous m'en recevez ja- mais de bénéfice tangible. Nous savons seulement que le fermier paie annullement entre $79 à $125 de taxes di- rectes sur un quart de section de terre, et en 20 ans ça fait uue petite fortune. d'andis qu'ici dans le Nord-Ouest Canadien il n‘y a pas de taxe à payer à moins que nous ap- partenions à un distrigt sco- laire, et en pareil cas nous nous taxons nous-mêmes juste ce qu'il faut pour léco- le. De $5 à $8 par quart de section. annuellement, en ad- dition à l'octroi du gouverne- fuent, suflisent pour eutre- teuir Îrs écoles #i nous ne batissons pas d'écales dis- pendieuses, et c'est à nous à décidés cela. L'octroi du gouvernement fédéral aux in- stituteurs est très généreux, lus que partout ailleurs dans le monde, croyons-nous. Il n'y a pas d’autre taxe ici. Les chemins et les ponts sont faits par le gouvernement du Nord-Ouest, les chemins de fer sont bat s avec l’aide du gouvernement fédéral, de ma- nière que des {axes spéciales ne sont point imposées sur la localité. Si un pareil état de choses existait quelque part aux Etats-U uis, la population là se croirait dans le paradis ! TITRE OFFICIEL DES DIGNITAIRES DE L'EGLISE. En parlant du Pape. on doit toujours dire : Sa Sainteté Léon XIII. D'Un Cardinal: À Son Eminence Révéren- dissime et Ilustrissiine, Mou- sieur le Cardinal N. D'un Archeyèque ou Evê- que : À Sa Grandeur Monseig- neur l'Evêque de N. 2 D'un Protonotaire-A posto- lique, d'un Prélat-Domesti- que, d'un Camérier Secret : A Son Excellence Révé- rendissime Monseigneur N. Le mot Mônsigaor ne s'em- ploie seulement que quand on fait usage de la langue italien- he, mais chaque fois que l’on parle le français, on doit tou- jours dire Monseigneur. C’est une faute et une impolitesse de dire Monsignor d'un pré- lat romain, lorsque l'on écrit ou parle la langue française. Si vous parlez ou écrivez eu anglais, vous devez dire : Rt. Rev. Monseigneur N. Tous les Prélats-Romains ant droits aux titres d’'Excel- lence et de Monseigneur. XXX. SAULT RU RC RESTO RE CS LL PE saabion Engravings de very latast e v 6 rs se and CI ne Care, Ê mings. Househoïd nocrption ed estic Receïipts. Sub- log oBi7 D gente per Sample copies, rie L ec ÿ js sad Menez Order or Sant Drs eu York Ripans Tabules : best liver tonic. ans FEUILLETON, UN JOYEUX NOEL. Marie Leister n’était pas jolie, mais charmante et jntéressante, d'un caractère calme. posé, d'une douce gaieté. Comme elle ge brillait nj par la beauté, ni par l'esprit, quiconque ne la voyait qu'en passant pouvâit ne pas la remarquer, ou la trou- ver sans attrait; mais ceux qui connaissaient l'élévation de ses principes, son exactitude à rem: plir ses devoirs, l’aimaient com- | me elle méritait d’être aimée. Que la bibliothéque de M, Austin parait comfortable en ce moment! Oh!le bon feu que celui devant lequel est étendu un ro chat fainéant, et sur le- quel bout nne bouilloire bril- lante comme de l'argent.-Le bon déjeuuer!-que la nappe semble blanche, même en dépit de la neige qui ordinairement jaunit tout !-Et mieux que tout cela encore quelle heureuse ré- union [—-Que de visages satis- faits, joyeux, reconnaissants, aimants sont rassemblés , là! Quelle est la pièce qui dans de teiles conditions, ne paraitrait pas comfortable, ; — Papa, dit tout à coup Ag- nès à son père plongé dans la Jecture de son journal—chose si jmportante pour la plupart des hoiames—Papa. cher papa!— Pas de réponse. —cher papa continna-t-elle, je ne vous lais- serai pas lire un: ligne de plus tant que vons ne m'aurez pas répondu ; et en disant ces mots, elle convrait de ses mains la partie du journal sur laquelle les yeux de son père étaient fixées, —Comment peut-tu t'imagi ner s'écrja Marie en souriant, que tes petites mains empêche. rontM. Austin à continuer sa lecture ? 11 trouvera toujours moyen de :1'e, j: t'assu:e. —Au moius l'ai-je fores à le- ver les yeux, répliqua Agnès tandis que M. Austin regardait au-dessus de ses Innettes Je vi- sage souriant de sa fille bien- aimée.—-Maintenant dites-moi, je vous en prie, cher papa, ajouta- t-elle, croyez-vous que ce soit un véritable ours ? —Eh! qu'entends tu par ces paroles ? de qui parles-tu ? —De M. Pringle. Lui, — un ours, ma chérie? Il faut bien espérer que non, dans l'intérêt de tous, et parti- culièrement dans le tien, car alors, ma petite fée, il ne ferait de toi qu'une bouchée. — Voyons, papa} ne plaisantez pas en feignant de ne pas me comprendre.— Je veux dire est- ce uu homme brusque, grognon, désagréable, —Ma chère petite fille, com- ment veux-tu que je Je sache ? je ne l'ai jamais vu. C’est un ami de ta mère ; c’est donc près | ‘elle qu'il faut te renseigner; c'est elle qui a dirigé les affaires que nous avons eues à déméler avec lui; et c’est à elle que nous devous J’angmentation a- gréable de notre famille, Et M. Austin frappa affectu- eusement sur l'épaule de Marie, —Ah! c'est singulier! j'ige norais Cela. À qui ressemble-t- il, maman ? me ferg-t-il peur? —J'espère que non, mon 6n: fant ; son extérieur n'a rien de bien effrayant, et je crois qu’un peu de prévenance et d'ama- bilité adouciront beaucoup ses manières un peu brusques. Un chagrin très-vif a empoisonné sa vie, et pour lui la bonté et Je bonheur ne sont qne des mots. Donc, chère Agnès, poursuivit son père, il est de notre devoir à tous, tâcher de le détromper, et de lui prouver que la bonté | n’est pas une chimère, et que s’il ne nous est pas accordé de jouir en cet vie d'un bonheur parfait. les efforts que nous ten: tons pour devenir hons, et ré- pandre le bonheur autour de nous, sont toujours récompensés d'un succès plus ou moins com:- plet, Tu crois en la bonté, tu crois au bonheur, n'est-ce pas Marie ? ajouta-t-il ayec un sou- rire significatif, Marie raugit, puis elle ajouta en riant ; : —Qui, je crois que vous êtes | bon, et que, moi, je suis heur- euse, — Précisément. Et tu ne con- nais d’antre personne douée de bonté que ton vienx tuteur ? Un coup de sonnette à lg porte cochère annonça un visis tenr. | D RE —Le voilà! s'écria Agnès en s’élançant de sa chaise, —Qui? Frank? demanda Marie en tressaillant, — Non, non, chère Marie c'est ton oncle, répondit Agnès, M. Austin éclata de rire. --Fi! que ceJa est laid, Agnès. Pourquoi faire tressaillir Jes gens pour les désappointer en- suite ? Dans tons les cas, tu t'és trompée, à moins que l'oncle de Murie ne nous arrive sous la forme d'un gros paquet, ajouta- t-il comme le domestique en: trait, un paquet à la majyn, -— Pour Mlle Leister, —Pour Marie ? —_De quelle part ? Quel plaisir! Vite, dé: péche-toi de couper la ficelle. Mais Marie, les joues en feu, dé- faisait tranquillement les nœuds et au moment ou la patience d'Agnès était tout à fait à bout, elle tira de son ARE de papier un pupitre fort élégant. Voilà de jolies étrennes, dit M. Austin, il ne nous reste plus qu'à savoir le nom du do- nateur; si tu emportais dans ta chambre ce ER pu- pitre, tu le visitérais en détail et u y trouverais sans doute une petite lettre qui nous l'appren- drait, —Cette lettre, {e l'ai déjà reçue par le premier courrier, répondit Marie à voix basse, et avec un-sourire de profonde sa- tisfaction, (Oh! en ce cas nous ne fe- r'ns pas des questions. Et toi, Mlle Agnès la curieuse, laisse là le cadeau de Marie, et cours vite t'apprêter pour te rendre à l'église, ou tu arriveras en re- tard. Il faut que Marie reste an logis, sjeutartril, pour receroir son oncle, Agnès reyint bientôt, en: veloppée-de fourrures, au mil- ieu desquelles son visage ap- paraissait comme une fleur ca- ühée dans un massif de feuil- lage, et la famille partit laissant Marie attendre son oncle, non sans une certaine crainte ner- veuse, Dix minutes s'étaient à peine écoulées depuis le départ des Austin, lorsqu'on l’'appela au salon pour recevoir M, Pringle, —Oh!' —— comment allez- vous ? C’est done vous qui étes Marie Leister ? Oui, cher onele, Ah! Vous ne ressemblez pas le moins du monde à votre mère à votre àge, elle était très-jolie femme. On sont les autres ? A l'église. A l'église? Ouf! Par un temps pareil, il y a de quoi at- traper la fièyre intermittente, Voilà des siècles que je ne suis allé à l’égiise, Je m'en doutais bien, se dit tout bas Marie. Mon cher oncle ajouta-t-elle à haute voix, ma- dame Austin a ordonné qu'on vous serve de suite ge que yons pourriez désirgy, _ En ce cas, je demande l'été, Oh! quant à l'été, reprit Marie en souriant avec dou- cear, tout en aidant son oncle à se débarrasser de sa grosse re- dingote de voyage, c'est une chose impossible ; cependant, à l’aide de feux splendides, nous tàächerons de vous faire croire à la belle saison, et aussi par notre chaleureux accueil, Bast ! Donnez-moi quelque chose à manger, Ô Marie sonña ; on gpporta le déjeuner dont elle fit les hon- heurs avec une grâce et une aisance parfaites, Cette pièce si confortable, le charme qu'on ressent toujours dans la societé d'une femme bien élevés, chose inconnue à Peter Pringie, sem- blèrent l’adoucir peu à peu. On le vit se baisser et caresser le chat, au lieu de l'envoyer au loin d'un coup de pied; et quand l'animal se relevant s'é- tendit, roda autqur de ses jam- bes, finalement sauta sur ses genoux, il eut l'air presque can tent. Tiens ! que le bom Dieu me hénisse ! s'écria-t:l, voilà la pre- mière fois que je vois un chat agir ayec moi de la sorte, Que me yeut-il donc? Rien ne = «ro surpasser l'ac- cueil que Fringle reçut de cha- cun des membres de la famille Austin à leur retour de l’église, Installé au milieu d'eux dans leur meilleur fauteuil, jamais il ne s'était senti autant à son aise, pongendsi à la pauvre vieille Marthe seule dans sa triste maison ? Non, hé- las ! non! Il n’était pas homme à se rappeler des absents, quand lui se trouvait bien, La journée s'écoula avec une rapidité inou- ie pour le vieux garçon, et à cinq heures arriyèr ent les con- vives du diner: la sœur de Mme Austin avec son mari et ses trois enfants, le père ef la mère de M. Austin; M. Went- worth et l'instituteur, M. Jones, que M. Austin ne manquait Ja- mais d'inviter. Hélas ! malheu- reusement pour la tranquilité de son cœur, M. Jones’ n'avait ue trop souvent fréquenté la maison hospitalière de M. Aus- tin, et lorsqu'il se mettait à écrire ses dictées, des sonnets conlaient involontairement de sa plume; son papier bavard retracait partout la même image ; son pupitre et son tiroir étaient remplis de fleurs fauées de bouts de rubans, de petits papiers, C'était chose amusante à voir que le soin avec lequel Agnès se plaçait dans les coins les plus extraordinaires du par- loir plutôt que de s'asseoir au- près de lui; que #on imperti- nente jndifférence, que Sa manl- ère de lui répondre à haute voix lorsqu'il lui murmurait à l'oreille, que l'espèce de frayeur avec laquelle elle plaçait sa main mignonne dans la sienne pour l'en retirer aussitôt, Pauvre petite ! peut-on s'étou- ner qu'elle ne l'aime pas ? C’est un homme de tailie élevée, aux manières étrangers, d'une phy- sionomie insignifiante. Mais qui ne comprendrait son affection à lui ? Agnès n'est-elle pas la plus ravissante des jeunes filles ? Avec cette inconséquence na: turelle au cœur humain, plus elle lui montrait d'indifférence, plus son affection semblait aug- menter ; et ses étranges petits yeux bruns ne quittaient pas d'un instant la forme séduisante de l’espiègle et jeune beauté, Les yeux de Frank Went- worth n'étaient pas moins bien occupés sous le toit hospitalier, car il avait donné son cœur à la douce Marie Leister qui, en ce moment, tremblait de peur que quelque parole imprudente ne vint révéler à son oncle l’état des choses ayant que M. Austin l'en eût prévenu. Personne ne mettait en doute qu'il donnerait son consentement, ma's chacun comprenait qu'il fallait parler le plus tôt possible au chatouil- leux vieillard. Enfin M. Austin l’attira hors du salon et leur tête-à-tête parut fort long et fort alarmant. Lorsqu'ils ren- trèrent, Marie interrogea leurs visages avec inquiétude, Peter Pringle avait exactement la même physionomie qu'aupar- avant; mais Marie crut ap:rces voir sur Je visage de M. Austin une expression tant soit pen soucieuse et triste; toutefois elle voulut se persuader qu'elle se trompait, et passant son bras sous Celui de Frauk, elle leva vers lui un regard si confiant et si affectueux qu'il pressa ce bras tendrement, et qu'ils oublièrent bientôt que quel qu’un pouvait s'opposer à leur union. a continuer. FIRST PRIZE ! My Wellington Boots took took FIRST PXIZE at the P. COUNTY Exhibition. Cas À pur sw KW Our are UNEXCELLED,. Harnesses, Boots and Shoes, at OUT PRICES J. Albert BRENNAN, Tignish, P. E. Island, STANDARD FASHION CATALOG now ready for Fall and Winter of 1809. 100 —over 1,020 elegant mai Free for only 25 cents NN West 14ch Street, New York, | RS JON Co.