ne F'APRMAE dr TEE Ê * 3 à : 4. NU SEE ELLE L'IMPARTIAL !Le Premier de l'An FONDE EN 1898 Le seul Journal français de l'ile du Prince Edogd. HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : mic OT É Ssrastt S Trois mois... Les abonnements sont paya- bles d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère insertion, 2 cents la ligne les in- sertions subeéquentes. Toùtes communications doi- vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I. P.E L'IMPFARTIAI, Tienisk 28 DECEMBRE 1899. 1899-1900 Quelques jours encore et l’année 1899 aura pris fin et 1900 lui aura succédé. Comme toutes celles qui l'ont précédée l’année qui disparaît a eu ses jours de joies et ses jours de tristesse, ses jours de bonheur et ses jours de malheur : comme celles qui l’ont précédée les hor- reurs de la guerre ont entraîné à leur suite la désolation et la mort. Dans le vieux monde comme dans le nouveau, ii règne un malaise in- quiétant dans les palais des rois comme dans les demeures des pré- sidents de républiques. Les nations s’agitent en tout sens, comme pour se distraire un instant pour échap- per au spectre qui hante tous les esprits. Seul l’Immortel captif du Vatican reste immuable contem- plant l'instabilité des choses hu- maines et semblant grandir à me- sure que les autres Pouvoirs décli- nent. Avec une sagesse et une science surprenantes chez un vieil- lard de son âge, Léon XIII étonne le monde par la profondeur de ses vues et la force de ses enseigne- ments. Que sera pour nous l‘année qui nous arrive ? Nous en sommes com- plètement ignorants ; c‘est un se- cret dont il ne nous est pas permis de sonder les profondeurs. Tous ce que nous savons, c'est que 1 ‘année 1900 sera pour nous ce que nous la ferons. Au matin de cette nouvelle an- uée, de tout cœur l‘/mpartial sou- haïte à tous, la paix, la santé, la prospérité, le bonheur. Que Dieu qui gouverne toutes choses, les comble de ses bénédictions et les préserve de tous dangers. BONNE ET HEUREUSE ANNEE. A Happy NEW VEAR UNE JEUNE GONTROVERSISTE me Dans une école de jeunes filles pauvres, en Angleterre, on leur posa un jour, pendant le eathé chisme, la guestion suivante : “Si l'Eglise romaine est appelée éatholique, parce qu'elle est ré- pandue dans tout le monde, pour- quoi l'hérésie, que l’on rencontre aussi partont, ne peurrait-clle pas être appelée catholique?” Une toute petite fille se mit à crier : ‘La sainte Eglise romai- m2 est appelée oatholique, mon seulement paree qu'elle est ré- pandne partout mais eneere par- 00 qu'elle est partout la même. L'hérésie, au contraire, se treu- ve partout, si l'en veut ; mais partont elle est différente, atten- du qu'elle est divisée en un nombreinfiui de seetes, dont les uues no ereient pas ce que les autres croient.” Cette réponse vant tout un volume. Le jaune se teint vert avec du bleu, servez vsus des teintures Magnétiques pour obtenir les meilleurs résultats. den ds DRE ARS Une fête aussi solennelle que celle de la naissance du Sauveur devait avoir une octave. Aussi, pendant plusieurs siècles, le huit- ième jour après la nuit de Noël était chômé sous le titre ‘‘d'octave de la Nativité de Jésus.’’ On croit que ce fut vers l’année 660 que l’on donna à cette fête le nom de ‘‘fête de la Circoncision de Notre- ' . . alt s | Seigneur’? Un vieux livre dit, à propos de la célébration de ce jour : ‘‘Jésus- Christ a voulu nous faire voir dans ce mystère que, quoique la divinité fût jointe à son humanité, il n’était pas venu pour se dispen- ser de la loi.’’ Quand l’année commence, l'E- glise offre aux méditations des fi- dèles un exemple de soumission à la loi établie, comme pour leur dire : ‘Pendant les jours qui vont vous venir, restez obéissants à qui vous commande au nom de Dieu. Voyez, celui qui n'avait sur sa di- vine personne aucune marque du pêché, n’avait besoin ni de la cir- concision ni du baptème ; mais comme il venait enseigner l’humi- lité, il s’est humilié sous le joug commun...’ ; Dans la loi de Moïse, il n’y a- vait rien de prescrit sur le lieu où la circoncision devait être faite ; l’on peut donc croire que le Fils de Marie fut circoncis dans Beth- léem, où il était né, puisque les Mages trouvèrent ce divin enfant dans ce même lien quand ils vinrent l'adorer. C'était le jour où l'on faisait couler le sang de l'Enfant nou- veau-né, qu’on lui donnait le nom qu’il devait porter parmi les hom- mes. Le Fils de Dieu avait bien le droit de prendre les noms les plus glorieux, ceux qui avaient été il- lustrés par les grands rois et les conquérants ; mais non, ce fut ce- lui dé Jésus qui veut dire Sauveur, qu'il préféra à tous les autres. Aussi, on lit ces paroles dans l'hymne de la Circoncision : ‘‘Pour ajouter à leur gloire, les conquérants prenaient les noms de nations soumises par leurs armes. — Mais vous, Ô Jésus ! vous prenez un nom qui annonce la délivrance : vous aimez mieux délivrer que conquérir”? Quand j'étais au collège, je me souviens que nos maîtres nous re- commandaient d'écrire, à la pre- mière page de nos cahiers d’étu- des, une pensée à la gloire de Dieu, pour sanctifier et rendre notre tra- vail meiïlleur- Eh bien ! dans ce Non de Jésus, mis au premier jour de l’année chrétienue, je trouve quelque chose de semblable : pour que les jours qui vont suivre cette première journée nous soient bons, la religion en a marqué la première heure par un nom de rédemption et de salut. Ainsi, l’homme des champs, qui veut que ses prairies aient de bons pâturages, fait partir et découler tous les ruisseaux qui les arrosent d’une source pure et bienfaisante. Avec les usages tels que l'habitude nous les a faits, les premiers jours de l’an sont en général peu sancti- fiés. Les ‘‘devoirs de société’’ em- piètent trop sur les ‘‘devoirs reli- gieux.’”’—EÆEn cette journée de visi- tes, il y a souvent un bienfaiteur oublié....C'est Dieu, celui qui en- voie les années à la terre pour sa- voir ce que valent les hommes. L'Eglise s'est souvent affligée des restes du paganisme qui si- gnalent cette première journée du nouvel an.....Les étrennes, si ai- mées de nous tous quand nous en recevons, et plus douces encore quand nous pouvons en donner, ces étrennes, si attendues des enfants, ont été anathématisées par les saints Pères à cause de leur origine paienne. Le Concile de Tours, tenu l’an 566, nous apprend qu’au premier jour de janvier, il était ordonné d’opposer le chant des litanies aux chants impies et superstitieux des Païens, ce qui marque que ce pre- mier jour de l’an était moins un jour de fête et de joie qu’un jour de pénitence et d’expiation. un jour sans A//eluia à l'office. Vers la fin du septième siècle. l'Eglise abrogea les trois jours de jeûne que les conciles avaient pres- L'IMPARTIAL, JEUDI LE 28 DECEMBRE, 1800. Re NE TN a En un commencement de l’année sui- vante..…….Elle exhorta vivement les fidèles à substituer les ‘‘pauvres’” à la place des ‘‘amis,’’ et à conver- tir les ‘‘étrennes’’ en ‘‘aumônes.’’ Toute la charité chrétienne se retrouve dans ce précepte ; les siè- cles, dans leur marche, peuvent )bisn amener quelques changements dans le cérémonial des fêtes reli- gieuses, mais ils ne changent rien à l'esprit du catholicisme : il reste toujours pur, élevé, plein d'amour et de mansuétnde, de miséricorde et de justice. Et quand les temps seront accomplis. il retournera vers Dieu qui l’a fait, comme ces anges qui venaient visiter les patriarches et les saints, remontaient au ciel sans que leurs pieds d'ivoire eus- sent été souillés de la poussière du monde, sans qu’une plume fût tom- bée de leurs ailes —Les étrennes les souhaits de bonne année, étant restés un usage établi, la religion y a mêlé sa sagesse et ses conseils. Je me souviens qu'un jour du premier de l’au, vers les neuf heures du matin,—j'étais a- lors à Rouen—j'entrai dans l’é- glise de ‘‘Saint-Maclou’’ ; elle é- tait pleine de fidèles, et son vieux et respectable curé était en chaire. C'était bien aux pauvres habi- tants de ce pauvre quartier de ve- nir, la première matinée du nouvel an, demander à Dieu de la force pour travailler et de la résignation pour souffrir ; car en cette paroisse, que les riches habitent peu, ‘‘résigna- tion’’ et ‘‘force’’ sont des vertus de première nécessité. Le bon pasteur parlait à son troupeau avec un ton paternel qui allait à l’âme, et je restai debout dans la foule, trouvant si grand bonheur à l'entendre, que je n'ai point oublié ses paroles : ‘‘Beaucoup d’entre vous,’’ disait le vénérable curé, ‘‘beaucoup d’en- tre vous sont venus me souhaiter une bonne année, je les en remercie et, pour que l’année qui commence aujourd’hui me soit ‘‘bonne’”’ et ‘‘heureuse’”, il faut qu’elle ne vous soit pas mauvaise ; à vous donc, mes chers enfants, *je souhaite une bonne année, une année sans tmi- sère, sans fléau de Dieu, une de ces années de vertu qui mènent aux années éternelles. ‘‘A vous donc, qui m'écoutez, et qui n’avez ni splendides habits, ni de somptueux atours, à vous je souhaite résignation et ‘patience... Oh ! portez en chrétiens soumis les pauvres vêtements que je vous vois, et si ‘‘les bonnes années que je vous souhaite’’ vous adviennent, là-haut, Dieu vous échangera ces habits contre des manteaux de pourpre, semblables à des manteaux de rois.”’ Comme j'étais dans la foule, je vis l'émotion qui y régnait : il y avait alors, je vous assure, entre le troupeau et le pasteur, entre les enfants et le père, entre les chré- tiens et le prêtre, une union de charité si intime, que ce n’était plus qu’un coeur et qu’un esprit. Dans tous les premiers de l'an que j'ai vus passer sur ma tête, et aux jours d’adversité, dans les maisons des grands où je suis allé avec la foule offrir des voeux de bonheur aux heureux de ce monde, j'ai vu bien des choses, je les ai oubliées ; et comment se fait-il que j'ai gardé le souvenir de cet é- change de souhaits entre le curé de Saint-Maclou et sss pauvres parois- siens ?.....… Oh ! je le sais, c'est que la religion avait imprimé son sceau sur cette scène, et rien n’a pu l’effacer. Il y a bien des gens qui passent d’une année à une autre sans rien ressentir, et qui reprennent à sou- rire de dédain quand vous leur dites que vous ne finissez pas une année, que vous n’en commencez pas une autre sans émotion : moi, j'avoue quece n’est jamais sans saisissement que, dans la ‘nuit du 31 décembre, je compte les douze coups de minuit ; quand le dernier coup a sonné, j'écoute toujours, car le son qui vibre pendant quel- ques secondes, et qui est tout ce qui est resté de l'année expirante, lui appartient encore ; ce ne sera que lorsque cette vibration ne trem- blera plus dans l’air que la nouvelle année commencera. | transition il faut appeler près de soi une pensée religieuse : sans crits pour la fin del’année et le! Je trouve qu'à ce moment de cela, l’âme serait saisie de trop de | tristesse ; car, cette année, qui s’en ! est allée tomber dans le gouffre de l'éternité, combien de nos amis n’a-t-elle pas emportés dans leurs suaires ? Avec l'espérance pour l'avenir, avec de la résignation pour le pas- sé, je dis à l’année qui commence ; ‘Salut ! fille naissante du temps! salut, inconnue qui nous arrives ! tu nous viens tout enveloppée de voiles ; nous ne pouvons voir si ton visage est riant ou sévère, si les mains encore fermées nous ap- portent bonheur ou infortune, si tu as dans les plis de ton manteau la paix ou la guerre ; tu es mysté- rieuse pour nous ; mais tu nous viens de Dieu, et nous te donnons la bienvenue ; salut !....‘‘Béni soit celui qui vous vient au nom du Seigneur !”’ Le jour qui commence l’année me semble si solennel, que je vou- drais que la part de la religion y fût grande. Quelquefois, quand une fontaine va être ouverte aux habitants d’une ville, vous voyez un pontife venir bénir les eaux qui vont couler. Eh bien ! je vou- drais qu'il y eût aussi des marches de l‘autel, une bénédiction des jours qui vont nôus venir. Sous le soleil, y a-t-il quelque chose qui se ressemble plus que les eaux qui coulent et que nos jours qui passent ? Les eaux vont à l’o- céan, les jours à l'éternité. Mais si le veil Océan ne dit point aux ondes qui lui arrivent : Pourquoi êtes- vous troublées et bourbeuses ? Dieu dira à nos jours : Pourquoi n‘avez- vous pas été purs ? ,Tâchons donc qu'ils ne soient pas souillés. VICOMTE WALSH. ‘‘T'ableau poétique des Fêtes Chrétisnnes.”’’ Agony of Eczema. Couldn’t sleep at night with the torture. Eczema, or Salt Rheum as it is often called, is one of the most agonizing of skin diseases, nothing but torture during the day and two- fold torture at night. But there's a remedy permanently cures the worst kind of Eczema— relieves the ïitching, burning and smarting and soon leaves the skin smooth and healthy, Itis Burdock Blood Bitters. Mrs. Welch, Greenbank, Ont., tried it and here is what she says: ‘“B.B.B. cured me of Eczema three years ago and I have had no return of it since, I er bad that I could not sleep at night Ww it, ‘Being told of B.B.B. I tried it, and two bottles made a perfect and permanent cure.” Un grand brouhaha ! Toute la maison pourrait dormir au lieu d’être réveillée par votre toux, si vous preniez le PIN ROUGE du Sud du Dr Harvey. 25c. la beuteille—en vente partout. CIE DE MEDECINE HARVEY, Mftrs, Montréal, Comment Mourir 1l n'y a pour un homme que trois manières de mourir: “En iâch:,” les ysux fermés comme l’autrache qui, se sen- tant à bout de forces, enfonce sa tête dans le sable et attend ainsi le coup qui doit l’achever. “En révolté,” le blasphèmateur aux lévres et la rage au ceeur, eomme Julien l’Apostat, qui lan- çait au ciel ane poignée de sen sang et s'ésrlait dans un dernier râle; ‘Tu as vaincu, Galiléen.” “En brave,” c'est à-dire en. homme et en ehrétres, corame | ee soldat français qui, tombe au pouvoir de l'ennemi et ceidam- né à être fusilié, refuse de se laisser bander les yeux: Nes, dit-il,.ii y a quarante ams que je regarde ja mert en face; laissez moi la veir venir: mon âme est préparée; je ne crains rien.” 0. (ALBERTON HEADQU ARTERS) WOOL SEASON 1899 son as the clip is We are in the market to bay wool as | ready. We bought a great deai last year, and those who sol » us were well satisfied. 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