ë Les yeux, cependant, distraient | WILFRID LAROSE |der tout le mérite qui lui revient. (m) C’est que le journal sérieux s’ef- and a EX, < ‘ complete line LRIPA A Completely Faggei Out. force de faire la iumière sur toutes cn. ce } um comme RS DST EEE MEN EE SC ET étais RARE SONO CU ie AT RERO RE ER are mer rs sa RE TRRE FAP : ; 7 rs Tes Ne, FRS ne a PIN UC EMA : ” ne L'IMPARTIAL JEUDI LE 25 DECEMBRE, 1902 O— x —-—0 : Riez, Rrez, P Jks Scene de Moeurs Canadiennes st Ge nf ar 6e Enfant Jésus dans votre crèche, La lune brille, le temps est cal- me et sec, ia fumée des toits monte droit dans l’air, en blanches spira- les, les clous des maisonnettes é- clatent par intervalles avec un bruit solennel, la neige crie sous les voi- tures qui passent, les chevaux, tout couverts de frimas, sê hâtent d’a- mener leurs gens au village. On détèle chez le marchand, l’hô- telier, le p'tit parent ou le vieux rentier, autrefois notre voisin dans la concession prochaine, on court à la sacristie, prendre rang parmi les pénitents de la première heure, afin d'éviter l'encombrement de la der- nière, puis, confession faite, on s’en _ revient fumer la pipe à l’endroit de . prédilection, en attendant la messe. Ce soir-là, la jalousie refuse de groguer, et la médisance, d’enfon- cer ses crocs dans la chair du pro- chain, On arrive de confesse, faut pas se mettre dans l'obligation d’y retourner encore avant la commu- nion. Aussi, c’est À peine si vous entendez quelques légers menson- ges sur l'épaisseur de la glace ou sur le poids du marcassin que Pite vient de tuer. Tout au plus, cer- tain vieux de la vieille risquera-t-il un bout d'histoire de chasse-galerie : “Oui, vrai comme vous êtes-là, le canot allait le train d’un cheval à l’épouvante. Tout d’un coup ! la pince n’attrape-t-elle pas le coq du clocher ? Ah! mes p'tits anges, fallait voir eu!buter ça ! _ “Cherche vitement ke canot ; plus de canot, rien que des miettes, sur le perron de l’église ! ! !... ——‘‘Et l'équipage ? —‘‘Eh bien ! c’est ça qui m'a toujours le plus surpris, l'équipage. Solide, pas un brin de mal. Vous avez qu’à voir, hein | ‘Mais. ..attendez !...ils avaient eu peur !... ‘C'était justement la première fois que mon défunt pére m'avait conduit à la messe de minuit. J'é- tais bien jeune, mais je me rappelle La Messe de Minuit les oreilles, en se fixant snr la crê- che. Ils y voient un enfant de cire couché sur de la paille cueiïllie par m'sieu l’curé lui-même ; au-dessus, une toute petite lampe de vermeil ; alentour, des miniatures de mou- tons, de bœufs et d’ânes en ferblanc ou en plâtre, des sapins enguirlas- dés de ouate blanche pour simuler le verglas, des fleurs artificielles d’un goût douteux, des anges cou- leur de chair, avec des ailes bleues parsemées d'étoiles, la Vierge dans l'attitude réjouie d’une jeune mère à son premier enfant, et saint Jo- seph ravi de ce spectacle. Soyez qui vous vous voudrez, il ue vous déplaira jamais à vous-mê- me de voir et d'entendre cela. Les villes fêtent l’abaissement de Dieu à grand renfort de luxe, les campagnes, faute de ressources, ob- servent ce qu’on appelle la conve- FRS du sujet. C’est mieux, parce que c’est plus bucolique. A la ville, les parures vous ca- chent l’esprit de la fête ; à la cam- pagne, tout contribue à le faire ressortir. LÀ, sans être ému, vous admirez les œuvres de l’homme, en oubliant celles de Dieu ; ici, vous admirez Dieu, sans presque vous arrêter à l’homme, A la campa- gne, om communie, on prie, on pleure de joie, pendant que nos en- fants, à l'orgue, chantent ensemble: gloire à Dieu et paix aux hommes, tet cela suffit ; le cœur n’en demande pas plus, Fintelligence ne trouve rien à redire. Dans chaque maison, il est resté une personne qui attend vivement votre retour ; sa tendresse l’avertit que vous allez goûter trop tard au réveillon qu’elle vous a préparé. Enfin, le chien fidèle vous annonce: vous tournez le coin de la maison, vous voilà. On n’est pas encore entré, que c’est un feu roulant de questions et de réponses sur toutes sortes de petits riens aimables. Que de [J'entends votre divine voix, Noel Ici tout me parle et me prêche ! Oh ! quelle misère je vois ? I1 gèle dans votre demeure, Et moi, lorsque j’ai froid..je (pleure. Pardonnez-moi, petit Jésus, Bien sûr, je ne le ferai plus. Jésus, par votre tendre mère Vous deviez être bien gâté ; Cependant, mon bon petit frère, Vous n’aviez pas de volonté. Et moi, je suis très exigeante, Quelquefois désobéissante. ... Pardonnez-moi, petit Jésus, Bien sur, je ne le ferai plus. O Roi des hommes et des anges, Votre exemple m'en dit assez.... Vous n’avez que de pauvres langes Pour couvrir vos membres glacés ! Et moi, j'aime tant la toilette. Je me mire, je suis coquette. Pardonnez-moi, petit Jésus, Bien sûr je ne le ferai plus. Sans dormir, vous restez tran- (quille Dans votre lit, si peu douillet ; Vous m’apprenez—-c'est très utile-— Combien le silence vous plait ! Car moi je fais tant de tapage, Qu'on me dit toujours ; sois donc (sage, À MAMMOTH DISPLAY? this festive season. A First Store ee Second Store Pa) mm, Third Store Foufth Store Pardonnez-moi. petit Jésus Bien sûr, je ne le ferai plus. Un jour, sur votre beau visage On verra ruisseler la sueur ; Vous ferez un si rude ouvrage ! Quelle fatigue, Ô mon Sauveur ! Et moi, je suis si paresseuse, Si dissipée et si joueuse. Pardonnez-moi, petit Jésus, Bien sûr, je ne le ferai plus. Oh ! combien j’éprouve de charmes. A contempler vos traits divins.... Mais que vois-je ? Ce sont des lar- (mes Je vous ai fait tant de chagrins ? Oui, c’est vrai, je suis bien mé- (chante a, Fifth Store SIXTH STORE . CHRISTMAS GOODS “Tis sometimes difficult to just know what to give as a present at visit to our Six Full Stores will enable you to see many things useful, durable, pleasing and cheap. Contains Clothing for Men, Boys and Children, and the nobbiest of Hats from New-Vork and London. 8oo square feet of space devotecd entirely to Boots and Shoes. One of the nicest presents at little cost in this department would be our new Slippers for Ladies, Gents and Chil- dren. In this department we have also Underclothing and Top Shirts for Winter. 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Surtout, après une journée de jeûne !.. ‘Si vous voulez vous servir aupa- L'influence des Journaux Après la dernière campagne élec- { PE > | D À EAST SIDE.—THE GROCERY DEPARTMENT—No exaggera- tion to say that a better display of this line of gocds cannot be seen on the Island, Our Confectionery is pure, attractively gotten up and cheap. Ali the varieties of pure Essences. Candied Peels, Dried Fruit of all kinds. Apples and Oranges. Show Cases of Chocolates pure. Show Cases of Briar and Other Pipes. met 2 Silver Watches, Chains and Charms, Spectacles in Gold, Silver mir ° J : : ; Show Cases of Perfumerv. : ne, ajoute une VOIX, pote ns ravant, tout est dans l’armoire. torale, l'honorable M. Moody, se- one has Css dé Dés bien, par là-dessus, un p'tit verre, | ‘Changement d’propos, y te l’ont | crétaire de la marine de la Répu- n'est-ce pas ? mis ben faible, ton whisky, ct’an- | blique américaine, a parlé de la 7 du j à —Dame ! répond une autre, il|née, vieux ? diode entèrmes non équivoques. , a Su CENTRE of this SIXTH STORE are Shelves and Tables loaded paraît qu’un coup ne gâte rien...| ‘Oui? ça se pourrait. Mais] Voici ce qu'il a dit, entre autres Cane RE with Toys of all kinds, from five cents to one dollar. This department On s'approche, on trinque douce- ment. Les hommes rebourrent leur ca- lumet pour continuer la causette, les femmes couchent les enfants, qui s’y résignent, dans l'espoir d’une visite au p'tit Jésus, demain, les jeunes gens ne font semblant de rien, dans le salon... Bientôt l’église s’illumine, l'office sonne, la foule entre en battant des pieds dans les tambours, la maî- tresse d'école et ses élèves enton- nent le ‘‘Ça Bergers’’ avec accom- pagnement par un ménétrier et par la fille du notaire, —elle a bien vou- lu accepter, pour la circonstance, la direction de l'orgue—la fête est commencée. si je l’avais acheté ailleurs, c’arrait p't'ête été pareil. Veux-tu faire ? y a pu moyen de s’fier à parsonne ! C’est aussi ben d’payer, pi de rien DR is” On attaque le menu : têtes en fromage, fourquières, filets, bou- dins, gras ou maigres, rôtis et cor- nichons, salades, etc ; on mange, on fume et l’on vase coucher heureux, sans même songer au fouet ni à la robe de carriole qu’on s’est peut- tre fait voler à la porte de l’église après la messe, ni au rain, qui est fait pour jusqu'au midi. Tout dort. Seule, la lune veille comme l'œil de Dieu ouvert sur la création. The world is full of sickly, des- pondent, tired, enervated people, all hoping to be weli some day. The surest road to health is along the way of taking Ferrozone after meals. tizer and enables one to eat plenty of wholesome food without fear of E. KR. 0. (ETH1OPIAN RHEUMA/rIC Or.) Ferrozone is a great appe-\ Cures Rheumatism, choseS, lors de sa rentrée à Wa- shington d’une fournée politique dans les Etats de la Nouvelle-An- gleterre. ‘‘Le peuple s’en rapporte mainte- nant aux journaux pour se rensei- gner sur les questions politiques. Je crois sincèrement qu’un peu partout l'influence du tribun popu- laire s’en va. ‘Les électeurs consacrent beau- coup de temps à l'étude des pro- plèmes d'intérêt public, et c’est dans les journaux qu'ils aiment à puiser leurs renseignements’’. L'honorable M. Moody a beau- coup de respect pour la presse, dont l'importance s’aocroît de plus en plus, et il n'hésite pas à lui accor- les questions du jour. Le public qui est son juge, ne manque pas de sévérité, au besoin, et il est par conséquent de l'intérêt comme du, devoir de tout journaliste conscien- Bring along your GEESE, TU R. I. HOLMAN. HAY, BUCKWAEAT, POTATOES, PORK. CASH and highest prices for them all. should make more Children happy than all the other departments com- bined. RKEYS, POULTRY, BUTTER, EGGS, OATS, BARLEY, WHEAY, LT E A Wonderful New Pill Trade Mark Registere®æ Design Copyrighted. For centuries the peopie have cieux de bien renseigner ses lec- | teurs. | changed and progressed, but pills { WATCHES OH, MY HEADI HOW IT ACHESI GENUINE T Rogers Bros.” | ge à Ô haven’t. A change has come at RERVOUS indigestion or dyspepsia. This re- Sore Throat, Swollen| De 1à son influence croissante sur | Last A NEW ras Le ag | BILIOUS D sults in the rapid formation of an! Foet Sprains, Lame l'opinion publique et la disparition |” """" ss io E a à dou HEADACHES. 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