L'IMPARTIAL, JE UNE HAINE DE VILLAXE a — (suite de la 1ère Page) pour ne point me tromper, je voudrais bien le voir an brin. Regardez à travers les car- reaax de la salle à manger, s'est le monsisur brun qui à des mousiashes et nn ruban rouge à sa beutonnière. Un beau gar- çon ! Et c'était lui ? fit Malicorne. Oui, monsieur Malicorne. Diable ! Qu'est-ce qui te préoceupe ? demanda l'officier de santé à son père. Tu n'as dono pas entendu ? répondit celui-ci : jeune, décoré et beau garçon ! Eh bien ! Jean Malicorne frappa sur la table aveo impatience. Ah ça ! s'écria-t:il, tu ne com- prends rien ! S'il est jeune et décoré, c'est qu'ila du talent ; s’il porte des moustaches, c'est qu'il a sans doute appartenu à l'armée ; s'il est beau, les femmes se mettront de son côté. Prosper eut un sourire d’une inconcevable fatuité. Et il se dressa dehout, prit anne pose de trois quarts, mit les pouces dans les entournures de son gilet et développa son torse, aux proportions d’athlète forain Madame Malicorne con- templait son fils avee tout l'orgueil d'une mère intelligente. À Beau corps, oni! murmvra à pait lui Jean Maiicorne, mais de cervelle point ! Je n’en ferai qu'une bouchée, de ce Paraisien, reprit Prosper, et il sera trop heureux de me eéder la place, comme l'ont fait les Ledue, les Courtois et les autres. . : S'il n’y avait que toi !..dit Maiicorne. Et s'adressant à Fiageolet, qui était resté impasesible, il ajouta : Va, mon garçon. Vons m'aviez dit, monsieur Malicorne. de ne pas le quitter d'uns semelle, et je vous ai o- béi. C'est très bien. Je me suis assis sur le banc qui est à la porte de l'hôtel, comme si j'attendais quelqu'un et lorsque le Parisien s'est mon- tré dehors, je l'ai d'abord suivi! de l'œii pour ne pas me faire re- marquer. Et après ? Après, il s'esl lui même assis à la porte du oafé des Halleset a famé son cigare Je n'ai pas bougé. Enfin, à huit heures, il est allé au bureau de la voiture d'Avallon ; j'ysuis entré der- rière lui. 1] retenait une place pour Vermanton ; ça m'allait ; j'en ai retenu une aussi. moi. Puis nous sommes reveuus, à donx pas l'an de l'autre, vers] l'hôtel Lafontaine, où il est ren- tré et d’où il n'est pins sorti. Moi, voyant ça, j'ai été souper et je me suis couché. Ce matin, nous nous sommes retrouvés au bureau de l'Avallonnaise, rue du Pont. 1l y avait là le curé et le percepteur de Vermanton ; ils eont montés dans l’intérieur aveo le Parisien. Je me suis assis à côté de Beau-Soleil, le conducteur ; ça me permettait de voir sans être vn. 1] faisait ane chaleur à cuire les poissons dans la rivière : tont le monde dormait, sauf le Parisien. 1ls sont solides tont de même, ces gars de Panis ! Ca ne craint ni le chaud, ni Je froid ! Celui là est bronzé comme les mariniers de l'Yonne, il n'a Pas fermé l'œil. Nous voilà donc en Gréan, sur la montagne, eescendant douce- ment. Tont à Coup, barde à Beau Soleil, les chevaux et les Voyageurs dégringoient dens an fossé. Personne de 2les- | sé ! Quelle chance ! Ah !si..…. Ma pauvre bonffarde, sauf rôtre TCRpeet, qui a été mise ÿmiettes.. Oh ! malheur ! que je fais, une pipe de deux sous et si bien vculottée ! La voiture 6- tait démolie. Nous descendons à pied jusqu'à Vermanton, et là je vois le monsisur décoré entrer chez le notaire. —M. Fromentin ? — Oui. : Jean Malicoine laissa échap- per une sourde exclamation. —Je prends à travers champs et je vas me mettre de l’autre côté de la route, sur la Ches- naye. De la hauteur, je veyais la maison du notaire. S1 le Pari- devait passer à mes pieds et je pouvais le suivre sans qu'il s’en dontàt. J'attends une bonne de- m1 heure, personne ! Il y avait dans le champ le petit de la Camuzet, la soeur du grand barbu que vous connaissez bien, qui gardait ses oies. ‘“Veux-tu gagner deux sous ? que Je lui dis.—Tout de même.—Alors, va-t'en chez le notaire, et tâche qu'ii y fait.” Voilà mon gamin parti. 1] revient un quart d'heure après. “Le notaire déjenne avec un monsieur d'Auxerre, qu'il me dit, et le cocher prépare la voiture.—Merci, petiot,” Je lui donne deux sons, et je prends mes jambes à mon cou pour ve- nir vous conter tout ça. Bien sûr que le notaire et le Parisien ne vont pas tarder à arriver. — apré milie diables ! s'écria Jean Malicorne, iis se connais- sent donc ! Flageolet, en homme pru- dent, garda le silence. 1] savait qu'il est souvent utile aux fai- bles de ne rien voir et de ne rien entendre. —Qu'est ce que cela pent nous faire ? demanda Malicorne fils. Jean Malicorne éteit d'une hu- meur de boudelogue. —Toujours ce notaire! mur- mura-t-il en se levant de table ; ça finira mal! Son fils allait l'interrogrr de nouveau ; il s’empressa d'empê. cher uaë question indiscrète, en disant à Flageoïct, après avoir fouillé dans sa poche : —Tu as agi avec beancoup d'intelligence. Voilà dix francs, et surtout motus! Ta m'entende, u'est-ce pas? Le garde champêtre fit glisser sans bruit les deux pièces de |cinq francs dans sa pochà, et, | après avoir incliné sa tête de fouine, il dit : — Merei, monsieur Malicorne. —Décampe, maintenant. Flageolet aliait sortir par la cout. — Pas par là, dit Malicorne, va t'en par le jardin : il est inu- tile qu'on te voie. Madame Malicorne était dans la cour, donnant à manger à ses bêtes. Prosper prit la parole. —Je voudrais bien savoir pourquoi tu as peur du notaire de Vermanton ? demanda t-il à son pèra. Mais Malicorne n'était point disposé à faire des confidences à son fils. —Toi, dit-1}, va dormir, et laisse-moi tranquille. Sache seulement une chose, s'est que si Fromentin et M. Hervey sont liés ensemble, cela est autre- ment grave que le talent, la dé- coration et la jeunesse de ton concurrent. Puis il tourna le dos à son fils, prit son chapeau et s’en alla sur le port. Dès qu'il fat dehors, son atti- tude et sa figure se trans'ormè- rent ; il courba ses larges é- paules comme si J'Age ou la fa- tigue l’eût écrasé, mit les mains la guim- | derrière son dos, terma à demi les yeux et prit d'air faciturne ét ennuyé des vieillay ds: le lion cachait ses grifes, le ter- en! Ilse dirigen vers son. ha: teau ; UE. à sien continuait eon voyage, il de savoir s'il est chez lui. et ce: rible Malicorne se faisait a:- gneau ! qui était attaché dans uno par- | tie de la rivière où le courant ne 80 faisait pas sentir, tout à coup, Gendronnean surgit à ses eôtés. —1lya.du nouveau, mon- siear Malicerne, dit l’aubergiste à mi-voix. — Ah ! —Ouni ; il est arrivé. —Qui ça ? —L'avtre médecin. —Je le savais. Gendronneau demeura stupé- fait. —Veux-tu que je te dise qui: l'a accompagné ici ? reprit Ma- licorne. —Dame !.… —C'est Fromentin, le notaire de Vermanton ; ils sont venus en voiture. — Vous êtes sorcier, tout de même ! — Peut être. — Alors, je n'ai pas besoin de vous dire que 18 médecin et le notaire sont une paire d'amis ? — Non. Si cela t'intéresse, je It'apprendrai même qu'ils ont déjeauné ensemble à Vernian- ton. Gtendronneau, l'oflicieux, se grattait l'oreille ; il avait été devancé par quelqu'un. Mais par qui ? Cela l'intriguait. —Ecoute, Gendronneau, re prit Malicorne : à partir d’au- jonrd'hui, je to défends de met- tre les pieds dars ma maison, et je t'ordonne de dire de moi tout le mal que tu voudras. Te voilà bien à ton aise; même quand nous nous rencontrerons dans le pays, tu seras libre de ne pas me saluer. Comprends tu? — Pas trop, dit l’aubergiste. —Par'ons d'autre chose, a. iors. Tu sais, au moins, que ton billet de douze cents francs é- choit le 15, c'est-à dire dans trois jours © —-Oni, monsisur Malicorne ; mais vous avez promis de Je renouveler. —J'ai chergé d'avis, dit froidement l'usarier en plon- geant son regard terne sur Gren- dronnean. Celni-ei était tont anxieux et baissait la tête sous ce regard fascinateur. — Vous ne vondriez pas me ruiner ! s'écria-t-ii avec effort. — Pourquoi es {tu si bête? —Mon D.cu ! vons sarez bien que Je ferai tout ce que vous rondrez —£Eh bitn ! fais ce que je te dis et comprends à dami-mot. Lorsqu'on t'entendra dire du mal da moi, lorsqu'on verra que {u ne me parles plus, tu n'inspi- défiance, et les langues marcheront devant toi {a npptendras beaucoup de choses et tn viendras me les re- dire, pas dans ma maisson, bien entendu, mais sur la rivière quand j'y serai seul à pêcher. Situ n'es point un sot, dans huit jours tu seras bien avec le médecin et sa domestique, et... Malicorne fit nn geste de dé- pit comme s'il était fâché d'être contraint de développer sa pen- sée, puis il ajouta : —M'a-tu compris, nant ? — Oui, mousieur Malicorne. —C'est heureux, vraiment ! —Et mon billet ? demanda ti. midement l'aubergiste. — Viens ce soir mé signer un renouvellement. Tu sonueras à la porte de Prosper. Bonjour. Maïcorne entra dsns son ba- teau et le ponssa an large. Son front était plissé ; il était taciie de reconnaitre que le person- reras aucune mainte- l'histoire du monde, aucun médecin et aucun remède n’ont pu guérir et sauver la vie à un si grand nombre de femmes que les Pilules Rouges du Dr. Coderre. Elles sont pour les femmes seulement et elles agis- sent directement sur les organes spé- cialement féminins des femmes, qui, quand elles sont en santé les rendent si attrayantes, mais quand elles sont malades, font qu'elles sont un objit de pitié. Ne voulez-vous pas encore être bien comme quand vous étiez ptites filles ? Les Pilules Rouges du Dr. Coderre vous rendront ainsi. Telle est l'opinion de Madame St. Laurent, qui est une dame intellig-nte _ et tout à fait digne de foi. Voici ce * qu’elle dit : ‘‘ La misère ot le travail “ ont été la cause que j'ai contracté “une grave maladie qui m'a fait “ souffrir pendant sept ans. Le k d'appétit. aussi éloquent ? dans la vie. lime. llarie St. Laurent PENDANT SEPT ANS SOUS LES MÉDECINS-MAIS SAUVÉE DE LA MORT PAR LES PILULES ROUGES DU DR CODERRE. Dans tout le monde, et dans toute “ beau mal me rendait martyre, Je souffrais de maux 4“ de tête, douleurs dans l’estomac, le dos, les côtés, pas J'étais si faitle que j'avais de la misère “ à marcher seul:, j'avais l'air d'une morte tant j'étais “ pâle ; quatre médecins me soignèrent, mais sans suc- “ cès, j'étais tout à fait découragée, quand des amies . # charitables qui connaissaient les Pilules Rouges du Dr, i6 Coderre me conseillèrent d'en prendre. ‘ remède, car je ne me sens plus du beau mal, je fais mon ‘ ouvrage comme si je n'avais jamais été malade et je “ suis bien, forte et alerte comme à l'âge de 15 ans. Je “ suis heureuse de vous envoyer mon témoignage, car & je dois la vie aux Pilules Rouges du Dr. Coderre.” Mme. Marie St. Laurent, Lac Edouard, Co. Portneuf. Que pouvons-nous ajuuter de plus après un témoignage N'est-il pas clair, n'est-il pas évident que les Pilules Rouges du Dr. Coderre guérissent ? N'est il pas assez prouvé qu'aucune maladie particulière aux femmes ne peut résister contre ieui usage ? Les Pilules Rouges du Dr. Coderre donnent toujours en même temps que la guérison, l'énergie et le courage pour entreprendre les luttes et les tracas inévitables Elles sont toutes puissantes pour guérir le beau mal, la leucorrhe“, les irrégularités, la constipa- tion, les maux de tête, d'estomac, de reins, côtés, dou- SOINS DE QUATRE Les Pilules Rouges du Dr. Coderre sont la supreme espérance de toutes les femmes malades et l’amie des jeunes filles— Elles conviennent a tous les ages et a toutes les bourses. leurs dans le bas-ventre, les étourdis- sements, nervosités, les maladies particulières au changement d'âge, bouillonnement du sang, froideur des pieds et des mains, elles sont d'un grand secours, prises avant et après la naissance d'un enfant ; les mères devraient toujours en donner à leurs jeunes filles, elles les rendront régulières et aideront à leur forma- tion. Souffrez-vous depuis longtemps-? Alors il est bien douteux qu’une ou deux boîtes de Pilules Rouges du Dr. Coderre puissent vous guérir. Soycz censciencieuses et prenez-en assez pour leur donner une chance d'agir sur votre maladie, en même temps écrivez à nos médecins spé- cialhstes.. Vous pouvez les consulter : rour rien. Ecrivez-leur une des- | / cription bien complète de votre ma- BARANR ANR RETRO ladie, Vous n'avez rien à craindre, ne {eur cachez rien, car toutes lettres adressées au “ Departement Medical, Boite 2806, Montreal.” sont ouvertes, répondues et tenues confidentielles par eux. Si es dames le préfèrent, ellk:s peuvent consulter personneilement et gratuitement nos médecins spécia- Listes en se présentant à notre dispensaire pour les fem- mes, au No. 274 Rue St. Denis, tous les jours (excepté le Dimanche), de 102% heures a.m.à 5 p.m. N'ou- bliez pas, consultations gratuites. Refusez comme imitation toutes les pilules rouges que l’on vous offre à la douzaine, au cent ou à 25c. la boîte, même lorsqu'on vous dit qu’elles sont aussi bonnes ou qu’elles sont les véritables Pilules Rouges du Dr. Coderre. Nous tenons à vous avertir que ces pilu- les rouges vendues ainsi à bon marché sont des imita- tions qui souvent contiennent des drogues dangereuses. Refusez toute imitation. Si vous ne pouvez vous procurer les véritables Pilules Rouges du Dr. Coderre chez votre marchand, envoyez-nous soc. en timbres pour une boîte ou $2.50 par lettre enregistrée ou man- dat-poste pour six boîtes. Nous les envoyons au : Canada et aux Etats-Unis, pas de douane à payer. Donnez-nous votre adresse. complète afin d'éviter tout retard. Adressez : COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO AMEFICANE, Boite 2306, Montreal. Béni soit ce —1l fant que. dan: deax mois, Prosper soit marié avec Adrienne. Qu'était-ce don: que cette A. drienne ? C'est ce que nous saurons bientôt. {à continuer] College St Dunstan (Affilié a l'Université Laval). COURS CLASSIQUES, PHILOS9- PHIQUES ET COMMERCIAUX L'ouverture des classes au Col- lège St. Dunstan aura lieu, mardi, le 12 septembre. Pour plus amples informations, s'adresser au Supérieur. A. P. McLELLAN. Collège St. Dunstan, Ch'Town. Ce 29 août 1899. NEW MUSIC STORE 1 AM SELLING THE Celebrated Evans Pianos and Doupg- herty Org'ans. AMERICAN and CANADIAN SEWING MACHINES Th2se are the finest jnstru ments of their kind manufaotnr- ed in the United States an& Ca- nada, and my prices are withiu the reach of any one who desires a Brst elass instrument My Repair Man nage cherchait quelqne ediense combinaisox. 1l prit la iongue perche avec iaqueile ies mari- mers conduisent si habilement isurs bateaux et disparut bien- toi derrière les sinuosités d’un petit bois qui longeait cet en- droit de la rivière. 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NEW FIRM The andersigned have this day entered into Partnership to continue the Business eondncted by John A. Brace and the lats James McLeod under th2 same Firm namz2 viz: Brace McKay & Co. All debts dae the lete Firm of Brace McKay & Co are to be paid to es All liabilities due by the late Firm of Brace McKay & Co will be paid by us. John A. Brace Alexander S'Side, Aug. 18° 7 sh AR ET an DR VI A nb bi cos dif x + te > HS ride MONET à M 7 2 EE égaré éantentio manne es ” déni aititin célottethisanimemniiiir as AA : ec mort NOR RER SE c a À sé RS ‘ ñ A germe C ie À oi