ER METE NE BAG AS ve Von ne à à be. us, “hs L’'IMPARTIAL, 18 FEV. 1904, ; JEUDI, LE Les deux Chantres Dans la paroisse de Saint-Pé, tout le monde chante. Le pique- poult y est si bon. Mais, parmi tous les chantres de St.-Pé, il y a deux chantres prin- cipaux, qui font, l'un l'admiration et l’autre l’étonnement de la sonore commune. Le premier de ces chantres—à tout seigneur tout honneur— est le potier Latastère. (Celui-là chante à l’église, officiell:ment, avec une voix quiva si haut si haut, qu'il faudrait une échelle pour le suivre, au ‘‘Gloria’’, et un ballon, à ‘‘l’Ag- nus’”, Le second chantre—si l’on peut dire—est l'âne du surnommé Latastère, un âne qui a une fausse voix, lui aussi, une voix qui va haut, et bas, et à droite, et à gau- che, et partout. Ah! quand l'âne de Latastère entonne un de ses aits, le échos de St.-Pé tremblent comme si l'Anglais débarquait à Bayonne, avec du canon. Et il a souvent un air à enton uer, le matin! Il est mélomane, à sa façon, comme tous les habitants de St.-Pé. Et chaque fois qu’il en- tend chanter; autour de lui, il é- prouve un irrésistible besoin de chanter, lui aussi, pour rendre la politesse aux gens, sans doute. Son maître, le potier, fredonne t- il un refrain en façonnant un pi- chet ou une cruche, l'âne fredonne aussitôt un de ses refrains à lui, dans l'écurie voisine, Des buveurs lancent-ils une chanson nouvelle, à l'auberge proche, entre deux tasses de vin blanc, l'âne de Latastère, é- moustillé, déchaîne à son tour sa fanfare la plus éclatante, pour montrer qu’il a un joli répertoire lui aussi. Tout cela, naturellement, diver- tissait fort les voisins de Latastère ; mais un qui ne riait pas c'était M. le curé, Ah ! non, double mille ! il ne riait pas tous les jours, M. le curé de Saint-Pé, car son presbytère se trouvait à côté de l'écurie ; et il y avait des nuits—c elles du samedi et du dimanche surtout—où le saint homme ne pouvait pas fermer l’œil, à cause de ce maudit âne, de ce mélomane enragé ,que les chants de l’auberge excitaient déplorabl:- ment. Aussi M. le curé prit-il un grand parti. —Hep! Latastère !...attends moi à la sacristie ! j'ai à te parler ! dit-il à son chantre, un dimanche soir, après la bénédiction. Et, à ia sacristie, tout en dégra fant sa chape, M. 1e curé dit à La- tastère : —Mon ami, je suis très content de toi : tu chantes vraiment bien, tu as une belle voix qui va si haut. si haut. Bie flatté, monsieur le curé... —Mais, par exemple, tu as chez toi un compagnon dont je ne suis pas aussi content, quoique son or- gane, dans son genre, ait du mé- fn... —Qui donc ça, monsieur le curé ? —Ton âme, Latastère ! Tu as un âne qui aime trop la musique. I! est cause que j'ai des insomnies très douloureuses que j'en maigris, j'en tomberai malade ! Oui positi- vement, j'en tomberais malade, si ça continuait...Ne pourrais-tu t'en défaire ? —De quoi donc ? —De ton âne ? Il y a un: foire à Bidache, dans quelques jours, et tu vocaux, dans l'écurie accotée au presbytère mettant son point d’hon- neur à ne laisser sans réponse au- cune chanson d’ivrogne, aucune ri- tournelle de passant. —Hep! Latastère ! Attends-moi donc à la sacristie ; j'ai deux mots à te dire ! annonça M. le curé, quel- ques jours plus tard. Et, à la sacristie, M. le curé dit à son chantre, en pliant sa chasuble brodée, à petits coups ; —Latastère, je constate avec re- gret que tu n’as pas tenu compte de mes observations. Tu persistes à garder cet âne qui m'empêche de dormir avec ses braîments insuppor- tables. — Toutes mes excuses, monsieur le curé, dit humble:ment le chantre. [ est vrai que i’âne a là un fichu défaut! Braire comme ça quand il entend chanter. Bien sûr que c’est un fichu défaut ! Mais il a tant de qualités, à part ça! Et puis, à la foire, c’est si difäcile de tomber sur une bonne bête. —C'est bien, mon ami, c’est bien ! dit M. le curé, d’un air pincé, en défaisant son surplis. Et qu'est ce que Latastère apprit le dimanche suivant? Qu'il était remplacé |! Oui, remplacé ! lui, le chantre de Saint Pé depuis vingt ans !...Et remplacé par qui ? par cet enroué de Larrocque, dont la voix aurait eu besoin d'échasses pour monter seu- lement jusqu’au ‘‘contre ut’’. — Ah ! c'est comme ça ? se dit le potier. M. le curé va rire diman- che prochain ! Le dimanche suivant, pendant la messe chantée, Latastère prit son âne comme s’il avait eu besoin de faire une course à travers le bourg, et s’arrêta pour causer avec des con- naissances, près du porche de l’é- glise, à trois pas de la porte ou- verte. Et qu'est ce que M. le curé en- tendit, après avoir entonné les pre- mières mesures du ‘‘Gloria’’? Un hi-ha hi-ha formidable, qui lui ré- pondait du porche de l’église, Et qu'entendit-il au ‘‘Credo’’ ? encore l'âne de Latastère ! Et au ‘‘Pater’”’? et à chaque ‘“Dominus vobiscum’’? Toujours l’âne de Latastère, qui répondait en même temps que J,arroque, le nouveau chantre. Et des paroissiens étaient trou- blés dans leurs dévotions : d’autres riaient le nez dans leurs livres, les impies ! Et chaque dimanche, pendant la messe ou les vêpres, ou le salut, ce damné de Latastère passa ainsi, près de l’église, comme par hasard, avec son âne, son Âne qui se faisait toujours un point d'honneur de ne laisser aucun air sans réponse, en bête probe qu'il était. —Que voulez-vous? expliquait Latastèie à ses compatriotes. Ila si peu de voix, ce pauvre Larro- que ! Il faut bien lui donner du ren- fort !.. M. le curé comprit bientôt qu’il n’était pas de force, —Hen ! Latastère ! appela-t-il uu soir en rentrant chez lui. Et, à demi-voix, d’un air sévère et bon homme eu même temps : —Je te reprendrai.., concéda- t-il. Je te reprendrai comme chan- tre !. chose pour moi, de ton côté ?... E- coute, si tu ne veux pas vendre ton âve, tu prieras au moins quelqu’un IL NY A QU'UNE SORTE DE VERITAGLES “PILULES ROUGES” CE SONT CELLES DE LA CIE CHIMIQUE FRANCO-AMERIGAINE.. Elles se vendent y 1jour boites de 50 Pilules, et la Qravure ci-contre en est un fac-similé exact. Toutes !2s autres Pilules sont des imitations. 127 (ERVEUSES ET EAGE QUÉ PARTICUUIERES AUX FEMMES RECONSTITUE LE SYSTEME ET EMSEILIT LE TEINT : E Awrloutes les infrmatioens Lire lu crea ire # Paix 50 Cenrs Six Boires 3250. COMPAGNIE, CFOMIQUE FRANCO AMEY D : MONTREAL. ennnon PARIS. remmce BOSTON US Mettez à la porte les ee qui passent da maison en maison, se disant envoyés par nous et essayant de vous vendre des remèdes, ce sont des imposteurs, i's vous volent en se servant de notre grande réputation. Jamais nos Médecins ne sortent de leurs bureaux. Méfiez-vous aussi des Mershends ct des Eharmasens 26 els, la hoîtos eo ne sent D:s les nôt.s, co £ mabonnêtes qui valent vous vendra des Pilules Rouges au 100 ou à cout celles que les femmes prennent sans résullat, vi Les millicrs et les mil'iers d2 femines qui ont été guérics ct dont Ies témoisnages ont paru sur les journaux, l’ont été par les PILULES ROUGES DE LA C'E CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE. voulient les employer. Je conseille. rai donc cette médecine aussi souvent qu’il me sera possible de le faire. Mme ILILAIRE POULIN, Saint-François de Beauce, Qué. Comme traitement pour les “trou- bles du retour de l’âge” et les mala- dies qu'ils cansent, il n’y en a pas bennecup d'avtres que les Pilules Rougres, Toutes les femmes qui, comme Ma- dame Po:lin, nous envoient leurs Témoignage qui nous à été adress par Madame Poulir. Saint-François ‘de B'anree, 59 dé emlre 1962, MM. les Médecins Suéeiali tes, C'est un véritable plaisir pour moi de vus envoyer mon portrait, ainsi que mon témoignage attestant que les l'ilules Rouges sont, de tous les médi- vaments que j'ai pris, le meilleur et le seul qui m'ait porté pr fit. Je les con- seille à toutes les femines qui sent ma- lades, et je raconte à toutes mes amies vai US trop fort; je m'étais a aiblie n'étais épuisée, ue quand je vous ie bien que j'en ai retiré, La eanse de ma maladie était, je erois, d'avoir tra- » je ai témoignages, avant de prendre les Pi: lules Rouges, avaient fait l'essai de beaucoup de remèdes et même s'étaient mises sous les soins de plusieurs mé> consultés en 1901, il & avait deux ans f CE SNA, AE = decins, sans cependant obtenir de gué- que Fétais trafnants, Non senlanent |, Fr. dis OR l'ELsseme ‘son, H ne faut pas s’en prendre aux . ’ LE < sf? A LA ae : 4 IAE 2, . . . mn vigreur et mes forces des années | , CCE Li r TE) Ve médecins qui ne réussissent pas, car les précéd ntes m'avaient laissée, mais du Le V , ES z TT troubles qui survicnneut à l’époque ; / — act sn »» plus, j'avais des douleurs continuelles di F SE du “retour de l'âge” sont tenaces et M 4 # < : à la tête et aux rvins, mes jumbes Lx A à dificiles à guérir, 11 faut, pour les étaient excessivement faibles, mes : {{: !/ LA contiôler, des spécialistes qui ne soi- . ; ’ , £ ; | re, -É 4, À : pieds et mes mains ctaient toujours A NES) = gent que ces maladies, comine les glacés, ma digestion éaieut des plus 7 in : Médecins de la Cie Chimique Franco- uiau vaises, et Ines nerfs étaient très Nes é Américaine et qui, conséquetment, sensibles, Je ne dormuais presqne pas, À D deviennent très versés dans cette je passais la plus grande parue des k f° LL OR, A branche spéciale; ainsi un remède nuits à me faire frictionner les mem- ? Ver aussi puissant que les Pilules Rouges, bres qui étaient engourdis. Le jour, je \/ ARS étant que pour les maladies des ” * . . . à . faisais tous les efforts possibles pour \/ femines, ne peut manquer de guérir, demeurer debout, wuis si quel jnefois Te Les Pilules Rouges ne sont pas une j'essayais de me livrer à quelques pre- BUT médecine ordinaire; elles ne visent tits ouvrages, je devenuis si faible que j'étais obligée de me coucher; alors j'avais de fortes transpirations et le qu'un but; elles ne sont que pour les femines et c'est pourquoi elles appor- Le témoi- IST LT tent de si brillants succès, cœur me faisait beanconn sonffrir, J'ai f o : ÉZ IST Se" gnaue de Madame loulin contient de été si malade que je ne sais pourquoi "a Re. ARR AE à grandes vérits au sujet des Pilules je ne suis pas morte. A toutes incs ‘=, nn DR Rouges, Notez-le Lien, cer il peut souffrances venait s'ajouter le décon- Lin + arriver un jour où vous pourrez avoir ragement, car malgré tous mes soins É Lbesvin des conseils qu'il renferme, pour me rétablir, maluré aussi tous Ee Counaître une bonne inédecine pent les remèdes que n'avaient successiv: - LT LRIREE » 0 + servir, car vous ne savez pas la minute ment prescrits deux médecins, j'alliis Arr fo 072 | | où vous pouvez être malade. toujours de plus en plus mal. Un jour, eee RE les l'ilales Kouges gnérissent le mon mari me sugoéra de prendre les bean mal, les Fe ulles du retour de Pilules Rouges, me disant que si elles FMADAI: LA ii ULIN, l'âge, les trrégularités, les pertes anor- obtenaient tant de guérisons c'est qu'elles en pet Mronoges es eme x prices, Le mit der 13, 1 les donleurs dans le ES ventre ct les côtés, les certificats publiés sur les journaux valent trie SA Colt tion 1i ro “ti! | | alpitations de count, les tir: aillements d'es tome, les étourdissement:, sincèrement à l'efficacité de ce retiède, voulüit ne be voir embase fl pole de srnteilet la perte d'appéit, le mal de tête, les enflures des et il me fit écrire à vos bureaux, Lpaucores, la front ur des pieds et des imaiins ct enfin tous ces symptô- Messieurs, je n’oublierai j'as voire ” 11! lettre, eo ls quan Lait Donne prevent de F péute, du bear juu!, du rebour ue l'âge et de tou- beaucoup de bien. Non seulement cle Hi ura sur la maitre dei s heu! nticulières AUX femmes ct aux jeunes filles. mes souffrances, mais elle me fit espérer 1: ei + ist Palent avan | dons des Pour bycqu'a huit heures du sr, excepté le diinanche, nos trop longtemps et elle m'encouragei si Es 1 ee ont de suite, je ire | édegine Sjrelaits sont entitrement À votre disposition. Allez les soumis à votre traitement, il ay: ant Jas C patni atparavant, Price til 1 | ur où écrivez leur 4 vons ne pouvez aber les voir, Vous n'aurez rien pouvait faillir comme tant d'autres que f avais eus Vous avez avec | aYer en les eonsultaut per: ounellerment où en leur écrivant, quels scrupules j'ai suivi vos cons ils et : Ba vez ps où ou Nous 5 aYOUS Los RE SCeluistes dans le seul but de vous plus que tout ce que vous m'aviez pros is est Eee D'heimenx NA ur. | Leoner tous les conscils dont vous pouvez avoir besoin pour hâter votre gements se sont fuits dès les premières Ke LENOS, Lei ef. des Piltiies EE ct cela alsolinent vratuitemeuat L'ersiatez done à aller Les voir ou à leur écrire. Rappelez-veus bien que ce que nos Médecins Spécialistes ont faît peur des milivrs de fennnes, ils peuvent le faire pour vous, c'est-à-di 3, C'CS re | Vols unérir. Rouges fut prompt, ma sunté s'est raz anti mois, elle était devenue aussi faite que je ponivais le ” sirer, Maintenant, Messieurs, je vous remercie de tant mn que vous avez fait pour mi; ma santé étant TC e et en quo) LS de tout tout HN cePur 06 boitie, jé Suis ù Lait heureuse et mon désir est L demeurer ton; rs duus cet cCtat. Si k e | i <es l sd iionges se vendent chez tous les marchands de remèdes. | vous avais consultés plus tôt, que de SOUL CS je pis ï sers é É al | ù El'es e HAPEICE j eV: y: “es par la hi aile, dans toutes les parties du ET et en PAS ts- U is, sur réception du prix, 50 cts. la boîte ou six boîtes pour 82.50. ées! Je songe aujourd’hui à tout le bien qu ke s Lilules Rouges , pour (En J 4 pourraient opérer si les femmes qui sont malades Les ennaissaient et ER DA TT NE LT Le LS IT D AIT LT SRE | 4 Adre-sez vos letires: Cik CHIMIQUE FRAXCO-A MÉRICAINE, 274, rne St-Denis, Montréal PROPERTY 412 nt imite horse te PE .. Mais tu feras bien quelque | 50 par jour. La découverte de|table que notre adversaire, plus l'Amérique, qui & tion espagnole, n’a donc coûté à! gorgé d’or la na-! prétentieux, plus bavard... pourrais échanger ce fort t‘nor con M:îtr: X.., interrompt le prési- - de tes amis, un ami éloigné, autant tre un animal moins br HARDWARE | | Dore 2 D que possible, de le garder dans son | celle-ci que quelques millions de dent, vous vous oubliez. | u, Latastèrce : écurie, le dimanche soir?... Hé! ——————————— | I De (tue cles cb cum francs. And Supplies required bythe Farmer Dans le grand Monde The Fishermar The BlackSmith or the Car- —Quel Âge aviez-vous, baron lpenter quad vous vous êtes ane | A large Siock and iowest Prices. —Je ne sais plus au juste, chère Brace McKay & .Co L marquise ; mais, certes, je ne de- Summerside P. E. I. Jan. 2oth. 1904 vais pas avoir l’âge de raison. À la Salle des Mariages Ce qu'a coute la decouverte de l’Amerique | chaient de 10 à 12 francs, suivant la classe à laquelle ils appartenaient, y compris les frais de nourriture’”, Un savant espagnol a retrouvé, c’est-à-dire qu’ils devaient se nour- C'est vrai, Monsieur: le maire, en fouillant dans les archives de la|rir avec leursolde. Les capitaines/mais quand il n'est pas gris, il marine, la note des appointements | des trois grandes caravelles qui abor- |n’veut pas ! servis à l'équipage des navires con- | dèrent pour la première fois la côte duits par Christophe Colomb à la |américaine, le 12 octobre 1492, a- découverte de l'Amérique ; elle est |vaient 30 francs. Quant à Christophe sous la forme d’un état en règle | Colomb, qui portait le titre d’ami- des sommes payées mensuellement | ral, on lui faisait l'honneur de lui aux hommes de l’aventurenx vo- | COmpter ses émoluments à l’année . —Mais je ne puis pas vous ma- rier ; votre promis est ivre. ti WANTED—-FAITHEUL PERSON TO CUALL ON retail trade and agents for manufacturing house having well esta- blished business ;lecal territory :straight salary {520 paid” wcekly and expense money advanced ; previous experience unnecessary , position permanent ; bu- giness successful. Enclose self-addres. scd enveloppe. Superintendent Trave- À l’Audience Un avocat plaidant : —Erfin, il est impossible de | } ( yage, Les simples 1matelots tou- il touchait 1,609 francs, soit 4 fr.itrouver un homme plus insuppor- lers, 605 Monon Bldg., Chicago. 2 ni | | | | Fi