F | | î j | ! | | + #$ à Ter ‘ ù ° ni 3 ro LP ÈRE a ER nr ee as. : - _… — cn és DR ER ag à an» re Mmes me 27 à + ST “ Sr —— r£ 3 ges Si GT ET SENS TE se Le né pne Re Fa Cal D — te ei he pr me + ee so 0 . ee qe 0 te HE _—— — Le 7" - 4: F me e ” + ps h Le i < , à ee 1608 ; a mhete.d ne Picture making to-day is simpler than it was yesterday. There is no halt in phetographic progress. New and simple methods have displaced the old and difficult otes. To-day the amateur fnds it so easy that he can from the start accomplish every step himself ; yet he has the option of merely ‘‘pressing the Button'” and leaving it for someone else to ‘‘do the rest.’’ continually adding to our stock ; always keeping a big vatiety of Kodaks and Cameras, besides all the ne- sesary Sumdries such as Printing Papers, Frames, Mounts, Developing Solutions, ‘‘A. B. C.”‘ outfits, Do- veloping Machines, etc. prices. 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On se disait qu’il devait y avoir eu quelque gresse peime dans sa vie. Il habitait, tout seul, une u- nique chaembrette où personne d'autre que lui pénétrait. Il ne sortait guère que la œuit, aux heures d’otmbte, cemme si la lumi- ère du jour l'effrayait. —Quelque ancien crimimel ! di- saient les mauvaises langues. —Ou quelque fou ! Mais ceux qui le connaissaient se sentaient conquis par sa bonté. On assurait qu'il distribuait en se- cret de larges aumônes à ceux qu'il voyait souf rir autour de lui. Cet homme, si simple d'apparence, é- tait denc riche ! (Certainement, il avait dû vivre autrefois de la vie du monde, tant ses manières étaient distinguées et son langage correct. Le hasard mous rapprocha. Etu - )sa d'un pli soucieux. diant, je me trouvais habiter juste- ment tout à côté de lui. En mous rencontrant, nous échangions quel- ques mots de politesse et je lui dis un jour, je ne sais plus à propes de quoi que j'étais originaire de Saint Remy dans les Vosges. En entendant prononcer ce nous, il parut troublé. Son front se creu- Depuis ce A. W. P. GOURLIE Prince County Summerside, Saint-Remy, mon pays natai, le gi- bier abowdait. —Insensé ! Insensé ! répétait-il en fixañt sur moi un regard pres- | que suppliant. Et comme je riais, m’amusant de son effroi : —Ecoute, petit, me dit-il, une histoire que je vais te dire, une histoire de là bas, de ten pays : jeur il ne me parlait qu'avec émie-} II tion. Visiblement, il me prenait en sympathie. J'ignorais pourquoi. Je ne savais d'ailleurs rien de plus sur son compte qne som nom sim- ple : Monsieur Pierre. Or, un soir d'été, comme mous é- tions ensemble à csuser et que je lui parlais ce mon pays, de la gronde joie que j'aurais d'y re- tourner aux vacances, d'aller tirer des chevreuils avec quelques cama- rades d'enfance, je vie le vieillard teut à ceup changer d'expression, pâlir, et la beuche tremblante, les yeux hagards, me crier : — Ne chasse pas, petit, ne chasse pas ! Mais mei, dans l’eutheusiasme de m:s vingt ans, je me: mis at contrairs à célébrer ce plaisir des dieux, l'exercice le plus salutaire qu'il y eût pour la jeunesse, à, Moi aussi j'ai chassé beaucoup, autrefois. Mais j'ai été témoin, près de Saint-Remy, . justement, d'un accident si épouvautable, que je me suis juré de ne plus teucher jamais à un fusil. Il y a de cela quarante ans. — J'ai teuu parole. — As-tu entendu parier, continu- a-t-il, du marquis de Rieux ? —Qni, répondis je. Je me sou- vien en effet. C'est un histoire bien ancienne, et dont on parle dans le pays, comme d'une légen- ‘de. On racont= qu’il a été tué à la chasse. —-Précisément. Et ce n’est pas LL légende. M. de Rieux était propriétaire du château de Ville- mont, à quelques kilomètres de Saint Rémy. | C'est cela Un château qui est en ruine aujourd'hui, sous les Drug Store0 P.É. Island clématites blanches et les herbes folles. —Le marquis était le plus ac- cueillaut des hôtes. . Pendant la période des chasses, sa demeure ré- unissait une compaguie aussi élé- gante qu’aimable et devenait un lieu de fêtes, célèbre dans tonte Îa contrée. Sa fille, Diane, une créature ex- quise, aussi sjolie que. bonne, fai- sant les honneurs. , Etait ce l'influence de son nom ou le résultat de l'éducation un peu masculine que sen père -lui «- vait donnée. —Mime de Rieux était morte en la mettant au meude—<elle était passionnée pour le chasse, plus qu'aucun de vous. * Je dis ‘‘aucus de nous’ parce que je me trouvais un de ces fidèles habitués de ces réunions. Mlle de Rieux était un ‘‘fusil” de premier ordre, un peu vif, pent être, comme on dit, et parfois im: prudente, mais qui, à benxe portée, manquait rarement sou but :‘lièvres et perdreaux en savaient quelque chose. Là, cependant Ss bornaient ses exploits. [Le marquis s'était teu- jours refusé à laissér ‘sa fille abor- der la grande cha, spécialement l ‘dant : —AQui est cé ? On avait entendu deux coups ex même temps. FR , oelle du cheveu, auat 16 Ur à hauteur d'homme et à gros plombs, Mais, cette année-là, Diane sup- plia tellement sen père, et, tous nous joigafmes si bles nes isstan- ces aus siennes, que lè marquis lui permit de faire ses premières armes à use grande buitue. | On lui donné les fecommands- tiens 1é$ plus présises pour me tirer qu'à défouvert. On chargea 508 d'un chüsseur qu'on savait expéri- menté et prudent. Je ie souviens de ce départ pour la chasse, si bruyant, si animé, où de la fête qui marchait fière et dé- esse/dont clle/portait le 20m: Mile de Rieux ét son guide, qui ne dévait | rent'à la lisière du taillis, au point des bruyères que tu contiais- sais sans doute. à Ils‘avaient ainsi, pour tirer en arrière de la ligne, la iargeur de la % fusil avéc an sol minutieux et 08! la plaçäsous 1s direction spéciale} sous eateurioës gaiement l’héreite |: jà triciiiphante, bélle omfaie Ta: dE: | a quitter, se postè-| 7 |séfäit à jamiais brisée si elle con- naissait l’affreuse réalité et il s'é- tait sacrifié pour elle x. Quel mobile, m’ ‘sans hé- siter sur la fpersonmalité du héres, a pu vous inspirer pareil dévoue- ment pour Mile de Rieux ? Alors tristement, monsieur Pier- re répondit. —Je l’aimais. Savon meilleur, plus pur ou plus M riabie que OWN SO4P | _ “A ? nl OR 2 ÿ Ni ses. r. los enfants et | etla traduits. ALBERT SOAPS, Limrren | Mrne. MONTREAL. 3-16 cute, stir le i 1Vÿ'avaféà cette éfôihe, en fo’ chePénils : dès 'les prétifiers cri des Datieurs, la frsillâde se mit à crépiter de plusieurs côtés, grisant les chasseurs. . A Diane ne fut pas d'abord faveri- sée. Rien ne lui venait que quel- ques livrès effarés que l’on dédai- guait ce jour-là: La pauvre débu- tante piétisait d’imtpatience. : Enfis, coute us éclair, un ‘‘brequart’’ saute le chemin, et roule au milieu, frappé pat la chas! seresse tout émuwe, À peine sok conipaguon Jui avait i: rafiidemient rechargé sou fusil, que les rabat- teurs, si apprechés qu'on commen- çait à les apercevoir entre les ar: brés, inénterefit : ‘| —Chevreüils; en avant : *| Ces jolies bêtes venaient de bon. dir devant eux. Elles s’élancè- rent entré le‘marquis et sa fille. ‘ J'étais tout près. Je vis la jeune fille épauler de. nauveau... j'ou- vrais la beatche pour l'empêcher de tirer, mais je n’eus pas le temps, Detrx coups de fusils précipités re- tentirest aussitôt, suivis d’un cri déchirent. : Le marquis, battant l'air de ses bras, s'abattit lourdemiènt. IL s- vait sreçu en pleine peitrine, um coup de chevretine à trente mètres: Il était tué raide. _ > Je n'ai pas à dire la scène qui suivit: Tbus les chassètrs étaiest acconius. Chactn s’empressait, les uns auprès du pauvre corps, lek autres cherchant à arracher la maf- heureuse jeune file à l’affreux spectacle, lorsque, affolée, pâle comme um spectre, menatante et terrible elle se redressa en, deman- Alors plus pâle qu'elle encore, le chasseur qui l'avait assistée s'avar- ça et dit : —C'est moi. Mile de Riéëx ne prosetiça pas une parole. lle étendit le bras et montra la ronte au ceupable qui s'éloigna chuncelant, tête basse, pour toujeurs... III 2 —Ce coupable, ajouta M. Pierre, s'est retiré du monde à la suite de cet épouvantable drame, Officier, ile renoncé À sa carrière, Il a même abandonné son nom, car lorsqu'on le prononçait, à} euten- dait les gens, trop informés par Îles journaux, chuchoter : : ‘C'est lui qui atné fe marquis de Rieux.” | personse me le comnaît plus, Il passe sa vie comme us: paria, seul, triste, abandonné, mais sabs regrets pourtant et saus remords. Oui, sans remerds, car ce coupable ést Innocent. rte Mlle de Rieux n’a jamais vérité, 7 Scn compagncs n'avait pas tiré. Mais, au fatal moment il avait eu un instaat, comptis-.que. l’exis- sû a rêt, ue ‘ffiéroyallé déautité de! Depuis de longues années il æ connait plus persene d'autrefois et | ECO L'ARGEN F x .: BÉ VOS:DOBENTS DE LOGE. - . ec qu'après la Resoite 1906. 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